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 Apollonie + La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux.

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AND ALL THAT JAZZ
Pseudo + Prénom : / Cécile
Missives : 257 Points : 122
Avatar : Rosie Tupper Crédit : Sugar Slaughter
Âge : 21 ans
Statut : Célibataire opportuniste, prête à tout pour gravir les échelons. Un peu plus attachée au russe qui lui sert de patron qu'elle n'aimerait le reconnaître.
Occupation : Officiellement : Cigarette-Girl au B-Flat. / Officieusement : Responsable des alcools au B-Flat, Brasseuse et Productrice du seul alcool de qualité que l'on peut trouver dans la région. L'alcool, c'est un art.
Gramophone : London Grammar - Strong
Doubles-comptes : /
I dont care if you love me. I dont care if you hate me. But darlings, you should all, fear me.
MessageSujet: Apollonie + La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux.   Mer 28 Aoû - 0:04

Apollonie Octavie Dufresne
L'alcool est l'aspirine de l'âme

NOM : Dufresne, Apollonie Octavie.
DATE DE LIEU DE NAISSANCE : 23 février 1903, à Ixelles, Belgique.
ÂGE : 21 ans.
EMPLOI OU OCCUPATIONS : Experte en l'art de la brasserie, découlant évidemment sur une tendance à la distillation artisanale en sous-sol. Artisanale certes, mais qui se veut de qualité. Impensable pour Apollonie de fabriquer un alcool frelaté. La qualité sinon rien. S'imposer sur le marché bouillonnant de l'alcool en pleine prohibition n'étant pas chose facile, encore moins pour une jeune femme à l'apparence aussi douce et fragile, elle occupe le métier de Cigarette Girl afin de gagner quelques dollars.  
SITUATION FAMILIALE : Orpheline de père et d'amour maternel depuis respectivement 5 et 21 ans. Fille unique, seule rescapée d'une série d'enfants morts nés et de fausse couches.
SITUATION AMOUREUSE : Célibataire peu intéressée par les relations en tout genre tant qu'elle ne pense pas pouvoir en tirer quelque chose, avantages en tout genre. La seule règle qu'elle a, est de rester vierge jusqu'à son mariage, en souvenir à son éducation dans les règles de la bonne société.
GROUPE : Jazz.
I. introduction

Un cahier, négligemment posé sur un meuble, comme laissé à l'abandon. Ca fait longtemps qu'Apollonie n'a plus besoin de ce cahier. Pourtant, elle le garde, toujours dans champ de vision, comme une promesse, comme une relique. Si on l'ouvrait, on remarquerait que les premières pages sont intactes, une écriture sûre, des quantités précises. Son père. Son héritage. Puis, elle a pris sa suite. Le temps des expérimentations, le temps d'ajouter sa touche personnelle à ce leg. Les pages sont cornées, raturées, déchirées. Elle hésite, elle ne sait plus maintenant qu'elle est seule, sans personne pour la conseiller. Mais, elle vit pour ça. Et au fur et à mesure des pages, elle précise, elle affine, elle se rapproche de la version finale. De Sa recette. Ses recettes par la suite. Pour fabriquer une bière, il faut une recette. Chaque brasseur a la sienne, comme une signature. Chaque bière est différente, à sa couleur, son type de fermentation, son degré d'alcool. Désormais, elle avait la sienne. Sa recette.
Une bière blonde, choix, presque évident. Petite touche de douceur, pointe de féminité, un malt pâle, un malt pur, des arômes fruités, des arômes floraux. Une fermentation basse, une lager, ayant besoin de fraîcheur, d'attention. Elle en connaissait les quantités par coeur, elle avait en tête la page, la dernière page où se dressait son écriture. Ecriture fiévreuse, écrire les nombres exact avant de les oublier, écrire pour laisser une trace, pour laisser un message, pour dire "Papa, je l'ai fait."

" Pour un litre de bière blonde à 5° :
- 250 grammes de malt blond
- 1,63 litre d'eau pure
- 4 grammes de houblon amer
- 1 gramme de houblon aromatique
- 5 grammes de sucre
- Ingrédient secret"


II.Apollonie

Vient d'une famille de la noblesse belge, bien qu'elle appartienne à la branche déshéritée de celle-ci - Ses parents étaient rentier, bien que son père soit propriétaire d'une petite brasserie, plus par passion que par intérêt financier - Est fille unique - De par sa mère, dont le moto semblait être "Sois Charmante et Tais Toi", elle a reçu l'éducation de la parfaite jeune fille de bonne famille - De par son père, a reçu une éducation excentrique pour une femme, équivalente à celle d'un homme. En effet, n'ayant pas de fils, son père a décidé de transposer ses désirs sur sa fille - Elle connaît tous les secrets de fabrication de la bière, grande passion de son père, qui aurait voulu qu'elle reprenne les rênes de la petite production familiale - Pendant la guerre, sa mère s'est mise en tête d'utiliser l'absence de son père pour la remettre sur le "droit chemin" - A perdu son père en 1919, à la suite d'une longue série d'infections et de blessures causées pendante la Grande Guerre, sans qu'elle ait pu le revoir - A la mort de son père, sa mère a revendu sa brasserie pour servir de dot à sa fille qui s'est enfui aux Etats-Unis en entendant celà - Est à la base une jeune femme enjouée, volontiers rêveuse et souriante - Cultive sciemment son ambiguïté - Paraît douce et inoffensive - A bien compris qu'être sous-estimée par ses rivaux était la meilleur des stratégies - S'adapte parfaitement à son milieu, charmeuse ou naïve en fonction des personnes - Est au final, très secrète et ne se révèle jamais véritablement - Possède une admiration sans faille pour les personnes dotés de talents artistique, elle même en étant totalement dépourvu - mis à part le fait, qu'elle considère la fabrication d'alcool comme un art, dans lequel elle excelle. - Voue ainsi une admiration toute particulière à sa cousine au second degré, Marguerite de Crayencour (dite Yourcenar), dont elle est persuadée du talent et de la réussite future - A décidé de s'implanter dans le commerce de l'alcool par tous les moyens, c'est son seul objectif - L'alcool, elle aime le fabriquer, pas le boire - Ne se considère pas très intelligente, comme sa mère le lui a si souvent répété, seulement maligne -  Elle possède une mémoire eidétique, dont elle n'a absolument pas conscience - Elle se passionne pour les ouvrages de droit, et connait ainsi l'intégralité de la Constitution américaine, et qu'une grande partie des lois susceptibles de lui servir - Ses connaissances lui permettent de menacer subtilement les personnes qui se trouvent dans son chemin en utilisant les failles du système judiciaire - Son père ayant toujours voulu s'installer aux Etats-Unis, elle a hérité de sa fascination pour le pays - Un peu plus d'un an après la mort de ce dernier, elle s'est décidée à partir seule pour New-York - Si Apollonie joue avec plaisir le rôle de la jeune écervelée, elle possède néanmoins une langue affutée, et peut de temps en temps, devenir très irrévérencieuse et sarcastique. - A un très fort accent quand elle parle anglais, bien qu'elle fasse tout son possible pour l'atténuer - Est au fond, complètement perdue, sans repère, sans personne, bien moins mûre et assurée qu'elle le prétend, parce qu'au fond, quand elle joue la jeune fille naïve et mignonne, c'est un peu son propre rôle qu'elle joue. - Elle est brontophobe -elle a la phobie des orages.
Ladies ans gentlemen, nous avons aujourd'hui le plaisir d'accueillir Apollonie Dufresne ! Bonjour et bienvenue sur la radio AT&T's. Nous avons préparé quelques questions pour vous. Premièrement, tout le monde aimerait savoir ce que vous pensez des bars clandestins et du jazz, ne vous inquiétez pas, ça ne sortira pas d'ici !
« Travaillant dans un bar clandestin justement, je ne peux que l'approuver, pour la simple et bonne raison de me donner un travail. Si j'ai bien l'intention d'en améliorer la qualité, pour ainsi le rendre plus acceptable, les autres bars, quand à eux, resteront médiocre, à peine tolérables. Quand au Jazz, je l'apprécie parfois, sans être pour autant une grande mélomane. Le silence m'est bien plus agréable. »
Oh, je vois... Ainsi, votre avis concernant la Prohibition...
« La Prohibition ? Sérieusement ? C'est un sacrilège. C'est du blapshème là. Décider d'interdire l'alcool, c'est la pire idée du siècle. Le seul résultat ? Au lieu de boire de l'alcool de qualité fait dans les règles de l'art, distillé avec amour et passion, les gens se retrouvent à s'intoxiquer avec de l'alcool qui ne mérite même pas d'en porter le nom vu la façon dont il est préparé. N'importe qui se met à fabriquer de l'alcool de contrebande. Alors que c'est un art qui demande de la précision et du savoir faire pour atteindre un certain niveau de qualité.»
Oh ! Dans ce cas, buvez-vous de l'alcool ?
« Pour tester de la qualité d'un produit, il faut bien évidemment y tremper les lèvres. Mais à part ça, quelqu'un qui travaille l'alcool se doit de ne pas en boire. »
Personne ne vous juge, ne vous inquiétez pas. Et, dites-nous, New York, en un mot, c'est quoi pour vous ?
« Le changement. »
Comme je vous comprends ! Pourriez-vous donc nous donner votre point de vue sur l'époque que nous vivons ?
« Une époque capable du pire et du meilleur. Mais surtout du pire. »
Et bien, je vous remercie pour cette interview plus que constructive, et vous souhaite un excellent moment à New York !
derrière l'écran

PSEUDO ET/OU PRÉNOM : Cécile.
ÂGE : 16 ans
DÉCOUVERTE DU FORUM ET AVIS SUR CELUI-CI : J'étais tombée sur l'ancienne version au moment, où elle était un peu tombée à l'abandon. Et ça m'avait brisé le coeur parce que je m'étais dit que ça avait l'air d'être le forum parfait. fire  Pis, genre, quand j'ai appris qu'il allait réouvrir, j'me suis dit qu'il fallait à tout prix que je m'y inscrive bril . Alors quand Simon (Constance) m'a dit qu'il s'était inscrit, j'ai été un peu forcée de réfléchir à un personnage et de débarquer regard en coin Sinon, bah le desing est magnifique, les annexes super intéressantes, la radio géniale héhé 
PRÉSENCE : En général à peu près tous les jours🇭🇲 
CONNAISSANCE ET AVIS SUR LES 1920's : BWAH. C'est juste une époque trop trop intéressante, je me serais pas inscrite sinon. J'en suis pas une spécialiste non plus, mais je connais un p'tit peu quoi.
TA CHANSON FAVORITE : Je serais totalement incapable de répondre 🇭🇲J'aime trop de trucs arrow J'en sais absolument rien roll 
AVATAR : Rosie Tupper
CODE DU RÈGLEMENT : OK par Eve.
PERSONNAGE INVENTÉ, SCÉNARIO : Inventé
JE SOUHAITE PARTICIPER AU SYSTÈME DE RP D’INTÉGRATION :non merci.
UN DERNIER MOT : Licorne.




Dernière édition par Apollonie O. Dufresne le Dim 31 Aoû - 11:37, édité 22 fois
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MessageSujet: Re: Apollonie + La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux.   Mer 28 Aoû - 0:04

histoire
Il faut toujours un coup de folie pour bâtir un destin.


Ixelles

 

Le 8 octobre 1910, à Bruxelles




Ma chère Apollonie,

Tu es entrée dans l'âge de raison, et avec lui, commencent devoirs et tracas. J'espère qu'avec ce jeu, les deux paraîtront plus doux. Marguerite se languit de te voir et me charge de te passer ses amitiés les plus sincères. Quand à toi, transmet mon affection à ton père. Je ne tarderais pas plus, comme tu le sais peut être, j'emmène Marguerite dans un de mes voyages. J'espère que nous pourrons vous rendre visite dès notre retour, ainsi, je pourrais voir comme tu as grandi.

Affectueuses pensées



Michel, ton parrain



« Loto enfantin, jeu amusant. » C'est ce que clamait la boîte posée sur la table en bois vernis. T'étais encore un peu perplexe. Parce qu'il faut être plusieurs pour jouer au loto. Mais toi t'étais toute seule. C'était moins amusant du coup. T'avais demandé à Maman de jouer avec toi. Maman, elle était très contente du jeu. Parce que c'était un très beau jeu, avec des beaux dessins. Et même que les noms des objets étaient écrit en quatre langues différentes. Maman disait que ça faisait très bien de parler d'autres langues. Les gens bien parlaient toujours plusieurs langues. Mais Maman, elle a dit qu'elle avait pas le temps de jouer, elle. Que t'avais qu'à jouer toute seule. C'était pas marrant de jouer toute seule, alors t'avais lu les noms des images. Elle le savait pas encore, mais tous les mots tu les connaissais dans les autres langues, tu les avais tous regardé, et maintenant ils étaient tous dans ta tête. Tu lui avais pas encore dit, tu lui faisais la surprise. Elle serait très fière de toi. C'était ton parrain Michel, le papa de Marguerite qui t'avait offert le loto pour ta petite communion. T'avais aussi reçu un pendentif avec une croix comme cadeau. Mais toi, tu préférais le loto, parce que la croix, elle servait à rien. Maintenant que tu connaissais tous les objets,  toute seule, tu pouvais plus jouer avec ton loto. Fallait que t'attendes de voir Marguerite pour jouer avec elle. T'aimais beaucoup Marguerite, elle avait le même âge que toi. Elle, elle avait pas de maman. Toi, t'en avais de la chance d'avoir une maman.

T'avais vérifié encore une fois, tu connaissais tous les objets, t'étais prête à montrer à Maman que t'avais tout bien appris. Tu te dirigeais toute fière en direction du salon. Pourtant, au niveau de la porte, entrouverte, ta progression décidée s'arrêta net. Tu observais discrètement les deux protagonistes de la scène qui se jouait devant tes yeux. Tes parents. Et ils criaient. Fort. Du haut de tes 7 ans, tu n'en comprenais pas la profondeur. Tu entendais juste ton prénom, revenir, inlassablement. C'était donc ta faute. Tu étais la responsable de la discorde dans leur ménage. Plus tard, tu comprendrais. Ta mère voulait faire de toi un parfaite jeune fille de bonne famille. Ton père, non. Il te répétait depuis ta plus tendre enfance, que tu étais différente, bien plus qu'une simple petite fille, que tu ne devais pas devenir insipide comme les autres. Il te le répétait comme les formules magiques des contes de fée. Comme une prière. Pour l'instant, tu écoutais, cachée derrière les lourds battants de cette porte imposante. Tout ce que tu saisissais, c'est que c'était toi le problème. Ca l'avait été et le serait toujours. Les voix baissaient. Tu avais plus de mal à les saisir. T'appuyant un peu sur la porte d'en l'espoir d'en entendre davantage sur les fautes que tu avais apparemment commises, tu entendais un grincement sinistre indiquant que justement, tu venais de faire une erreur.

Entendant des pas arriver vers toi, tu te crispais. Pourtant, au lieu du visage irrité de ta maman, lorsque la porte s'ouvrit, tu vis apparaître le sourire de ton papa, te tendant sa main, que tu t'empressais d'attraper. « Une petite fille de ton âge se devrait d'être au lit à cette heure ci. Viens » Te sentant entraîner vers ta chambre, tu lâchais sa main pour te retourner vers ta maman, un sourire sur tes livres. « Lit, Bed, Letto, Bett. T'entends maman ? J'ai tout appris. » Sur le visage de cette dernière, la surprise fut succédée par un autre sentiment, que tu ne pouvais comprendre. Que tu ne voulais comprendre. Tout ce que tu savais, c'est que ça faisait mal. Sans un mot, tu récupérais la main de ton papa et te dirigeait vers ta chambre.

Ce sentiment, c'était de la haine. A l'état pur.






Août 1914

Mon Apollonie, Mon Octavie,

Tu le sais. Tu le sens. Bientôt, je partirais. Quoi qu'ait pu dire ta mère, je ne me dérogerais pas à mon devoir. Je dois posséder une once de patriotisme, qui me pousse à ne pas reculer devant cette obligation. Tu es bien trop jeune, et je sais que tu vas devoir grandir bien trop vite. Je ne serais plus là pour te guider à chaque instant et te dire quoi faire. Mais je sais que tu ne manques pas de ressources. Je l'ai toujours su. Et je sais que tu vas t'en sortir. Tu as une âme de brasseur. Ca ne peut qu'aller. J'ai donné mes instructions à ta mère concernant ton éducation. J'ose espérer qu'elle saura en tenir compte.

Ps : Tu trouveras mon cahier à son endroit habituel dans la brasserie. Tu peux le considérer tiens maintenant.



Tu reposais la lettre, parfaitement pliée, sur le bureau devant toi. Cela faisait des mois et des mois, que chaque mot, plus fort qu'un souvenir, était gravé dans ta mémoire. Il ne t'avait pas fallu longtemps pour qu'elle s'y imprime. Une lecture. Comme pour toutes celles qu'il t'avait envoyées, longues ou courtes, optimiste ou défaitiste, te rassurant ou t'effrayant, elles étaient toutes dans un recoin de ton esprit. Le plus beau des coffres-fort, la plus sûre des cachettes. Matériellement, tu n'avais conservé que celle-ci, la toute première, que tu relisais chaque jour, rituel sacré et magique. Qui te permettait de survivre un jour de plus à cette guerre. Ta guerre. Un jour de plus avec ta mère.
Elles étaient liées. Plus la guerre s'éternisait, plus elle prenait de l'ampleur, plus Elle se défaisait des limites autrefois salvatrices de ton père, Elle étendait son pouvoir. Elle était la seule maîtresse de la maison désormais. Ta naïveté causerait ta perte, pauvre sotte que tu étais, t'entendais tu répéter inlassablement. Pourtant, c'était ta candeur, encore toute enfantine, qui te permettait ne perdre ni espoir ni raison.  Si elles étaient si intimement liées, la fin de l'une entraînerait inévitablement la fin de l'autre. Tôt ou tard, tu le savais, tu serais sauvée. Vous le seriez tous.
Ta génitrice n'avait pas mis longtemps à comprendre et à saisir l'opportunité qu'elle avait en face d'elle. Il était grand temps pour elle de s'occuper de sa fille. Sa seule fille. Son seul enfant. La seule à être indigne d'elle. Elle le savait, les autres, n'importe quel autre, lui aurai apport joie et fierté, complicité et félicité. Elle n'avait que du mépris pour la seule à laquelle elle n'avait pas survécu. Son châtiment divin. Toi. Il n'y avait que toi pour la décevoir. Bien trop comme ton père. Bien trop libre. Bien trop vivante. La rédemption pouvait être atteinte pour toute faute. Elle pouvait te polir, te ciseler, te façonner à son image. Elle pouvait te réparer désormais. Plus rien ne l'en empêchait.

Ta condition t'imposait de connaître la couture, le chant, la danse. Tout ce qu'une jeune fille bien née devait connaître. Tu devais oublier le rester. Oublier tout ce que ton père avait pu t'apprendre. Tout ce qu'il encourageait chez toi. Tu devais te conformer à son idée. Tu étais née pour te marier. Tu étais née pour enfanter. Tu devais être charmante et serviable. Souriante et volontiers naïve. Ne jamais contredire. Comment le pourrais-tu après tout ? Pour avoir une opinion, il faut être intelligente. Tu la laissais faire. Tu la laissais croire que tu étais la seule chose qui pourrait la satisfaire. Une poupée sans parole. Mais tu attendais. Tôt ou tard, tu serais libre. Tu ne doutais pas de ta bêtise pour oser penser ça. Pour oser imaginer une vie en dehors de celle que l'on te proposait. De celle qu'on te destinait. Ton manque d'aptitude à la vie ménagère la désespérait. Qu'avait-elle donc fait pour mériter une incapable comme toi ? La réponse te restait inconnue. Tu n'étais pas faite pour cette vie, c'est la seule chose que tu étais en capacité de comprendre. Peut être que si ton père ne t'avait pas appris, s'il avait laissé ta mère effectuer sa grande mission sur toi, peut être que tu conviendrais au rôle de ta vie, la vie qu'elle voulait pour toi. Peut être. Ou peut être, que dès le début, tu avais été inadaptée. C'était peut être pour ça qu'elle t'en voulait. Dès ta naissance, elle avait senti que tu ne convenais pas.

Tu guettais chaque lettre en provenance du front, comme un échappatoire, une porte de sortie. Car ta guerre à toi, n'était pas là-bas, elle était ici. L'égoïsme de ta jeunesse ne te faisait haïr cette guerre que du fait de ta propre misère morale. Ton père n'était pas parti pour vous protéger. Il t'avait abandonné sous le signe du devoir. Tu avais toujours détesté ce mot, devoir. On l'invoquait comme une raison implacable. On avait pas le choix te disait-on. C'était faux. Le devoir était l'excuse des lâches. Tu te promettais de le fuir, ton devoir.





Pour : Léopold Dufresne
A : Hôpital de Béveren
Stavele, Belgique
Le destinataire n'a pu être atteint en temps utile, retour à l'envoyeur.


Ta lettre, toujours cachetée, non lue, t'étais remise en l'état dans laquelle tu l'avais postée, par un facteur qui évitait ton regard habilement. Presque en l'état. Une mention barrait la largeur de l'enveloppe. La mention tant redoutée. La mention qui indiquerait la visite prochaine du maire pour vous apporter ses plus sincères condoléances. La guerre était finie. Mais rien n'était fini. Il n'était pas revenu. Il n'était jamais revenu. Il n'y avait plus que toi. Et Elle.

Pourtant, il t'avait assuré, que ce n'était rien. Qu'il allait s'en sortir, qu'il reviendrait bientôt. Menteur. S'il était là, il t'assurerait qu'il n'avait pas voulu que tu souffres. Il avait juste eu peur d'affronter la réalité. Il t'avait promis, que vous partiriez. Il viendrait, et ensemble vous partiriez. Vers les Etats-Unis. Vers ce rêve qui te berçait depuis si longtemps. Pendant que toi, tu espérais, sans savoir, que tes rêves étaient envolés depuis longtemps. Qu'ils n'existaient plus. N'existeraient jamais. Les promesses se déliaient faute de trouver pour qui les tenir. La guerre était finie. Vous aviez gagné. Tu avais perdu. Tu étais seule. Échec et mat.

Ca ne servait plus à rien de lutter. Tu déposais les armes. Les larmes ne coulaient pas. La tristesse ne venait pas. Juste le vide. Partout du vide. Un goût amer. Un goût de déception. C'était fini. Tu n'avais plus qu'à laisser ton esprit s'éteindre en douceur. Et tout serait fini. Tu n'avais plus à avoir peur, à espérer, à avoir mal, à résister. Tu pouvais tout arrêter. Un claquement de porte. Un battement de cil. Un courant d'air. C'était fini.

La silhouette floue de ta mère traversa ton champ de vision. Tu l'arrêtais. Sans émotion, tu prononçais trois mots. Trois mots, qui changeaient tout. « Tu es veuve. »  Tu ne voyais pas son visage se décomposer, hésitant sur la façon qu'il conviendrait de réagir. Tu ne voyais pas sa bouche se tordre, hésitant à hurler pour corriger ton affreuse impertinence. Tu ne percevais pas non plus la lueur de soulagement qui se dégageait de ses yeux. Tu n'entendais que le silence et ne voyait que le vide. Sans un mot, sans un bruit, tu laissais tes pas te guider jusqu'à ta chambre.Tu te postais à la fenêtre. Tu observais. Rien. Il n'y avait rien. Plus rien. Des arbres. Des plantes. Une allée. En te concentrant, tu pouvais visualiser la rue. Les maisons. La brasserie. Tout était gris. Tout était terne. Rien n'était digne d'intérêt. Tu n'avais plus à avoir de l'intérêt.

Tu étais anesthésiée.

Tu supposais que maintenant ça serait plus facile comme ça. Quand on ne ressent rien, on ne souffre pas.



Le 25 mai 1919, à Bruxelles
Ma très chère cousine,

Je t'envoies tout d'abord mes plus sincères condoléances. Ayant moi même perdu ma mère, je comprends la peine qui t'accable. Il me faut te présenter mes excuses pour avoir mis si longtemps à t'envoyer cette lettre, mais Papa et moi venons tout juste de rentrer de Londres, et notre réinstallation à Bruxelles a pris un peu de temps. J'ai le plus profond regret de n'avoir pu être présente à l'enterrement de ton père, tu connais l'attachement que nous lui portions mon père et moi. Sache que je suis là pour toi dans ce moment difficile, et compte venir te rendre visite dans les plus brefs délais. Mon Apollonie, je sais que tu as la ressource nécessaire pour faire face à cette épreuve.
Avec ton mon amour et mon affection


Marguerite

Ton visage, vide d'expression durant ta lecture, le resta tandis que tu la laissais tomber dans la petite poubelle près de toi. Tes traits restaient lisses de la moindre trace de peine, de colère, ou de quelque autre émotion depuis des mois. Aucunes larmes n'y avaient tracées leurs sillons. Aucun sourire n'avait percé ton masque de porcelaine. Tes pupilles restaient vides. Ta bouche ne s'ouvrait que pour laisser s'échapper les sons absolument nécessaires. Mais la plupart du temps, elle restait close. Comme ton esprit. Symétrie parfaite du corps et de l'esprit.

Tu entendais la voix de ta mère s'élever derrière l'une des multiples portes. Le silence brisé t'indiquait qu'il fallait te nourrir. Tu n'avais pas écouté. Tu n'avais pas compris les paroles. Mais tu savais que tu avais raison. Elle voulait que tu viennes manger. Comme chaque repas, chaque jour, le discours serait le même. Tu maigrissais à vue d'oeil. Une jeune fille de ton rang se devait d'avoir des formes. Pour pouvoir un jour donner la vie, il te fallait manger. Si tu avais pu, tu aurais souris de l'ironie. Une morte ne pouvait pas donner la vie.

Sans un regard, tu t'asseyais. Quelque chose était différent aujourd'hui. Un changement dans l'air. Un changement en Elle.  On te servait. Comme toujours, tu restais assise, sans bouger. Tu attendais qu'elle te donne l'autorisation de partir. Pourtant, aujourd'hui, tu sentais qu'elle t'observait. Elle te scrutait, t'inspectait. En la regardant, tu aurais pu voir dans son regard, la joie. Une joie à l'état pure. Elle te le dirait, bientôt. Mais d'abord, elle faisait peser son regard sur toi. Lourd. Bien trop lourd. Tu n'avais plus de forces, certainement pas celle de supporter ce regard. Tu attendais. Elle aussi. Elle tentait d’apercevoir sur ton visage, un changement, imperceptible, le signe que ton esprit lâchait. Le signe, qu'en parlant, elle saurait qu'elle avait atteint la minuscule étincelle d'émotion que tu possédais encore, au fond, tout au fond, cachée sous ton indifférence.

« Apollonie, ton état me désole. Bien que ta docilité nouvelle soit appréciable, ton mutisme insolent, me déplaît. » Elle commençait doucement, évidemment. Elle te connaissait. Tu étais sa seule fille après tout. Elle connaissait chaque mot qui pourrait parvenir jusqu'à la minuscule étincelle du fond de ton esprit. Chaque mot, qui parviendrait malgré tous tes efforts, à te faire mal. « En tant que mère, je me dois de me préoccuper de ta santé et de ton bonheur. J'ai ainsi pris quelques mesures, que je jugeais nécessaire. Je ne te demande pas de les comprendre, tu ne pourrais pas, mais une mère sait ce qui est bon pour son enfant. » Tu écoutais. Tu entendais chaque mot qu'elle prononçait.  Tu patientais. Elle avançait pas à pas. Attisant ton attention, accrochant ton esprit. « En l'absence de mon défunt époux, c'est à moi qu'incombe la très lourde tâche de ton éducation. Depuis que cette maudite guerre a commencé, j'ai tenté, tant bien que mal, de faire de toi, une jeune fille respectable. Alors que tout m'indiquait que tu n'étais pas digne de mon attention, j'ai persisté, par amour maternel, à croire que je pouvais t'aider, à croire que tu pouvais enfin te mettre dans le droit chemin. Et aujourd'hui, je ne suis plus apte à terminer. Ton esprit ingrat sera venu à bout de ma patience. » Tu savais qu'intérieurement, elle souriait. Elle jubilait. Tu étais prête. Elle était prête. Il ne lui manquait plus qu'à t’asséner le coup final. Qu'à t'achever. « Bientôt, je passerai le relais. A quelqu'un de fort. A quelqu'un qui saura s'occuper de toi. Un homme. Ton fiancé. Ton mari, bientôt. » Depuis des semaines, tu savais. Tu savais qu'elle prononcerait ces mots. Tu te préparais à rendormir ton esprit, avant de remarquer que tu n'avais pas tout prévu. Elle n'avait pas fini. Oh non. « Tu penses bien que la recherche d'un mari t'acceptant, n'a pas été tâche aisée. Tout le monde connaît les difficultés que j'ai eu à tenter de t'éduquer. Pour passer outre cette mauvaise impression que tu fais, il m'a fallait trouver une compensation. Financière. Tu sais bien sûr, que ton père n'était pas quelqu'un d'économe. La somme qu'il m'a laissé est dérisoire. Pour toi, évidemment, il s'est montré plus généreux. Ton héritage servira donc aux dépenses du ménage. Mais ce n'est pas encore assez. Il était nécessaire de trouver une compensation, conséquente. » Tu savais. Tu savais. Tu savais. « J'ai donc pris la décision de vendre la brasserie que ton père avait, dans un coup de folie, achetée. C'était un achat inutile qui ne nous as jamais rapporté d'argent. » Son sourire s'élargit encore. « Tu auras l'honneur de rencontrer ton fiancé, quelqu'un de très bien, dans la semaine. J'attends de toi, de faire une bonne impression sur lui à cette occasion. J'espère que tu m'as bien comprise. Tu peux regagner ta chambre maintenant. »

Il y avait une vanne, dans ton esprit. Une vanne, que tu avais volontairement fermée. Qui te permettait une anesthésie sûre. Plus d'émotion. Tu étais saine et sauve. Mais la vanne était cassé. Surcharge émotionnelle. Même elle ne pouvait plus rien pour toi. Inondation cérébrale. Noyade mentale. Haletant, tentant de surmonter la vague d'émotions qui t'assaillaient, tu serrais les lèvres. La surprise s'invita sur son visage. Elle ne s'attendait pas à une quelconque réaction physiquement perceptible. C'était mauvais signe. Pour vous deux. La bataille faisait rage pour savoir quel sentiment serait plus fort que les autres, quel sentiment prendrait le contrôle. Tu étais seule. Tu n'avais plus personne pour te protéger depuis longtemps. Tu devais avancer. Tu étais prête. Tu avais choisi. Il n'y avait pas de choix. C'était une évidence. C'était la colère.

Contre ton père. Qui n'avait pas su te protéger. Qui n'avait pas su tenir ses promesses. Toi, tu les tiendrais tes promesses.
Contre celle qui t'avait mis au monde. Pour t'avoir haï en te donnant la vie. Marguerite avait toujours eu tort. C'était elle qui avait de la chance de ne pas avoir de mère. Tu te l'offrais, cette chance. Tu méritais bien ça.

« Adieu. Maman. »

Tu quittais la pièce sans en dire plus. Elle savait. Tu n'avais pas besoin de dire plus.

Alors que tu passais la porte, tu entendis sa voix résonner encore une fois. « J'ai toujours su que tu me décevrais. »

Pour la dernière fois, tu te retournais vers elle et croisais son regard. « J'ai toujours su que je t'avais déçue. »




New-York


Le 3 mars 1921, à New-York
Mlle Dufresne,

Nous avons le regret de vous annoncer que le cabinet Cooper & Cook se voit dans l'obligation de se séparer de vos services suite au décès de Maître Cook. Face à cette perte tragique, le cabinet fait face à de profondes restructurations, le poste d'assistante personnelle de Maître Cook est purement et simplement supprimé.
En vous souhaitant une excellente continuation,


Maître Cooper.

Ah. Le vieux con avait claqué. T'avais plus de boulot. Ca arrangeait pas ton affaire. Ca faisait un petit moment qu'il restait plus rien de ton héritage. Ta traversée, ton installation, ta survie, tu lui devais tout à cet héritage. Ton matériel, ton lieu de travail, c'était lui aussi. Sauf que maintenant, t'avais plus rien. T'en avais besoin de ce boulot. Il t'aura tenu qu'un an le vieux Cook. Et maintenant, tu te retrouvais à nouveau sans rien. Encore un qui crevait en te laissant te débrouiller toute seule. T'avais de la ressource, tu trouverais bien. Oui, c'est sûr, tu finissais toujours par trouver. T'étais l'Apolline, pleine de ressource. T'irais loin dans la vie avec ça. Parce que t'avais quoi pour toi sérieux ? Un accent à couper au couteau qui te collait à la peau. Ta condition de femme, donc, forcément inférieure. Tes connaissances en brasserie. En droit, aussi. Ton acharnement relevant probablement de la stupidité. Ton beau petit visage, ça t'avais compris, qu'ici, ça comptait beaucoup, et que ça pouvait t'aider. C'était pas toute la théorie du monde en couture -la pratique, tu l'avais jamais acquise, qui allait t'aider. C'était pas les gens qui allaient t'aider. C'était chacun pour soi. L'American dream, c'était l’appellation qui faisait affluer des milliers de personnes, flux continu de déracinés, d'exilés, vivant d'espérer. La fosse aux lions, c'était la réalité. Voilà ce que c'était New-York. Une fosse au lions, une jungle. Un combat. Il fallait faire partie des plus forts. Ils connaissaient pas encore Apolline Dufresne. Mais tu savais, qu'un jour, ils connaîtraient ce nom. Tu cherchais pas la gloire, pas l'argent, tu t'en foutais de tout ça. T'avais fait une promesse. T'avais fui ton devoir. Maintenant, tu vivais ta vie, à toi. Tu t'imposerais. Tu rétablirais l'équilibre. Ton art était bafoué. Ils osaient bafouer l'alcool. Ils allaient rencontrer le dernier modèle des Dufresne.

Dans la lettre de Cooper, tu sentais tout le mépris qu'il avait pour toi. Il avait fait d'une pierre deux coups. Se débarrasser de Cook et de toi. Il ne t'avait jamais aimé. C'était totalement réciproque. T'avais jamais aimé les gens arrogants. Il t'avait toujours pris pour une sorte de secrétaire stupide et naïve. Et plus si affinités. Comme si t'aurais laissé Cook poser une main sur toi. Vous aviez un deal. Il te payait bien, toi, tu l'aidais, sans pouvoir t'en attribuer le mérite par la suite. Assistante personnelle. Tu tenais au nom. C'était plus classe qu’assistante. En pratique, t'étais bien plus que ça. Ca faisait un an et demi que t'étais là. Ca faisait un an que tu le connaissais. T'avais eu le temps d'accumuler les galères entre les deux. Tu comptais pas que ça recommence. Au début, tu t'étais dit que tu détestais Cook. La première fois que tu l'avais vu, il criait dans la rue, marionnette ridicule, menaçait de poursuites, jouait de ses connaissances du droit pour mentir. T'aimais pas ça. Après l'incident, tu l'avais abordé. Tu avais démonté point par point son raisonnement, citant mot pour mot les articles de lois concernés. Après t'avoir observé comme une créature de foire, il t'avait donné une adresse à laquelle tu étais sensée te rendre. Il t'offrait un travail. Comme ça. Tu n'avais toujours pas compris pourquoi. Peut être que t'étais pas sensée connaître le droit. Enfin, tu connaissais pas le droit. T'avais juste les lois inscrite dans ta tête. T'avais rien demandé toi. T'avais que des bouquins de code pénal, code civil et autres registres de lois. Tu les avais lu. C'était dans ta tête. C'était juste, normal. Mais bon, tu n'allais pas te plaindre. Tu l'aidais. Tu lui servais de porte-document vivant. Il te présentait les cas. Tu lui sortais les articles correspondant, ceux qui lui seraient utiles. Tu trouvais les failles, trouvais un moyen de les exploiter. Lui, il s'en attribuait le mérite. Et il te payait bien. Il te faisait connaître du monde. Et tu avais un accès illimité à tous les dossiers confidentiels. Ça, il était pas au courant. Mais tu étais certaine qu'il aurait été d'accord... Sauf que maintenant il était mort. Bien sûr, il avait pas pensé à te faire une lettre de recommandation. C'était pas marrant sinon.

T'avais plus qu'à te trouver un nouveau boulot. Et à trouver ta place. Ton alcool c'était le meilleur de la région. Ils le savaient pas encore, c'est tout.




Le 1er mars 1922, à New-York

Mademoiselle Dufresne,

Nous vous prions d'arrêter de nous envoyer des lettres incessamment. Nous vous avons déjà expliqué que notre restaurant ne recherche pas de nouveaux employés. Votre obstination relève du harcèlement.


L'équipe du B-Flat

Quels connards. Tu savais très bien qu'ils en avaient du boulot. Ils en auraient forcément. Tu savais. Ils ne pouvaient que t'en donner si tu savais. Le restaurant, petite blague. Pas à toi. Comme si ce mec allait être propriétaire d'un restaurant. Tu le connaissais. Fin non. Mais t'avais lu son dossier, tu l'avais rencontré une fois chez Cook. C'était suffisant. C'était pas le genre de type qui avait une passion subite pour la gastronomie. Y avait une salle cachée. C'est ça qui t'intéressait. Ils voulaient pas répondre à tes lettres. Ils répondraient à une Apolline tout sourire.

Le B-Flat, c'était quoi ce nom déjà ? Bon, en même temps, le mec s'appelait Aristarkh. Ses parents avaient mélangés des lettres au hasard. C'était la seule explication. Mais t'aimais bien les gens bizarres. Restaurant sordide, repoussant. C'était le but. Préserver le business. Tu repérais une porte en bois précieux au fond. T'avais trouvé ta destination. Tu laissais ta vision s'adapter à l'épais nuage de fumée que tu traversais à présent. Sympa la déco. T'aimais bien. T'aimais bien l'ambiance. Après une inspection détaillée de la salle, tu trouvais celui que tu étais venue chercher. Grand, beau, mystérieux. Tu connaissais son histoire. Tu l'avais lu. Et pourtant, ça ne te dérangeait pas. T'aimais le défi. Tu ajustais ton sourire, replaçais tes cheveux et ta robe et avançait vers lui d'un pas décidé. « Leonidov. Un homme difficile à contacter apparemment. Oui, on se connaît. Maître Cook. Il est mort. Mais c'est pas le propos. C'est lié, mais c'est pas le propos. Je n'ai donc plus de travail. Vous me prenez ? Vous le teniez en haute estime je présume. Au vu des renseignements qu'il a pu vous fournir. Renseignements que je connais en intégralité. S'il avait pu, le pauvre homme aurait pu vous remettre une lettre de plusieurs pages me recommandant. Encore une fois, il est mort. Mais il va de soit que vous allez m'embaucher ? N'est ce pas ? Bien. C'est réglé. Je vous laisse le choix du métier, je suis quelqu'un de très ouvert. » Tu avais récité tout cela d'une traite. Tu savais qu'il ne pouvait que te porter une attention toute particulière. Voyant une cigarette girl te frôler, tu avais soudain une illumination. « Cigarette girl. Parfait. On a trouvé. Heureuse que l'on ait pu trouver un accord. Quand est-ce que je peux commencer ? » Ton petit numéro l'avait définitivement intrigué. C'était un  homme de défi. Il fallait sortir du lot. Tu attendais, un sourire en coin aux lèvres. Il réfléchissait. Vous vous fixiez. Très beaux yeux d'ailleurs. Il te jaugeait. Un instant, il avait pensé te renvoyer d'où tu venais. Mais tu l'intriguais. Tu savais qu'il allait te prendre. « Nom complet ? » Ton sourire s'élargit. «  Apollonie Octavie Dufresne » Tu le regardais noter sans un mot. « Vestiaire, deuxième à gauche, démerdes toi avec Gaby » Il tentait de montrer qui était le patron. De reprendre le pouvoir. C'était touchant. Tu t'éloignais sans un regard. « Merci Leo »




Dernière édition par Apollonie O. Dufresne le Sam 31 Aoû - 23:32, édité 15 fois
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MessageSujet: Re: Apollonie + La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux.   Mer 28 Aoû - 0:25

Bienvenue sur ATJ ! Je te souhaite bon courage pour la réalisation de ta fiche, surtout si tu as des questions n'hésite pas à faire appel à un membre du staff. heart

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MessageSujet: Re: Apollonie + La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux.   Mer 28 Aoû - 0:29

Je suis absolument fan de l'avatar et du pseudo. bril Ca dégage une sorte de douceur, je sais pas pourquoi j'ai peut-être trop fumé. *PAN* Bienvenue à toi. heart
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MessageSujet: Re: Apollonie + La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux.   Mer 28 Aoû - 0:37

Merci beaucoup à vous deux bril 

Judith > Héhé, j'suis contente, c'était absolument l'effet voulu (qu'elle paraisse toute douce et tout mignonne ) héhéh
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MessageSujet: Re: Apollonie + La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux.   Mer 28 Aoû - 8:10

OMG UNE CIGRAETTE GIRL JE LA VEUX. excited (le gars pas pourri gâté du tout (et oui, je passe ma vie à recruter rmgreen )) Tu viens travailler au Palace? Hein? Dis, dis dis? bril Steuplaiiiiiiiiiiiit potté

Ah, et les bonnes manières rmgreen Bienvenue sur ATJ boo  

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MessageSujet: Re: Apollonie + La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux.   Mer 28 Aoû - 9:31

Ton avatar bril 
Bienvenue et bonne continuation pour ta fiche yeah 
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MessageSujet: Re: Apollonie + La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux.   Mer 28 Aoû - 11:04

Rosie Tupper. bril J'adore les photos que Jamie Beck (ton gif) a prises, elles sont superbes. my god Et ton personnage a l'air intéressant, j'ai hâte de lire ta fiche en entier ! Sinon, BIENVENUE sur ATJ v.2 et bon courage pour ta fiche. heart

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MessageSujet: Re: Apollonie + La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux.   Mer 28 Aoû - 11:35

Merci à beaucoup à touuus bril 

Gabriel > Trop de propositions d'emploi héhéh Elle travaille déjà dans le bar d'Aristarkh, mais bon, on devrait pouvoir s'arranger, Apo dirait pas non à un complément de salaire roll 

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MessageSujet: Re: Apollonie + La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux.   Mer 28 Aoû - 12:27

BIENVENUUUE bril
j'adore ton pseudo heart bonne chance pour ta fiche et au plaisir de te croiser sur ATJ !!
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MessageSujet: Re: Apollonie + La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux.   Mer 28 Aoû - 13:04

Oh merci beaucoup bril

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MessageSujet: Re: Apollonie + La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux.   Mer 28 Aoû - 14:19

Bienvenue sur ATJ. heart
Bon courage pour ta fiche de présentation et si tu as besoin d'aide, n'hésite surtout pas. bril
TON AVATAR. potté Je tombe sous le charme, elle est tellement belle. my god
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MessageSujet: Re: Apollonie + La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux.   Mer 28 Aoû - 19:03

De l'alcool !! La June en moi t'aime déjà XD
En tout cas bienvenue heart

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MessageSujet: Re: Apollonie + La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux.   Mer 28 Aoû - 19:50

Merci à vous deux mimi 

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MessageSujet: Re: Apollonie + La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux.   Ven 30 Aoû - 23:03

Rosie bril Elle est juste magnifique cette demoiselle bave 2 et en plus une distillatrice d'alcool, elle a tout pour plaire greeny.

Bienvenue parmis nous et bon courage pour ta fiche câlin.
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MessageSujet: Re: Apollonie + La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux.   Sam 31 Aoû - 23:39

MERCI BEAUCOUP bril

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MessageSujet: Re: Apollonie + La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux.   Dim 1 Sep - 14:18

Désolée du délai, je jongle entre défaire ma valise et ta fiche. potté En tous cas, OH MON DIEU, la perfection de ta fiche. my god Tu écris vraiment bien, et on sent que tu as parcouru le forum, fais tes recherches etc. J'aime particulièrement le fait qu'Apollonie soit la cousine de Marguerite Yourcenar. bril Bref, l'histoire d'Apollonie est touchante, et on s'attache très vite à elle, son histoire, son caractère... Je pense que nos personnages s'entendraient bien, j'exige un lien ! Bref, je te valide, encore bravo pour ta fiche que j'ai vraiment adoré lire. heart

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MessageSujet: Re: Apollonie + La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux.   Dim 1 Sep - 14:18

félicitations !
validation

Tu viens d'être validé(e), félicitations ! Mais il te reste des choses à faire ! En effet, n'oublie pas de remplir tous les champs de ton profil (ou du moins le maximum), ainsi que le gif. Il est impératif que tu recenses ton avatar dans le bottin prévu à cet effet dans ce sujet. De même, il te faudra ouvrir une fiche de liens et rps, pour ce faire, rendez-vous ici. Construire des liens entre ton personnage et ceux d'autres membres constitue une étape primordiale pour t'intégrer au forum. Si les codes ne sont pas ton fort, tu trouveras dans ce même sujet une fiche prête à être utilisée. Tu peux également obtenir un rang, trouver un logement, ou si ce n'est pas déjà fait une profession originale à ton personnage. Il est conseillé de surveiller régulièrement les annonces, de ce côté afin de suivre les intrigues et évènements en cours et de participer pleinement à la vie du forum. Tu fais d'ailleurs partie d'un groupe, pour en savoir plus c'est . N'hésite pas à faire un tour dans le flood ou à venir papoter avec nous sur la chatbox, on est là pour se faire plaisir avant tout ! Et n'oublie pas de rp, bien entendu. Allez, file donc danser le Charleston !



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MessageSujet: Re: Apollonie + La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux.   Dim 1 Sep - 14:55

Délai, délai, c'était pas très long hein roll 

Mon dieu, c'est tellement gentil bril Merci beaucoup beaucoup, beaucoup mimi 
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MessageSujet: Re: Apollonie + La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux.   

 

Apollonie + La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux.

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