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 Trip down memory lane [PV Apollonie]

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AND ALL THAT JAZZ
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MessageSujet: Trip down memory lane [PV Apollonie]   Jeu 28 Nov - 21:24

Roy & Apollonie
titre du rp


Bienvenue dans le merveilleux sujet de Roy West qui va avoir l'honneur d'avoir comme partenaire Apollonie Dufresne. Pour leur sujet, ils interdisent l'intervention d'un PNJ inoffensif qui pimenterait le rp et ils interdisent l'intervention de membres extérieurs qui passeraient par là. Ne sont-ce pas là des choix merveilleux ? L’histoire se déroule le 18 septembre à environ minuit alors que la météo est nocturne. À présent, il est temps de laisser la parole au créateur du sujet : Venu au B-Flat avec ses camarades et son patron pour préparer une opération spéciale, Roy voit son attention détournée par la présence d'une cigarette-girl dont le nom l'a interpellé. S'agit-il bien de la fille de son vieux chef de régiment de 1915 ? Si c'est bien le cas, la demoiselle risque d'avoir la surprise de sa vie....




Pour une fois, il semblait que la chance se soit trouvée de son côté. Ce soir, Roy West ne finirait pas la nuit au commissariat, des perspectives bien plus réjouissantes s’offraient à lui alors qu’il se dirigeait d’un pas rapide vers le point de rendez-vous, qui avait été tenu secret jusqu’à deux heures auparavant à peine. La prudence était de mise évidemment, surtout quand il s’agissait de parler affaires en dehors de la légalité. Et honnêtement, Roy doutait que ce que Marty O’Neill avait à lui proposer ait quoi que ce soit de légal. Il connaissait trop bien son bonhomme : un chef de mafieux irlandais parmi tant d’autres dont la spécialité était plutôt le trafic d’armes. On murmurait aussi qu’il avait quelques flics corrompus à ses pieds, mais personne n’avait encore été capable de les repérer. La méthode O’Neill réconciliait discrétion et efficacité, deux qualités éminemment appréciables et qui avaient hélas tendance à se perdre de nos jours. Roy se sentait presque honoré d’avoir été invité à faire partie de l’aventure –presque, parce qu’il avait beau être un voyou de première, il était bien conscient du peu de respectabilité des gens de son espèce. Il fallait dire qu’il avait déjà travaillé avec O’Neill, qui le connaissait depuis des années maintenant et savait qu’il pouvait compter sur Roy pour les menues tâches dont il n’avait ni le temps ni l’envie de s’occuper. Roy était un élément fiable, expérimenté, et qui avait la grande qualité de s’inquiéter pour sa peau et donc éviter les risques inutiles qui pourrait les compromettre. Comme quoi, un peu de lâcheté avait parfois du bon.

Bifurquant au coin d’une rue dans le quartier de Treblica, Roy arriva enfin devant l’établissement où O’Neill lui avait donné rendez-vous. Ironie du sort, il s’agissait d’un établissement que Roy connaissait bien : le B-Flat, tenu et dirigé d’une main de maître par son vieux camarade Aristarkh. Un ancien mafieux qui devait toujours traîner plus ou moins dans les affaires, l’informateur le suspectait de n’avoir jamais vraiment décroché et avait vu ses doutes confirmés par quelques jobs qu’il avait pu lui confier. Bad guy un jour, bad guy toujours, disait le proverbe. Il l’avait inventé lui-même, certes, mais ça n’enlevait rien à la véracité de la chose.

Roy se douta qu’il était le dernier à arriver : O’Neill était déjà là avec quatre de ses acolytes, qui avaient dû l’accompagner –ou plutôt, l’escorter- sur le chemin. Une belle bande de gangsters tous les cinq, avec leurs trenchs et leurs chapeaux en feutre sur la tête. Roy songea avec amusement qu’il allait faire tâche au milieu de tout ce beau monde, avec son manteau défraîchi, son costume élégant mais bon marché et son vieux chapeau esquinté. Dans la troupe, il serait facile de repérer du premier coup d’œil la pièce rapportée, même s’il avait fait un effort de présentation par rapport à d’habitude, on remarquait clairement que Roy n’avait pas le même train de vie que les autres.

« Ah, te voilà West. Ca me fait plaisir de te revoir, vieux frère. » s’exclama O’Neill avec son accent pire encore que celui de son interlocuteur.
« Le plaisir est partagé, O’Neill. Heureux de voir que tes rivaux ne t’ont pas encore troué la peau au détour d’une ruelle sombre, la pègre perdrait l’un de ses plus valeureux représentants. »
« Il faudra qu’ils se lèvent plus tôt que ça s’ils espèrent pouvoir m’abattre. Mais ne restons pas là, on va attirer l’attention. Entrons ! »

Sans se faire prier, Roy suivit la petite troupe à l’intérieur du restaurant. Un serveur les reconnut –O’Neill devait être un habitué- et les guida presque aussitôt derrière l’épais rideau rouge derrière lequel Roy devinait déjà l’épaisse fumée et l’odeur poisseuse de l’alcool qui coule à flots. Avec élégance, certes, mais à flots tout de même. Roy prit le temps d’apprécier le décor, le bar à sa gauche derrière lequel s’amassaient déjà un certain nombre de clients, les tentures, et surtout les charmantes cigarette-girls qui passaient entre les tables avec un sourire aguicheur. Roy rendit son sourire à l’une d’entre elles, avant qu’O’Neill ne le rappelle à l’ordre en lui faisant signe que leur table était au fond de la salle. Docile, Roy suivit la petite bande et s’assit sur la dernière chaise libre, entre les deux molosses qui devaient servir de gardes du corps à son mafieux de patron du jour.

« Bien. Messieurs, merci d’être venus ce soir. Comme vous le savez il est temps de discuter des derniers détails de notre opération, d’où la présence de mon ami Roy West… » Roy dédia un sourire goguenard à la ronde, comme un salut silencieux. « Qui nous servira d’informateur où vous savez. Il y a déjà ses entrées, il ne lui reste plus qu’à ouvrir grand les yeux et les oreilles pour trouver ce que nous cherchons… »
« Un jeu d’enfant. » affirma Roy sans sembler avoir le moindre doute à ce sujet. Et c’était vrai, l’opération en question s’annonçait relativement simple. Et comble du bonheur, O’Neill payait bien. Et toujours dans les temps. Que demande le peuple dans ces conditions ?

Pendant une bonne heure, les six compères discutèrent avec animation de leur projet, en réglant les moindres détails comme un coucou suisse. La pendule sur le mur d’en face tournait, tournait, et avant même qu’ils n’en aient conscience, les douze coups de minuit sonnèrent. Comme si ce rappel avait sonné la fin de la conversation, O’Neill décréta qu’ils étaient fins prêts, et qu’il était l’heure de boire à leur association.

« Quelle bonne idée, patron ! » remarqua avec enthousiasme l’un des autres gars du mafieux, qui se retourna pour jeter un œil au bar et aperçut quelque chose qui sembla le ravir. « Et en plus, ce soir nous avons droit à la compagnie de miss Apollonie ! »
« Apollonie ? » répéta Roy chez qui ce prénom évoquait un lointain écho, sans qu’il ne parvienne à le replacer.
« La petite Dufresne. Tu ne l’as pas encore rencontrée, West ? Un sacré joli brin de fille, tu verras ! »

A l’évocation du nom de Dufresne, un éclair d’illumination traversa le cerveau et le regard de Roy. Apollonie Dufresne ! Comment avait-il pu oublier ? Le jeune homme se retourna sur sa chaise, se tordant le cou pour essayer d’apercevoir la fille en question. Lorsque son regard tomba sur la cigarette-girl, il lui sembla aussitôt la reconnaître, même s’il ne l’avait jamais aperçue. Mais Lépold Dufresne lui en avait tellement parlé, presque dix ans plus tôt, qu’il lui semblait qu’il aurait pu reconnaître la fille de son ancien commandant n’importe où. Et ce malgré les difficultés de communication de l’époque. Ses compétences en français étaient alors très limitées (et ne s’étaient pas améliorées depuis), alors pour comprendre les subtilités d’une description… Et pourtant. Et pourtant. Roy en était presque ému. Lui qui avait cru ne jamais entendre parler de nouveau de Léopold Dufresne depuis qu’il était parti sur le front russe, il ne s’était pas attendu à cette surprise-là ! La fille de l’homme qui lui avait sauvé la mise, et puis juste avant son départ, la vie… Prenant ça comme un signe du destin, Roy se leva d’un bond et lança à ses camarades :

« Messieurs, permettez-moi de vous abandonner quelques minutes, mais je vais mourir desséché  si je ne rallie pas le bar d’ici moins d’une minute. A plus tard ! »

Débarrassé de cette encombrante compagnie qui poursuivit sa discussion sur d’autres sujets, Roy enfouit les mains dans ses poches et se dirigea vers le bar près duquel Apollonie s’était postée. En arrivant au comptoir, le jeune homme s’y accouda non loin d’elle, suffisamment près en tout cas pour être à portée de voix, et interpella le barman.

« Un cognac, l’ami. » Il déposa la monnaie sur le comptoir puis, l’air de rien en attendant sa commande, accosta la jeune femme avec un sourire charmeur. « Bien le bonsoir mademoiselle. Belle soirée, n’est-ce pas ? » Sortant une cigarette de sa poche, il l’alluma et en tira quelques bouffées avant de poursuivre, curieux mais ne désirant pas étaler toutes ses cartes tout de suite : « Je vais peut-être vous paraître impoli et peu original, mais vous me rappelez furieusement quelqu’un que j’ai connu il y a des années. Ca fait longtemps que vous êtes à New York ? »

Au moins, il serait rapidement fixé, si elle lui annonçait venir de Bruxelles ou même d’Europe, les chances pour qu’il s’agisse bien de la fille de son ancien camarade étaient plus fondées. A moins qu’elle ne lui mente, bien entendu. Bienvenue dans l’underworld, camarade.

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MessageSujet: Re: Trip down memory lane [PV Apollonie]   Mar 10 Déc - 13:05

Une soirée de plus à jouer ce stupide rôle. A sourire. Comme la jolie idiote qu'on attendait que tu sois. Tu passais de table en table, offrant tes services. Tu allumais cigares et cigarettes, pendant qu'ils en profitaient pour observer ton anatomie en détail. Mais tu ne disais rien, c'était ce qu'on attendait d'une cigarette girl. Leurs regards et leurs commentaires indiscret faisait parti du prix qu'ils payaient. Dans une autre vie, tu aurais pu décider de devenir actrice. T'avais l'expérience en tout cas. Quelques fois, tu rajoutais un petit rougissement à ton sourire naïf pour faire plus crédible. C'était naturel que tu rougisses après tout, que de tels hommes puissent s'intéresser à une fille comme toi, ça ne pouvait être que flatteur. Tu n'étais rien, ils étaient tout ici. Leur condescendance te donnait la nausée. Mais tu prenais sur toi. Jamais tu n'avais fait tomber le masque dans cette fumée âcre. Parfois, l'envie te prenait, certes, de bouleverser leur petite existence, de révéler les ficelle du tour si souvent répété, de dévoiler la vérité. Tu n'en faisais rien. Tu avais bien trop à perdre, car c'est eux qui avaient tort. Tu n'étais pas rien. Loin de là. Tu était bien plus que ça. Bien plus qu'ils ne pouvaient même l'imaginer. Ton ascension était vertigineuse mais silencieuse. S'ils savaient beaucoup penserait que c'était l’appât du gain qui t'avais mené jusqu'ici. Tu ne niais pas ton ambition. Mais celle ci ne puisait pas sa source dans une cupidité accrue ou un besoin impératif de reconnaissance. La reconnaissance était superflue quand on connaissait sa valeur. Ton ambition, n'était que le juste équilibre des choses. Ta production était de loin la meilleure qu'on pouvait trouver à New-York. Les autres étaient bootlegger, tu étais artiste. Briller ne t'intéressait pas. Ce n'était pas toi l'important, c'était tes alcools, c'était eux, qui méritaient la reconnaissance. Ça, ce n'était pas toi qui leur apporterait. La faute à l'époque sûrement. C'était un type comme eux qui pouvait t'aider, un peu plus charmant, certes. Alors, la comédie devait continuer. C'était un ticket de loterie gagnant. Ta porte de sortie.

Pour l'instant, tu feintais d'être encore en bas. Tout en bas. Tu les connaissais. Oh que oui. Tu t'étais renseignée. Toujours connaître tout mieux que les autres, toujours avoir une longueur d'avance. New-York était la plus féroce des jungles. Les tigres étaient en face de toi. Tu étais minuscule, sans défense, même pas en danger. Mauvaise pioche. Tu serais leur perte. Tu étais la maladie qui allait les ronger. Tout en souriant. Tu ferais ta place dans ce monde impitoyable. Les cheveux toujours impeccable. On t'avait bien fait comprendre qu'O'neill et sa bande étaient prioritaires ce soir, les invités d'honneur. Toi, l'immigrée, ils te préféraient aux autres. Communautarisme inter-européen apparemment. Les autres avaient râlé. Qui disait mafieux disait souvent pourboire généreux. Tu récoltais toujours des beaux petits billets. Ça faisait passer l'amertume de ta nuit.

]Tu observais l'heure, impatiemment. Toutes les nuits, le même rituel. Tu attendais l'heure de ta pause. Ta bouffée d'air frais. Ce n'était pas dans ton contrat mais faire des affaires avec le patron, ça apportait quelques avantages. Plus qu'une minute ou deux, et tu pourrais, l'espace de quelques instants, oublier tous ces clients détestables, pour la plupart tellement bourré, qu'ils semblaient incapables de faire la différence enter ton alcool et les autres. Tu détestais que quiconque te parle. Après plusieurs heures de travail, tu commençais à épuiser tout ton stock de patience. En le voyant s'approcher, tu feintais de ne pas le voir, espérant le décourager. Peine perdue. Tu étais encore parti pour une longue argumentation, sur les différences entre toi, et une prostituée. Non, beaucoup d'argent ne changerait rien, non, tu ne vendais pas ton corps, même pour 10 minutes. Tu ne savais même plus combien de fois tu avais eu cette conversation. Pas mal d'autres filles semblaient parfois oublier la différence à la vue de quelques billets, mais ça ne risquait pas de t'arriver. Puisqu'il osait te déranger, tu le laisserais s'intoxiquer avec un cognac qui n'en portait que le nom. C'était puéril certes, mais après, tout, chacun ses petites victoires.

]Tu hésitais un instant à lui expliquer, que non ce n'était pas une bonne soirée pour toi. Qu'une bonne soirée, n'était pas une soirée passée à être aux petits soins avec des hommes plus infâme les uns que les autres, à les charmer, tout en prétendant être une parfaite idiote pour qu'ils ne se sentent pas menacé dans leurs virilités. Tu te contentais de lui lancer un regard agacé, priant pour qu'il se décourage rapidement, et repart rejoindre ses compagnons de beuverie. Tu laissais échapper un petit rire. Original, au contraire, il l'était. Ridicule aussi. Ça faisait un moment que tu avais tout quitté. Tu étais seule. Tu n'avais pas de famille. « Si je vous réponds, vous serez content, et vous me laisserez prendre ma pause tranquillement ? » Tu étais sèche. Mais, il avait quand même attisé ta curiosité. Il n'était pas vieux, tu étais presque sûre de ne jamais l'avoir croisé avant. Et pourtant, il avait dans son regard, cette certitude, il pensait te connaître. « Ça dépend ce que vous entendez par longtemps. Contrairement à ce que mon accent pourrait indiquer, je suis à New-York depuis 1919. Je suppose que vos charmants amis ont dû vous dire mon nom. Vous pensez que je suis encore une française de plus, comme les autres. Dommage pour vous, je suis belge. Et je tiens à ce qu'on le sache. Sur ce, bonne fin de soirée. » Tu te détournais alors, et commençais à t'éloigner. Tu t'arrêtais alors et lui disait en souriant : « Si j'étais vous, je ne boirais pas ce cognac. Testez plutôt le whisky, vous m'en direz des nouvelle. » Étonnement, il n'avait pas l'air d'une brute, comme ceux qu'il accompagnait. Tu finirais bien par savoir ce qu'il te voulait.

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