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 Al - Le rire est à l'homme ce que la bière est à la pression

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MessageSujet: Al - Le rire est à l'homme ce que la bière est à la pression   Mar 5 Nov - 23:07

Alphonse Théodore Dufaÿs
Putain, il y est vingt-quatre heures sur vingt-quatre dans ce bar, encore un peu plus et il se transforme en tabouret.

NOM : Dufaÿs, nom de sa mère, n'ayant jamais été mariée. Et Alphonse n'ayant jamais vu/connu/correspondu avec son père, il n'a jamais même pensé à prendre son nom. Il est né comme ça, c'est tout. Alphonse. Théodore, comme le grand-père.
DATE ET LIEU DE NAISSANCE : 14 décembre, à New-York.
ÂGE : 21 ans
EMPLOI OU OCCUPATIONS : Il s'occupe de la caisse au Museum d'Histoire Naturelle. De temps en temps il fait des visites guidées. De temps en temps il vole le porte-monnaie des jeunes demoiselles.
SITUATION FAMILIALE : C'est là que ça se complique. Alphonse a une mère, avec qui il a toujours vécue, ayant quitté la Belgique peu avant sa naissance. Son père est un roturier belge, marié et ayant une fille, Apollinie, qui en fait la demie-soeur d'Alphonse. Il n'a jamais connu son géniteur, étant un pauvre accident extra-conjugal.
SITUATION AMOUREUSE : La fortune ne l'a pas (encore?) gâté dans ce domaine.
GROUPE : classic.
I. introduction




Peut-être, avec le temps, finit-on par apprendre quelque chose. Peu m'importait ce que c’était. Tout ce que je voulais, c'était savoir comment vivre. Peut-être, en apprenant comment vivre, pourrait-on finir par comprendre ce qu'il y a en réalité au fond de tout ça.



II. Alphonse

Ses parents sont belges mais il est bel et bien né à New-York - Il sait lire et écrire (c'est pas forcément le cas de tous les gamins de son quartier) - Il a une jambe déficiente à cause d'une maladie infantile; il marche avec une canne et boîte. Cela ne passe pas inaperçu - Il bégaie un peu, des fois, quand il perd le contrôle de la situation - Il compense ses handicaps par une mémoire eidétique - Il aime Darwin, l'Histoire et tout ces trucs compliqués - Il aime la musique, et peut se vanter de quelques références en matière d'expressionnisme - Il essaye d'être toujours propre, bien habillé et coiffé convenablement. Par soucis de crédibilité, d'image et surtout pour nier à lui-même que malgré sa perspicacité, il vient d'un milieu populaire - Il a une maladresse maladive qu'il mêle à son sourire charismatique pour faire du charme aux jeunes naïves - Il a fréquenté la nièce de Walter Gropius - Il n'arrive pas à être malheureux; même s'il a des montagnes de frais et une mère à sa charge, même si sa jambe le peine tous les jours, même s'il n'est pas reconnu pour son intelligence, même s'il ne trouve pas de meilleur travail, même s'il a vécu une amourette tristement terminée, même si New-York lui paraît comme un ramassis d'escrocs et d'égoïstes, il ne trouve pas de raison fondamentale pour se plaindre. A cause de cela on le dit aussi un peu déconnecté de la réalité - Il se dévoile par de petites espiègleries mais garde solidement fermé son jardin secret et cultive une certaine ambiguité -  Il a retenu au mot près la visite guidée du muséum et s'amuse à en faire de temps en temps en ajoutant ses connaissances personnelles - Il aime bien se faire passer pour un ex brancardier de l'armée française quand il vole subtilement aux jeunes femmes - Il pimente son quotidien en se rendant à des café-concert ou au music-hall.
Ladies ans gentlemen, nous avons aujourd'hui le plaisir d'accueillir Alphonse Dufaÿs ! Bonjour et bienvenue sur la radio AT&T's. Nous avons préparé quelques questions pour vous. Premièrement, tout le monde aimerait savoir ce que vous pensez des bars clandestins et du jazz, ne vous inquiétez pas, ça ne sortira pas d'ici !
« C'est sympa, on y passe de moment. Je n'aime pas trop en abuser, mais une petite cuite une fois de temps pour oublier à quel point cette ville est sale ça ne fait pas de mal. Concernant le jazz, je trouve ça superbe ! »
Oh, je vois... Ainsi, votre avis concernant la Prohibition...
« C'est une bonne mesure, dans le fond. Mais elle a créé plus de problèmes, n'a rien supprimé et ne fait que tuer des innocents jour après jour. Eviter que sa voisine soit battue, c'est bien. Eviter qu'elle ne soit tuée, c'est mieux. »
Oh ! Dans ce cas, buvez-vous de l'alcool ?
« De temps en temps. Ca n'est pas quotidien, mais c'est toujours plaisant. »
Personne ne vous juge, ne vous inquiétez pas. Et, dites-nous, New York, en un mot, c'est quoi pour vous ?
« De la douleur »
Comme je vous comprends ! Pourriez-vous donc nous donner votre point de vue sur l'époque que nous vivons ?
« Je n'ai pas assez de recul pour cela. On ne juge pas le présent, on le prend avec des pincettes dans le futur. Je ne pense juste pas que notre époque soit un moment clé de notre Histoire. On retiendra la prohibition, l'effervescence de la culture, le jazz. Mais ce qu'on aime bien écrire dans les livres d'Histoire, ce sont les guerres, les actes politiques, les drames... »
Et bien, je vous remercie pour cette interview plus que constructive, et vous souhaite un excellent moment à New York !
derrière l'écran

PSEUDO ET/OU PRÉNOM : Apolline (je vous jure c'est pas une blague)
ÂGE : 18 ans
DÉCOUVERTE DU FORUM ET AVIS SUR CELUI-CI : Sur bazzart, il y a très, trop longtemps. Et si je louche dessus depuis des lustres, c'est parce qu'il est boww !
PRÉSENCE : En simple observateur, probablement tous les jours, sinon je ne préfère me tenir qu'à un rp par semaine pour l'instant.
CONNAISSANCE ET AVIS SUR LES 1920's : Pas mal. Enfin, je me surestime peut-être un peu. Je suis renseignée, j'ai étudié un peu ça en cours (je suis une élève presque assidue), j'ai commencé Boardwalk Empire, et z'ai vu Gatsby. Sinon j'aime Joséphine Baker ->
TA CHANSON FAVORITE : Je sais paaaas, y'en a trooop ! Je sais pas, en ce moment c'est les Arctic Monkeys.
AVATAR : Andrew Garfield
CODE DU RÈGLEMENT : Okay par Peter heart
PERSONNAGE INVENTÉ, SCÉNARIO : Scénario d'Apollonie
JE SOUHAITE PARTICIPER AU SYSTÈME DE RP D’INTÉGRATION : non
UN DERNIER MOT : je veux pas me lever demain matin.




Dernière édition par Alphonse T. Dufaÿs le Sam 9 Nov - 18:08, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Al - Le rire est à l'homme ce que la bière est à la pression   Mar 5 Nov - 23:08

histoire
Y a toute une faune qui sort la nuit. (...) Pourvoyeurs, camés, le vice et le fric.
Un jour viendra où une bonne pluie lavera les rues de toute cette racaille.


Ce n'est pas le plus fort de l'espèce qui survit, ni le plus intelligent. C'est celui qui sait le mieux s'adapter au changement.


Darwin, et ton intellect !

Mathilde Dufaÿs était une émigrée belge sans le sous.  Seule, elle n'avait jamais trouvé de mari convenable, et s'était seulement laissée charmer par un beau roturier du nom de Dufresne, et dont la femme la fit chanter en lui payant un aller simple pour l'Amérique. Mathilde, bien qu'apeurée par ce grand pays inconnu à l'autre bout du monde, se contenta d'exécuter les ordres que lui infligèrent la hiérarchie sociale. Enceinte, elle trouva un appartement à la limite de la décence dans la ville côtière de New-York et accoucha comme elle put de ce gamin boiteux qu'elle chérit néanmoins avec la tendresse dont elle était dotée. La fortune ne l'avait cependant pas entièrement abandonnée, et lui envoya un être tout droit venu des étoiles de l'espoir.
Le voisin de Mathilde était un vieil homme doté d'une bonté rare dans ce bas monde. Ne trouvant plus la force d'exercer son travail, il avait pris une retraite anticipée et avait dilapidé le reste de sa fortune dans l'achat d'un café, Le Gutter Corner. Il vivait dans un petit appartement au même étage que Mathilde. Malgré sa richesse d'autrefois, il avait tenu à passer la fin de sa vie dans le quartier des Dufaÿs, ces rues l'ayant vu naître et grandir. Il jugeait également ne pas avoir besoin de futilités et autre luxe malvenu. Cet homme, James Hunter, avait fait une carrière politique après une jeunesse dorée. Son opportunisme l'avait tiré des quartiers populaires et il avait réussi une percée dans le conseil municipal de New-York. Il connu son apogée durant la campagne municipale de 1909, se présentant aux élections, mais perdant avec un résultat médiocre contre William Jay Gaynor. Il se retira par la suite de la vie politique et se reconverti en professeur à l'université de Colombia, où il donna des cours de français et d'histoire américaine. Quand il vit arriver cette petite famille dissoute et sans le sous, il fut pris de compassion à l'égard de Mathilde. Il lui trouva un petit boulot en tant que serveuse dans son café, et quand Mathilde ne l'emmenait pas avec elle, il s'occupa de garder son fils de temps à autre.
Alphonse était de ces gamins qui n'avaient connu le monde que sous une forme idéalisée. Sa mère chassait son air sombre, son regard mélancolique, et sa peur du manque quand elle voyait ce petit minois charmeur et attendrissant. Alphonse était ce petit être espiègle, qui courait du mieux qu'il pouvait de la chambre à la cuisine, ignorant la douleur qui parcourait sa jambe, au profit de ses jeux imaginaires. Ici et là il renversait un verre de lait, faisait tomber un vase alors qu'il heurtait une commode, ou se cognait contre les lattes du lit alors qu'il se cachait sous le gros matelas de la chambre. Sa mère l'emmena plusieurs fois, chez plusieurs médecins. Jamais ils ne trouvèrent de remèdes, et même d'explications à cette maladie qu'ils qualifièrent d'infantile et qui handicapait cette jambe devenue à la fois mole et raide, sur laquelle Alphonse ne pouvait s'appuyer. Mais il tentait de l'ignorer, affirmant un sourire à chaque fois qu'elle l'élançait ou que la douleur remontait à ses yeux, laissant échapper de lourdes larmes. Il pleurait avec le sourire, car il comprit très jeune que rien ne pouvait y remédier. Il ne pourrait plus courrir, et décida alors qu'il prendrait son temps le restant de sa vie.

Alors qu'il grandissait, James devint très vite admiratif de la curiosité et de la perspicacité d'Alphonse. Il remarqua sa mémoire absolue et releva son intérêt tout particulier pour l'histoire et les sciences. James lui apprit donc à lire, à écrire, à compter, puis passa aux choses sérieuses en lui apprenant l'anglais et en lui inculquant ses connaissances. Alphonse apprit comment son pays natal avait signé son indépendance, avait écrit une des premières constitutions de l'Histoire, pourquoi avait-il traversé une guerre civile et pourquoi l'on persécutait les noirs. C'est James qui lui enseigna également la théorie de l'évolution de Darwin, et qui éveilla d'autant plus la soif de savoir insatiable d'Alphonse. A seize ans, alors en âge de travailler, il obtint un petit travail au muséum d'histoire naturelle, ébloui par sa passion et sentant que son épanouissement se jouerait entre ses murs.
Mais James ne survécut pas longtemps après les exploits de son jeune élève. Il mourut un peu trop tôt, et légua ses ouvrages aux Dufaÿs. Son café fut racheté par la ville de New-York et transformé en bureau de poste. Alphonse dut continuer son apprentissage seul.



Alphonse descendait une petite rue en direction d'un petit café. La nuit était déjà tombée. Il devait être aux alentours de vingt et une heure. L'air était frais, et Alphonse tenait contre son cou son écharpe en laine noire, de sorte à couvrir sa nuque que sa chemise ne dissimulait pas. Il portait une fine veste en velour usé qui ne lui tenait pas assez chaud en ce début d'hiver. Alors qu'il marchait tranquillement, un homme habillé d'un grand manteau sombre et coiffé d'un chapeau noir le bouscula en le devançant.« Bouge de là, gamin boiteux. » Au vue de son accoutrement, Alphonse en déduisit que cet homme n'était pas un simple ouvrier, mais sûrement un bourgeois. La montre qu'il portait à son poignet, et qu'Alphonse put apercevoir entre son gant et la manche de son duffle coat souligna cette pensée.
Il ne répliqua pas, s'efforçant de baisser le regard et de continuer son chemin sans chercher d'ennuis. Il s'appuya sur sa canne et continua à marcher d'un pat lent et saccadé. Sa démarche était reconnaissable, et tous les passants devinaient à sa jambe instable qu'il n'en était pas maître, et que ce gamin maigrichon boitait. Malheureusement pour lui, il boiterait à vie, et il ne pouvait nier le fait qu'on le voyait comme un pauvre handicapé, comme un boulet. Et il n'était pas rare qu'un banquier imbu de sa personne le bouscule pour lui rappeler ô combien il lui était pénible de laisser passer ces sombres fantômes dissimulés de la tête aux pieds par des costumes sur mesure sortis des plus grands couturiers de New York. Non, la fortune ne l'avait pas gâté.
Il vit l'homme se diriger vers le même café où il comptait lui-même se rendre. Il soupira de lassitude et s'engouffra après lui. Il faisait plus chaud à l'intérieur, et les vapeurs amers de café le confortèrent. Cela faisait longtemps que l'on n'y sentait plus l'odeur de whiskey. Mais Alphonse n'avait pas changé ses habitudes pour autant. Il s'installa à une table, seul, portant son regard sur la scène, alors qu'il commandait un café. L'établissement était connu pour faire performer de jeunes artistes de variété, parfois des chanteurs de jazz, bien que ce n'en était pas la spécialité. Sur la petite scène, des musiciens prenaient place. Un gamin habillé comme les serveurs plaça un micro au centre de l'estrade et apporta des pupitres devant chaque instrument. Le patron du café vint alors réclamer l'attention à ses clients et présenta l'artiste qui s'apprêtait à prendre sa place. « Je vous demande d'accueillir chaleureusement la jeune Daisy Hulton ». Des applaudissements retentirent de part et d'autre de la salle. Puis le propriétaire de l'établissement s'eclipsa et laissa place à un silence impatient. C'est alors qu'une jeune fille apparut, venant de la petite loge qui bordait le comptoir. La première chose qui attirait l'oeil était les paillettes de sa robe rouge, qui étincelaient de son décolleté à ses chevilles. Fendue depuis ses genoux, elle dévoilait ses mollets aussi pâles que la peau de son visage, de sa gorge et de ses bras. Alphonse ne pouvait distinguer la couleur de ses yeux, mais se contenta de relever sa chevelure blonde coiffée en un chignon soigné, attaché par des barrettes, pailletées à la manière de sa robe. Son rouge à lèvre rouge mettait en valeur sa fine bouche qui s'entrouvrit à la première note de musique, inspirant une bouffée d'air, qu'elle laissa s'échapper en de douces vibrations de voix. Alphonse reconnut une chanson de Marion Harris, que sa mère appréciait énormément.
Dans un flottement transcendant, il retint son souffle. On aurait dit un ange, du haut de cette petite marche, qui lui permettait de l'admirait toute entière, des pieds à la tête. Il la dévorait des yeux. Il s'attardait sur chaque partie de son visage. Ses cheveux tirés, dévoilant parfaitement son regard timide, intimidé par la foule, hésitant. Son petit nez qui inspirait l'odeur de café mélangé à la fumée des cigarettes qui se consumaient dans chaque main du public. Sa bouche, qui se mouvait au son de la musique, et qui émettait avec douceurs de justes et tendres notes. Son cou nu, sans bijou superficiel, et sa poitrine à moitié dévoilée, qui devait en affoler plus d'un. Sa silhouette était parfaite, vue de là où il s'était assis. Sa robe tombait sur ses fines hanches. Cette robe scintillante qu'elle portait avec élégance. Elle avait le dos droit, comme les filles de bonne famille. Mais la manière dont elle entremêlait ses mains la trahissait. Elle tentait de cacher ses ongles rongés et sa bague en toc. Ses jambes étaient droites, mais l'on devina leur souplesse quand elle se baissa pour ramasser le micro qu'un serveur fit tomber en passant près de la scène.
Elle balaya la salle de ses yeux, pour ne pas avoir l'air de fixer ses pieds. Quand elle posa son regard sur Alphonse, il lui offrit un sourire confiant, mais son coeur manqua un battement. Daisy fuit d'abord ce visage chaleureux qui la charmait depuis le fond de la salle. Puis quand elle recroisa ce même regard, elle ne put s'empêcher de sourire à son tour. Elle se retint ensuite de rire quand, voulant utiliser ses mains pour une grimace, Alphonse renversa sur son pantalon son verre d'eau. Vers la fin de sa performance, Daisy finit sa démonstration de voix sur un chanson de Ruth Etting, avant de quitter la scène sous un tonnerre d'applaudissement, après avoir salué allègrement le public, et lancer un dernier regard à Alphonse. Celui-ci s'empressa de régler au comptoir et alla se poster à la sortie des artistes, à l'arrière du café. Attendant la chanteuse, il alluma une cigarette, et comprit bien vite qu'il n'était pas le seul à vouloir la raccompagner quand il aperçut quatre badauds venir se poster eux aussi devant la petite porte de l'arrière-boutique. Quand Daisy fit son apparition, elle s'avança naturellement vers lui, mais fut bien vite intercepté par un des hommes en rute. «Tire-toi gamin, les belles dames ne font pas dans la charité. Et vous, mademoiselle, je suppose que cette belle poitrine et cette grande et agréable bouche ne vous servent pas qu'à chanter. »
L'insolente vulgarité dont il faisait preuve n'allaient pas avec sa dégaine de noble, qu'Alphonse reconnut. Il s'agissait du même homme qui l'avait plus tôt bousculé. Daisy, surprise et ne pouvait se débattre seule face à cette outrance lança un regard inquiet à Alphonse. Celui-ci, dévisageant l'homme qui venait de l'insulter, lui, mais également Daisy, laissa ses narines se dilater sous l'excès de colère qui l'envahissait. Il s'avança brutalement à sa hauteur, traînant sa jambe alors qu'il levait sa canne en l'air. Il balança sa béquille en direction de sa tempe, qui heurta violemment le crâne de l'homme en question. Il recula d'un bond, serrant le côté de sa tête de ses deux mains, et les deux jeunes gens purent apercevoir un fin filet de sang couler entre ses doigts vêtus de gants en cuir. Satisfait de son acte, certes presque criminel, Alphonse saisit le bras de la chanteuse et se dirigea dans la direction opposée. « Daisy Hulton, vous en avez ému plus d'un ce soir. »




Comme il est intéressant d'observer la végétation foisonnante qui borde une rivière avec des plantes de toutes sortes, des buissons abritant le chant des oiseaux, une grande variété d'insectes voltigeant de-ci de-là, et des vers rampant sur la terre humide et de de dire que toutes ces formes de vie si parfaitement élaborées, si différentes, mais dépendant les unes des autres de façon complexe, sont le résultat de lois qui agissent autour de nous.

Allongés sur le lit en baldaquin de Daisy, ils gisaient là, nus, à peine recouverts par le drap blanc qui servait de couverture. Depuis la fenêtre, on pouvait apercevoir le jour naissant et percer d'un fin rayon de soleil les rideaux soyeux ocres. La chambre était décorée avec goût. Quelques tableaux Art Déco et expressionnistes étaient disposés de part et d'autres de grands miroirs. Une belle cheminée de marbre noire se tenait, imposante, en face du lit. Une fabuleuse commode en acajou, probablement importée d'extrême orient faisait face à un sofa d'un magnifique bleu outremer sur lesquels étaient disposés des coussins moelleux. Alphonse s'était trompé sur Daisy. Qu'il le veuille ou non, elle n'était pas cette jeune fille populaire habillée comme les grandes dames de ce monde. Son visage semblable à celui de Blanche Sweet était l'incarnation du chic et de la distinction, que ce fusse dans ses manières ou dans son langage.
Alphonse était sur le dos, une cigarette coincée entre ses lèvres, et dessinait du bout de ses doigts par de tendres caresses les courbes délicates du corps de Daisy. Cette dernière était cambrée, sur le ventre, tenant sa tête à l'aide de sa main droite. Elle avait ses cheveux défaits qui coulaient depuis le haut de son dos, et n'était habillée que d'un collier de perles nacrées assortis à ses petites boucles d'oreilles. « Où as-tu appris à chanter ? » Son accent la fit sourire. Elle songea un instant avant de répondre. « Mon père était compositeur d'opéra, et mon frère professeur de piano. » « Et ça rapporte tant que ça ? » Par "ça", Alphonse désigna les tableaux, la commode, le sofa et tout le luxe qui transpirait des murs de la chambre. Il n’avait strictement aucune idée sur le revenu dont pouvait bénéficiait ce genre de personne. Pour lui, la vie d’artiste ne payait pas, Daisy soupira, avec un air de dépit. Elle attrapa la cigarette d'Alphonse et la porta à ses propres lèvres. « Claudia Gropius. » «Quoi ? » «Je m'appelle Claudia Gropius. Daisy Hulton est mon nom de scène. Mon père n'accepterait jamais que je me produise ainsi, dans un café populaire, ou même au music-hall. Mon grand-père était un important architecte en Allemagne. C'est de là que vient notre fortune. Mon oncle a d'ailleurs fondé le Bahaus, à Berlin. Il y a deux ans, il a voulu me marier à un riche new-yorkais. Ca a rendu fou mon frère, qui s'était tout de même battu contre tout un bataillon d'américains pendant la guerre ! Seulement il ne l'a pas empêché de m'épouser. La chose que je ne savais pas sur lui était qu'il tenait un bar clandestin. Mais on le dénonça il y a quelque mois et il fut arrêté. Il doit être le seul d'ailleurs. Aujourd'hui ils sont tous corrompus ! » Claudia écrasa la cigarette d'Alphonse dans un petit cendrier posé sur un des guéridons. Ebahit par cette révélation à laquelle il ne s'attendait pas, Alphonse tenta de parler, mais aucun son ne sortit. Il se sentit trahi par cette bourgeoise qu'il avait cru naïvement. D'américaine, elle passa à allemande. Et de jeune fille à marier (bien que la pensée d'en faire sa femme ne lui effleura même pas l'esprit aux vues de leur condition respective) elle devint épouse, certes forcée, d'un homme jugé comme criminel. «Et tu-tu… comptais me… le-le dire quand ? » Alphonse jura en s'entendant parler avec un bégaiement idiot. Il était déjà privé d'une jambe, le voilà privé de paroles, pourtant claires dans son esprit. « Je ne voulais pas te faire fuir. »
Pour seule réponse, il tira une autre cigarette de son paquet et l'alluma, n'essayer même pas de parler de peur que ses mots butent à nouveau. Avec une once de colère dans le regard et l’attitude d’Alphonse, Claudia tenta de rattraper son erreur. Elle essaya alors de faire baisser la tension qu'elle avait elle-même créée. « Et toi Al, tu ne parles jamais de ta famille. Tu as des frères et soeur ? Et tes parents ? Qu'est-ce que tu fais à part vendre des souvenirs au muséum ? » Claudia Elle lui chatouilla le torse et couvrait son bras gauche de baisers attendrissant. Alphonse la trouvait détachée de tout. Un peu trop. Elle était indifférente à l'égard de beaucoup trop de choses qui ne méritaient pas cette flegme. Et quand elle s'intéressait à lui, impassible à ce qu'il pouvait bien ressentir face à ses vérités concernant son identité, c'était pour lui demander des choses dont il ne voulait pas parler. « Je vis avec ma mère. Elle est serveuse. Et j'aime… j'aime lire, et boire un café en écoutant chanter de belles blondes prodigieuses. » Il se roula sur sa gauche et la chatouilla à son tour, la renversant sur le dos et plongeant son visage dans son cou, de sorte à la taquiner jusqu'à ce qu'elle s'esclaffe à n'en plus pouvoir respirer. Elle essaya de se défendre, de se dégager, de le repousser, alors qu'elle riait aux éclats. Impuissante face au corps d'Alphonse qui entravait le sien, elle cessa de résister.
Alphonse refusait catégoriquement d'évoquer sa famille. Elle se résumait pour lui à sa mère. Bien qu'il sache la vérité sur sa naissance, sur sa conception, sur un père qu'il ne connaîtra jamais dont il ignore foncièrement la situation actuelle et sur l'existence d'une demi-soeur d'un autre monde, ces gens n'étaient pour lui que des noms révélés, que sa mère ne lui cacha pas. Il savait qu'ils se baladaient quelque part sur le globe, sûrement restés en Europe, mais il ne ressentait pas le besoin, ni même l'envie de se jeter à leur poursuite et de les chercher, en vain. Sa mère lui avait fait clairement comprendre qu'ils appartenaient à une tranche supérieure de la société, et il était hors de question pour lui de s'attacher à ces gens qui les avaient délaissés et abandonnés. Néanmoins il avait appris le stratagème ignoble et condamnable de la femme de son père, et avait ainsi pardonné à ce dernier. Alphonse vivait chez sa mère, il prétendait un géniteur mort à la guerre, comme le cas n'était pas rare, point.




La pensée de cette lutte universelle provoque de tristes réflexions, mais nous pouvons nous consoler avec la certitude que la guerre n’est pas incessante dans la nature, que la peur y est inconnue, que la mort est généralement prompte, et que ce sont les êtres vigoureux, sains et heureux qui survivent et se multiplient

« Filme-moi ton fric, ou je te prends ta béquille. » « Non. » Un des deux hommes dégaina un pistolet de sous son veston et le pointa sur Alphonse. « Bon, et là, tu me le files ? » « Mais allez raquetter des gars qui en ont, du fric, bordel ! Vous croyez que j'en ai ? » « Ecoute, c'est la pause déjeuner, on s'emmerde, alors ça payera au moins mon verre de whisky. Fais pas le malin. » Il tira un coup dans la canne d'Alphonse. Des éclats de bois volèrent et il perdit l'équilibre, mais se ressaisit de sorte à ne pas tomber. Sous les effets d'une peur qu'il exploitait pour attiser sa colère, il ne préférait pas répondre, effrayé par son bégaiement qui tuerait la moindre crédibilité qui pouvait lui restait. Dans un mouvement soudain et rapide, il balança son bâton écorché contre le poignet de l'homme, dans lequel des éclats de bois vinrent se planter. Par cet acte douloureux, celui-ci lâcha son pistolet et entoura sa main de son autre paume, crispé par la souffrance. Il lança quelques jurons et son camarade, nullement armé, voulut répliquer à sa place. Mais le bougre blessé le retint. « Laisse tomber. Cette vermine n'a pas un rond. On se tire. » Fier de sa démonstration de force, Alphonse laissa les deux badauds partir. Puis il reprit son chemin, s'engouffrant dans les grandes avenues, de sorte à ne pas croiser ces petits malfrats, ces jeunes recrues de la mafia qui s'entraînaient à entuber les gros poissons en s'attaquant aux gamins boiteux impuissants. Il se dissimula dans la foule, se mêlant à la masse, sur le chemin de la neuvième avenue. Il s'engagea dans de petites rues adjacentes, jusqu'à un garage voilé par un excès de pot d'échappement. Le bruit qui s'en dégageait était assourdissant. Des dizaines de moteurs tournaient en même temps dans un brouhaha peinant les tympans. Des bruits de soudures retentissaient de chaque coin du garage. Un mélange d'huile, d'étain et d'essence encrassait les narines, et les éclats de métal et d'assemblage aveuglait les yeux frêles des visiteurs. Une allée était distincte entre les taxis jaunes new-yorkais qui se refaisaient une beauté, laissés entre les mains crasseuses des mécaniciens. Au fond, une petite porte dérobée donnait sur des bureaux mal isolés du bruit, mais les naseaux étaient épargnés. Alphonse s'avança vers une dame plutôt âgée, autour de la quarantaine, qui semblait occuper le poste de réceptionniste, ou d'accueil. Il se présenta en décrivant la nature de sa visite; il désirait rejoindre la compagnie de taxi pour le service de nuit, afin d'arrondir ses fins de mois. La femme dévisagea sa jambe avec dédain et après l'avoir toisé des pieds à la tête, et sous le sourire charmeur et baratineur d'Alphonse, elle lui indiqua une seconde porte au fond de la pièce. Une fumée épaisse de cigare pesait dans le cabinet. L'homme assis dans un chaise confortable tapait à la machine à écrire. Alphonse distingua la une du Daily News, sur laquelle il put lire le gros titre concernant le mariage du Prince Albert et de Lady Elizabeth. « Tu sais lire ? » Alphonse releva la tête en direction de l'homme, qui venait de l'interpeller. Il acquiesça. Il lui expliqua ensuite ce pourquoi il était venu. « Bon, tu veux conduire un taxi ? C'est bien. Y'en a dix mille comme toi. Sauf que eux n'ont première pas d'handicap pour pousser la pédale du frein, et deuxièmement, ils sont venus avant toi. Va donc te trouver un job dans une boulangerie. Il en pleut chez ces petits français. » « Je ne suis pas français. » « Tu te payes ma tête ? Tu crois que ton accent sors d'où ? Si c'est pas ta mère c'est ton père, tiens ! » « Non. » « Bon écoute, tu me les brises ! On a plus de boulot, petit. » « Mais, ma mère - » « On a tous une mère malade, un père au bout de sa vie, et une soeur qui se prostitue. On veut tous les sortir de là, mais le secteur ne recrute plus. Va falloir aller chercher ailleurs. » Alphonse sortit en traînant les pieds. Il alluma une cigarette, une fois qu'il eut dépassé les vapeurs d'essence. Il pesta contre cette ville. Sa mère était malade, et ne pouvait plus travailler autant qu'elle le voulait. Quant à Alphonse, son petit boulot ne suffisait pas à amortir les médicaments de sa mère, additionnés à leurs besoins respectifs. Il aurait pu demander à Claudia. Claudia, la belle Claudia, pleine aux as. Mais Claudia avait retrouvé son mari. Il n'avait jamais mis les pieds en prison. Il était parti à Chicago pendant un an, pour installer une liaison avec le réseau dont il faisait parti, une route viable et sûre pour le whisky qu'ils importaient. Ils avaient trouvé un fournisseur moins cher qu'à New-York, et l'époux de Claudia avait été chargé de la mise en place du trafic. Quand il était revenu, Claudia et Alphonse avaient cessé de se voir un moment. Un jour elle lui rendit cependant visite, à la sortie du Muséum. Alphonse ne vit plus chez elle cette indifférence espiègle et désinvolte, mais une fragilité qui l'inquiéta. Claudia lui avoua que son mari avait découvert sa supercherie, ignorant certes l'identité d'Alphonse. Ce furent des gifles volant de tous les côtés, et une privation formelle de quitter l'appartement. Elle avait prétexté la venue de son frère à New-York pour s’éclipser une journée, sachant qu'il n'aurait pas voulu même croiser cet américain indigne de sa soeur. Elle semblait déchirée par cette séparation fortuite, mais comme lui, elle n'ignorait pas le fait que jamais leur union n'aurait pu être possible. Elle le quitta en lui laissant une enveloppe, contenant quelques billets, rien d'extraordinaire, et une photo d'elle. Claudia espérait ne jamais être oubliée.




Quelle bonne chose ce serait si les scientifiques mouraient à 60 ans, car passé cet âge, leur opposition à toute théorie nouvelle est certaine.

Maman, ça fait vingt et un an, que je te cache ma peine. Je souffre. J'ai mal, bordel. Tu n'y peut rien, tu sais. Et c'est pour ça que je ne te dis rien. Mais j'souffre. Ma jambe, elle me tue, elle me ronge. Comme toi tu es rongée. Tu as peut-être trop vécue. J'aimerai bien être là, moi aussi, allongé, anesthésiée, drogué comme un camé pour ne plus ressentir cette peine. Ca m'écorche, ça me lance, ça me torture, ça m'afflige. C'est une plaie béante, c'est à vif. C'est violent, c'est cruel, c'est atroce. Je suis crucifié, lamenté, lacéré. Parfois j'ai l'impression d'être mort, d'avoir un pied dans la tombe. Qu'est-c'que tu veux faire, quand chaque pas déchire tes entrailles, tes nerfs, ton âme ? Comment fais-tu pour avancer ? J'ai besoin de toi, de quelqu'un, de quelque chose. N'importe quoi. Une bouffée d'air, de vapeur d'eau, une parcelle de quelle chose. J'voudrai que tu m'aides, mais j'ai peur d'en avoir déjà trop demandé.


Alphonse recracha nonchalamment la fumée de sa cigarette. Il était adossé contre la pierre ocre de la clinique de Chelsea, derrière le Chelsea park, sur la 9eme avenue. Il songeait à sa mère, internée depuis l'année dernière. Elle n'était pas malade. Elle était juste faible. Une sorte de retraite anticipée, combinée avec des doses de médicaments, diverses ordonnances, et autres prescriptions qu'Alphonse ne prenait plus la peine de lire. Il se contentait de payer la prise en charge, point. La fatigue l'avait prise, d'un coup, et puis plus rien. Elle n'était plus capable de rien. Il avait dû se rendre à l'évidence. Il avait du l'emmener ici. On lui avait recommandé l'établissement. Les locaux étaient propres, le personnel agréable, les soins bénéfiques. Pas de plainte. Sa mère allait bien, mais n'était plus capable de travailler, et tombait sous diverses malaises quand elle quittait les lieux plus d'une demie-journée. Tant pis.
Il pensait à elle, à son corps fébrile allongé dans ce lit blanc. Tout était blanc, là bas. Les murs, les draps, les rideaux, les plateaux de nourriture, les portes, les lustres, les fils des machines, les blouses, les pantoufles. Tout. La chambre sentait le propre, l'anesthésiant et le sirop pour la toux. Tout était stérile, nettoyé, récuré. Ca filait des frissons. Et le seul son qu'il percevait, quand il était assis dans le fauteuil blanc bordant le lit blanc de sa mère habillée d'une tunique blanche, était son souffle lent et difficile. Même ses paroles n'étaient plus que des murmures presque inaudibles, des infimes essoufflements, qui se terminaient par de légères quintes de toux. Il priait pour que demain, elle soit toujours là, qu'elle ne le quitte pas si subitement. Pour qu'un jour elle revienne à la maison.
Une dame élégamment habillée sortit du bâtiment et s'approcha timidement de lui pour lui demander du feu pour sa cigarette. Il attrapa sa petite boîte d'allumettes dans la poche de sa veste en velours et la lui tendit. « Il fait frais vous ne trouvez pas ? » «  C’est que nous sommes en janvier. » Démontrant une pleine indifférence à son égard, Alphonse ne prenait même pas la peine de la regarder alors qu'il lui répondait. Il scrutait le défilé de voitures et de taxis jaunes sur l'avenue, s'arrêtant sur les passants et sondant leurs pensées, sans jamais cependant prétendre deviner quoi que ce soit. Ses pensées étaient à des millénaires du froid de janvier qui s'emparait de tous ses membres et des flocons de neige de la matinée. Il s'en fichait éperdument. Il voulait qu'on l'oublie, qu'on le laisse tranquille, et qu'on l'ignore. Mais quand cette femme distinguée ouvrit sa pochette pour y tirer une paire de gants en soie, un éclat brillant attisa son regard. Son intérêt en fut d'autant plus captivé. «  Vous avez un proche ici ? » fit il en feignant stimuler la conversation. « Oh non ! Mon père dirige la fondation New York Hospitals qui verse des dons aux cliniques et hôpitaux populaires. Je le représente souvent et je rends des visites amicales aux directeurs. Et vous ? C'est pour votre jambe ? » Alphonse sourit. Son baratin officiel se dessinait naturellement devant lui. «  Oui, je ne peux plus l'utiliser. Un vieux souvenir de la guerre. » « Mais vous paraissez si jeune pour avoir fait la guerre. » «  J’étais brancardier dans l'armée française, d'où mon accent. Mais nous n'avons malheureusement pas pu échapper aux bombardements bien longtemps. » Il récita parfaitement bien le conte imaginaire qu’il avait appris par coeur. Il décrivit rigoureusement comment c’était passée l’attaque allemande sur son hôpital, l’offensive de l’artillerie lourde, et les milliers de cadavres gisant sur ce nouveau champ dévasté. Tout cela était faux, du début à la fin, mais son histoire était si bien maniée qu’on s’y serait aisément cru. La dame écoutait avec attention, les yeux ébahis par ce si jeune homme malheureux d’avoir vécu un tel désastre. Mais il avait ce don pour raconter la scène qu’elle ne vit que du feu à cette à supercherie.
Après avoir montré ses talents de manipulateur, Alphonse feigne entendre un appel venant de l’intérieur de la clinique. «  Je pense qu’on vous appelle, vous devriez aller voir. Laissez moi vous tenir ceci. » Il désigna la pochette qu’elle tenait fermement dans sa main. Rassurée et en confiance, la femme lui tendit son petit sac et s’aventura dans le bâtiment. Une fois la porte d’entrée passée, Alphonse fouilla à l’intérieur de la pochette et y retira un bracelet et une bague, le tout en argent. Satisfait, il referma soigneusement le sac, et le rendit avec un grand sourire quand la dame revint peu de temps après, interloquée par cet appel imaginaire. «  J’ai du me tromper. J’ai les oreilles qui sifflent parfois. C’est à cause des obus. Je suis désolé. » Puis il prit congé de cette femme qui venait de se faire volée ses bijoux avec en prime de l’admiration pour son bourreau.




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MessageSujet: Re: Al - Le rire est à l'homme ce que la bière est à la pression   Mar 5 Nov - 23:21

BIENVENUE officiellement sur atj. bril Je ne connais pas ton avatar, mais il est beau, ma foi, et il ressemble à Ben Barnes. héhéh Au fait, merci pour le compliment sur le forum. heart Et puis tu regardes Boardwalk, donc t'as la classe. Et Artic Monkeys. Et la perfection. Bref, bon courage pour ta fiche, et n'hésite surtout pas si tu as des questions d'ordre pus administratif ! danse
ps : On pourra avoir un lien avec mon double-compte qui bosse au Musée d'Histoire Naturelle, si ça te tente.

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MessageSujet: Re: Al - Le rire est à l'homme ce que la bière est à la pression   Mer 6 Nov - 8:51

j'ai envie de crié Arsène, mais Alphonse c'est classe aussi comme prénom !!! alors ALPHONSE ! youhou 
Tu as bien pris un scénario de la mort qui tue !!
Et je ne connais pas ton avatar, mais il est chouette, et bien mignon !!
Bref, on avait prévu un lien avec Lysandre, avec Apo, mais on a pas eu le temps de le marquer rmgreen table 
Si tu veux en savoir plus, on peut voir ça par mp si tu veux. léchouille 
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MessageSujet: Re: Al - Le rire est à l'homme ce que la bière est à la pression   Mer 6 Nov - 10:18

Bienvenuuuue jeune poulin (bah quoi?) ! bril
Je ne connais pas ton avatar mais j'aime bien héhéh
Allez, fonce Alphonse et courage pour ta fiche ! superman heart (oui, je suis la reine de la blague)
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MessageSujet: Re: Al - Le rire est à l'homme ce que la bière est à la pression   Mer 6 Nov - 11:59

Bienvenuuuuuue :3

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MessageSujet: Re: Al - Le rire est à l'homme ce que la bière est à la pression   Mer 6 Nov - 12:31

Mon dieu, je t'aime déjà my god Trop de perfection en toi héhéh 
Alphonse, j'y aurais pas pensé, mais maintenant, je vois pas mieux bril 
Ton titre héhé (Et les citations quoi excited )
Ton avatar my god 
T'aimes les Arctics en plus. 
Rien qu'avec le début de ta fiche, j'sens que t'as tout compris à propos du p'tit Al, et que tu vas gérer.
QUE DEMANDE LE PEUPLE licorne ? 

J'ai bien hâte que tu finisses ta fiche du coup héhé

BONNE CHANCE, et encore Bienvenue licorne 

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Al - Le rire est à l'homme ce que la bière est à la pression   Mer 6 Nov - 13:06

Le titre de ta fiche m'a bien faite rire XD
Bienvenue donc, et bon courage pour ta fiche bril 

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MessageSujet: Re: Al - Le rire est à l'homme ce que la bière est à la pression   Mer 6 Nov - 13:50

Je vous remercie infiniment depuis ma BU surchauffée graou Vous avez tous l'air trop super !
Lysandre, je te contacte en mp ce souar.

merciii !!!
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MessageSujet: Re: Al - Le rire est à l'homme ce que la bière est à la pression   Mer 6 Nov - 20:31

Bienvenue ! Excellent choix de scénario youhou !

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MessageSujet: Re: Al - Le rire est à l'homme ce que la bière est à la pression   Mer 6 Nov - 20:39

Bienvenue officiellement ! Ravie de voir que tu t'es finalement inscrite et encore une fois j'approuve le choix de scénario. héhéh Bon courage pour ta fiche, j'ai hâte de lire tout ça ! Si tu as des questions n'hésite pas à faire appel à nous. Et puis tu es fan de Boardwalk et d'Artic Monkeys que demande le peuple ? my god

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MessageSujet: Re: Al - Le rire est à l'homme ce que la bière est à la pression   Mer 6 Nov - 21:12

Moi aussi j'ai envie de crier Arsène par habitude mais Alphonse ça gère trop comme prénom. danse
SUPER MEGA BIENVENUE excited
Choix de scénario ultime + les arctics. Bwaaaaah. licorne
Nous aussi on a un lien qui était pas marqué parce que pas totalement fignolé, j'vais tâcher de te mp pour qu'on puisse voir ensemble bril
Et puis Arik est à moitié content de te voir seulement hein (a)

Bon courage pour le reste de ta fiche. héhé

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MessageSujet: Re: Al - Le rire est à l'homme ce que la bière est à la pression   Mer 6 Nov - 21:26

Ahah merci vous tous ! heart 
(Louise, je dois t'avouer que j'ai longtemps hésité avec ton scénario, James Franco était également un perso réniaal !)

Maija, je me revendique comme fan, mais en vrai je suis qu'aux premiers épisodes... Je sais juste bien me vendre arrow

Andromaque (oui, j'ai aussi vu le gramophone d'Alrik, c'est pour ça que je n'ai pas mis de chanson précise, je voulais éviter le copier/coller ou la redondance ->)
Bref, je suis totalement open pour n'importe quel lien ^^

merchi licorne
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MessageSujet: Re: Al - Le rire est à l'homme ce que la bière est à la pression   Ven 8 Nov - 23:46

Oooooooh! heart  Quel bon choix! Théo est un peu tombé amoureux de toi, je crois. Et moi aussi par la même occasion!  bril 
Bienvenue ici! et j'exige un lien à ta validation, parce que ouffff! ta fiche, elle en jette!  excited  in love 2
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MessageSujet: Re: Al - Le rire est à l'homme ce que la bière est à la pression   Sam 9 Nov - 14:32

BIENVENUE SUR ATJ heart
Désolée du retard ! Bon courage pour ta fiche et si tu as des questions n'hésite surtout pas ! bril
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MessageSujet: Re: Al - Le rire est à l'homme ce que la bière est à la pression   Sam 9 Nov - 19:11

Ah mais Gropius, le BAHAUS, bril 
Ta fiche est sublime, et l'étudiante en architecture qui est en moi est BWA, bref, j'avais besoin de le dire !
Je ne sais plus si c'était moi ou toi qui devait me/te mp pour le lien, mais du coup on verra quand tu seras validé.
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MessageSujet: Re: Al - Le rire est à l'homme ce que la bière est à la pression   Sam 9 Nov - 20:29

Rolala, merci heart graou 
(ouais, je me suis trop amusée, je sais pas trop pourquoi)

Pour le lien, je suis infiniment désolée, j'ai un peu oublié (a) Dans ma tête je voulais voir tout ça après avoir fait ma fiche, mais du coup la prochaine j'expliciterai mes pensées quand même, parce que là c'est moyen. Donc je m'en vais de ce pas me rediriger vers ta boîte mp :))
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MessageSujet: Re: Al - Le rire est à l'homme ce que la bière est à la pression   Sam 9 Nov - 22:11

Alors alors. bril
Ta fiche est parfaite, juste dingue. On ne peut sentir que de l'empathie, de l'admiration parfois, pour Alphonse. C'est un véritable personnage héros, en un sens, et j'ai beaucoup aimé la façon dont tu te l'es approprié. J'ai hâte de le voir évoluer, parce que pour l'instant je l'adore vraiment. ❤Et tu as une plume très agréable à lire également ! C'est toujours sympa de remarque toutes les références à l'époque (et à Boardwalk !). ;)
Et j'ai une idée de lien avec Eponine, je t'en parlerais sur ta fiche. excited
Sur ce, je te valide !
(ps : simple petit truc à corriger ; le bleu Klein a été inventé n 1960. Je suppose que tu peux en parler dans ta fiche si tu considères que tu es le narrateur, et donc un narration actuel et pas ancré dans l'époque. hm)
Également, j'aurais plutôt vu Alphonse chez les Blues, mais à toi de voir.

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MessageSujet: Re: Al - Le rire est à l'homme ce que la bière est à la pression   Sam 9 Nov - 22:11

félicitations !
validation

Tu viens d'être validé(e), félicitations ! Mais il te reste des choses à faire ! En effet, n'oublie pas de remplir tous les champs de ton profil (ou du moins le maximum), ainsi que le gif. Il est impératif que tu recenses ton avatar dans le bottin prévu à cet effet dans ce sujet. De même, il te faudra ouvrir une fiche de liens et rps, pour ce faire, rendez-vous ici. Construire des liens entre ton personnage et ceux d'autres membres constitue une étape primordiale pour t'intégrer au forum. Si les codes ne sont pas ton fort, tu trouveras dans ce même sujet une fiche prête à être utilisée. Tu peux également obtenir un rang, trouver un logement, ou si ce n'est pas déjà fait une profession originale à ton personnage. Il est conseillé de surveiller régulièrement les annonces, de ce côté afin de suivre les intrigues et évènements en cours et de participer pleinement à la vie du forum. Tu fais d'ailleurs partie d'un groupe, pour en savoir plus c'est . N'hésite pas à faire un tour dans le flood ou à venir papoter avec nous sur la chatbox, on est là pour se faire plaisir avant tout ! Et n'oublie pas de rp, bien entendu. Allez, file donc danser le Charleston !



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MessageSujet: Re: Al - Le rire est à l'homme ce que la bière est à la pression   Sam 9 Nov - 22:53

Tout ceci est plus qu'adorable graou 

Je vais rectifier le bleu Klein (je n'ai mais alors pas du tout regardé les dates d'apparition des couleurs, et j'ai complètement zappé le fait que ça venait d'Yves Klein, c'était pas marqué dans la palette de bleu de wikipédia -> . bref, je m'en vais chercher une autre teinte, merci d'avoir relevé l'erreur en tout cas).
Sinon, les références à Bordwalk sont complètement inconscientes, comme je te l'ai dit, je suis aux premiers épisodes face 

Ensuite, au niveau du groupe, j'ai beaucoup hésité. Apollonie le voyait plus dans le classic, et je vais justifier pourquoi moi aussi. Dans la description que j'ai lue assidûment (a), j'y ai reconnu Alphonse car c'est un ambitieux honnête. Il veut réellement s'en sortir. Ce n'est pas le malhonnête traditionnel, conservateur, ultra attiré par l'argent, mais il en a besoin. Et je le reconnais très bien dans cette phrase: les pionniers qui vivent avec leur temps et cherchent à voir de l'avant, qui voient ce que toutes les cultures ont d'enrichissant pour l'avenir. (Bon en gros, dans les classic on peut aussi facilement mettre les intellos quoi).
Je ne le voyais pas vraiment dans le Blues, parce que pour moi il ne considère pas sa vie comme misérable. Il est conscient qu'il est complètement démuni de moyens financier, mais il sait que pour sa condition, il a un savoir conséquent et rare, et juge un peu sa valeur non pas par ses revenus, mais aussi par son intelligence. Donc forcément, sa vie est pas trop mal, et il est pas dépressif quand il se lève.
Ensuite, les autres ne lui correspondaient pas non plus.

Bref, stop le blabla.
Sinon pour Eponine, j'ai commencé à regarder ce que tu avais déjà écrit, et ça pourra être très intéressant. Je m'en vais t'envoyer un mp greeny 

Merci encore heart
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MessageSujet: Re: Al - Le rire est à l'homme ce que la bière est à la pression   Sam 9 Nov - 23:12

Je comprends mieux le choix du groupe, et je dois avouer qu'il est tout à fait pertinent. Nos groupes sont peut-être un peu trop compliqués. mdl Mais c'est toujours agréable de lire un tel développement sur un personnage.
J'attends donc ton mp. bril

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Al - Le rire est à l'homme ce que la bière est à la pression

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