Partagez | .
 

 (BARBARA & LUCAS) Une rencontre obscure

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
MY PAD, MY BODY, MY FAMILY, MY GIRLS.
Pseudo + Prénom : Solar
Missives : 247 Points : 57
Avatar : Clémence Poésy Crédit : avatar → Shiya, gif → tumblr
Âge : 27 yo
Statut : Célibataire
Occupation : Acheter une oeuvre pour un riche client, en faire une copie parfaite à l'aide de quelques pinceaux, et être payée pour une contrefaçon. Officiellement on appelle ça une acheteuse d'art, mais concrètement, on dit faussaire.
Gramophone : Bright Lights - 30'' to Mars
MessageSujet: (BARBARA & LUCAS) Une rencontre obscure    Sam 24 Aoû - 14:41

Barbara Buchanan & Lucas R. Davis
Une rencontre obscure


Bienvenue dans le merveilleux sujet de Lucas R. Davis qui va avoir l'honneur d'avoir comme partenaire Barbara Buchanan. Pour leur sujet, ils interdisent l'intervention d'un PNJ inoffensif qui pimenterait le rp et ils interdisent l'intervention de membres extérieurs qui passeraient par là. Ne sont-ce pas là des choix merveilleux ? L’histoire se déroule le 24 août à 20h30 alors que la météo est propice à un magnifique coucher de soleil. À présent, il est temps de laisser la parole au créateur du sujet : Qu'arrive-t-il quand un jeune homme un tantinet coureur de jupons rencontre une femme qui nourrit des rêves de princes charmants, au fin fond d'une salle obscure ?.


Voir le profil de l'utilisateur http://allthatjazz.forumactif.org/t605-miss-goldella-not-miserable
avatar
MY PAD, MY BODY, MY FAMILY, MY GIRLS.
Pseudo + Prénom : Solar
Missives : 247 Points : 57
Avatar : Clémence Poésy Crédit : avatar → Shiya, gif → tumblr
Âge : 27 yo
Statut : Célibataire
Occupation : Acheter une oeuvre pour un riche client, en faire une copie parfaite à l'aide de quelques pinceaux, et être payée pour une contrefaçon. Officiellement on appelle ça une acheteuse d'art, mais concrètement, on dit faussaire.
Gramophone : Bright Lights - 30'' to Mars
MessageSujet: Re: (BARBARA & LUCAS) Une rencontre obscure    Sam 24 Aoû - 14:42

« Je dois y aller, mon cœur »... « Vas-y, je te retiens pas ». Je repensais ce que j'avais dis à Ronnie, ce matin, lorsqu'elle devait partir travailler. On avait passé une nuit géniale, je n'ai presque pas dormi d'ailleurs, trop occupé à transpirer, son corps collé contre le miens. Finalement, elle m'a réveillé sous les coups de sept heures pour m'avertir qu'elle devait « ramener de l'argent chez elle ». Tant mieux pour moi, je n'avais plus trop envie de l'avoir dans les pattes. Donc oui, je l'ai jeté. Mais apparemment, elle ne m'en a pas tenu rigueur. Quand je lui ai demandé vers 18 heures si elle voulait aller au cinéma avec moi, elle n'a pas ronchonné et s'est précipitée à mon bras. Aussi docile qu'un boomerang.

Ce soir, je l'ai invité à regarder un film qui passait au Palace Theater. Le gérant était un ami, d'ailleurs j'allais de temps en temps lui donner un coup de main, en élaborant des costumes pour ses représentations. Autant dire que je n'ai pas eu à réfléchir sur l'endroit. Ensuite, il y a eu le film ; j'ai choisis quelque chose qui je pense lui plairait, un film à l'eau de rose. Un prince charmant, une fille en détresse... L'archétype de l'ennui pour les hommes. Il n'y avait pas foule, de nombreux sièges étaient encore vide. J'allais m'installer avec Ronnie quand j'aperçus dans le petit comité une femme blonde, svelte, aux lèvres pulpeuses et aux yeux électriques. Je m'étais même arrêté devant elle, la bouche ouverte de stupéfaction devant une aussi belle créature, visiblement non accompagnée. Ronnie me tirait vers elle, peut-être jalouse. Heureusement, l'inconnue ne m'avait pas vu l'admirer, je me détacha vite de mon invitée pour éviter de paraître trop engagé. Je la suivis jusqu'au premier rang, et le film débuta. Il était totalement inintéressant, à mes yeux. A côté de moi, c'était comme si j'avais une fillette émerveillée devant un conte. Pour combler l'ennui, et tout de même me livrer au rêve dans cette salle sombre, je me retournait souvent pour regarder la belle blonde. De temps à autre, Ronnie me donna de coups de coude, l'air de dire « t'es avec moi, pas avec elle ». Qu'importe, j'étais bien trop obnubilé par cette femme, rêvant d'elle dans mes draps. Rien de plus, évidemment.

Je ne m'imaginais pas marié avec une femme bonne cuisinière et deux têtes blondes, une fille et un garçon. C'était tout le malheur que me souhaitait mes sœurs, quant à ma mère elle n'attendait qu'une chose : pouvoir cajoler d'autres enfants que ceux de Mitzi et Georgia. Toutes les deux mariées, elles pensaient me donner le bon exemple d'une vie parfaite, une vie que je ne leur enviait pas. Être coincé dans une routine morbide, très peu pour moi. Je me complaisais bien, passant de femmes en femmes, avec ma boutique qui prenait tranquillement de l'ampleur dans le monde de la mode. Je ne pouvais rêver mieux.

Le visage de l'inconnu continuait d'habiter mon esprit. C'en était trop. Je prétextais à Ronnie de devoir prendre l'air à cause de maux de têtes. En réalité, je remontais le fil des sièges pour aller m'asseoir juste à côté d'elle. A voir à quel point elle était absorbée par le film, je n'étais même pas sûr qu'elle m'ai remarqué. Je posa la main sur l'accoudoir, et toucha "malencontreusement" sa cuisse. Elle tiqua, me regarda moi et mon sourire qui semblait dire « je suis tellement maladroit, je m'excuse ! ». Je souriais constamment, et lâcha fréquemment un éclat de rire bien tombé et convenu, tout en espérant capter son attention.
Voir le profil de l'utilisateur http://allthatjazz.forumactif.org/t605-miss-goldella-not-miserable
Invité
Invité
MessageSujet: Re: (BARBARA & LUCAS) Une rencontre obscure    Dim 25 Aoû - 19:21

Clyde avait eu gain de cause. La veille, il avait passé la journée à m'embêter jusqu'à ce que je lui cède la garde d'Hedda pour le lendemain. Bien sûr, sa nièce avait soutenu son tonton, il était le camarade de jeux le plus parfait. Et puis, elle avait ses cousins quand elle allait chez son oncle ce qui était tellement plus amusant que ses amis inanimés, bien que nombreux, de sa salle de jeux. Nous étions donc dimanche et, pour une fois, je n'avais que de moi à m'occuper. Clyde avait fait exprès, il considérait qu'il était important pour moi de me vider la tête, de prendre soin de moi... de me promener. Il nourrissait l'espoir que je rencontre quelqu'un. Après plus d'un et demi passé depuis la mort d'Edward, je me sentais fin prête à retrouver un homme. Il m'arrivait, le soir, de trouver mes draps trop froids, pas assez froissés. Ou simplement avoir un confident, une épaule sur qui me reposer.

Mais ce dimanche-là, je me sentais bien, de bonne humeur et plutôt que d'aller errer là où mes pas m'amèneraient comme il en était souvent le cas, je décidais de me rendre en taxi à Broadway. Je passais la journée à arpenter les rues, à me renseigner sur les pièces et musichall qui s'y jouaient. Comme Hedda dormait chez son oncle, je décidais de me rendre au cinéma. Je prenais les cours à Hunter College à huit heures trente le lendemain mais le groupe était agréable et facile, je pouvais me permettre, pour une fois, de me coucher un peu plus tard. J'arrivais au Palace Theatre et pris connaissance des films à l'affiche. Naturellement, je fondis directement face au résumé du comédie romantique à l'eau de rose... J'allais prendre mon ticket, et pris place dans la salle obscure.

Comme à mon habitude, je m'assis au fond, au milieu et à l'entracte, après les informations, je m'offris une glace que je mangeais avec gourmandise devant le film. Je profitais pleinement du moment, appréciant le film et rien ne pouvait capter mon attention jusqu'au moment où un homme s'assit à côté de moi. Je fus surprise qu'il arrive au milieu de la séance, mais n'y prêtai pas davantage attention. Jusqu'au moment où, suscitant mon attention, il se mit à rire à une situation qui m'avait fait sourire. Il semblait apprécier le film aussi, et mon étonnement ne fut pas moindre. En général, les garçons ne viennent pas voir ce genre d'histoire à l'eau de rose qui ne font rêver que leur fiancé. Je le regardais quand sa main effleura ma cuisse, et je me reculais dans mon siège, gênée. Dans la pénombre, il semblait déjà vraiment attirant ce qui, je devais le reconnaître lui donnait un côté mystérieux et séduisant. Est-il aussi beau, à la lumière?

Le film finit et je jetais un œil à la montre. Il était déjà tard, je ferais mieux de me presser pour prendre l'un des premiers taxis et rentrer. J'eus une pensée pour Hedda qui devait être auprès de Morphée et je souris. Je sortis de la salle, non sans jeter un œil au bel individu qui avait éveillé une chose inhabituelle en moi. Je sortis dans la rue et souris, avant de baisser la tête et de me mordre la lèvre, alors que je l'avais reconnu. Les lumières de Broadway révélaient son visage plus en détails et il me troublait, je ne pouvais le nier. Ou bien étaient-ce mes idées qui étaient embrouillées après avoir vu une histoire d'amour? J'attendais mon taxi et une petite voix en moi, qui s'était endormie depuis longtemps, semblait s'être réveillée. Elle le suppliait de m'aborder...
avatar
MY PAD, MY BODY, MY FAMILY, MY GIRLS.
Pseudo + Prénom : Solar
Missives : 247 Points : 57
Avatar : Clémence Poésy Crédit : avatar → Shiya, gif → tumblr
Âge : 27 yo
Statut : Célibataire
Occupation : Acheter une oeuvre pour un riche client, en faire une copie parfaite à l'aide de quelques pinceaux, et être payée pour une contrefaçon. Officiellement on appelle ça une acheteuse d'art, mais concrètement, on dit faussaire.
Gramophone : Bright Lights - 30'' to Mars
MessageSujet: Re: (BARBARA & LUCAS) Une rencontre obscure    Dim 25 Aoû - 22:42

Jusqu'à la fin du film, je n'avais pas arrêté de sentir le doux regard de ma voisine sur mon visage. A vrai dire, j'ai dû en faire autant, tellement son visage était attirant. Mais le plus souvent, mes yeux étaient fixés sur sa bouche, pulpeuse et le plus souvent illuminée par un sourire radieux. A vrai dire, j'aurais voulu baisser mon regard de quelques centimètres pour reluquer son décolleté, mais j'avais peur de me faire surprendre, apeuré par ses coups d'oeils furtifs vers mon visage. Être séducteur et entrepreneur, avec plaisir, mais paraître lourd et pervers, jamais. Je tiens trop à ma classe et à mon style.

Lorsqu'elle sortit, je m’empressai de la suivre jusqu'à la sortie. J'avais complètement oublié Ronnie, il faut dire que face à une aussi belle femme, ce n'était pas difficile. Je retrouvais enfin la lumière, après une heure trente passée à faire semblant d'être amusé et intéressé. Je ne pus m'empêcher de plisser les yeux le temps de retrouver le juste équilibre après avoir passé trop de temps dans le noir. Avec les lumières éclatantes et aveuglantes de Broadway, il était difficile de voir quelque chose. Malgré tout, c'était chose aisée de repérer l'objet de mes convoitises parmi la foule. Elle attendait sur le trottoir, sûrement à la recherche d'un taxi. Je fis quelques pas vers elle, les mains dans les poches, faisant mine de patienter comme elle. En réalité, j'étais venu ici en métro en compagnie de Ronnie, et j'allais sûrement repartir en taxi avec cette fille. Je me campai juste à côté d'elle, à quelques centimètres de toucher sa peau.

Regardant vers le trottoir me faisant face, je lui décrochai une phrase. « L'obscurité vous va bien. » Mon visage pivota vers le sien, me permettant de découvrir son visage de profil. Toujours aussi charmant. « Mais la lumière vous sublime d'autant plus. » J'avais pris un accent français subtile mais tout de même audible. Accent que je n'ai plus depuis des années, bilingue depuis mon enfance. Malgré tout, il m'arrivait fréquemment de le reprendre le temps d'une soirée, étant donné qu'il me permettait bien souvent de séduire de jolies femmes.

Soudain, je vis un taxi se profiler à l'horizon, le jaune de sa carrosserie reluisant sous les phares du quartier. La jeune femme commençait déjà à tendre la main, s'avançant pour se faire voir du chauffeur. Heureusement j'avais encore des réflexes et m'empressai d'attraper avec une délicatesse certaine sa main. Une main douce et fine, comme je les aime. Je la ramenais vers moi, la serrant avec douceur mais fermeté. Mais devant ses yeux, je n'était même plus capable de dire un mot. « Euuh... Il avait déjà des clients, un couple, sûrement. » Ca ne m'arrivait jamais de me retrouver muet face à une femme. Enfin, depuis Gabrielle. Et bien évidemment, une nouvelle voiture jeune roulait vers nous. Je réfléchis à toute vitesse, à la recherche d'une idée, aussi stupide soit-elle, pour la retenir ne serait-ce qu'un peu plus longtemps, alors qu'elle commençait déjà à le héler. « Je me trompe, ou vous avez autant apprécié le film que moi ? Je dois dire que vous étiez nettement plus ravissante que la princesse. D'ailleurs, j'avais plus les yeux rivés sur votre visage que sur l'écran. Résultat, je n'ai plus rien compris ! » J'avais oublié le principal, d'autant plus que je devais passer pour un fou. « Je ne me suis même pas présenté, je m'appelle Lucas ! » Je devais vraiment avoir l'air bête, gardant tout de même un minimum d'assurance et de confiance en sois, pour éviter de passer pour un débutant.
Voir le profil de l'utilisateur http://allthatjazz.forumactif.org/t605-miss-goldella-not-miserable
Invité
Invité
MessageSujet: Re: (BARBARA & LUCAS) Une rencontre obscure    Sam 31 Aoû - 12:39

Un pas. Deux pas. Trois pas. Je le voyais se rapprocher de moi. Lui qui, sans que j'ai pu m'en douter avait réveillé en moi des sensations endormies depuis si longtemps. J'évitais de tourner la tête vers lui alors que je sentais sa présence se rapprocher jusqu'à ce que ses paroles m'obligèrent à le regarder. « L'obscurité vous va bien. » Je me mordis la lèvre et tournais la tête vers lui en même temps que lui, de façon à nous faire face. Je le fixais dans les yeux, sans rien laisser paraître de mon état étrange, comme si l'attirance et la chimie d'une rencontre émergeait d'un profond sommeil. « Mais la lumière vous sublime d'autant plus. » Je lui souris, sans savoir que dire et que faire. Je me sentais si léthargique et étrange face à cette situation. Le seul homme qui m'avait séduit auparavant était Edward, avec qui j'avais découvert l'amour et à présent, il était mort. La situation n'avait rien pour me déplaire mais je répondis en tendant la main vers le taxi.

- Vous me regardiez dans la salle? Je ne vous ai pas remarqué tant le film me plaisait.

Je me mordis la lèvre à mon mensonge avant de le regarder en fronçant les sourcils quand il attrapa délicatement ma main. Le contact de nos peaux me fit légèrement rougir et mon cœur s'emballa. Franchement, s'il croyait que sa petite ruse de séduction allait marcher, jamais. Je l'interrogeais du regard en reprenant ma main. « Euuh... Il avait déjà des clients, un couple, sûrement. »  Je levais un sourcil, amusée de découvrir son embarras. Le taxi était vide, je l'avais vu mais je n'en rajoutais pas, finalement plutôt contente d'être encore sur cet arrêt minute, avec ce bel inconnu qui visiblement, je devais le reconnaître, ne me laissais pas indifférente.

Un nouveau taxi s'avançait déjà mais je me reculais de l'arrêt légèrement et ne le hélais pas. Je ne savais quoi dire mais mon prétendant se remit à parler, pour mon plus grand soulagement. « Je me trompe, ou vous avez autant apprécié le film que moi ? Je dois dire que vous étiez nettement plus ravissante que la princesse. D'ailleurs, j'avais plus les yeux rivés sur votre visage que sur l'écran. Résultat, je n'ai plus rien compris ! » Je ris doucement et secouais la tête. Je n'avais rien d'une actrice de cinéma et encore moins d'une princesse. Ou alors, la définition du conte devrait être revisité pour coller à ma vie toute simple, avec ma fille, mes élèves, mon frère, mes jouets. « Je ne me suis même pas présenté, je m'appelle Lucas ! » Je souris à nouveau et lui tendis une main chaleureuse en répondant:

- Enchantée de faire votre connaissance, Lucas. Mon nom est Barbara Buchanan. Je me trompe où, en plus de votre charmant accent européen, votre prénom sonne tout aussi français?

Je lui souris encore et je continuais à tenir doucement sa main. Quand je m'en rendis compte, je la lâchais, en baissant légèrement les yeux et le temps de me mordre la lèvre. Quand j'eus repris mes esprits, je soupirais:

- Plutôt que de m'empêcher de monter dans un taxi, vous feriez mieux de me proposer quelque chose de plus intéressant que de rester sur un arrêt minute au bord d'une route... Mais il se fait déjà tard, alors...

Je lui souris doucement, n'osant pas lui avouer ce que je criais en moi. J'avais une intuition, le revoir était devenu une nécessité, un désir qui j'en étais sûre, aurait une grande influence sur mon futur...
avatar
MY PAD, MY BODY, MY FAMILY, MY GIRLS.
Pseudo + Prénom : Solar
Missives : 247 Points : 57
Avatar : Clémence Poésy Crédit : avatar → Shiya, gif → tumblr
Âge : 27 yo
Statut : Célibataire
Occupation : Acheter une oeuvre pour un riche client, en faire une copie parfaite à l'aide de quelques pinceaux, et être payée pour une contrefaçon. Officiellement on appelle ça une acheteuse d'art, mais concrètement, on dit faussaire.
Gramophone : Bright Lights - 30'' to Mars
MessageSujet: Re: (BARBARA & LUCAS) Une rencontre obscure    Dim 1 Sep - 23:28

J'étais sûr que je lui avais fais de l'effet. C'était évident, d'ailleurs la lueur timide mais confiante qui brillait dans ses yeux le confirmait. Plus les secondes passèrent, moins je voulais me défaire de cette main de soie. Je voyais bien qu'elle résistait à ses pulsions, peut-être qu'elle était fiancée, voir même mariée. Pourtant je n'ai remarqué aucune alliance à son doigt. J'avais donc posé mes yeux sur ses doigts, fins et manucurés, avec peut-être un peu trop d'insistance, à vrai dire.

« Oui, j'étais installé au front, mais j'ai pensé que prendre... un peu de recul me permettrait d'apprécier d'avantage le film. Et finalement, c'est votre visage que j'ai trouvé hypnotisant et captivant. » Je n'avais qu'une envie, c'était l'embrasser, là, tout de suite, sur cet arrêt-minute, au vu des passants, de tout Broadway. Son petit rire discret mais jovial me fit sourire d'autant plus, c'était assez étrange d'ailleurs. C'était comme si, en plus de l'attraction charnelle, je commençais à avoir de l'affection pour elle... A cette pensée, mon visage se raidit, sans plus aucune émotion : juste le souvenir de Gabrielle, allongée, dans son cercueil.

Cette vision de dissipa rapidement devant la main que me tendait cette femme. Je la saisis avec d'autant plus de délicatesse qu'auparavant, me courba légèrement pour lui baiser la main. « Barbara... Un prénom à la hauteur de votre beauté... » Je me redressa, et rit, le regard fuyant vers les alentours et les lumières de Broadway. « Vous êtes perspicace ; je suis né à Paris, et j'y ai vécu jusqu'à mes 16 ans. En suite, je suis arrivé ici avec ma mère. » Mon sourire se faisait tendre, et en même temps fier, car oui, je l'étais. Mes origines ont toujours été une richesse, et je ne peux me résoudre à oublier la France. J'y retourne le plus souvent possible, mais cela devient difficile. De toutes manières, j'ai de moins en moins de temps. Et si je me réveille demain matin avec cette jolie Barbara, je n'en aurais plus du tout... Malgré tout j'écris toujours à mes sœurs, et à ma mère restée à Los Angeles. Elle m'envoie souvent des cartes postales ventant les miracles et les strass d'Hollywood. Elle me fera toujours rire...

Soudain, je sentis sa main glisser de la mienne, et partir. Quelques secondes tournèrent à ma montre, tandis que le contact de sa peau me manquait. Son franc-parlé me faisait rire. Mais ce fut une bonne occasion de reprendre contact avec elle. Je l'invita alors à la ramener chez elle, prétextant allègrement que les rues n'étaient pas sûres la nuit. Je la laissa m'annoncer la direction, et main dans la main, nous partîmes tous les deux vers son logement.

La nuit se faisait fraîche, malgré le mois d'août. Ceci étant, il commençait à plier bagage pour laisser place au mois de septembre. Je me collais alors un peu plus à elle, sans pour autant empiéter sur sa trajectoire, ou paraître lourd et insistant. « Et que faites-vous de vos journées, mademoiselle Barbara ? » Cette expression me rappelai aisément la façon qu'avaient les journalistes pour parler de Coco Chanel, la nouvelle styliste française en vogue. “Mademoiselle Coco”, disaient-ils. Je trouvais cela très poétique et élégant, c'est pour quoi je réutilisais cela avec mes conquêtes. Coco Chanel... Certain auraient put voir en elle une rivale, même si je la considérais d'avantage comme la relève de Poiret. Poiret, qui avait tourné au ridicule sa petite affaire, à côté de Chanel. Je rêvais d'ailleurs de la rencontrer, d'ailleurs. Mais ce soir, j'étais bien trop occupé à respirer le parfum de Barbara que mademoiselle Coco s’évapora bien vite dans mon esprit. « J'y pense, je pourrais vous apprendre quelques mots de français... »
Voir le profil de l'utilisateur http://allthatjazz.forumactif.org/t605-miss-goldella-not-miserable
Invité
Invité
MessageSujet: Re: (BARBARA & LUCAS) Une rencontre obscure    Lun 2 Sep - 11:35

Le prénommé Lucas n'arrêtait pas de me complimenter ce qui devait, à chaque fois, colorer un peu plus mes joues. J'essayais de ne rien laisser paraître et je m'intéressais aussi à lui en lui posant des questions. Ainsi, j'appris qu'en effet, il était né à Paris. Il ne me laissa pas lui répondre et m'invitait déjà à me raccompagner à pieds chez moi. À pieds, c'était un peu long, mais je ne m'en plaignis pas, c'était une bonne nouvelle pour moi qui souhaitais le connaître un peu mieux.

- Paris doit être une ville magnifique. Je voudrais bien m'y rendre un jour. Mon père connaît Monsieur Guerlain, j'ai l'honneur de porter son futur parfum qui ne sera commercialisé que l'an prochain. Je suis tellement admirative des créateurs français, oh et le maquillage aussi...[/i] Je ris doucement, avant de me reprendre. [b]Je suis désolée. Je m'emballe vite quand on évoque la capitale par excellence de la mode... du rêve... D'ailleurs, qu'est-ce qui a pu bien vous faire quitter la France? Vous êtes tombé sur la tête!

Je ris encore avant de me mordre la lèvre. Je devais me calmer, la situation devenait urgente, je n'arrivais plus à m'arrêter de parler. C'était évident, j'étais nerveuse. D'ailleurs, sa main dans la mienne me rendait inconfortable. Peut-être que nous semblions être un couple en se promenant de cette façon dans la rue. Je n'étais pas prête pour que l'on me prenne pour une femme engagée. La presse continuait à m'épier parfois depuis la mort de leur star du baseball Edward. Je n'avais pas envie de faire la une d'un tabloïd sans intérêt qui vendait la vie - les rumeurs surtout - des gens. Je lâchais ainsi lentement, sans brutalité sa main, et je joignis mes deux mains devant moi en marchant tranquillement. Et puis mes élèves étaient nombreux, surtout que Broadway n'était pas loin de l'Upper East, là où je vivais mais aussi où se trouvait Hunter College. Je pensais d'ailleurs à mon travail lorsque Lucas me demanda: « Et que faites-vous de vos journées, mademoiselle Barbara ? » Je tournai la tête vers lui et lui souris en disant:

- Je suis professeur de Littérature à Hunter College depuis deux ans, depuis que j'ai fini mes études dans ce même établissement... Et je passe mon temps libre à ma passion. Je crée des poupées en tissu et chiffon, et des jouets en bois pour Lucky Toys, le magasin de jouets, vous le connaissez? C'est mon frère qui tient la boutique parce que moi, je suis plus souvent au lycée...

Je lui souris encore avant de me rendre compte que j'avais certainement trop parlé encore. Je lui indiquais le chemin à suivre d'un signe du doigt lorsqu'il fallut tourner à droite. Dans la conversation, Lucas me proposa de m'apprendre des mots de français.

- Oh, j'adorerais cela. Je penserai à vous grâce à cela si un jour je me rends dans la ville lumière...

Je m'étais arrêtée au détour d'une rue. Mon immeuble n'était plus qu'à deux pâtés de maison, et je n'avais pas envie de m'y rendre si vite. Pourtant, j'avais déjà fait ce chemin à pieds, et il m'avait paru long... Je m'adossais au mur et lui fis face. Je n'avais plus ressenti cela depuis une éternité. Je croyais au coup de foudre, à l'amour passionné. Le prince charmant existait, et je l'attendais. Aucune parole ne franchit la barrière de mes lèvres mais mon regard et mon sourire trahissaient le fait que je n'aurais plus jamais besoin de penser à Paris pour me rappeler son visage, sa voix, la chaleur de sa peau qui m'attirait dangereusement.

avatar
MY PAD, MY BODY, MY FAMILY, MY GIRLS.
Pseudo + Prénom : Solar
Missives : 247 Points : 57
Avatar : Clémence Poésy Crédit : avatar → Shiya, gif → tumblr
Âge : 27 yo
Statut : Célibataire
Occupation : Acheter une oeuvre pour un riche client, en faire une copie parfaite à l'aide de quelques pinceaux, et être payée pour une contrefaçon. Officiellement on appelle ça une acheteuse d'art, mais concrètement, on dit faussaire.
Gramophone : Bright Lights - 30'' to Mars
MessageSujet: Re: (BARBARA & LUCAS) Une rencontre obscure    Lun 2 Sep - 14:14

Je réfléchis aussi vite que possible, puisque je ne pouvais pas lui dire que c'était pour débuter une nouvelle vie. Je devais trouver quelque chose de plus rêveur, de plus inspirant. Lui faire croire que j'étais torturé, ça marchait souvent. « Mmh... Ma mère et moi somme venus rejoindre mon père, ici, à New York, car il était mourant. Aujourd'hui, je n'ai plus que son souvenir... » Je baissai la tête, paraissant attristé. Si elle savait ce à quoi je pensais, elle serait sans doute partie en courant... Je l'imaginais dans mes bras, nue, sous les draps humides. Peut-être était-ce une pensée prémonitoire ? Il y avait bien intérêt, du moins.

Elle retira bien vite sa main de la mienne, sans que je sache pourquoi. Etait-elle moite ? Pas du tout, sans aucun doute. Peut-être était-elle gênée... Alors, je fourra mes deux mains dans mes poches. Je regardais au loin, dans cette rue paisible, en pleine nuit. De temps en temps, c'est-à-dire toutes les secondes, je l'admirais ; sa bouche, ses yeux, ses cheveux, sa silhouette, son corps. Je n'avais qu'une envie, la plaquer contre la façade d'un immeuble et l'embrasser. Mais je fus bien obligé de mettre un frein à mes idées lorsqu'elle continua de parler.

« Je dois dire que je ne suis pas un fervent lecteur, ni un grand joueur... Mais lorsque vous en parlez, ces activités paraissent passionnantes et vitales. Cela fait plaisir de voir une femme aussi comblée. Personnellement, je passe mes journées à dessiner des robes : je suis créateur. Vous connaissez Coco Chanel ? » Je meublais tant que je pouvais la conversation, de quoi arriver à son appartement et lui sauter dessus sans aucune retenue. Elle allait forcément tomber dans mes bras, après tout ce numéro...

Je suivais ses indications et marchais toujours à ses côtés. Je profitai de voir une poubelle qui avait sûrement chuté à cause du vent pour passer ma main sur ses hanches, et la ramener vers moi, pour ne pas qu'elle chute à son tour. Elle l'avait vu, c'était évident, mais j'étais convaincu qu'au fond, elle était plutôt comblée de mon initiative. Je restais collé à elle, et d'ailleurs, aux yeux d'un passant, nous aurions facilement put passer pour un couple très amoureux.

Un peu plus loin, elle se libéra de mon emprise et s'adossa à un mur. Je restais en plein milieu du trottoir mais me rapprochai rapidement vers elle, tout doucement, un sourire charmeur aux lèvres. « Vous devez forcément connaître le “Je t'aime”... » Cette expression faisait fondre toutes les filles, même lorsque je ne l'a prononçais pas moi-même ! Je n'avais jamais compris sa portée ni même son sens réel, ce que je savais cependant c'était qu'elle servait de touche finale ; après ça, aucune fille ne pouvait me résister. « J'imagine qu'il sonnerait magnifiquement bien dans votre bouche... » Plus grand qu'elle, j'étais à deux doigts de réunir nos lèvres, mais lui laissai cet honneur. J'avais mes deux mains posées sur ses hanches féminines, et mes yeux plongés dans la couleur enivrante des siens.
Voir le profil de l'utilisateur http://allthatjazz.forumactif.org/t605-miss-goldella-not-miserable
Invité
Invité
MessageSujet: Re: (BARBARA & LUCAS) Une rencontre obscure    Lun 2 Sep - 17:54

Je lui posais des questions, et sans m'en rendre compte, je le gênais peut-être. « Mmh... Ma mère et moi somme venus rejoindre mon père, ici, à New York, car il était mourant. Aujourd'hui, je n'ai plus que son souvenir... » Je fronçais les sourcils et ne répondis pas, trouvant d'abord triste qu'il n'ait plus son père. Puis, je me demandais ce que son père pouvait bien faire à New-York si sa famille était à Paris, et il semblait y avoir toujours vécu. Je ne réfléchis pas plus puisqu'il me demandais ce que je faisais dans la vie. Toujours passionnée par mon métier et mes créations, je lui avais répondu gaiement, complètement emballée par mon discours. « Je dois dire que je ne suis pas un fervent lecteur, ni un grand joueur... Mais lorsque vous en parlez, ces activités paraissent passionnantes et vitales. Cela fait plaisir de voir une femme aussi comblée. Personnellement, je passe mes journées à dessiner des robes : je suis créateur. Vous connaissez Coco Chanel ? »

J'ouvris de grands yeux en tournant la tête vers lui, en m'arrêtant même de marcher. Aussitôt, et on ne peut plus naturellement, mon excitation et ma spontanéité prirent le dessus:

- Créateuuur? Mais c'est fabuleux, ça! Vous ne connaissez pas Mademoiselle Coco en personne tout de même? Je lis beaucoup de revues sur la mode, vous savez... Puis, une pointe de rire dans la voix j'ajoutais: À propos, que vous soyez un joueur ou non, les jouets que je crée... sont pour les enfants... je pense que vous avez passé l'âge...

Je ris à nouveau, me moquant gentiment de lui et ce fut à ce moment que je m'arrêtais de marcher et m'adossais à un mur. Lucas me faisait rire, je n'avais, à cet instant, envie d'aller nulle part sans lui. Comme nous apprenions des choses l'un sur l'autre, je voulais en savoir plus sur ses origines françaises. Apprendre à parler français était quelque chose qui me tentait depuis longtemps, et je n'avais jamais eu l'occasion de commencer. Lucas se fit apparemment une joie de se proposer comme un soit disant professeur mais je n'étais pas folle, je devinais aisément son petit jeu de séduction. Et comme une petite débutante, je me laissais avoir, sans la moindre envie d'y résister. « Vous devez forcément connaître le “Je t'aime”... » Mon cœur sauta dans ma poitrine et me sentis complètement idiote. Bien sûr, ces paroles ne m'étaient pas adressées, elle ne l'étaient pour personne d'ailleurs. Je fis alors oui de la tête, et il ajouta: « J'imagine qu'il sonnerait magnifiquement bien dans votre bouche... » Il s'était rapproché de moi et je ne bougeais pas. Je pouvais presque sentir son souffle contre mes lèvres. Ce fut sans doute ce signal qui me fit reprendre la marche vers chez moi, alors que je répondais:

- Les français sont souvent caricaturés avec une rose entre les dents, le costume impeccable. Les romantiques se trouvent là bas il parait. C'est sûr, en venant à New-York, vous n'avez pas perdu le caractère parisien.

Je ris un peu plus, parce que mon ton avait été taquin. Je le regardais du coin de l’œil, avant de tendre le doigt vers mon immeuble.

- Nous y sommes... Vous... Vous voulez m'accompagner jusqu'au pallier? Vous connaîtrez mon adresse, si l'envie vous prend de passer... oh pour m'apprendre le français... ou si vous avez décidé de découvrir la littérature anglaise et américaine...

Je ne voulais pas qu'il s'imagine autre chose bien sûr. Et je ne voulais pas paraître être une fille facile, comme certaines de ces filles mal vues en société, parce qu'elles ont couché avec bien d'autres d'hommes avant que l'un d'eux ne l'ait épousée. J'étais issue de la bourgeoisie et bien que je voulais me détacher de l'image inculquée par mon père, je gardais certains principes de l'éducation. Je jetais un regard discret à mon montre en remontant la dernière rue, parce que mon cœur de maman pensait à son petit ange, et j'espérais qu'elle dormait bien dans la maison de son tonton. Je devais paraître distraite, parce que Lucas passa son bras autour de ma hanche pour m'éviter une chute. Je lui souris et le remerciai d'un signe de tête et je ne me reculai pas. Je restais contre lui alors que nous arrivions devant la grande porte de l'immeuble.
avatar
MY PAD, MY BODY, MY FAMILY, MY GIRLS.
Pseudo + Prénom : Solar
Missives : 247 Points : 57
Avatar : Clémence Poésy Crédit : avatar → Shiya, gif → tumblr
Âge : 27 yo
Statut : Célibataire
Occupation : Acheter une oeuvre pour un riche client, en faire une copie parfaite à l'aide de quelques pinceaux, et être payée pour une contrefaçon. Officiellement on appelle ça une acheteuse d'art, mais concrètement, on dit faussaire.
Gramophone : Bright Lights - 30'' to Mars
MessageSujet: Re: (BARBARA & LUCAS) Une rencontre obscure    Lun 2 Sep - 19:57

Je la vis froncer les sourcils, et bien que sûr de moi, je fus troublé par cette mimique. J'avais peut-être surjouer ? Elle ne me croyait sûrement plus... Malgré tout, j'étais motivé et décidé à l'avoir dans mon lit. Je continuais donc à lui sourire gaiement, sans aucune timidité, de façon à ce qu'elle voit à quel point j'étais déterminé.

« Et oui, je le pense aussi et je suis bien chanceux d'en vivre. Bien sûr, j'ai eu la chance de la rencontrer. C'est devenue une bonne amie que je vois à chacun de mes rares voyages en France. » Pures foutaises, puisque je n'ai jamais vu la grande Coco Chanel. C'était un rêve, un des plus grands d'ailleurs, mais je n'étais connu que de l'autre côté de l'océan, et seulement à New York. « C'est une femme extraordinaire, du moins lorsqu'on la sort de sa carapace. C'est vrai ? Heureux de voir que vous pourrez me communiquer les dernières modes vues dans Vogue !  Je serais fier de dessiner une robe qui vous serait dédiée, bien que même des aillons vous sublimeraient...» A sa remarque suivante, je ne pus m'empêcher de rire joyeusement, et honnêtement. « Malgré tout, vous seriez étonnée de voir à quel point je peux être farceur et espiègle. Peut-être que vous en aurez l'occasion un jour, qui sait ? » C'était bien vrai, j'étais un véritable gamin lorsque j'en avais l'occasion. Je faisais des grimaces à tout bout de champs, et adorais taquiner les autres. D'ailleurs, j'avais bien envie de titiller Barbara, la chatouiller, comme un vrai petit garçon...

J'avais donc raison, le coup du « Je t'aime » marchait toujours aussi bien. Elle paraissait comme happée par mes paroles françaises, enchantée je dirais. J'étais à deux doigts de finalement l'embrasser, avec une délicatesse certaine, quand elle se retira habilement de mon étreinte, pour continuer sa marche vers son appartement. Je tapais ma main contre le mur, comme pour signifier une déception, néanmoins je n'étais pas prêt de me laisser abattre. J'aimais l'entendre rire comme elle le faisait, et je la trouvais d'autant plus charmante, non pas physiquement, mais aussi mentalement. « Je vous confirme que nous aimons faire la cour à une terrasse de café, béret sur la tête et rose à la main, prête à se nicher des les cheveux de notre partenaire. » Je prenais la suite comme un compliment : « C'est toujours agréable de s'entendre dire qu'on est agréable avec les demoiselles. » Je courrai doucement vers elle pour rattraper mon retard, quand elle m'indiqua son lieu de vie du bout d'un ongle parfaitement limé. « Je serais ravi de vous accompagner jusqu'à votre porte. » Ceci dit, je montai derrière elle les escaliers qui nous menèrent tous les deux à son appartement. Sur le palier, je m'approcha d'elle aussi près qu'elle aurait pu entendre mon cœur battre la chamade. Nous étions à quelques centimètres de nous séparer, je ne pouvais pas la laisser partir comme ça, je m'étais donné un objectif qu'il me fallait tenir. « Et si l'envie me prend de venir vous voir pour vous, seulement vous, et non une quelconque langue ? » Mes mains se posèrent une nouvelle fois sur sa hanche, qui remontèrent rapidement vers ses joues rouges. « Si j'avais su que j'allais faire votre connaissance ce soir, je me serais préparé plus tôt à faire cela... » Et délicatement, je déposai un baiser tendre sur ses délicieuses lèvres. Ensuite, je prenais le sens inverse de celui que je venais de parcourir, m'éloignant lentement dans le couloir avec une seule envie : qu'elle me dise de revenir.
Voir le profil de l'utilisateur http://allthatjazz.forumactif.org/t605-miss-goldella-not-miserable
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: (BARBARA & LUCAS) Une rencontre obscure    

 

(BARBARA & LUCAS) Une rencontre obscure

Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
All That Jazz :: 
FUN ISN'T IT
 :: archives :: topics :: abandoned
-