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 kostas → you'd better run for the hills before they burn

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AND ALL THAT JAZZ
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MessageSujet: kostas → you'd better run for the hills before they burn    Lun 1 Sep - 21:38

kostas theodorakis
and you look like you've been for breakfast to the heartbreak hotel.

NOM : Kostas Theodorakis, un nom qui fleure bon la Grèce pour les initiés, et l'immigré basané venu prospérer aux frais du contribuable pour ceux qui le sont moins..
DATE DE LIEU DE NAISSANCE : Kostas est né le 29 juin 1896, dans la petite ville de Bursa, sur un territoire turc qui fut attribué aux Grecs après la première Guerre mondiale.
ÂGE : Vingt-huit ans.
EMPLOI OU OCCUPATIONS : Employé précaire d'une usine Ford le jour, pensionnaire d'un bordel la nuit, il cherche à amasser suffisamment d'argent pour pouvoir graisser la patte d'un flic bien placé , et joue parfois les interprètes dans l'espoir de gagner la confiance de quelqu'un qui connaîtra quelqu'un qui pourra l'aider.
SITUATION FAMILIALE : Petit dernier d'une famille de cinq enfants, Kostas a inhumé sa mère à même le bateau qui les conduisait aux Etats-Unis, et a foulé le sol américain en compagnie de ses deux  frères aînés – lesquels ont depuis investi dans un bar clandestin avec leurs cousins déjà sur place. Ses soeurs, elles, ont péri lors de l'attaque de Bursa par l'armée turque.
SITUATION AMOUREUSE : Marié, veuf, il n'en à pas l'ombre d'une idée. Il est sans nouvelles de sa femme depuis que des officiers l'ont orienté vers le secteur 'quarantaine' du mouroir d'Ellis Island, deux ans auparavant.  
SIGNES PARTICULIERS : ici.
GROUPE : Blues.
I. introduction


Plongé dans le noir complet, il a chaud, très chaud – l'odeur moite de sa peau en est presque insupportable. Où se trouve-t-il ? A l'usine, dans la torpeur de cet enfer mécanique ? Ou bien de retour à Smyrne, encerclé par les flammes ? Et ce vacarme assourdissant, qui monte en puissance à chaque seconde, ces voix perçantes et saccadées, lui vrillent les oreilles, jusqu'à ce qu'il ouvre finalement les yeux dans un sursaut. Il est sur son lit, dans la piaule minuscule qu'il occupe dans ce bordel. Un médecin se penche sur lui, et le brouhaha se précise – ses frères, s'excitant en grec, et les prostituées en panique se ruent à son chevet, ou du moins essaient : le médecin met rapidement tout le monde à la porte. Kostas tente de se redresser sur un coude, sans succès. Le médecin, d'un ton apaisant, lui explique qu'il a fait un malaise, une chute de tension probablement due au surmenage. Et à l'opium qu'il a fumé en sortant de l'usine, cédant à une faiblesse impulsive. Kostas ne peut s'empêcher de se marrer, parce que lui aussi il était médecin, avant. Mais il n'a rien pu emporter – ni sa licence, ni son matériel, ni quoi que ce soit. Aux Etats-Unis, jurer de sa bonne foi ne permettait pas d'ouvrir un cabinet. L'homme fronce les sourcils et lui conseille de ralentir la cadence. Là encore, Kostas rit, d'un rire franc, défait, pitoyable. Il pense à sa femme, à cette raclure de flic qui a encaissé son argent sans remplir sa part du contrat, à l'espoir de la revoir un jour qui diminue au fur et à mesure que le temps passe. Il écoute à peine le médecin lui prescrire deux jours de repos, et des médicaments qu'il ne prendra pas. Bientôt il se retrouve seul. Il ferme les yeux, et se laisse bercer par les rumeurs du bordel, le jazz qui s'échappe du Victrola, les rires gras des clients, les pépiements des filles. Dans un demi-sommeil, il s'efforce de retourner à Bursa, à des temps plus simples, plus heureux.

II. kostas

Il a appris l'anglais à l'université, et le parle bien quoiqu'il ne parvienne pas à se défaire d'un fort accent grec + Enfant chéri de ses parents, il est le seul de la famille à avoir quitté Bursa pour étudier, la médecine en l’occurrence, à Istanbul. + Un amour fusionnel le lie à ses frères aînés, et les uns comme les autres seraient prêt à tout pour leur fratrie : ils s'entraident, se remontent le moral, et se suffisent à eux-mêmes + Il fume, en abondance, de long cigarillos à l'odeur entêtante qui semble avoir imprégné jusqu'à sa peau. + Très cultivé et fort de son bagage intellectuel, il vit mal sa nouvelle condition d'ouvrier, et le travail à la chaîne, non content de l'épuiser, ferait presque naître en lui des pulsions anarchistes + Le souvenir du port de Smyrne dévoré par les flammes, et des atrocités commises dans les deux camps, ont imprimé en lui une marque indélébile : il a désormais une peur panique du feu, si bien que le simple fait d'enclencher son briquet lui flanque des sueurs froides + D'un naturel calme et réfléchi, il ne se livre qu'à de très rares transports, dans la joie comme dans la colère + Il passe le peu de temps libre qu'on lui occtroie à écumer les clubs de jazz au cœur d'Harlem, où les plaintes de saxophones font écho aux vibrations du bouzouki dont il pincait les cordes, au pays. + Socialement, il alterne entre «Marrant, ce mec. Pas très bavard mais marrant.» et «Autant causer à un mur.» + Il se fend quelque fois d'une remarque pince sans rire, mais depuis son arrivée à New York, il reste la plupart du temps en retrait en présence d'inconnus + Dans les cafés turcs de Smyrne, il a pris goût aux vapeurs d'opium, mais il tente aujourd'hui de se sevrer, n'ayant plus le luxe de gaspiller son argent en plaisirs futiles + Ses études de médecine l'ont pourvu d'un esprit rationnel, et son amour des livres d'un tempérament vibrant, bien que trop souvent muselé, qui font rarement bon ménage. On en a interné dans l'aile des schizophrènes pour moins que ça + Il est arrivé aux Etats-Unis non pas poussé par la soif d'une vie meilleure, comme ses frères et leurs cousins avant eux, mais parce que Smyrne n'était plus que cendres et corps déchirés par les baïonnettes des pillards. Le rêve Américain, il attend encore d'en voir la couleur. + Il méprise les armes, mais n'hésitera pas un instant à en utiliser une si le contexte l'exige.
Ladies ans gentlemen, nous avons aujourd'hui le plaisir d'accueillir Kostas Theodorakis ! Bonjour et bienvenue sur la radio AT&T's. Nous avons préparé quelques questions pour vous. Premièrement, tout le monde aimerait savoir ce que vous pensez des bars clandestins et du jazz, ne vous inquiétez pas, ça ne sortira pas d'ici !
« Je suis mal placé pour me livrer à une charge virulente contre les speakeasies, mes frères et mes cousins en gèrent un. Ils étaient voués à apparaître, avec la prohibition, de toute manière. Et pour le jazz... j'aime ce qu'il véhicule, dans la joie comme dans le spleen. On mène une vie de chien, ici, et la musique permet de se changer les idées le temps d'un morceau, ils ne vont quand même pas nous ôter le droit de sourire.»
Oh, je vois... Ainsi, votre avis concernant la Prohibition...
« Ah, exactement le genre de bonne idée qui finit en fiasco total. Je comprends ce combat qu'ont mené les femmes de la Ligue de... Tempérance, c'est ça? Le problème, c'est que leurs maris rentrent toujours ivres, et que maintenant, en plus d'être ronds comme des queues de pelles, ils sont hors-la-loi. Pas sûr qu'elles aient gagné au change. Et puis évidemment, je vous passe les joyeusetés de la criminalité qui s'est organisée autour du trafic de pisse d'âne qu'on appelle désormais whisky.» 
Oh ! Dans ce cas, buvez-vous de l'alcool ?
« Je bois, oui, et je bois trop. L'alcool, même frelaté, même ignoble, me maintient en vie - parce que les belles idées et l'espoir ont arrêté de fonctionner quand j'ai posé le pied dans cette ville.» 
Personne ne vous juge, ne vous inquiétez pas. Et, dites-nous, New York, en un mot, c'est quoi pour vous ? 
« Une issue de secours qui s'est foutue de ma gueule et m'a jeté au fin fond d'un puits surpeuplé, étouffant et insalubre.» 
Comme je vous comprends ! Pourriez-vous donc nous donner votre point de vue sur l'époque que nous vivons ?
« A Bursa, je croyais encore que mes frères et moi étions une génération bénie, ceux à qui l'avenir appartient, les heureux privilégiés qui n'auraient qu'à saisir l'opportunité pour se bâtir une vie. Maintenant, je ne crois plus en grand chose - mis à part que cette époque sourit à certains, et crache sur l'immense majorité des autres. » 
Et bien, je vous remercie pour cette interview plus que constructive, et vous souhaite un excellent moment à New York !
derrière l'écran
 
PSEUDO ET/OU PRÉNOM : alice.
ÂGE : 23;
DÉCOUVERTE DU FORUM ET AVIS SUR CELUI-CI : oh ce forum et moi, c'est la chanson populaire. et vu qu'il rouvre, j'me dis "balek", qui ne tente rien... ne tente rien (et sinon il envoie du pâté de sanglier à la chataîgne)
PRÉSENCE : hmm et bien tout dépend du résultat de la rentrée arrow on va dire 5/7.
CONNAISSANCE ET AVIS SUR LES 1920's : La lecture de la Lost Generation, Boardwalk Empire, mes cours de civilisation, et tout l'bazar.
TA CHANSON FAVORITE : elle n'existe pas, parce qu'elle impliquerait un featuring irréalisable: Kanye West ft. Kid Cudi ft. Charles Aznavour ft. Serge Gainsbourg ft. Arctic Monkeys  hm
AVATAR : oscar isaac
CODE DU RÈGLEMENT :  code validé par Bébert  heart (and mess around with ike)
UN DERNIER MOT : j'aime beaucoup steve buscemi.



_________________


ami, qu'on crève d'une absence ou qu'on crève un abcès, c'est le poison qui coule. aux sombres héros de l'amer qui ont su traverser les océans du vide, à la memoire de nos frères dont les sanglots si longs faisaient couler l'acide.

(c) about today.


Dernière édition par Kostas Theodorakis le Dim 14 Sep - 2:07, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: kostas → you'd better run for the hills before they burn    Lun 1 Sep - 21:39

histoire
grands combats de chair, collines enflammées, dans l'ombre ou la lumière, pôle halluciné.


histoire


BURSA, MARS 1922.

Chargé de deux valises, l'une contenant ses maigres possessions, et l'autre son nécessaire de médecin, un jeune homme remontait les rues escarpées de la petite ville de Bursa, redécouvrant d'un œil nouveau ses maisons rudimentaires peintes à la chaux, et ses pavés inégaux qui lui avait causé plus d'une entorse lorsqu'il dévalait la colline à toutes jambes pour suivre l'âne de son père, parti vendre le fruit du labeur de sa femme au port de Smyrne. Tisserand de son métier et marchand dans l'âme, le vieil homme avait eu le goût douteux de succomber à une fièvre foudroyante deux jours seulement après l'avoir expédié à Istanbul. Ne t'inquiète de rien, lui avait-il répété d'une voix ferme. On économise depuis ta naissance pour que tu puisses étudier, alors tu vas me faire le plaisir de devenir un meilleur médecin que le vieux Manoukian qui voulait me couper la jambe. Ta mère ne craint rien – si jamais il m'arrivait quelque chose, tes frères et les voisins veilleront sur elle. Allez, ouste. Kostas déposa son barda au seuil de la bicoque qui surplombait toutes les autres, du haut de son promontoire caillouteux. «Maman !» appela-t-il, plaçant ses mains en porte voix autour de sa bouche, aveuglé par le soleil implacabale de midi tandis qu'il levait les yeux vers la fenêtre depuis laquelle sa mère le guettait vraisemblablement depuis deux semaines. A l'étage, un cri perçant, suivi d'un fracas de vaisselle ne tarda pas à lui répondre. Une cavalcade dans l'escalier grinçant, et précédée du bruissement de ses multiples jupes et du bruit feutrés de ses pieds de souris sur la terre battue, Sourmelina Theodorakis apparut à bout de souffle dans le cadre de la porte. Les lèvres de la vieille femme articulèrent son prénom sans qu'un son ne s'en échappe, tandis qu'elle tendait une main tendre et craintive vers le visage tant aimé de son petit dernier, dont elle dessina les contours avec émotion, pour la première fois depuis son départ, cinq ans plus tôt. Kostas attira vers lui le visage fripé et bruni par le soleil pour l'embrasser, et se retrouva alors englouti sous un véritable raz-de-marée verbal, une déferlante de phrases empressées et incohérentes, tandis que sa mère le poussait à l'intérieur de la maison. «Mon fils, mon fils, que tu es beau ! Tu as une mâchoire d'homme maintenant – tu dois avoir faim, entre, assieds toi – pourquoi tu ne viens qu'aujourd'hui, je t'attendais bien avant, comme une âme en peine, tu m'avais dit au début du mois dans ta lettre – mange, allons, tu es maigre à faire peur.» Toute à sa joie de le revoir, sa mère l'avait empoigné d'une main de fer, trainé jusqu'à la cuisine et assis devant un étalage d'assez de feuilles de vigne farcies pour nourrir toute l'agglomération d'Athènes. Kostas jeta à sa mère un regard faussement effaré. «Tu veux me punir pour quelque chose, ou...» Sourmelina répliqua d'une tape derrière la tête, et poussa les feuilles de vigne directement entre les mains du jeune homme. En s'efforçant d'en engloutir au moins un dixième, Kostas lui raconta ce qu'il n'avait pas trouvé le temps de lui écrire. Il aurait pu ouvrir un cabinet à Istanbul, mais la cacophonie familiale lui manquait, et il avait songé que Bursa ne pourrait que tirer profit de l'arrivée d'un nouveau médecin, jeune et capable. Le vieil arménien qui officiait jusqu'alors était certes l'âme de la ville, mais était désormais trop sénile pour distinguer un pénis d'un avant-bras. Sourmelina porta la main à son cœur, comme s'il venait de lui exposer son projet de décapiter le Dr Manoukian sur la place du marché. «Kostas ! Le respect ! C'est lui qui t'as mis au monde – toi et tous tes frères et soeurs.» Kostas haussa les sourcils – il échouait à trouver le rapport – et enchaîna, s'éloignant subrepticement des feuilles de vigne pour récupérer son paquet de cigarillos : «En revenant d'Istanbul, j'ai voulu descendre jusqu'à Smyrne, voir comment s'en sortaient Demo et Silas avec leur restaurant. Ils m'ont baladé à travers la ville, et j'ai dû me battre avec Demo pour qu'ils me laissent repartir.» Sa mère se signa rapidement, et leva les mains vers le ciel, un geste d'impuissance résignée. «Mana !» s'exclama-t-elle. «Ne me dis pas que toi aussi, tu couches avec ces horribles femmes turques.» Kostas réprima un sourire, et le souvenir de cette fille aux reins sertis de tissus brillants, et de son étourdissante danse du ventre, dans les vapeurs opiacées du café ottoman où ses frères l'avaient conduit dès son arrivée à Smyrne. Demos et Silas, ses frères, les renégats de la famille, donnaient des palpitations journalières à leur génitrice. Alors que leurs sœurs s'étaient sagement mariées avec des garçons de Bursa, les deux jeunes hommes avaient préféré rester libres, et s'installer dans la ville portuaire de Smyrne afin d'y monter leur propre affaire. Contrairement à leur cadet, ils n'avaient pas fait d'études, mais ils avaient pour eux l'intelligence pratique de ceux qui se débrouillent avec un rien, et en veulent toujours plus. Le restaurant marchait bien, et ils rentraient suffisamment dans leurs frais pour se gorger d'alcool, d'opium, et, comme leur mère le supposait très justement, de prostituées turques. Kostas alluma son cigarillo, débarassant la table, et Sourmelina, qui ne perdait pas le nord, aborda le sujet qui fâche. «Mon fils, je suis très fière de toi – tu es celui de mes enfants à qui Dieu sourit le plus. Tu vas te faire une bonne situation, et tu vas pouvoir te trouver une gentille femme au village, toi, pas comme les autres. Victoria a tellement embelli – tu te souviens de Victoria, la fille des Papadopoulos ? Je vais l'inviter à dîner demain.» Kostas poussa un long soupir et s'adossa au mur, le cigare coincé entre les lèvres. «Maman, Victoria Papadopoulos avait déjà une moustache quand je suis parti. Aujourd'hui, j'imagine qu'elle arbore une barbe plus longue que la mienne.» «Ne raconte pas de bêtises, c'est une gentille fille, bien comme il faut.» Kostas rétorqua que gentille ou non, il n'avait pas la moindre intention de se marier, et encore moins avec cet ersatz de femme aussi velue qu'un ours, et changea de sujet. «Demo et Silas m'ont dit qu'ils projetaient de tenter leur chance en Amérique. Ils partent cet été, le temps de tout mettre en place.» Sourmelina secoua la tête, consternée, en enveloppant les feuilles de vignes restantes. «L'Amérique, l'Amérique. Qu'est ce qu'ils vont bien trouver en Amérique, je te le demande. Ils sont très bien ici. Nous sommes très bien ici, et – » «Ici, c'est la guerre» l'interrompit Kostas d'un ton plus cassant qu'il ne l'aurait souhaité. A Smyrne comme à Istanbul, il l'avait ressenti – le conflit entre Grecs et Turcs pour les terres de la région avait depuis plusieurs mois sombré dans une violence sans pareille, et les civils payaient le prix exorbitant des massacres, des bombardements, et de tous les débordements qu'implique une guerre fratricide. Bursa et ses environs avait été épargnés jusqu'ici, mais alors que l'armée turque perçait les défenses grecques comme du beurre, il était évident que l'horreur se propagerait jusqu'à eux – incessamment sous peu. «Bêtises.» marmonna Sourmelina. «Tu devrais ranger tes affaires. Demain, tu iras saluer tes grandes soeurs et leurs maris. Et tu trouveras des fleurs à offrir à Victoria.» Et elle agita furieusement les pans de son châle, comme elle le faisait toujours quand elle voulait chasser une idée qui l'importunait.

BURSA, AVRIL 1922

Un soir qu'il rentrait de consultation – une vieille voisine à l'hernie discale en pleine débandade – Kostas trouva sa mère au seuil de chez eux, les lèvres pincées, et l'oeil noir des mauvais jours. «Zohra est venue te voir – je lui ai dit qu'il était tard, mais elle attend dans ta chambre.» Sourmelina avait chargé les deux syllabes du prénom de la jeune femme d'autant de dégoût que s'il s'était agi d'une fille de joie dévorée par la syphillis. Zohra, qui habitait en contrebas avec ses parents, était une amie de longue date, qui avait cessé d'entrer dans les bonnes grâces de la matriarche quand celle-ci avait réalisé qu'elle était bien la seule fille de Bursa que Kostas ne rechignerait pas à épouser. Elle ne l'avait pas listée comme bru potentielle – elle est trop jolie, les jolies filles, ça n'a rien dans la tête – et par conséquent, Sourmelina considérait que cette intriguante qui détournait son fils d'une femme convenable comme Victoria ne méritait plus sa bienveillance. Avec la résignation des grands martyrs de ce monde, elle s'écarta néanmoins pour céder le passage à Kostas, qui fonçait déjà en direction de sa chambre. Il trouva Zohra assise sur son lit, au mépris des convenances, occupée à feuilleter une gazette poussiéreuse, ses lourdes tresses noires jetées derrière son épaule.Ses yeux clairs s'emplirent d'une affection moqueuse lorsqu'ils remarquèrent finalement sa présence. Kostas laissa tomber sa mallette au sol et s'avanca de quelques pas – il la retrouvait encore plus belle qu'il ne l'avait quittée, et craignait de briser cette illusion en s'approchant trop. Il imaginait sa mère pester à voix basse dans sa propre chambre. Elle n'aimait pas Zohra parce qu'elle ne correspondait pas à son idée fixe de la jeune fille grecque. Zohra était impertinente, bruyante, insoumise – le désespoir de ses parents, qui ne s'imaginaient pas pouvoir l'imposer même au plus odieux des hommes. «Zo.» Elle interrompit sa lecture et ses lèvres charnues formèrent un sourire des plus charmants. «Kostas.» «Tu m'as manqué.» «Pas toi !» répliqua-t-elle d'une voix chantonnante, en fermant la revue qu'il identifia alors comme le recueil d'images érotiques que ses frères lui avaient refourgué à la barbe de leurs parents au soir de ses quinze ans. «J'ai bien cru que tu ne reviendrais jamais de chez les Sedaris. Ta pauvre mère a été forcée de me faire la conversation.» Son rire cristallin s'éleva jusqu'à la lampe à huile qui éclairait faiblement la pièce. «Elle t'en veut beaucoup – tu insultes les Papadopoulos en évitant leur fille, et elle te soupçonne d'être descendu à Smyrne pour te trouver une épouse turque.» Kostas rit à son tour, et dégainant son traditionnel cigarillo, vint la rejoindre sur le lit. «Tu pourrais faire semblant d'être contente de me retrouver. Je suis médecin maintenant, si je t'épouse, je pourrais faire de toi la femme la plus importante du village.» Il poussa un soupir en lorgnant du côté de la revue et de ses femmes corsetées, se rappelant avec amusement ses émois adolescents. «Mais puisque tu me rejettes... j'espère que tu voudras bien être le témoin de Victoria, au moins, en souvenir de notre longue amitié.» «Oh Seigneur, Kostas – tais toi De ses doigts fins, elle ôta le cigarillo d'entre ses lèvres et en tira une bouffée, l'air soudain grave, tandis que son autre main se posait sur son torse. «Espèce d'idiot. Pendant cinq ans, j'ai scruté la route tous les jours – sans faute. Je dépérissais sans toi, je devenais anxieuse, j'étouffais d'ennui. Les garçons de Bursa sont tous si... obtus, si communs. Je t'attendais, désespérément, bien que mes parents aient essayé de me convaincre que tu resterais à Istanbul, qu'on ne te reverrait plus...» Elle s'interrompit en plein vol, et l'accusa en riant faiblement de la contraindre à ce discours digne d'une héroine de roman d'amour courtois. Kostas sourit et recracha de lourdes volutes de fumée qui embaumèrent la pièce, avant d'écraser son cigare à moitié consumé. «Oh, je t'en prie, continue – j'ai toujours su que tu étais folle de moi. Je t'imaginais, postée au bord de ta falaise, les cheveux au vent, guettant la voile du navire qui me ramènerait dans ce trou à rat –» L'impétueuse Zohra lui coupa le sifflet d'un baiser passionné qui le ramena cinq ans en arrière, avant de le pousser en arrière sur le lit. «Tu te souviens de la veille de ton départ ? Quand j'ai escaladé ta fenêtre en pleine nuit ?» Ses mains remontant le long des cuisses dénudées de la jeune femme, Kostas fit mine de réfléchir et secoua la tête. «Non, pas vraiment.» Les lèvres de Zohra s'étirèrent en un sourire carnassier alors qu'elle entreprenait de déboutonner sa chemise. «Menteur.» Plus tard, alors qu'ils reprenaient leur souffle, entrelacés, en sueur, épuisés mais repus, il lui répéta qu'il l'aimait, de mille et une façons, et qu'il l'aimait depuis longtemps, qu'il l'épouserait, que sa mère et la fille à barbe des Papadopoulos n'avaient qu'à se marier entre elles si l'amour des autres les empêchaient de vivre. Le mariage eut lieu le premier dimanche de mai, et avec la bénédiction de Sourmelina qui, si elle n'approuvait pas le choix de son fils, n'aurait cependant rien fait qui puisse altérer son bonheur. Deux jours durant, Bursa ne fut que liesse insouciante, et résonna des rires, des danses et des chants traditionnels. On en oublia les baïonnettes  des Turcs, et le ramdam de leurs tambours de guerres, chaque jour plus proche, plus menaçant. La guerre n'était pas invitée au mariage – et Kostas, à la nuit tombée, s'enivrait de l'odeur de la peau moite de Zohra, qu'il appelait désormais sa femme avec une délectation jusqu'ici inconnue.

EXTRAITS DE JOURNAL

«En mer, le 17 Septembre 1922 –

Les premiers bombardements nous ont réveillés en pleine nuit, le tonnerre et la clameur des troupes turques qui attaquaient enfin Bursa – et après, les hurlements, les coups de feu, les cris de haine des uns et des autres. Notre maison était à l'écart, plus haut sur la colline que toutes les autres,  j'imagine que les soldats ne l'avaient même pas remarquée... Des heures, des heures à attendre, tétanisés, dans la cuisine, Zohra, ma mère et moi. On entendait la clameur du massacre en contrebas. A chaque seconde, on s'attendait à voir la porte défoncée, la maison envahie, et la mort frapper – et puis le calme est revenu, un calme abominable. […] On ne pouvait pas perdre de temps – on a embarqué quelques vêtements, l'argent, les papiers d'identités, et ma mère qui préférait qu'on la transperce plutôt que de quitter sa maison – dès le départ des soldats, on a filé sur Smyrne, à pied, comme des évadés d'asile, retrouver mes frères. Sur la route, on a dépassé la bicoque de ma sœur Douria. Réduite en cendres, à peu de choses près. Et là, juste dans l'embrasure de la porte, une main inerte, ensanglantée. Et à terre, jamais je ne pourrai chasser cette image de ma mémoire, ils avaient fracassé le crâne du bébé contre les marches. […] Et la ville, toute entière bientôt, en proie aux flammes ! La grande cité portuaire, anéantie en une nuit. Des jours entiers de marche, sans s'arrêter plus que nécessaire, pour arriver à Smyrne – on n'y a trouvé qu'un brasier. Deux heures. On y était depuis deux heures quand ils ont incendié les quartiers grecs et arméniens – les Grecs, les Turcs, qu'importe ? J'ai vu le ciel noir de fumée, les maisons qui s'écroulent, les cadavres entassés... Et ces pillards qui arrachaient les femmes aux bras de leurs maris, qui épinglaient les enfants, et pas que, à la pointe de leurs baïonettes. La panique... L'horreur... Les malheureux piétinés par la foule qui se pressait vers le port pour embarquer sur les bateaux grouillant de monde, et ceux qui se terraient sous les quais... J'essaie de tout coucher sur le papier, parce qu'il faudra toujours se rappeler de ce qui nous a poussés à traverser l'Atlantique. Demo portait ma mère sur son dos, et on courait sur le quai, jusqu'à ce rafiot qui appareillait pour l'Amérique. […] Notre mère est morte hier, paix à son âme. Nous avons assisté à son enterrement, tous les quatres, vidés, blasés.  Demo, qui est au fond un grand romantique, prétend qu'elle n'a pas supporté d'être arrachée à Bursa, à son pays. Je pense plutôt que les horreurs des jours passés l'ont bouleversée, et qu'elle a perdu la force de surmonter sa défaillance cardiaque. En fait d'enterrement, l'équipage a roulé les corps dans des couvertures, lesté les paquets et balancé le tout à la mer. Pour éviter les risques de contagion, tandis que les cabines surpeuplées du bateau se transforment peu à peu en bouillons de culture. Demo et Silas se portent bien, comme les rocs de testostérone qu'ils ont toujours été, mais Zohra développe une toux qui m'inquiète, bien qu'elle esquive mes questions en riant. On raconte sur le pont que les Américains renvoient chez eux les arrivants trop faibles, ou trop malades. Qu'ils n'accueillent ni les poids inutiles, ni les analphabètes – mes frères savent à peine écrire, et Zohra ne parle pas un mot d'anglais. Peut être que je m'inquiète trop. Mais si l'Amérique ne veut pas de nous, nous n'aurons nulle part où aller, désormais. […]

New-York, le 2 Octobre 1922 –

L'officier qui nous examinait comme des bêtes de somme, nous tapait dans le dos, et nous retournait les paupières n'a eu qu'un geste à faire pour tout boulverser. D'un geste impatient, il a tracé à la craie une lettre, un P encerclé, sur le manteau de Zohra, et deux autres hommes se sont matérialisés à ses côtés pour aiguiller ma femme dans la direction opposée, là où se massaient une foule de manteaux usés marqués de blanc. Nous n'avons même pas réagi, ni elle, ni moi, sur le coup. Trop fatigués, moralement et physiquement, pour comprendre. Elle s'est contentée de me jeter un regard inquiet derrière son épaule, avant de disparaître. J'ai commencé à paniquer en la perdant vraiment de vue. «S'il vous plait, ma femme... » répétais-je aux uns et aux autres alors qu'on me poussait vers de nouveaux fonctionnaires, ceux qui posaient les questions et délivraient les sésames. «Elle ne parle pas anglais – elle ne saura pas où me retrouver – c'est sûrement une erreur – est ce que vous pouvez au moins me dire si –» Mais aucun n'a prêté attention à ma supplique. Nous étions des centaines, tous anxieux, éreintés et bavards, et ils n'avaient tout simplement pas le temps d'apaiser nos angoisses individuelles. Alors je me suis résigné au silence et à l'obéissance, sans pouvoir enrayer la cadence des interrogations qui se bousculaient dans mon esprit. Dans une autre pièce, on m'a demandé mes papiers, ma taille, mon métier, mon adresse aux Etats-Unis, et cent autres choses encore. J'ai demandé où se trouvait ma femme, et l'on m'a répondu que ce n'était pas à moi de poser les questions. Bienvenue aux Etats-Unis d'Amérique, et que Dieu vous garde. […] Demo, Silas et moi sommes provisoirement hébergés par nos cousins, les Antoniou, qui nous laissent camper dans leur salon minuscule. Ils ont ouvert au restaurant typique, dans leur quartier du Queens, où commencent à s'installer les familles grecques, au grand dam de la communauté italienne déjà bien implantée (Jimmy nous l'a expliqué à table.) Le soir, ils n'ouvrent la porte qu'aux détenteurs d'un mot de passe et servent l'alcool qu'ils cachent sous une trappe – apparemment, le gouvernement d'ici en aurait interdit la vente et la consommation. Mes frères veulent rejoindre leur affaire, qui ne me paraît pas valoir les risques qu'elle engendre, surtout pour de l'alcool frelaté et hors de prix. Pour ma part, j'ai besoin d'argent, rapidement, mais quelque chose me dit qu'il serait plus judicieux de rester du bon côté de la loi. Les Antoniou m'ont promis de m'aider à trouver un travail, et surtout, quelqu'un qui saura me dire où se trouve Zohra, et comment la récupérer. Je n'ai pas fermé l'oeil.»

NEW YORK, JANVIER 1923

«Kalispera, Kostas – tes frères t'attendent au fond.» Jimmy Antoniou s'écarta pour laisser entrer son cousin et referma prestement la porte derrière lui, tandis que Kostas se frayait un chemin entre les tables du Zeus' Room, toujours plus rempli à la nuit tombée. Il salua d'un bref signe de tête les habitués du speakeasy, qui lui flanquaient des tapes dans le dos, sur son passage et repéra sans mal Demo et Silas, bruyants et moustachus, attablés avec un inconnu qui suait à grosses gouttes dans l'atmosphère enfumée de cette salle clandestine. «Assieds toi, petit frère, bois un coup – je te présente Mickey Lewis. Mickey, c'est Kostas, dont on te parlait tout à l'heure.» Demo remplit généreusement quatre verres de whisky d'origine douteuse et se pencha vers son frère. «Mickey est flic – mais attention, flic sympathique, si tu vois ce que je veux dire» s'empressa-t-il de préciser en voyant son cadet hausser un sourcil mi-sceptique, mi-méfiant. Les policiers et leurs confrères agents de la prohibition n'étaient pas vraiment accueillis à bras ouverts dans cet endroit – en même temps, ils s'y rendaient pour arrêter à la pelle et détruire les fûts et autres bouteilles mal acquises. «Je te préviens tout de suite» ajouta Silas en grec à la seule attention de son frère, «le flicard est un bel enculé, mais tu devras garder ton calme. On t'en trouvera pas dix, des intermédiaires.» Kostas ricana et acquiesca d'un signe de tête, tandis que le flic reluquait la fratrie Theodorakis d'un œil soupçonneux et mauvais. Ses lèvres restaient scellées par prudence, mais son regard n'en était que plus éloquent – putain de métèques. «Qu'est ce qu'il raconte ?» Kostas joua un moment avec son verre plein, le faisant glisser d'une main à l'autre, et opposa un sourire calme à la méfiance compréhensible du rougeaud assis face à lui. «Il m'a dit que vous me seriez d'une grande aide, et que je devais veiller à ce que personne ne vous froisse.» Rassénéré, voire orgueilleux à présent, Lewis éclusa son whisky d'une seule lampée et se lanca dans un long monologue ponctué de raclements de gorge. Il confirma ce que Kostas soupçonnait depuis des mois, que les migrants marqués d'un P étaient les tuberculeux, ou du moins les salement infectés du poumon. On les plaçait, expliqua-t-il, en quarantine à l'Hôpital d'Ellis Island, où ils mourraient à la pelle tous les jours. Kostas sentit ses entrailles se serrer, mais l'enjoint à poursuivre d'un signe de tête, un frère derrière chaque épaule. Les parents, les époux, pouvaient récupérer les malades ayant survécu à la promiscuité, mais devaient débourser une somme exorbitante. «Combien ?» marmonna Kostas, les yeux baissés sur son verre que Demo ou Silas remplissait à intervalles réguliers. L'autre leva les mains, l'air de dire calmons-nous-deux-minutes, et rétorqua que pour commencer, il irait s'enquérir de l'état de la jeune femme auprès de ses contacts sur place. «Pas vrai ? Ce serait ballot de s'fatiguer pour ta poule si elle est clamsée depuis deux mois, hein ?» Ses pupilles dilatées sautèrent d'un Theodorakis à l'autre, comme pour quêter leur soutien, mais aucun ne daigna ne serait-ce que sourire  poliment à cette remarque déplacée. Lewis se rembrunit aussitôt et répéta qu'extraire un proche retenu sur l'Ile des Larmes était un processus long, extrêmement couteux, et souvent sans espoir. Kostas releva la tête pour le regarder franchement dans les yeux, et le flic eut un mouvement de recul instinctif. «J'ai posé une question. Combien ? Pour la faire sortir ?» Un sourire idiot et content de l'être s'épanouit sur la face luisane de Lewis, qui gloussa comme une petite fille qui aurait visité l'armoire à liqueurs de ses parents. «Eh, l'ami, c'est ta femme, non ? Tu l'estimes à combien ?» Et il émit un long hululement rigolard, fier comme Artaban d'être doté d'un esprit si fin, jusqu'à ce que les mains de Kostas se crispent autour de son verre et que les cendres de son cigare viennent s'écraser entre eux – alors son rire de hyène retourna mourir au fond de sa gorge. «Je peux pas t'dire, comme ça, de tête ; j'suis américain, moi, jamais eu c'problème. Mais une bonne centaine de dollars, à mon avis.» Kostas eut l'impression que le Mont Olympe venait de s'écrouler sur ses épaules. Jamais il ne rassemblerait une telle somme. L'usine le payait une misère pour un travail qu'un esclave un tant soit peu sensé aurait refusé, et quand bien même, il fallait bien vivre et se nourrir. On but davantage, on négocia, on s'engueula un peu, et au bout d'une demi-heure, on parvint à un accord. Contre vingt dollars, «parce qu'en ce bas monde, on a rien sans rien», Lewis contacterait un officiel d'Ellis Island qui le renseignerait sur le sort de Zohra, et les tiendrait au courant. Des mains furent serrées, et le flic s'extirpa à grand peine de sa chaise pour laisser les Theodorakis entre eux. Demo et Silas s'évertuèrent, les heures qui suivirent, à divertir leur frère cadet à grands renforts de plaisanteries grivoises, d'anecdotes de comptoir et de souvenirs du pays, tout en le couvant d'un œil protecteur et inquiet. Du haut de leurs huit et dix ans d'écart, ils s'étaient depuis toujours attribué la double mission de le malmener et de le protéger farouchement. Kostas leur en était reconnaissant ; leur affection tapageuse et leur omniprésence dans cette nouvelle vie lui maintenaient la tête hors de l'eau. Sans eux, il aurait déjà sombré depuis belle lurette. Entre deux boutades, Silas lui posa une main sur l'épaule, l'air soudain préoccupé. «Sérieusement, frangin, comment tu vas trouver cet argent ? En cotisant, on peut t'avancer une partie, la question se pose même pas – mais le reste ?» Kostas haussa les épaules, luttant pour ne pas paraître trop défaitiste. «Je n'en sais rien. Je demanderai des heures sup' à l'usine, je trouverai bien une solution.» Il laissa la dernière goutte de whisky couler au fond de sa gorge et ajouta : «J'ai déjà trouvé moyen d'économiser sur le loyer.» Il leur expliqua qu'il s'était déniché une piaule qu'il pouvait occuper gratuitement, en échange de quelque menu service. «Tout ce qu'on me demande, c'est d'avoir le sommeil léger, et d'être prêt à intervenir en cas de problème quelle que soit l'heure.» «Tu m'en diras tant. Où tu crèches, dans une caserne ?» Kostas lui offrit un faible sourire en allumant son cigare. «Dans un bordel.» Demo éclata de rire, et Silas porta la main à sa bouche, déformée par l'horreur et la désolation. «Mana !» s'écria-t-il, contrefaisant à la perfection l'intonation fébrile de feu leur mère. «C'est pas une maison où tu vas, mon fils, c'est l'Enfer !»




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Dernière édition par Kostas Theodorakis le Dim 14 Sep - 2:19, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: kostas → you'd better run for the hills before they burn    Lun 1 Sep - 21:44

Bienvenuuuuuuue parmi nous ! ton pseudo jette des licornes, il est trop sympa, j'ai hâte de mieux connaître ton personnage !
Bon courage pour ta fiche en tous cas heart j'espère que tu vas te plaire sur ATJ !
N'hésite pas si tu as des questions bril

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MessageSujet: Re: kostas → you'd better run for the hills before they burn    Lun 1 Sep - 21:48

Bienvenue sur ATJ !

J'ai validé ton code et j'ai hâte de te lire !

N'hésite pas en cas de question :)

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MessageSujet: Re: kostas → you'd better run for the hills before they burn    Lun 1 Sep - 21:50

Merci beaucoup red heart omg BORDEL Y'A COLIN FIRTH ICI JE. Voilà.
je vais essayer de boucler ma fiche avant la rentrée (c'est après demain) (je garde la pêche)

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MessageSujet: Re: kostas → you'd better run for the hills before they burn    Lun 1 Sep - 22:13

OUAIS ON VA POUVOIR FANGIRLER héhé

Pas de souci :) Du moment que tu nous préviens, on pourra t'accorder un délai si nécessaire :)

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MessageSujet: Re: kostas → you'd better run for the hills before they burn    Lun 1 Sep - 22:27

Un grec, avec un avatar original, qui regarde Boardwalk, je dis oui. bril BIENVENUE sur atj, et bon courage pour ta fiche !

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Gramophone : Je bois et puis je danse - Aline
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MessageSujet: Re: kostas → you'd better run for the hills before they burn    Lun 1 Sep - 22:36

UN GREEEC !! Ca c'est de la bombe excited
bon ok, j'ai honte, Kostas ça me ramène à 4 filles et un jean siffle
Bref bienvenue et bonne chance pour ta fiche. bril

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MessageSujet: Re: kostas → you'd better run for the hills before they burn    Lun 1 Sep - 22:39

MERCIIIII youhou câlin

Eve - BOARDWALK C'EST LA VIE help je suis en dépression à cause de la fin de la série cette année, et je déconne même pas (si un peu) (non pas vraiment)

Charles - HAHAHAHA, oh mon dieu, quatre filles et un jean mdl j'aime tes références l'ami. (par contre c'était KostOs, non? Il me gavait tellement que j'ai pas pu prendre le même prénom paranoid )

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Statut : célibataire.
Occupation : travaille provisoirement comme docker sur les quais de Chelsea.
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MessageSujet: Re: kostas → you'd better run for the hills before they burn    Lun 1 Sep - 22:46

Bienvenue sur ATJ, l'ami ! Très très bon choix de pseudo et d'avatar, d'ailleurs ton perso à plein de points communs avec Cisco...alors si un lien t'intéresse à l'issue de ta validation, n'hésite pas heart Bon courage pour ta fiche et à bientôt ;)
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Occupation : Travaille au PDT en tant que serveur, et est Bootlegger deux semaines par mois (il fabrique son alcool là où il habitait avant dans le Vermont) et s'amuse à arnaquer les gens dans la rues avec des tours d'illusions.
Gramophone : BΔSTILLE - Daniel in the den
MessageSujet: Re: kostas → you'd better run for the hills before they burn    Lun 1 Sep - 23:02

Je ne connais pas ton avatar mais il est cool bril

Un grec, on en avait pas encore eu si je ne me trompe héhéh
Bienvenue parmi nous et courage pour ta fiche !
Hâte d'en savoir plus, notamment par rapport à la quarantaine :GEU: heart
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Âge : 22 ANS.
Statut : Fiancée malgré elle à un parfait inconnu dont elle ne connait que sa réputation de riche héritier et rentier de la famille Anderson. Mildred a vu le désastre causé par le mariage de son père avec l'argent de sa mère comme elle le dit, et ne veut jamais reproduire ça. Du haut de ses vingt-deux ans, elle croit dur comme fer au grand amour et n'y renoncerai pour rien au monde. Elle l'attend. Il est quelque part, elle en est certaine.
Occupation : créatrice et vendeuse de jouets à la boutique Lucky Toys et co-propriétaire du The Black Room (TBR), le bar clandestin que cache son arrière-boutique.
Gramophone : MILDREDS ESCAPE | CARTER BURWELL (BO MILDRED PIERCE)
Doubles-comptes : AUCUN.
MessageSujet: Re: kostas → you'd better run for the hills before they burn    Lun 1 Sep - 23:07

bienvenuuuue sur ATJ bril
ton personnage a l'air super intéressant et original ! :)
bon courage pour ta fiche, et si tu as besoin n'hésite pas à demander x)

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    I went to the woods because I wanted to live deliberately. I wanted to live deep and suck out all the marrow of life. To put to rout all that was not life; and not, when I had come to die, discover that I had not lived. Gather ye rosebuds while ye May.
     
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MessageSujet: Re: kostas → you'd better run for the hills before they burn    Mar 2 Sep - 0:01

Bah c'était ce qu'il me semblait aussi, mais Wikipédia ou je ne sais plus quoi dis Kostas, mais effectivement c'est bien Kostos siffle (non je ne suis pas aller retrouver les bouquins dans ma bibliothèque d'enfant siffle)
ahah, tu as raison Kostas c'est bien mieux bril

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Âge : 24 ans.
Statut : Veuve depuis six ans.
Occupation : Actrice à Broadway, prof de français à ses heures perdues et ancienne prostituée.
Gramophone : Cosmic Love, Florence + The Machine.
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MessageSujet: Re: kostas → you'd better run for the hills before they burn    Mar 2 Sep - 0:11

OMFG OSCAAAAAAAAR excited. Et puis un Grec, comme c'est intéressant regard en coin . En tout cas bienvenue, hâte d'en apprendre plus sur Kostas danse yeah rmgreen

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MessageSujet: Re: kostas → you'd better run for the hills before they burn    Mar 2 Sep - 15:14

Rolalah, trop d'originalité dans ton perso, j'ai hâte de lire la suite bril Bienvenue ♥️

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MessageSujet: Re: kostas → you'd better run for the hills before they burn    Mar 2 Sep - 18:09

ROUUUUUUH quel accueil du feu de dieu excited excited VOUS ETES BEAUX ET J'AI HATE DE VOUS REJOINDRE. (j'aime bien crier.)


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Occupation : Officiellement : Cigarette-Girl au B-Flat. / Officieusement : Responsable des alcools au B-Flat, Brasseuse et Productrice du seul alcool de qualité que l'on peut trouver dans la région. L'alcool, c'est un art.
Gramophone : London Grammar - Strong
Doubles-comptes : /
I dont care if you love me. I dont care if you hate me. But darlings, you should all, fear me.
MessageSujet: Re: kostas → you'd better run for the hills before they burn    Mar 2 Sep - 18:11

OSCAR ISAAC J'AIME TROP CET ACTEUR excited
Rien qu'avec le début de ta fiche, ton perso a l'air super intéressant et tout bril

Bienvenue et Bonne chance pour ta fiche, petite licorne licorne

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MessageSujet: Re: kostas → you'd better run for the hills before they burn    Mar 2 Sep - 23:41

... j'ai toujours rêvé d'être une licorne my god licorne
Merci beaucouuuuup red heart ET OUI OSCAAAAR on est d'accord my god

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Âge : 22 ans.
Statut : célibataire, enfin il parait.
Occupation : costumière & danseuse dans de petits cabarets le soir venu.
Gramophone : your heart is as black as night - melody gardot.
MessageSujet: Re: kostas → you'd better run for the hills before they burn    Mer 3 Sep - 8:23

Oscar Isaac. my god Je l'ai adoré dans Inside Llewyn Davis. Ton personnage à l'air incroyablement original et prometteur, déjà rien qu'à l'idée de jouer un grec à New York dans les années 20. excited Je te souhaite bon courage pour la fin de ta fiche (et au passage quand même, bienvenue).

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il y a des douleurs qu'on quitte.
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Âge : vingt-sept ans.
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Occupation : c'est une flamme. parfois frénétique, parfois à bout de souffle. (héritière)
Gramophone : gotye, the only thing i know.
Doubles-comptes : aucun.
MessageSujet: Re: kostas → you'd better run for the hills before they burn    Mer 3 Sep - 12:54

Bienvenue sur All that jazz ! Ton personnage me semble super intéressant et, mon dieu, quel choix d'avatar magnifique. J'ai adoré ton début de fiche, hâte de lire la suite heart

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Et j’ai accepté de toi, de toi seul, ce qui m’aurait blessée d’un autre ; mieux qu’accepté, je l’ai savouré.
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Avatar : Oscar Isaac Crédit : bibi ; tumblr
Âge : Vingt huit ans.
MessageSujet: Re: kostas → you'd better run for the hills before they burn    Jeu 4 Sep - 23:17

merci beaucoup vous êtes adorables je vous claque le boule my god j'espère être à la hauteur de vos attentes help je devrais avoir le temps de finir ma fiche pour samedi du coup superman

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MessageSujet: Re: kostas → you'd better run for the hills before they burn    Dim 7 Sep - 15:41

Eh KOSTAS CROISIERES rmgreen
Ca va, tu t'en sors? potté Vu que je fais le tour des fiches (t'as du remarquer mdl ) je viens aux nouvelles. T'as besoin d'un délai, chou?

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MessageSujet: Re: kostas → you'd better run for the hills before they burn    Dim 7 Sep - 16:29

PETIT RIGOLO face Hm, oui, normalement je devrais finir ce soir, mais dans le doute je veux bien un petit délai merci heart

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ami, qu'on crève d'une absence ou qu'on crève un abcès, c'est le poison qui coule. aux sombres héros de l'amer qui ont su traverser les océans du vide, à la memoire de nos frères dont les sanglots si longs faisaient couler l'acide.

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MessageSujet: Re: kostas → you'd better run for the hills before they burn    Dim 7 Sep - 16:37

Pas de souci, t'as un délai jusqu'au 14 septembre (H) (Nan mais Kostas Croisières, c'trop bien trouvé nah? rmgreen )

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MessageSujet: Re: kostas → you'd better run for the hills before they burn    Lun 8 Sep - 11:11

Merci beaucoup ! Je vais en avoir besoin finalement ---->
(oui c'est une blague formidable regard en coin )

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MessageSujet: Re: kostas → you'd better run for the hills before they burn    

 

kostas → you'd better run for the hills before they burn

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