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 « L'air est plein du frisson des choses qui s'enfuient. » CHARLES&MILDRED.

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ADMIN ❦ as a rose until the sun rises.
Pseudo + Prénom : jolly roger. (Flora)
Missives : 282 Points : 148
Avatar : DAKOTA JOHNSON. Crédit : AVATAR | .liloo_59 . SIGNATURE | tumblr (gif) + dead poets society & Thoreau (texte).
Âge : 22 ANS.
Statut : Fiancée malgré elle à un parfait inconnu dont elle ne connait que sa réputation de riche héritier et rentier de la famille Anderson. Mildred a vu le désastre causé par le mariage de son père avec l'argent de sa mère comme elle le dit, et ne veut jamais reproduire ça. Du haut de ses vingt-deux ans, elle croit dur comme fer au grand amour et n'y renoncerai pour rien au monde. Elle l'attend. Il est quelque part, elle en est certaine.
Occupation : créatrice et vendeuse de jouets à la boutique Lucky Toys et co-propriétaire du The Black Room (TBR), le bar clandestin que cache son arrière-boutique.
Gramophone : MILDREDS ESCAPE | CARTER BURWELL (BO MILDRED PIERCE)
Doubles-comptes : AUCUN.
MessageSujet: « L'air est plein du frisson des choses qui s'enfuient. » CHARLES&MILDRED.   Ven 29 Aoû - 19:52

Charles & Mildred
   
« L'air est plein du frisson des choses qui s'enfuient. »

   

   
Bienvenue dans le merveilleux sujet de Mildred I. Montgomery qui va avoir l'honneur d'avoir comme partenaire Charles E. Duval. Pour leur sujet, ils autorisent l'intervention d'un PNJ inoffensif qui pimenterait le rp et ils autorisent l'intervention de membres extérieurs qui passeraient par là. Ne sont-ce pas là des choix merveilleux ? L’histoire se déroule le 10 juillet à 21 heures alors que la météo est au beau fixe. À présent, il est temps de laisser la parole au créateur du sujet : Mildred est intriguée par un client régulier qui n'a rien en commun avec les clients bruyants et indiscrets du bar clandestin. Curieuse, elle tente d'en savoir un peu plus sur cet homme qui vient régulièrement au The Black Room pour rédiger des lettres d'amour.
   

   

   

_________________

      ❦ MIDNIGHT ROSE
    I went to the woods because I wanted to live deliberately. I wanted to live deep and suck out all the marrow of life. To put to rout all that was not life; and not, when I had come to die, discover that I had not lived. Gather ye rosebuds while ye May.
     
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MessageSujet: Re: « L'air est plein du frisson des choses qui s'enfuient. » CHARLES&MILDRED.   Ven 29 Aoû - 19:53

Je tournai la pancarte devant la porte de la boutique pour indiquer « fermé » alors que je venais de baisser les dernières grilles. Les jouets dormiraient jusqu’au lendemain, mon atelier aussi. J’avais bien avancé les croquis de la future poupée mousse que je comptais créer et j’étais ravie qu’ils aient plu aux petites filles que j’avais vues aujourd’hui. Bizarrement, le prochain jouet pour garçon était un pantin à l’identité inconnu. Ma conscience se racla la gorge et me lança un regard plein de reproches. Arrête de penser au Raven. Il n’est pas fréquentable. Ne cherche pas à le revoir. Je soupirai. Je crevais d’envie d’aller interrompre une nouvelle fois un de ses braquages qu’il avait préparé au millimètre près. Quelle maniaque… Je secouais la tête pour chasser mes idées et vérifiai que la porte d’accès au Black Room était bien ouverte. Lothaire, mon co-propriétaire et surtout ami de toujours, n’était pas là ce soir et je devais gérer le bar de son ouverture jusqu’à sa fermeture. Son bébé avait de la fièvre et je lui avais conseillé de veiller sur lui et sa femme.

Je traversai la réserve où des caisses en carton de jouets s’y entassaient et dans un grincement timide, la porte donnant accès sur The Black Room s’ouvrit. Je tâtonnai légèrement sur ma droite avant de trouver l’interrupteur et, bientôt, le bar clandestin se remplit d’une lumière tamisée. L’odeur de tabac de la veille n’avait pas totalement eu le temps de disparaître et bien que je ne fume pas, je devais reconnaître aimer ces odeurs, cette ambiance… braver le danger pour s’offrir de l’amusement. Je n’avais pas trouvé de groupe de musique qui pourrait se produire ce soir au bar, mais le jukebox ferait l’affaire. J’allais choisir quelques morceaux de jazz avant d’aller déverrouiller la porte du Black Room qui donnait sur la rue. Les habitués connaissaient le passage par cœur. Pourtant, depuis la rue, l’entrée semblait condamnée. J’allumais des bougies sur les tables rondes en bois et remis bien les fauteuils rouges en velours à leur place avant de passer derrière le comptoir.

Je souris alors que les premiers clients arrivaient. La plupart était des habitués à présent et j’étais ravie que The Black Room soit apprécié des habitants. Je saluai les clients et leur apportai leurs commandes et partageais quelques potins et blagues potaches avec eux avant de revenir derrière mon bar pour préparer quelques cocktails. Je grimaçai en me concentrant sur la préparation d’un particulier subtil. Lothaire était plus doué que moi, c’était le roi du cocktail ce qui commençait à faire la réputation du lieu clandestin. Heureusement, je n’étais pas une trop mauvaise élève. J’apportai ma commande et dis à mon client, un habitué qui n’avait pas la langue dans sa poche :

« Alors, Bobby, t’en penses quoi ? Lothaire n’est pas là mais tu crois qu’une femme n’est pas capable de tenir les lieux ? »

Je fis claquer ma langue dans ma bouche, la mine réjouie lorsqu’il vanta les valeurs de mon cocktail au gin, et je repris place derrière mon comptoir.

J’étais en train d’essuyer un verre lorsque je remarquai la présence d’un client habituel. À vrai dire, il n’avait rien en commun avec Bobby ou ces autres hommes plein d’assurance qui fumaient et buvaient en riant forts. Avec eux, j’avais tendance à affirmer mon caractère, à montrer que je n’étais pas du genre à me laisser faire. Avec ce client-là, dont j’ignorais tout, même son prénom, j’étais davantage moi-même. Ce soir encore, on ne l’entendait pas. Comme toujours, il écrivait. Je savais qu’il écrivait à une femme. Les escapades nocturnes m’avaient aidée à développer des qualités comme la ruse et la discrétion et le contenu de ses lettres ne m’avaient pas échappée. La jeune femme en rêve d’amour que j’étais ne pouvait s’empêcher d’admirer le romantisme et le dévouement de cet homme pour cette femme. Je ne savais rien de leur histoire mais cet homme me touchait. Je rangeai le verre enfin sec sur l’étagère derrière moi et me dirigeai vers lui. J’attendis qu’il relève la tête de sa feuille pour lui sourire et je demandai :

« Bonjour, vous désirez boire quelque chose ? »

Je jetai un œil à la lettre et la désignai d’un signe de tête avant de déclarer.

« Je ne la connais pas mais elle a beaucoup de chance. Aucun homme ne m’a jamais écrit… Parce que c’est à une femme que vous écrivez, j’en suis certaine, vous avez l’air passionné. »

Je lui souris timidement avant de baisser la tête en rougissant. J’avais l’impression d’avoir été maladroite et avais peur de l’avoir froissé. Alors, je repris, après un raclement de gorge.

« Pardon… Votre commande, je la prends, je vous écoute… »

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MessageSujet: Re: « L'air est plein du frisson des choses qui s'enfuient. » CHARLES&MILDRED.   Lun 1 Sep - 18:58

Il avait paru évident que Charles ne retournerait plus au B-Flat avant un moment. Si jusque là il n’avait jamais vraiment rencontrer le propriétaire des lieux, il était persuadé de l’y avoir croisé à travers la foule, et maintenant il était sur qu’ils ne feraient que se tomber dessus. Il ne voulait pas lui tomber dessus. Il ne voulait pas croiser son regard bleu acier, ni avoir à détailler sa mâchoire aiguisée. Non, il allait faire ce que tout homme sensé fait dans ce cas là, prendre la fuite, le large, et aller ailleurs. Il était aller quelque fois au please don’t tell, il aimait le pianiste qui y jouait, mais le patron était aussi son patron, et dans certaine occasion, un endroit sans figure hiérarchique était pas plus mal. C’était ainsi qu’il était tombé sur The Black Room. Il ne savait pas bien comment il avait mis la main sur ce speakeasy, mais lorsqu’on sait s’y prendre, et que l’on a appris à qui demander, rien n’est impossible.

Le Black Room était agréable et confortable, et surtout il n’y connaissait personne. Les gens avaient souvent l’habitude de toujours fréquenter les mêmes bars pour des raisons évidentes. Premièrement les secrets des speakeasy n’était pas si simple à percer, et si Charles ne possédait pas une maison close, qui brassait tout de même juste suffisamment de monde pour avoir des gars de tous les horizons il n’aurait surement pas su mettre la main sur autant. Ensuite il était tout de même plus agréable de toujours retrouver la même bande d’habitué, ami dit-on même. Charles aurait surement pu se mêler au groupe déjà formé en un rien de temps, il l’avait déjà fait plus d’une fois, et il était beau parleur, quand il prenait la peine de faire un effort, il était aimable. Il aurait suffit qu’il entende un accent français ou russe dans la salle pour pouvoir lancer une conversation. Mais sa dernière entrevu avec Aristarkh l’avait rendu encore plus mélancolique et morose qu’à l’habitude. Et il nourrissait silencieusement en lui une sorte de peur de l’inconnu. Puisqu’il était maintenant sûr qu’il ne reconnaîtrait de lui même personne de son passé, il était néanmoins bien moins sûr de vouloir se faire reconnaître. Il ne savait plus trop bien à quoi s’attendre, et n’était pas persuadé de pouvoir supporter celui qu’il était. Et même si une lourde part de lui ne supportait plus de vivre dans l’absence de mémoire, l’autre s’imaginait qu’il pourrait peut être se créer une vie plus douce loin de ce qu’il avait été. De toute façon, mémoire ou pas, il serait nécessairement différent de ce qu’il avait été. Charles s’était donc attaché depuis un petit mois à essayer de faire avancer sa vie. C’était laborieux et il trébuchait souvent sur son propre désespoir, mais lorsqu’il en avait le courage, et que l’alcool lui rendait l’âme plus douce et plus sensible, il trouvait les moyens de faire parler son coeur d’amoureux.

Ces derniers temps Louise était la seule personne qui peuplait son esprit, attaquée ça et là, sauvagement, par le souvenir cuisant du Russe. S’il n’avait pas encore trouvé le courage de la rencontrer, il avait trouver celui de lui écrire, et mêlant sa propre plume à celle de Baudelaire il s’attachait à la faire tomber sous le charme d’un poète qu’il n’était pas sur d’être. Oh bien sûr, au fond de lui, il savait que faire tomber une fille pour des mots serait chose plutôt facile, et à voir les réponses que lui faisait Louise, il était même plutôt en bonne voix. Mais ce n’était que des mots, qu’un peu d’encre sur du papier, et elle ne savait guère à quoi il ressemblait. Tout se briserait en quelques secondes dès qu’elle le rencontrait.

Pour une fois il était arrivé en début de soirée, il ne travaillait pas au théâtre ce soir là, et en profita pour s’installer à écrire une lettre avant de noyer un peu plus tard son spleen dans la liqueur. Ainsi il s’était installé dans un endroit calme -enfin calme, nous étions dans un speakeasy, et le jazz voluptueux se mêlait aux rires gras- et s’était mis à écrire. Il fermait régulièrement les yeux, faisant tourner son stylo plume entre ses doigts, souvent à la recherche du bon mot, ou de la fin d’un vers. Plongé dans ses écrits il ne s’attendit guère à voir quelqu’un arriver. Il aurait pourtant du s’en douter. Peut habitué à arriver si tôt, il en avait même oublié de passer commande. Qui que ce soit qui s’approche de lui, il avait donc l’extrême honneur de rencontrer Charles sobre. « Bonjour, vous désirez boire quelque chose ? » Enfin plus pour longtemps probablement. Il releva le nez vers une jolie rousse qui lui souriait. Il lui rendu un sourire, et détailla ses prunelles pâles du regard. Il n’eut guère le temps de répondre que la demoiselle enchaînait. « Je ne la connais pas mais elle a beaucoup de chance. Aucun homme ne m’a jamais écrit… Parce que c’est à une femme que vous écrivez, j’en suis certaine, vous avez l’air passionné. » Piqué dans sa timidité, Charles rougit et rangea par réflexe la lettre dans une de ses poches de veste. Il se pinça la lèvre ne voulant pas l’offenser et ne sachant guère quoi répondre. S’il pouvait être charmant dans beaucoup de circonstance, lorsqu’on lui parlait de lui, il avait du mal à se montrer optimiste. « Pardon… Votre commande, je la prends, je vous écoute… » Il grimaça, persuadé qu’il venait de le mettre mal à l’aise avec sa réaction puérile. Oui il écrivait à une femme, et alors ? Est-ce qu’elle avait de la chance, peut être, peut être pas, il faudrait lui demander. Il offrit à la serveuse… peut être la propriétaire des lieux d’ailleurs, un sourire charmant, avant de lui répondre. « Un red death. » D’accord il n’y allait pas de main morte, mais ce n’était jamais le cas, et tout ce qui était composé de vodka avait pour lui un appel tout particulier.

Repensant au jolie sourire dont elle l’avait gratifié en arrivant, il envisagea de se montrer aimable, et essaya de monter une phrase correcte dans sa tête. Mais comme à chaque fois, il se prenait les pieds dans le tapis et ne parvenait pas à trouver les bons mots. Putain d’anglais, il n’aimait vraiment pas ça. « i am sorry… i talk english… when euh… i am… » il fit des gestes plus ou moins claire, avant de finir par exulter « drunk » Vrai, soul il parle mieux, ou alors il se rend moins compte qu’il parle mal. Essayant de tabler sur le faite que New York était une ville particulièrement cosmopolite il envisagea de parler en Français, la rousse n’ayant, clairement pas, un air Russe.

« est-elle si chanceuse d’avoir un homme qui écrit mais qui parle mal ? »

Dans les faits, c’était sans importance, Louise était française, et il se débrouillait très bien dans sa langue maternelle, bien qu’il n’est aucun souvenir de sa mère patrie. Mais non, Louise n’était surement pas chanceuse de l’avoir, il était perdu. Poète perdu, il n’irait pas bien loin.

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MessageSujet: Re: « L'air est plein du frisson des choses qui s'enfuient. » CHARLES&MILDRED.   

 

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