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 Oiseaux de nuit (Mildred Montgomery)

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AND ALL THAT JAZZ
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Avatar : Jamie Dornan Crédit : Bazzart
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MessageSujet: Oiseaux de nuit (Mildred Montgomery)   Mer 27 Aoû - 21:43

James & Mildred
Oiseaux de nuit


Bienvenue dans le merveilleux sujet de James Anderson qui va avoir l'honneur d'avoir comme partenaire Mildred Montgomery. Pour leur sujet, ils interdisent l'intervention d'un PNJ inoffensif qui pimenterait le rp et ils interdisent l'intervention de membres extérieurs qui passeraient par là. Ne sont-ce pas là des choix merveilleux ? L’histoire se déroule le 4 juillet à 23h alors que la météo est sombre. À présent, il est temps de laisser la parole au créateur du sujet : court résumé de la situation.




Collins Avenue était remplie d’éléphants d’un trottoir à l’autre. Ils portaient des bannières étoilées et balançaient leur trompe en pleine chaleur. Des cornacs les dirigeaient avec leurs crochets. Ils portaient des hauts de formes de l’oncle Sam. Un type donnait des cacahuètes aux bestiaux. Un autre incitait les badauds à applaudir. Le ZOO de Brooklyn avait prêté ses éléphants à la municipalité pour une animation de la fête nationale. Le vacarme était énorme. James Anderson évitait les excités qui agitaient des pancartes. Des portraits de l’oncle Sam bondissaient au dessus de sa tête. Le cortège défilait dans la rue, les drummers boys matraquaient leur tambour en jouant « Yankee Doodle Dandy ». Trafford Anderson, le père de James avait tourné en dérision cette musique hier soir au dîner. Il avait dit que c’était la musique américaine préféré du moine Raspoutine. Il l’écoutait le jour de sa mort. James n’en avait rien à faire des festivités. Il voulait se rendre en voiture dans sa planque. Mais impossible, le défilé des éléphants aux couleurs de l’Amérique interdisait la circulation, il devait s’y rendre à pied. L’air était lourd et sentait la bête de ZOO. Le costume de James, un Carnegie Milano haute couture, était froissé par la foule. Elle s’entassait sur les grandes avenue de Manhattan, du bord du caniveau jusqu’aux devantures des boutiques. Une pluie de confettis de parades pleuvait entre les immeubles. James fut obligé de se frayer un chemin centimètre par centimètre au milieu des spectateurs retranchés à leur poste. Les amateurs d’Independence Day refusaient de céder un pouce de terrain. Les flics passaient leur temps à rameuter des individus en pleine rue pour les renvoyer à leur morceau de trottoir. Des petits mômes chevauchaient les épaules de leur père. Un million de minuscules drapeaux américains à bout de petits bâtons voletaient au vent. James en fut ému, d’aussi loin qu’il s’en souvienne quand il était enfant, jamais son père ne l’avait prit sur ses épaules. Les services de police bloquaient les accès jusqu’à Fremont. Les grands hôtels de Manhattan qui le pouvaient, avaient hissé le drapeau américain sur leur façade pour l’occasion. Un convoi de voitures avec des personnalités passa à la suite des éléphants. Les édiles de la ville étaient perchés sur une des estrades en bois installées pour l’occasion. Le cortège se trainait, quelques citoyens agitaient des banderoles et sifflaient. La police de New York avait envoyé une garde d’honneur. James Anderson campa devant une estrade lorsqu’il aperçut le champion du monde des poids lourds Jack Dempsey. Il y a 6 ans, James l’avait rencontré grâce à son père. Ils avaient été au premier rang du ring de Jersey City, juste à côté de Charlie Chaplin lorsque Dempsey avait défendu son titre. Le champion de boxe lui avait pincé les joues. James avait conservé l’amitié du boxeur. Dempsey aperçut Anderson et descendit de l’estrade. Un crétin dans la foule hurla :

« Carpentier t’a botté le cul sur le ring ! »

Dempsey lui fit un doigt, ce qui choqua les femmes de la bonne société à proximité. Dempsey asséna une grande tape dans le dos de James, il tétait une demi-pinte d’alcool de grain à 75°. James la remarqua et lui dis :

« Tu es fou ? Si des flics te voient avec ça. »

« Je suis le champion des lourds, ils ferment les yeux en échange d’un autographe. Ton père a misé une fortune lors de mon dernier combat, il se fout de la boxe en fait, il fait ça juste pour le plaisir d’afficher son argent. »

« Oui. »

« Toi par contre tu ne l’affiches jamais. Tu devrais, peut-être que ça te permettrais de trouver enfin une fille pour toi. »

« Je… »

Le même abruti hurla de nouveau : « Carpentier t’a botté le cul ! » Dempsey balança sa gourde dans sa direction et lui courut après. James soupira et observa le cortège. Une décapotable passa au ralenti. La banquette arrière était remplie de danseuses de revue. Elles lançaient des coucous sensuels aux hommes. Un attroupement de matelot de l’US Navy en permission exulta sur leur passage. Une des danseuses aperçut James tout seul et lui adressa un sourire, elle lui souffla un baiser.