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 Mildred Irène Montgomery ❦ cueille dès aujourd'hui les roses de la vie.

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ADMIN ❦ as a rose until the sun rises.
Pseudo + Prénom : jolly roger. (Flora)
Missives : 282 Points : 148
Avatar : DAKOTA JOHNSON. Crédit : AVATAR | .liloo_59 . SIGNATURE | tumblr (gif) + dead poets society & Thoreau (texte).
Âge : 22 ANS.
Statut : Fiancée malgré elle à un parfait inconnu dont elle ne connait que sa réputation de riche héritier et rentier de la famille Anderson. Mildred a vu le désastre causé par le mariage de son père avec l'argent de sa mère comme elle le dit, et ne veut jamais reproduire ça. Du haut de ses vingt-deux ans, elle croit dur comme fer au grand amour et n'y renoncerai pour rien au monde. Elle l'attend. Il est quelque part, elle en est certaine.
Occupation : créatrice et vendeuse de jouets à la boutique Lucky Toys et co-propriétaire du The Black Room (TBR), le bar clandestin que cache son arrière-boutique.
Gramophone : MILDREDS ESCAPE | CARTER BURWELL (BO MILDRED PIERCE)
Doubles-comptes : AUCUN.
MessageSujet: Mildred Irène Montgomery ❦ cueille dès aujourd'hui les roses de la vie.   Ven 22 Aoû - 14:24

Mildred Irène  Montgomery
midnight rose by night, mildred when the sun rises…

NOM :  Montgomery
DATE DE LIEU DE NAISSANCE : 4 août 1898, à Sarlat, Périgord Noir, Dordogne, France. - enfin, c'est ce qu'elle croit.
ÂGE : 25 ans, mais bientôt 26 ans.
EMPLOI OU OCCUPATIONS : créatrice de jouets en bois et divers tissus qu’elle vend dans sa boutique de jouets, Lucky Toys et co-propriétaire du bar clandestin The Black Room, situé dans l’arrière-boutique depuis peu. Et quand la Grosse Pomme s’endort, elle libère le visage secret de Midnight Rose qui viendra peut-être vous dérober de beaux diamants…
SITUATION FAMILIALE : Enfant unique des Montgomery, Mildred est anglaise par son père, française par sa mère.  Orpheline de sa mère depuis ses douze ans, elle a toujours entretenue des rapports conflictuels avec son père qui n’ont cessé de s’accroitre avec le temps. Héritière de la riche propriété maternelle qui a été vendue avant son départ pour New-York, Mildred pourrait vivre confortablement grâce à ses ressources mais elle n’est pas d’accord avec ce principe. Son père, avare et profiteur, n’a de cesses de rechercher les bons partis, la richesse et la gloire, ce qui est un sujet de discordes sans fin entre père et fille.
SITUATION AMOUREUSE : Fiancée malgré elle à un parfait inconnu dont elle ne connait que sa réputation de riche héritier et rentier de la famille Anderson. Mildred continue de défier son père et se rebeller. Elle a vu de ses propres yeux d’enfant les dégâts que pouvait causer un mariage arrangé et jamais elle ne reproduira le même schéma, coûte que coûte. Malgré son caractère affirmé, la jeune femme de vingt-deux ans ne peut s’empêcher de rêver au grand amour qu’elle espère trouver bientôt…
SIGNES PARTICULIERS : Mildred est ce genre de personne discrète de qui on ne se méfie pas ; il est quasiment impossible de deviner que la « jeune fille à papa » s’illustre dans des articles de journaux comme étant « midnight rose » la voleuse rusée et sophistiquée qui vole aux gens trop riches. ❦ Midnight Rose porte des collants noirs opaques, des derbies noires en daim, un bustier en satin noir avec un liseré argenté autour de la poitrine, un chaperon noir aux reflets argentés souple mais épais, attaché autour de son cou à l’aide d’une broche en forme de rose de couleur violet foncé ainsi qu’un masque couvrant son nez et ses yeux, noir et argent, fait de plume et paillettes et des gants argentés, sans oublier le rouge à lèvre violet foncé. Midnight Rose est rusée, Midnight Rose respire la féminité et pourtant, elle sait se battre et voler… ❦ Les biens qu’elle dérobe sont pour la plupart redistribués aux pauvres, laissés à l’abandon dans un caniveau. De tout ce qu’elle a volé, elle n’a gardé qu’un bien : un diamant qu’elle a revendu à des mafieux afin d’utiliser son butin dans la rénovation de l’arrière-boutique de Lucky Toys où elle a aménagé The Black Room, le bar clandestin qui commence à gagner en popularité et acquérir une clientèle fidèle ❦ Lors de chacune de ses escapades nocturnes, Midnight Rose laisse derrière elle une rose violette, ou un bouquet, selon l’importance du vol… parfois, quelques pétales virevoltent près de son passage… ❦ GROUPE : JAZZ
I. introduction

Je verse mon café dans ma tasse et ajoute mon sucre, mon lait avant d’ajouter une noix de crème fouettée, telle une île sur la boisson chaude, pour la touche gourmande. Je m’assois à table et je prête à peine attention à la tasse vide et sale en face de moi. Mon père est déjà parti au travail et sourit en coin en pensant aux divers sujets qui seront traités dans la presse aujourd’hui. Tout en sirotant mon café, je prends le journal du jour que mon père a laissé sur la table, soigneusement plié, et l’ouvre pour commencer à lire les nouvelles. Je fronce les sourcils en lisant avec attention un article concernant un cambriolage qui a eu lieu dans un casino de la ville. Le voleur était sacrément rusé… il savait ce qu’il faisait, où il allait… Je lève les yeux au ciel en me surprenant à imaginer son plan d’attaque, assoiffée d’aventure, et je tourne la page et me mets à lire l’encart, en haut de la page, évoquant un autre délit commis la nuit dernière :

« Il semblerait que ladite « Midnight Rose » ait encore frappé cette nuit. Alors que la famille Anderson atteste que la voleuse s’est emparée de quelques bijoux d’une valeur inestimable dans la chambre de Madame, la presse et la police commence à émettre quelques hypothèses concernant les motifs de la délinquante. « Les riches familles new-yorkaises sont toujours ses cibles et les pétales ou les roses violettes entières qu’elle utilise comme signature après chacun de ses passages démontrent bien que nous avons affaire à la même personne et tous les signes montrent qu’il s’agirait d’une femme. D’autres fleurs ont été déposé dans la ville alors que l’on volait des propriétaires mais il ne s’agissait pas de roses violettes. Midnight Rose a peut-être un admirateur qui la copie, ou peut-être qu’elle tente de brouiller les pistes. À l’heure actuelle, nous ne souhaitons pas nous avancer davantage car nous manquons d’éléments concluants pour constituer des preuves et des liens entre ces divers vols. » déclare le Commissaire Evans. Madame Anderson a refusé un entretien avec nous mais son fils nous a révélé que des pétales de roses jonchaient le sol, formant un chemin de la baie-vitrée du salon jusqu’à l’étage où, dans le coffre à bijoux ouverts, un bouquet d’une dizaine de roses violettes avait remplacé la joaillerie. Et l’ironie veut que ses roses proviennent de leur propre culture, comme toutes celles qui ont été volé et déposé sur les lieux des effractions précédentes de la Rose de Minuit » I. M.

Je referme le journal, un sourire en coin. Les initiales sont celles de mon père. Je sais que cette histoire sur Midnight Rose le rend dingue et qu’il aimerait lui-même la démasquer avant la police. À mon avis, il peut toujours courir… Je finis mon café au lait et remonte me préparer en vitesse. Une nouvelle journée commence et j’ai hâte de retrouver ma boutique. Et puis, ce soir, j’ai hâte d’écouter le groupe de Jazz que j’ai réussi à faire venir au The Black Room. Et quand le bar fermera ses portes, je monterai au grenier pour revêtir le costume qui me fait devenir une autre. Je mettrai le masque aux paillettes argentées et aux plumes noires, mon chaperon à la broche à la rose violette foncée et j’irai cueillir des roses dans le jardin des Anderson et je me sentirai libre et je rêverai d’un Idéal dans la nuit faussement calme de New-York où Midnight Rose volera les riches pour donner aux pauvres dans l’espoir d’une vie plus belle…
II. Mildred

Mildred aime se maquiller le teint et les yeux mais évite de porter du rouge à lèvres, à l’exception peut-être d’un rouge, mais elle bannit d’office le violet foncé qui lui rappelle bien trop son identité nocturne… ❦ Mildred est douée de ses mains et s’adonne à toutes sortes d’activités créatives. Ce qu’elle préfère le plus, c’est dessiner, puis créer les jouets. Elle est heureuse de pouvoir à présent vendre ses créations dans la propre boutique qu’elle a pu s’offrir avec son héritage. ❦ Mildred n’est pas fière d’être héritière. Elle préfère gagner son argent à la sueur de son front mais elle pense que sa mère aurait été ravie de la voir indépendante et épanouie dans sa boutique. ❦ La jeune commerçante a d’ailleurs placé le reste de ses biens à la banque dans un coffre dès son arrivée à New-York, craignant que son rapace de père l’escroque. Et elle préfère vivre avec le revenu de la boutique, et garder ses ressources pour ses futurs enfants. ❦ Mildred rêve de construire une grande famille, d’une union d’amour, et non de désirs de spéculations plus fortes. Elle souffre de n’avoir été qu’une enfant unique, de ne pas avoir grandi dans un foyer heureux et aimant. Alors, elle croit au coup de foudre, au grand amour, et toutes ces histoires-là… ❦ Très bonne cavalière, l’un des regrets de Mildred de sa vie passée est la joie de monter à cheval dans les terres de la propriété familiale dans la campagne du Périgord Noir, en France. ❦ Amoureuse de sa région de naissance, elle n’exclue pas l’idée de s’y offrir un voyage dans quelques années, histoire de retrouver les odeurs, les bruits et les décors de son enfance. ❦ Très proche de sa grand-mère maternelle, elle adorait cuisiner avec elle enfant. Un passe-temps et une passion qui n’a pas disparu puisque Mildred est un véritable cordon bleu. ❦ La jeune femme aime recevoir et partager des moments conviviaux mais comme elle partage encore la maison de son père – dont l’autorité reste forte pour la faire songer à quitter le foyer – elle ne peut pas toujours convier qui elle veut à sa table. ❦ Les horaires lourdes de son père au Journal, où il est rédacteur en chef, lui permet quand même de passer du temps seule chez elle et, quand elle ne reçoit pas des amis pour dîner, elle change, peu à peu, quelques éléments de décoration, d’ambiance, pour donner un peu de légèreté, de bonheur et de jeunesse aux quatre murs tristes qui sont pour elle comme une prison dorée. ❦ Mildred adore le Bridge et invite régulièrement ses meilleures amies pour une partie autour d’un thé et cupcakes qu’elle a préparé. Attention si vous vous engagez dans une partie avec elle, c’est sérieux, et la joueuse n’aime pas perdre… ❦ Quand elle n’a pas confiance en son interlocuteur et qu’il veut savoir son nom, elle lui donne son deuxième prénom, Irène, et lorsqu’il insiste pour savoir son nom, elle répond « Gauvain » qui est en fait le nom de jeune fille de sa défunte mère ❦ Mildred a un chat angora blanc et roux depuis trois ans, baptisé Berlioz. Elle adore le câliner et dit sans cesse qu’il a l’air d’une grosse peluche. Sous son toit, il est clairement son seul allié et le seul être qui lui donne de l’affection. ❦ À ce jour, le rêve le plus fou de Mildred est de voyager à travers le monde, en bateau ou dans un de ses nouveaux bolides – les avions, et ce, accompagné de son amoureux et pourquoi pas d’un enfant… ❦ La religion importe peu pour Mildred au grand damne de son père qui n’arrive plus à résoudre sa fille de se rendre à la paroisse protestante de leur quartier, chaque dimanche matin. Mildred se dit sans doute qu’elle doit déjà subir assez de sermons comme ça avec son père toute la semaine… Cependant, même si elle n’est pas une paroissienne assidue, il lui arrive d’avoir envie de chercher une réponse sage et réfléchie à ses questions auprès d’un pasteur ❦ Mildred a un train-train quotidien banal, sans extravagance, semblable à un new-yorkais moyen – à l’exception des lois qu’elle bafoue en étant propriétaire de TBR (The Black Room)... Se fondre dans la masse est une volonté de Mildred qui peut ainsi protéger, sans difficulté, le secret de ses escapades nocturnes dans une ville qui, sous ses airs angéliques, cache de véritables démons…
Ladies ans gentlemen, nous avons aujourd'hui le plaisir d'accueillir Mildred Irène Montgomery ! Bonjour et bienvenue sur la radio AT&T's. Nous avons préparé quelques questions pour vous. Premièrement, tout le monde aimerait savoir ce que vous pensez des bars clandestins et du jazz, ne vous inquiétez pas, ça ne sortira pas d'ici !
« Ces lieux sont… grisants… le jazz est un ovni qui enivre notre époque et la marquera à jamais des empreintes musicales de ce genre. Quant aux bars clandestins, je pense que leur création et leur dense fréquentation sont surtout liées au fait que les gens aiment faire ce qu’on leur interdit. La prohibition empêche l’amusement, l’insouciance… Passer une soirée à danser, écouter du jazz, boire un bon whisky n’a rien de criminel ! Et dès lors qu’on prive aux gens de faire quelque chose, c’est exactement là où les gens opprimés vont vouloir aller. Et braver la prohibition, c’est un peu dire oui à sa liberté, oui à la vie, oui au bar clandestin, à l’alcool et au jazz… »
Oh, je vois... Ainsi, votre avis concernant la Prohibition...
« Je vous ai confié aimer l’ambiance des bars clandestins, je pense donc que mon avis sur la Prohibition est assez claire… Mais ce qui me dépasse le plus, c’est que certaines personnes continuent à penser que la prohibition est un mal pour un bien, pour un meilleur avenir politique et économique pour le pays. Comment peuvent-ils continuer à croire à ces illusions alors que des organisations comme le Ku Klux Klan tiennent des discours en faveur de la prohibition ? Après l’oppression de certaines personnes, on prive celle qu’on tolère de produits alcoolisés ou autres exportations mondiales ? Priver l’humain de ses libertés fondamentales, c’est aussi un moyen de le faire taire, de revoir ses exigences à la baisse afin qu’ils réfléchissent un peu moins aux conséquences qui se cachent derrière la politique actuelle. »
Oh ! Dans ce cas, buvez-vous de l'alcool ?
« il m’arrive en effet de boire un peu mais je ne tiens pas très bien l’alcool alors je suis raisonnable. D’autant plus que je suis maman et que m’occuper de ma fille est important pour moi, et bien l’éduquer. Je ne tiens pas à ce qu’Hedda est une pochtronne de mère… Alors même si j’apprécie les boissons alcoolisées, je n’en abuse pas, ou rarement, je ne tiens pas à être saoule et je sais très bien m’amuser sans ça. »
Personne ne vous juge, ne vous inquiétez pas. Et, dites-nous, New York, en un mot, c'est quoi pour vous ?
« Un nouveau départ, une nouvelle chance. Mais les démons du passé reviennent à moi, sans cesse…  »
Comme je vous comprends ! Pourriez-vous donc nous donner votre point de vue sur l'époque que nous vivons ?
« Dans ce monde de guerres politiques, et ce, malgré la prohibition, New-York semble être un petit paradis… Les gens sont optimistes, s’amusent. Mais si on creuse, on remarque que des groupes de personnes sont opprimées, isolées, mises dans l’ombre comme s’ils entachaient la belle image de la ville épanouie. Mais s’ils sont oubliés par les plus aisés, d’autres pensent à eux… toujours… »
Et bien, je vous remercie pour cette interview plus que constructive, et vous souhaite un excellent moment à New York !
derrière l'écran

PSEUDO ET/OU PRÉNOM : jolly roger. / Flora
ÂGE : 20 ans.
DÉCOUVERTE DU FORUM ET AVIS SUR CELUI-CI : ATJ c’est un peu mon éternel amour. (a) je l’ai connu à sa toute première ouverture. J’étais Rosemary pendant très longtemps… À la refonte, j’ai tenté un nouveau personnage… Puis le rpg et moi, on semblait fâchés, mais je ne sais même pas pourquoi o.O Et avec ce nouveau départ pour ATJ j’ai souhaité une nouvelle fois faire partie de l’aventure avec un personnage qui me trotte dans la tête depuis très longtemps… Alors, me voilà de retour les navets héhé (a)
PRÉSENCE : quotidienne, sauf exception. Mais je réponds aux rps principalement le weekend ! :)
CONNAISSANCE ET AVIS SUR LES 1920's : Je crois que j’ai surtout appris des choses sur les 20s grâce à ATJ en fait ahah. C’est surtout l’ambiance qui me plait à cette époque, et la mode (a). Alors forcément, créer et jouer un personnage dans cet univers m’inspire beaucoup.
TA CHANSON FAVORITE : dur. en ce moment c'est la nouvelle version de Crazy in love de Beyoncé pour Fifty Shades of Grey.  roll1 
AVATAR : Dakota Johnson, baby *o*
CODE DU RÈGLEMENT : you can even marry harry
UN DERNIER MOT : Je souhaite beaucoup de succès à ATJ qui revient en force, j’en suis certaine ! Parce que les navets, c’est la viiie. P'tite cass'dédi à Gabrioche-poussin, love sur toi mon chat   câlin  in love 2   :creepy:  greeny 



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      ❦ MIDNIGHT ROSE
    I went to the woods because I wanted to live deliberately. I wanted to live deep and suck out all the marrow of life. To put to rout all that was not life; and not, when I had come to die, discover that I had not lived. Gather ye rosebuds while ye May.
     


Dernière édition par Mildred I. Montgomery le Lun 25 Aoû - 14:36, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Mildred Irène Montgomery ❦ cueille dès aujourd'hui les roses de la vie.   Ven 22 Aoû - 14:25

histoire
quand l’ombre devient ma lumière


histoire

La journée s’achève et je revêts un peignoir en soie après avoir pris une douche qui m’a lavée de toutes les tensions de la journée. J’entre dans ma chambre dont le coucher du soleil lui donne une teinte dorée qui réchauffe la pièce. Je m’avance près de la commode et prends le cadre contenant la photographie de ma grand-mère maternelle.  Aussitôt, mes souvenirs me ramènent au temps d’une conversation que nous avions eu près du feu, dans la vieille et chaleureuse bâtisse en pierre qui appartenait à ma mère et où nous logions avec mon père, ma mère et ma grand-mère.
« Mamie, comment Papa et Maman se sont connus ? » J’étais adolescente et avide d’histoires d’amour. Paradoxalement, je savais déjà que l’histoire qui allait m’être narrée n’avait rien de romantique.
« Ma petite Mildred, ton père et ta mère se sont rencontrés quand ton père est venu ici, chez nous, à Sarlat. Il arrivait de sa vie citadine à Londres, en Angleterre et prétendait que la campagne du Périgord Noir était pleine d’inspiration. Ta mère s’est vite entichée de lui… Et qui aurait pu résister à un si bel homme. Et intelligent. Il écrivait beaucoup et se vantait d’être publié dans des journaux anglais. Et je crois que son accent anglais et ses lacunes en français l’amusait beaucoup. Ton père aurait pu être un mari idéal... S’il n’était pas poussé par ce vice de tout contrôler, de tout posséder. Oh pardon ma petite cocotte, je ne devrais pas dire cela devant toi. Ton père t’aime, il fait tout pour toi. Il est maladroit, mais c’est pour ton bien s’il souhaite partir à New-York. Il a eu une opportunité en or dans le journalisme. Il ne peut pas laisser passer une telle offre. Pour une fois, je suis d’accord avec ses décisions et avec son désir de réussite… » La voix d’Augustine s’éteignit dans un sanglot.
J’allais manquer à ma grand-mère et elle allait me manquer.  Mon père ne lui avait pas laissé le choix, il avait vendu la propriété. Adieu le haras, adieu le moulin. Je ne courrai plus jamais dans les pâturages, ne monterai plus mon cheval au galop dans la forêt avoisinante. Je serrai délicatement les doigts de ma grand-mère en tendant le bras jusqu’à son fauteuil et retiens mes larmes en ne pouvant m’empêcher de me dire que je l’abandonnais là, seule.
« Il aurait pu accepter de t’amener avec nous. Je sais que ta sœur est ravie de t’accueillir, Mamie, et que vous vous adorez, mais depuis mes douze ans, depuis dix ans, tu t’occupes de moi comme le faisait Maman. J’ai l’impression de t’abandonner mais Père veut que je le suive en Amérique. Je n’ai pas le choix. Je crois qu’il cherche à me punir parce que j’ai fait capoter son idée de mariage avec le fils des Delacour, tu sais, le fils du riche propriétaire de viticole en Gironde ? Oh, Mamie, n’a-t-il pas pris conscience des dégâts d’un mariage arrangé pour l’argent ? J’en suis le fruit, et regarde ma pauvre mère, regarde où ça l’a menée. Elle est morte de chagrin, de maladie d’amour, non ! de manque d’amour, un amour que même sa fille n’a pu combler. »
« Assez Irène ! » coupa ma grand-mère et je m’interrompis aussitôt. Lorsque Augustine emploie mon second prénom pour s’adresser à moi, je sais que c’est sérieux et je n’ose même pas rétorquer.   « Tu n’as pas à souffrir ou te donner coupable de la mort de ta mère ni du mariage qu’elle a eu. Elle aimait ton père. Et ton père l’aimait à sa façon. Je ne pense pas qu’il comptait spéculer sur la propriété familiale, mais il a pris goût à l’argent une fois qu’il a accédé aux comptes de la propriété. Ma chérie, vis ta vie, à présent. Profite de New-York pour connaître un nouveau départ, pour faire ce qu’au fond, toi, tu as envie de faire. » Grand-mère Augustine s’était rapprochée de moi et avais posé sa main sur mon épaule.
Je baissais les yeux en me  remémorant la énième dispute que j’avais encore eue le matin même avec mon père. Comme toujours, il s’agissait pour lui de tout contrôler, de vouloir mon bien en me donnant en mariage à un bon parti. Les domaines de la littérature et du journalisme dans lesquels baignait mon père lui donnaient la possibilité de rencontrer des gens de la classe riche, des héritiers, des rentiers, de riches propriétaires, lors de galas ou soirées mondaines. Il n’était qu’un écrivain qui ne connaissait qu’un succès mitigé, un journalisme dont les articles étaient fortement complimentés mais jamais réellement récompensés, d’un point de vue financier. Je n’étais pas comme lui, mon rêve était de me contenter d’un petit commerce où je gagnerai mon pain en travaillant, en m’épanouissant dans mon emploi et non pas en étant l’épouse potiche d’une riche connaissance de mon père. Je soupirai et m’avançai de ma grand-mère pour la prendre dans mes bras. Alors qu’elle me rendit mon étreinte, elle eut un petit rire et je levai la tête vers elle pour l’écouter poursuivre le récit de mon enfance :
« Déjà, enfant, tu en faisais voir de toutes les couleurs à ton père. Tu préférais largement jouer avec les petits enfants d’à côté plutôt que d’aller écouter ce que ton précepteur allait bien pouvoir t’apprendre. Pourtant, tu étais curieuse, à l’école, tu étais douée. Mais ton père voulait que tu aies la même vie que ces gosses de riches… À la messe, le dimanche, tu posais des tas de questions au pasteur, en tout genre, et ton père en avait honte. Ta mère et moi rions parce que tes questions étaient parfois embarrassantes vis-à-vis de Dieu mais ce bon vieux Pasteur trouvait toujours des réponses fascinantes. Mais la fois où tu as voulu faire de l’escrime, en plus de la gymnastique, j’ai bien cru que ton père n’allait pas s’en remettre. Mas c’est pour les hommes, tu vas te casser les os, ma fille, pestait-il. Tu parles, tu étais peut-être plus casse-cou que les garçons du village. Et puis tu es douée, en plus ! L’escrime te va bien moi je trouve ! Tu es agile, rapide, souple. Je ne sais pas ce qui l’a fait cédé… mais tu vois, il n’est peut-être pas si mauvais s’il a accepté que tu fasses de l’escrime… »
Je grimaçai à cette idée et haussais les épaules d’un air boudeur. Hors de question que j’accepte l’idée que mon père voulait mon bien. Pour moi, il n’était – et l’est de plus en plus avec le temps – un rapace qui accorde davantage d’importance aux billets qu’à ses proches. Je ne crois pas pouvoir me remettre un jour de sa réaction, juste après le décès de Maman, lorsqu’il avait découvert le butin que ma mère m’avait laissé. Il s’indignait que sa fille puisse hériter plus que son mari. Avait-il vraiment le cœur aux fiances alors qu’il venait d’enterrer son épouse ? Vraisemblablement. J’en étais malade et avec le temps, j’en ai toujours la nausée.

Je secoue la tête et repose le cadre sur le bois du meuble. Je m’installe au lit et attrape mon carnet sur lequel je commence à rédiger une lettre.
« Cher Mamie Augustine,
Ta dernière lettre me ravit. Je suis heureuse d’apprendre que le Périgord Noir ne semble pas avoir changé depuis ses six derniers mois. J’ai l’impression d’être partie depuis une éternité quand je pense à toi. Mais tu avais raison sur plusieurs points : tout d’abord, New-York est magnifique. Je rencontre du monde et passe du bon temps avec des gens de mon âge qui connaissent tellement de choses. Cela me change de notre petite campagne chérie, tu penses bien, bien qu’elle ait aussi de sacrés avantages…
Aussi, mes créations de jouets commencent à profiter aux enfants de la ville. Ma boutique a bien démarré et je peux m’octroyer du bénéfice un petit salaire confortable. J’adore les enfants ici, Mamie. Ils sont l’avenir du monde, l’avenir de ce monde bien trop souvent injuste. La prohibition, c’est quelque chose. J’étais loin d’imaginer cela chez nous.
Tu avais raison sur un autre point. Père est peu présent à la maison, son nouvel emploi de rédacteur en chef au journal le plus lu de la ville lui prend beaucoup de temps et il me laisse un peu tranquille… Mais il m’a déjà fiancée à un homme dont je ne connais rien à part son nom. Anderson. Rien que dans son patronyme j’entends les pièces d’or tinter dans les mains avares de mon père. Je veux croire en l’amour, Mamie. À ces histoires que tu me racontais, comme toi et grand-père. Alors je continue à lui tenir tête, ça le rend fou, mais je n’en ai que faire.
J’ai suivi ton conseil. J’ai ma boutique, mes activités qui me divertissent, - la littérature américaine est magnifique, je suis contente de parler anglais et français pour la première fois de ma vie - et je tente à ma façon de faire le bien autour de moi. L’injustice est toujours bénéfique pour les mêmes, les pauvres paient toujours alors qu’ils sont souvent ceux qui ont bon cœur. Tu devrais l’article de journal que je joins à cette lettre – oui, les initiales (I. M.) sont bien celles d’Ignace Montgomery, ton vautour de gendre. Je pense que tu devrais connaître cette Midnight Rose dont il est question dans la presse… Les roses violettes me rappellent Sarlat, la propriété, ton jardin aux senteurs exceptionnelles. Tu vois, Mamie, je garde encore un peu de toi, ici.
J’attends déjà ta réponse avec impatience.
Ta bien aimée petite fille,
Mildred Irène Montgomery.

 



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      ❦ MIDNIGHT ROSE
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MessageSujet: Re: Mildred Irène Montgomery ❦ cueille dès aujourd'hui les roses de la vie.   Ven 22 Aoû - 18:37

félicitations !
validation

Tu viens d'être validé(e), félicitations ! Mais il te reste des choses à faire ! En effet, n'oublie pas de remplir tous les champs de ton profil (ou du moins le maximum), ainsi que le gif. Il est impératif que tu recenses ton avatar dans le bottin prévu à cet effet dans ce sujet. De même, il te faudra ouvrir une fiche de liens et rps, pour ce faire, rendez-vous ici. Construire des liens entre ton personnage et ceux d'autres membres constitue une étape primordiale pour t'intégrer au forum. Si les codes ne sont pas ton fort, tu trouveras dans ce même sujet une fiche prête à être utilisée. Tu peux également obtenir un rang, trouver un logement, ou si ce n'est pas déjà fait une profession originale à ton personnage. Il est conseillé de surveiller régulièrement les annonces, de ce côté afin de suivre les intrigues et évènements en cours et de participer pleinement à la vie du forum. Tu fais d'ailleurs partie d'un groupe, pour en savoir plus c'est . N'hésite pas à faire un tour dans le flood ou à venir papoter avec nous sur la chatbox, on est là pour se faire plaisir avant tout ! Et n'oublie pas de rp, bien entendu. Allez, file donc danser le Charleston !


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MessageSujet: Re: Mildred Irène Montgomery ❦ cueille dès aujourd'hui les roses de la vie.   Ven 22 Aoû - 18:40

yeaah merci Gabrioche ! et je fais tout ce qui doit être fait très vite, dès que j'ai fini mes tâches administratives ! :)

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MessageSujet: Re: Mildred Irène Montgomery ❦ cueille dès aujourd'hui les roses de la vie.   

 

Mildred Irène Montgomery ❦ cueille dès aujourd'hui les roses de la vie.

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