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 William ◇ 'Cause we're broken, we all end up alone ◇

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modo ◭ one damn thing after another over and over
Pseudo + Prénom : cacadum + garance
Missives : 277 Points : 198
Avatar : stephen amell Crédit : blue romance (avatar), tumblr (gifs), cacadum (code)
Âge : 29 ans
Statut : célibataire. coeur brisé. pas du tout un don juan - il attend l'amour mais ne le recherche pas non plus.
Occupation : homme d'affaires & banquier de jour + inventeur & dessinateur de nuit.
Gramophone : of monsters and men - my head is an animal
Doubles-comptes : aucun
MessageSujet: William ◇ 'Cause we're broken, we all end up alone ◇   Dim 15 Déc - 18:02

William John Morgan
you're a spark without flame
I'm a desert in the rain

NOM : William John Morgan, neveu de John P. Morgan, fondateur de la banque dans laquelle il travaille.
DATE ET LIEU DE NAISSANCE : 7 juillet 1895 à New-York City.
ÂGE : 29 ans.
EMPLOI OU OCCUPATIONS : Homme d'affaires et banquier plus particulièrement. Inventeur et dessinateur à ses heures perdues.
SITUATION FAMILIALE : Fils unique, héritier d'une assez belle fortune, des parents tendres et compréhensifs, même si un peu sévères. Contexte religieux très important, tradition et respect sont indispensables, mais sinon, famille nucléaire américaine type. Pas de famille à lui pour le moment.
SITUATION AMOUREUSE : Célibataire, et ne connait plus rien à l'amour depuis qu'une jolie brunette lui a brisé le coeur en mille petits morceaux il y a quoi, allez... 5 ans déjà ?  héhé 
GROUPE : Jazz ou Gospel, j'hésite. Précoce et visionnaire, il est toujours dans le futur, mais il a aussi une relation très intime à Dieu, à la religion, à la tradition. Help ?
I. introduction



1923. Dis-lui, idiot, dis-lui, que tu t'en fous, que t'en as rien à foutre, que tu veux te barrer, que tu veux te cacher, que la nuit tu pleures, que la nuit tu trembles, que la nuit tu les entends, les bombes, le tonnerre, dis-lui, idiot, que tu t'en fous du marché, que tu t'en fous des investissements, que tu t'en fous d'ta Cadillac, que tu t'en fous, que tu t'en fous et que les bombes, c'était pas toi, c'était pas toi. Escadrille La Fayette c'est plus toi. C'est plus nous. Dis-lui, stupide idiot, dis-lui. Que tu t'en fous de ses sous, de son héritage, de tout, que tu veux juste voir la Californie. Dis-lui, t'attends quoi ? Dis-lui, que la nuit tu pleures, et que t'es seul. Que tu veux voir le Sud. Que tu veux voir le soleil. Dis-lui, idiot, dis-lui, que t'es seul, que t'es tout seul, sauf dans ta tête.

Hello darkness, my old friend
I've come to talk with you again
Because a vision softly creeping
Left its seeds while I was sleeping
And the vision that was planted in my brain
Still remains
Within the sound of silence


1917. Le tonnerre, les bombes, c'est nous, c'est nous, c'est toi qui bombarde, c'est toi stupide idiot, arrête, le tonnerre, les bombes, arrête sombre idiot, arrête le tonnerre, arrête les bombes, y'a des gens en-dessous qui crèvent, t'entends pas, imbécile, t'entends pas ? Là, regarde, y'a des gens qui crèvent et qui crient, et toi c'que t'es con t'entends rien, mais bordel écoute, écoute, le tonnerre, les bombes ! Escadrille La Fayette ta gueule, ta gueule j'te dis, fais demi-tour, fais demi-tour, les bombes, le tonnerre, tout ça, c'est pas pour toi tout ça, c'est nous, c'est toi, on est pas fait pour ça.

In restless dreams I walked alone
Narrow streets of cobblestone
'Neath the halo of a street lamp
I turned my collar to the cold and damp
When my eyes were stabbed by the flash of a neon light
That split the night
And touched the sound of silence


1900. Maman, maman, regarde, regarde, il vole l'avion. Il vole. Regarde j'te dis, il vole. Mon avion. Maman, maman, mais regarde j'te dis, c'est moi avion, à moi, que j'ai fait, il vole maman, c'est vrai regarde, il vole. L'avion vole. S'écrase sur la fenêtre. L'allumette de l'aile droit de brise. S'casse la gueule. Zut. Faut refaire. Maman, maman, t'as pas une allumette, nan, deux, maman, maman, regarde moi, regarde moi j'te dis, j'ai besoin d'allumettes. Ha. Vrai, ça crame les allumettes. Maman, maman, y'a plus d'aiguilles à tricoter ? Joanna, Joanna, elle est où la bonne, Joanna, des aiguilles à tricoter, t'en as ? En bois, en bois, pour l'aile de mon avion, pour mon avion, parce qu'il vole tu sais. Il vole mon avion. Mais s'est cassé la gueule. Plus d'aile. Joanna ?

And in the naked light I saw
Ten thousand people, maybe more
People talking without speaking
People hearing without listening
People writing songs that voices never share
And no one dared
Disturb the sound of silence


1919. C'que t'es con mon garçon, ah t'es content, t'es beau, tu l'aimes la France, la Normandie, les vacances. C'que t'es con. Et le tonnerre, et les bombes, et le feu, tu t'en fous ? Tu t'en fous ? Regarde-les ces cons, ils sont contents eux aussi, tu leur balances des bombes, ils sont contents.  Enfin, pas ceux qui les ont eu sur la tronche, ça c'est sûr. C'que t'es con mon pauvre garçon.

"Fools", said I, "You do not know
Silence like a cancer grows
Hear my words that I might teach you
Take my arms that I might reach you"
But my words, like silent raindrops fell
And echoed
In the wells of silence


1921. Vas-y, pars pas. Vas-y, reste. Elle t'aime, Suzanne, c'est vrai. Au fond. Parce qu'au fond, elle t'aime. Elle les aime tes beaux bras musclés, ton sourire triste et tes yeux bleus. Vas-y, reste. Elle t'aime j'te dis. Elle t'aime parce que toi, tu souris jusque dans les yeux. Elle aime l'autre aussi, qui sourit pas, lui. Il danse pas non plus, non il danse pas, mais la nuit, il crie pas non plus. Il tremble pas la nuit, il crie pas. Il s'en fout, lui, du tonnerre, des avions, des bombes, des cris, des cris, des cris. Vas-y, reste. Elle veut que tu restes. Elle t'aime, puisque je te le dis. Elle s'en fout, de lui. Mais pourquoi tu dors pas toi ? Qu'est-ce qui va pas avec toi ? Pourquoi, hein, pourquoi toi tu dors pas ? C'est les bombes, hein. Le tonnerre. J'te l'avais dit. Fallait pas y aller, fallait pas y aller, c'est tout, fallait en rester aux allumettes, aux aiguilles à tricoter, aux sourires pour la nègre, comme elle s'appelle déjà ? aux sourires pour Joanna, fallait vivre tes 5 ans toute ta vie, c'que t'es con, bien sûr qu'elle t'aime, la Suzanne, la Joanna. Elle t'aime. Elle te veut. Et toi, souris, tu souris jusque dans les yeux, mais tu pleures aussi, tu pleures comme tu souris. Suzanne, elle a pas besoin d'un homme qui pleure, d'un homme qui danse, elle a pas besoin de toi. Elle t'aime mais elle a pas besoin de toi. J'ai la solution. T'es le problème. Vas-y. Pars.

And the people bowed and prayed
To the neon god they made
And the sign flashed out its warning
In the words that it was forming
And the sign said, "The words of the prophets are written on the subway walls
And tenement halls"
And whispered in the sounds of silence


1906. Maman, maman, maman ! Regarde, mon avion, il vole, il vole j'te dis, oui maman, oui j'ai fait mes devoirs, oui j'ai eu de bonnes notes; oui j'aime les maths, mais maman, mon avion, regarde, il vole, il vole je te dis !

II. Don't call me Bill



◇ Enfant précoce mais comportement autiste pendant son enfance, muet jusqu'à ses quatre ans.
◇ Père plus ou moins compréhensif vis-à-vis de ses crises. Il aurait préféré un garçon plus normal, mais au moins, c'est un bon garçon.
◇ Relation fusionnelle avec la mère, mais élevé par sa nourrice noire, Joanna.
◇ Extrêmement rapide à comprendre, petit génie, mais peut se parler à lui-même, ou rester absorbé dans ses pensées pendant des heures comme si le monde n'existait pas.
◇ Parfaitement normal en dehors de ses crises, voire presque charmant.
◇ Fils unique, héritier de la fortune des Morgan.
◇ Haine violente du mensonge, de la vanité et des excuses. Il ne s'excuse jamais, lui, d'ailleurs.
◇ Il a créé des maquettes d'avions de toutes sortes entre ses 5 et 13 ans.
◇ Participe à la Grande Guerre dès 1917 avec l'aviation américaine.
◇ Premier amour, Suzanne, jolie française, en 1920, il n'est plus jamais tombé amoureux après qu'elle l'ait trompé avec un autre soldat américain.
◇ Il fait des cauchemars régulièrement.
◇ N'est pas autiste (selon la définition actuelle de cette maladie/différence pour le cas d'Asperger : j'ai voulu donner à William certains aspects du comportement et de la psychologie autistique qu'ont certains génies un peu fous, mais pas l'ensemble de la maladie/différence).
◇ Peur phobique des chats et affection inconditionnelle pour les chiens, que voulez-vous, on est bizarre jusqu'au bout ou pas du tout.
◇ Il ne fait jamais la gueule mais il ne pardonne jamais non plus.
◇ Il sourit, vraiment, jusqu'aux yeux. Il a les yeux qui sourient. C'est ce que Joanna disait tout le temps. Don't worry what they say honey, they' gotta love you' eyes smilin'.
◇ Il déteste qu'on l'appelle Bill. Sauf si c'est Joanna. Mais Joanna est morte en 1923. Donc il déteste qu'on l'appelle Bill.
◇ Il a un chien, un akita américain, sans nom. C'est le chien.
◇ Cynique parfois, il a beaucoup de sens de l'humour.
◇ Et à part pendant ses rares crises de folies, il est un très bon fils, un très bon ami. Oui, parce qu'il a des amis, aussi.
◇ Chaleureux, protecteur, confiant, aimant, capable d'un peu plein de folies pour les gens qu'il aime. Et même pour des inconnus, en fait. Je vous présente Batman autiste, sauveur de la veuve et de l'orphelin, la main sur le coeur, quand la tête n'est pas ailleurs.
◇ Il anticipe les comportements des hommes d'affaires comme personne, mais il trouve ça "pas drôle". C'est toujours pareil.
◇ Il s'énerve vite, très vite. Quand on ne le comprend pas, il s'énerve. Quand on lui dit quoi faire, il s'énerve. Quand on ne fait pas comme il voudrait, il s'énerve.
◇ Quand on le déçoit, il s'énerve pas, il s'en va.
◇ Il peut être très doux, ou très violent, ou les deux en même temps. Il a un truc pour les extrêmes.
◇ Il change souvent d'avis, mais déteste qu'on lui fasse remarquer.
◇ On insulte pas Maman. Sinon, ça finit mal. Très mal. Hear me ?
◇ Pour un semi-autiste qui revient de guerre, il n'a pas l'air si abîmé que ça, même assez joyeux.
◇ Son attention est très volatile, si vous l'avez, vérifiez que vous la gardez, en cinq minutes il n'est plus là.
◇ Il rêve de quitter NY et de s'installer en Californie, où personne ne connait son enfance troublée. Oui, parce qu'il s'en rend bien compte, qu'il est pas normal.
◇ Il a une relation très intime avec Dieu. Il lui parle pas mal. Dieu répond pas mal. Enfin, la voix dans sa tête. On peut dire que c'est Dieu, vu que c'est pas lui. Et l'autre Dieu, celui qu'on trouve à l'Eglise, il lui parle pas mal aussi. Z'ont des trucs à s'dire.
◇ Il habite dans l'hôtel privé de ses parents, mais aux deux derniers étages, indépendamment.
◇ Il accorde beaucoup d'importance au respect et à la tradition, officiellement. Officieusement, il s'en fout.
◇ Il traine tard dans les bars clandestins pour regarder les gens. Boire, ne rien faire, et observer. Les accents, les tics, les habitudes, les nouveautés, il aime bien. C'est vivant.

Ladies ans gentlemen, nous avons aujourd'hui le plaisir d'accueillir William John Morgan ! Bonjour et bienvenue sur la radio AT&T's. Nous avons préparé quelques questions pour vous. Premièrement, tout le monde aimerait savoir ce que vous pensez des bars clandestins et du jazz, ne vous inquiétez pas, ça ne sortira pas d'ici !
« Je bois beaucoup. Plus que de mesure. J'aime bien. Et ce, dans les bars clandestins, il faut l'avouer, mais ne le dites pas à maman, elle serait triste, elle dit que ça transforme les hommes. En même temps, faut dire qu'elle a un avis sur tout, surtout ce qu'elle ne connait pas. Elle ne ferait pas la différence entre un whisky et un cognac. Non, ne dites rien, je sais, c'est vraiment triste. Pour ce qui est du jazz, je ne comprends pas, vraiment pas, non je ne comprends pas qu'on ne l'ait pas inventé avant. C'est merveilleux, je trouve, merveilleux, ça transporte l'âme.  »
Oh, je vois... Ainsi, votre avis concernant la Prohibition...
« Quelle question, c'est ridicule. Plus on interdit, plus on consomme, plus y'a de morts. Je suis contre. Même si je n'irai pas le raconter à tout le monde, surtout pas à maman. Pauvre Amérique Wet, fallait agir, bien sûr. Mais vous verrez qu'ils changeront d'avis. Tout le monde boit, c'est un fait. »
Oh ! Dans ce cas, buvez-vous de l'alcool ?
« Je ne m'exclus pas de "tout le monde". Même si, évidemment, je ne suis pas "tout le monde". »
Personne ne vous juge, ne vous inquiétez pas. Et, dites-nous, New York, en un mot, c'est quoi pour vous ?
« Home. »
Comme je vous comprends ! Pourriez-vous donc nous donner votre point de vue sur l'époque que nous vivons ?
« En retard. Nous avançons, nous avançons, mais nous sommes en retard. C'est bien parce que nous avançons que nous nous rendons compte de notre retard. »
Et bien, je vous remercie pour cette interview plus que constructive, et vous souhaite un excellent moment à New York !
derrière l'écran

PSEUDO ET/OU PRÉNOM : Cacadum, je m'appelle Garance.
ÂGE : 19 ans.
DÉCOUVERTE DU FORUM ET AVIS SUR CELUI-CI : je ne me rappelle plus comment j'ai connu la version 1, ça devait être vers 2011-2012 sur Bazzart. Depuis, j'espionne de temps en temps, mais je ne suis jamais assez présente pour m'inscrire.
PRÉSENCE : Parlons-en.  @  Vous allez faire la gueule. Nan, attendez partez pas ! Je suis en prépa B/L cette année (comme l'année dernière) et je passe plein de concours à partir de mars 2014 donc... vous n'allez pas me voir souvent. Quand je dis pas souvent, je dis pas tous les jours, et probablement même qu'une seule fois par semaine. Mais, et c'est un grand mais ! je promets de prévenir de mes absences plus longues qu'une semaine, surtout avec ceux qui rp avec moi (et je peux quand même faire une réponse aux rp le vendredi soir, je ne suis pas en prison non plus  =/ )  (a) 
CONNAISSANCE ET AVIS SUR LES 1920's : Je les étudie en cours, donc je connais un peu, je me renseigne, parce que c'est une période passionnante (et que j'adore l'histoire du féminisme, donc 1920 le droit de vote des femmes aux USA, la flapper, etc. ça me parle).
TA CHANSON FAVORITE : Question impossible. Je peux pas répondre à ça. J'aime trop de chansons  face mais promis mon gramophone vous tiendra au courant de l'actualité. Ma chanteuse préférée, sinon, c'est Imany pour le moment, qui ne me lasse jamais, et un peu Gabrielle Aplin et... je m'arrête, je m'arrête.
AVATAR : Stephen Amell.
CODE DU RÈGLEMENT :  code validé par Bébert ♥️
PERSONNAGE INVENTÉ, SCÉNARIO : Personnage inventé (à partir du vrai J.P Morgan et de la vraie banque, mais je ne sais pas si elle était à NY ou pas...).
JE SOUHAITE PARTICIPER AU SYSTÈME DE RP D’INTÉGRATION : Oui (mais pas avant les vacances de Noël, concours blanc oblige).
UN DERNIER MOT : J'espère que mes absences ne vous rendront pas fous, et félicitations pour ce forum si réussi que mon coeur tout mou se serre en le voyant.



_________________
Don't listen to a word I say



Dernière édition par William J. Morgan le Jeu 19 Déc - 17:41, édité 27 fois
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MessageSujet: Re: William ◇ 'Cause we're broken, we all end up alone ◇   Dim 15 Déc - 18:03

Histoire
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People talking without speaking.



1895. Ruth repousse derrière son oreille une mèche de cheveux qui lui tombe sur les yeux, collante sur son front, et elle frotte son poing contre son visage. Chasser la fatigue, chasser l'épuisement, chasser les douleurs. Le soleil se lève à la fenêtre, tendrement, c'est beau un matin de juillet, dans le silence tranquille de la chambre. Joanna entrebaille la porte. « Puis-je vous apporter quelque chose madame ? » Ruth relève la tête et le soleil vient taper sur sa joue, contre sa joue, et c'est un petit feu qui se réveille en elle. Elle sourit. Elle a ce sourire, tout le monde lui dit, qui monte jusqu'aux yeux quand elle est heureuse.  « Rentre chez toi, prends ta matinée, tu es restée toute la nuit. Reviens à onze heures, pour le déjeuner de Jedekiah. » Joanna reste immobile un instant, le regard fixé sur le lit défait, les couvertures enchevêtrées, la coiffure de madame, des cheveux ébourriffés plaqués sur sa tête et son front. Elle ne peut pas laisser madame comme ça. Mais lentement, Ruth se renfonce dans son lit, comme pour se rouler en boule, et Joanna referme la porte. On entend résonner le claquement de ses sabots dans les escaliers de longues minutes plus tard. Ruth n'entend pas, elle est déjà repartie, dans ce petit monde de lumière, ce soleil de juillet, et ses yeux se ferment doucement. Fatigue, épuisement, douleurs. Et cette petite chose pleine de vie et de douceur, dans le creux de ses bras.

1898. Ruth renifle, le revers de la main contre la bouche, étouffant un sanglot, les yeux rivés sur le néant, à travers la fenêtre. Il pleut sur New-York. Demain est un autre jour se dit-elle tous les jours. Demain sera un autre jour, si Dieu le veut. Dieu qui n'entend pas tout, Dieu a la mémoire sélective. Elle se tourne vers l'enfant assis par terre. Il est à même le plancher de bois. Joanna dit qu'il peut y avoir des échardes sur le plancher, mais Joanna n'est pas là, sa fille est malade. C'est la grippe, peut-être que demain elle ne sera plus là. Bill est là, lui. Joanna dit toujours Bill. Et quand elle lui parle, Bill lui sourit, et pose sa main sur sa joue noire, sa petite main blanche, contre le visage d'une nègre. Mais pas contre le visage de sa mère. « William. » Un silence. La pluie, légère, frappe à la fenêtre. Une goutte d'eau se fraye un chemin sur le verre froid. « William. » Ruth cherche dans le regard de l'enfant un signe qu'il comprend, qu'il entend, qu'il voit. Décembre tient froid, et Ruth a trente ans aujourd'hui. William sera sûrement son seul enfant, Jedekiah boit et ne s'occupe plus d'elle. Elle lui a fait un bébé qui ne parle pas. Il est assis près d'elle, son petit garçon, son tout petit garçon, et ses yeux bleus l'observent, mais jamais il ne la regarde vraiment. Il observe tout, toujours, avec une lenteur effrayante. Avec une douceur effrayante, presque adulte, dans un visage d'enfant. William ne parle pas, il regarde, il écoute, il touche, tout l'intéresse. Sauf l'affection de sa mère, sauf le coeur de sa mère qui, lentement, tombe en miettes. Il y a Bill et la nègre Joanna. Et l'enfant absent dans les bras de sa mère.

1900. « Bill, madame t'attend dans le salon, mets ton gilet à l'endroit. » « Non. » L'enfant se tient droit. Les coutures du vêtement lui donnent un air d'enfant des rues, ses cheveux en pagaille. Son visage rappelle qui il est, ce peti garçon des beaux quartiers, peau blanche aux reflets rosés, yeux bleus rieurs et un cou bien propre. Il cherche par terre sa maquette en papier. Ne la trouve pas. Il glisse une main moite dans celle de Joanna. « Je veux voir maman. On va voir maman. » Joanna ne répond rien. Personne ne changera jamais ce gamin. Il change les gens. Jedekiah ne boit plus. Ruth a repris du poids. Il parle. Cet enfant parle, et il parle bien. Il fait les fautes de Joanna parfois, Jedekiah le lui a reproché. Il ne les refera pas. Le salon est un étage plus bas, et William se tient bien droit. La fatigue fait tomber ses paupières à mesure qu'il avance. Le salon est spacieux, mais froid. Et froid. Il n'aime pas le salon. Ruth est assise sur le sofa, elle fume. Au moment où son petit garçon entre, son visage s'illumine, son coeur s'emballe, c'est donc ça l'amour d'une mère, elle repose son fume-cigarette, dépoussière sa jupe, la lisse, mécaniquement, violemment, et son regard sourit. « William. » « Maman ! » L'enfant ne dit pas mère. Les amis de Ruth lui reprochent. Il n'est pas comme tous les petits garçons, ce petit garçon. Ruth sourit. Elle s'en fout. C'est le sien. Il court vers elle, la main de Joanna bien vite lâchée, il s'écrase contre le sofa, l'escalade et pose sa tête sur les genoux de sa mère. Il se replie en boule. Ruth ne remarque pas les cheveux décoiffés, le gilet à l'envers sur sa chemise, les souliers sur le sofa. Son petit garçon lui sourit, elle lui caresse les cheveux. Le soleil est haut dans le ciel. Un silence. « Maman, j'ai besoin de carton. J'ai encore perdu ma maquette. » Ruth se perd dans ses yeux. Elle acquiesce.


People hearing without listening.



1918. Ruth ouvre sa lettre sans utiliser le coupe-papier. Jedekiah lève un sourcil vers elle. Il ne dit rien. Elle ne le regarde pas, son coeur bat fort, l'adresse sur l'enveloppe, cette écriture, cette manière de finir le M majuscule, son petit garçon lui a écrit. La lettre glisse de l'enveloppe, elle la déplie, la froisse un peu, ses mains tremblent. Puis plus rien. Plus rien. Tout va bien. Son petit garçon va bien. « Il est amoureux. » Jedekiah ne se retourne même pas. C'est bien, il pense, c'est bien. Qu'il pense à rentrer quand même. Ruth sourit. « Il va bien. » Il va bien.

1919. Paris s'éveille. La ville s'active, comme une fourmillière, et les rues grises grouillent d'individus au trot. Pressés, ces Parisiens. William pense à sa New-York natale, à sa mère, à ses maquettes, à ses avions. Ses avions qui bombardent, et au tonnerre de la guerre. Un frisson le parcourt alors qu'il s'éloigne de la fenêtre, et que le rideau se replace. Suzanne dans le lit se réveille, elle aussi. Ses yeux encore fatigués s'ouvrent et se referment plusieurs fois. La place à côté d'elle dans le lit est déjà froide, elle tend le bras pour vérifier, caresse les draps, cherche un corps. Sa main, partie dans une quête vaine, retourne sur son visage, pour se cacher de la lumière qui grandit. « William ? » Un mouvement depuis la cuisine. Ce n'est pas très grand ici. Le lit est dans un coin, une table un peu bancale de l'autre, et la cuisine est séparée de la pièce à vivre par un petit muret sur lequel on a posé des pommes. Il est allé au marché, pense-t-elle. « William, je t'entends, je sais que tu es là. » Il sort de l'obscurité de la cuisine, où il lui a préparé un thé, contourne la chienne de Paul qui sommeille, et retrouve la jeune femme dans le lit. « Je sais aussi que tu n'as pas dormi cette nuit. Cauchemars ? » William reste silencieux. Il n'aime pas en parler. Il lui tend son bol. « Thé ? » Elle accepte mais son sourire est figé, ses lèvres fines légèrement ouvertes, son regard ne cesse de fixer la mâchoire serrée de William. Elle l'aime, c'est vrai. Elle l'aime son Américain. Si seulement il pouvait être comme les autres... « La guerre est finie, tu sais, tu n'as plus à t'en faire autant. Dans la semaine, ma tante aura fini ses travaux, tu savais ? Marcel me l'a dit hier. Paul viendra récupérer sa bête, je l'aime bien, elle est affectueuse, mais elle ronfle. » Elle caresse tendrement le visage de William, qui s'est assis dans le lit, mais dont le corps tout entier est raidi, presque homme de fer, homme de bois, pantin rigide mais fragile. Elle soupire. « As-tu trouvé ce que tu voulais dehors ? » « Je suis allé au marché. Pommes, pommes de terre, carottes. Je t'ai eu une orange. » Elle sourit. « Et je suis passé Palais Brongniart. Ils ont des nouvelles de mon oncle, les investissements sont bons. Surtout là-bas. » Là-bas, à New-York, où les Etats-Unis sont riches, et se fichent et contre-fichent de la reconstruction de l'Europe. Pour la plupart. « On peut partir, tu sais. Partir pour New-York. Je t'apprendrais l'anglais. » Elle grimace, puis réalise son geste et se reprend. Elle avale une gorgée de thé, brûlant et mal infusé, comme toujours avec William, pour se donner une contenance. « Je ne peux pas quitter Paris, tu sais bien. » Il se tait, il sait. Il sait bien. Elle, elle sait qu'il restera, qu'il l'aime. Il ne l'épouse pas parce qu'elle est veuve et qu'un second mariage ne lui dit rien. Il sait tout ça très bien. Il sait que sa tante et Paul ont besoin d'elle et que jamais elle ne quittera Paris. Il l'aime, et il reste. Elle l'embrasse avec une fougue qui la surprend. Qui le surprend. Ses yeux sont tristes, mais amoureux et au fond, il est heureux. Il lui caresse les cheveux alors qu'elle continue à l'embrasser et récupère le bol d'entre ses mains. « Et puisque tu ne veux pas quitter ton lit, surtout, laisse-moi t'y réchauffer... » Elle rit, un petit rire clair, et se laisse retomber contre les oreillers, le corps chaud de son amant contre elle. Elle rit, mais le coeur n'y est pas. Il veut rentrer chez lui. Et elle ne veut pas l'accompagner.


1921. La porte claque, les escaliers sont montés en courant, et William entre en trombe dans l'appartement. Il court depuis plus longtemps que les escaliers, et son souffle est court. De la sueur coule sur son front et le long de son cou, contre sa chemise. Il a déboutonné les deux premiers boutons. Il ne le fait presque jamais. Suzanne tricote contre le poêle, il fait froid en ce mois de septembre, et Paul à côté d'elle fait son travail de lecture. Il aura 13 ans dans quelques semaines, et cette année il finit l'école. Il a son certificat à passer, il est concentré et lit à voix basse tandis que Suzanne fredonne on ne sait quelle chanson. « Je sais. » Un silence de plomb tombe dans l'appartement. Suzanne relève les yeux et hausse un sourcil avant de rencontrer le regard furieux de William. « William, de quoi parles-tu ? Que...  » Elle s'arrête. Il a les yeux fous. Elle ne l'a jamais vu comme ça. Il est complètement figé, raidi, et légèrement tremblant à cause de sa course. Paul a l'air un peu effrayé quand il se lève de sa chaise. « Je vais rentrer Suzanne, maman va m'attendre. Je lui dis que tu vas bien, et que tu passes demain ? » Paul est le neveu de Suzanne, et William l'aime beaucoup. Mais alors que l'enfant le croise dans l'entrée et qu'il se pousse pour le laisser passer, il ne lui ébouriffe pas les cheveux comme à son habitude. Il l'ignore. Une fois l'enfant parti, William referme la porte derrière lui avec une infinie douceur, et marche jusqu'au lit, où il s'assied à moitié. Son regard n'a rien perdu de sa folie. « Depuis quand ? » Elle reste muette, les yeux rivés sur ses mains, et ses lèvres tremblent. Elle pleure un peu. « Depuis quand ? » Il ne crie pas, il ne parle même pas fort, et rien dans sa voix ne montre sa colère. Seulement une question. « Depuis quand Suzanne ? Depuis quand est-ce que tu couches avec un autre ? » « Est-ce que ça change quelque chose ? » Sa voix est pleurnicharde, effrayée, humide. Une voix de gorge qui se contracte. « Savoir depuis quand. Est-ce que ça change quoi que ce soit ? » Sa voix se brise dans un petit bruit mouillé. Il ne la regarde plus.


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1922. Home. William lève les yeux, croise ceux de sa mère au coin de feu, elle lui rend un sourire et frotte ses mains l'une contre l'autre. Il est grand, son petit garçon, et un peu intimidant maintenant. Il porte dans les yeux une tendresse qu'il a gardé de son enfance, et une dureté nouvelle. Celle du départ, de la guerre, de l'amour, de la trahison. Celle de la vie, qui l'a quitté et est revenue, qui joue avec lui comme avec tous les hommes. Il a vraiment grandi, son garçon, et il a changé. Palais Brongniart l'a bien formé. John dit qu'il travaille bien. Qu'il comprend bien. Que les investisseurs l'aiment bien. William s'en fout. Il semble toujours ailleurs. « Je ne vais pas m'envoler tu sais, tu n'es pas obligé de me fixer comme ça. » Elle veut avoir l'air léger, mais William reste sombre. S'envoler, avions, tonnerre, rupture, Suzanne, Paris, guerre, guerre, guerre, tromperie. Il continue à fixer.




J'essaie de finir ma fiche d'ici une semaine à peu près, je ne garantie rien avant les vacances de Noël, j'ai concours blanc, mais après je suis à peu près toute à vous ;)
Considérant que la première partie me semble finie :) N'hésitez pas à me prévenir s'il y a des incohérences (oui, au pluriel :p) avec l'époque ou le personnage, comme je fais ma fiche en plein de petites fois, je peux dire des bêtises (en fait j'en dis tout le temps beaucoup, donc ça serait pas étonnant... :p)

Edit : Fini !  :lovenavet: 

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Dernière édition par William J. Morgan le Jeu 19 Déc - 18:50, édité 33 fois
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MessageSujet: Re: William ◇ 'Cause we're broken, we all end up alone ◇   Dim 15 Déc - 19:05

GNIA je viens de me faire la saison 2 d'Arrow, alors AMELL  bril 
Prépa B/L ça claque !! Bonne chance à toi !

En tout cas bienvenue et bonne chance pour ta fiche !  in love 
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MessageSujet: Re: William ◇ 'Cause we're broken, we all end up alone ◇   Dim 15 Déc - 20:58

Bienvenue sur ATJ, excellent choix d'avatar :)

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MessageSujet: Re: William ◇ 'Cause we're broken, we all end up alone ◇   Lun 16 Déc - 15:38

Merci à tous les deux ! Je dois avouer qu'Arrow, c'est aussi mon péché mignon pour mes petites pauses...  roll1  Et comment ne pas craquer devant Jonathan Rhys Meyers, hein... bave 2 in love 2 

Finalement, j'avance un peu cette fiche, ça me détend entre deux épreuves / révisions d'épreuves... Littérature c'est fait, demain c'est histoire. Je peux toujours dire que je révise les Etats-Unis des twenties  face 

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MessageSujet: Re: William ◇ 'Cause we're broken, we all end up alone ◇   Ven 20 Déc - 10:26

Hey !

Bienvenue ! :D

Je m'occupe de toi dans la journée :)

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MessageSujet: Re: William ◇ 'Cause we're broken, we all end up alone ◇   Sam 21 Déc - 1:50

J'ai genre surkiffé ta fiche. T'as un style d'écriture qui me plaît énormément et j'ai été absorbée dès les premières lignes !

Du coup, avant la validation, avais-tu réfléchi au groupe que tu allais choisir ?

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MessageSujet: Re: William ◇ 'Cause we're broken, we all end up alone ◇   Sam 21 Déc - 10:01

Oh merci beaucoup !  :lovenavet: 

Oui, finalement, je me suis décidée pour Gospel, qui en plus a moins de membres que les autres groupes. Merci beaucoup encore et encore.  lechouille 

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MessageSujet: Re: William ◇ 'Cause we're broken, we all end up alone ◇   Sam 21 Déc - 18:18

félicitations !
validation

Tu viens d'être validé(e), félicitations ! Mais il te reste des choses à faire ! En effet, n'oublie pas de remplir tous les champs de ton profil (ou du moins le maximum), ainsi que le gif. Il est impératif que tu recenses ton avatar dans le bottin prévu à cet effet dans ce sujet. De même, il te faudra ouvrir une fiche de liens et rps, pour ce faire, rendez-vous ici. Construire des liens entre ton personnage et ceux d'autres membres constitue une étape primordiale pour t'intégrer au forum. Si les codes ne sont pas ton fort, tu trouveras dans ce même sujet une fiche prête à être utilisée. Tu peux également obtenir un rang, trouver un logement, ou si ce n'est pas déjà fait une profession originale à ton personnage. Il est conseillé de surveiller régulièrement les annonces, de ce côté afin de suivre les intrigues et évènements en cours et de participer pleinement à la vie du forum. Tu fais d'ailleurs partie d'un groupe, pour en savoir plus c'est . N'hésite pas à faire un tour dans le flood ou à venir papoter avec nous sur la chatbox, on est là pour se faire plaisir avant tout ! Et n'oublie pas de rp, bien entendu. Allez, file donc danser le Charleston !



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Occupation : costumière & danseuse dans de petits cabarets le soir venu.
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MessageSujet: Re: William ◇ 'Cause we're broken, we all end up alone ◇   Sam 21 Déc - 18:58

Avec un peu de retard bienvenue ! Je suis désolée que tu arrives dans un contexte pareil, mais c'est quoi qu'il en soit un plaisir de t'accueillir et d'apprendre que tu connais le forum depuis si longtemps. bril

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MessageSujet: Re: William ◇ 'Cause we're broken, we all end up alone ◇   Dim 22 Déc - 0:03

Merci pour la validation ! pom pom 

Pas de soucis Maija, c'est parfaitement compréhensible, et j'espère de toutes mes forces qu'ATJ surmontera cette mauvaise passe ! superman 

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MessageSujet: Re: William ◇ 'Cause we're broken, we all end up alone ◇   

 

William ◇ 'Cause we're broken, we all end up alone ◇

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