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 you don't have to sell your body to the night ; Andromaque & Glenn

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MessageSujet: you don't have to sell your body to the night ; Andromaque & Glenn   Jeu 24 Oct - 1:09

Andromaque & Glenn
you don't have to sell your body to the night


Bienvenue dans le merveilleux sujet de Glenn P. Campbell qui va avoir l'honneur d'avoir comme partenaire Andromaque F. Pardaillant. Pour leur sujet, ils interdisent l'intervention d'un PNJ inoffensif qui pimenterait le rp et ils interdisent l'intervention de membres extérieurs qui passeraient par là. Ne sont-ce pas là des choix merveilleux ? L’histoire se déroule le 25 août 1924 à 21h34 alors que la météo est clémente. À présent, il est temps de laisser la parole au créateur du sujet : Glenn se rend à la maison close tenue par Andromaque, non pas pour assouvir ses désirs mais pour en apprendre plus sur ce lieu et la condition des prostituées afin d'écrire un article. Il adresse la parole à Andromaque pensant qu'il s'agit de l'une des filles..


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MessageSujet: Re: you don't have to sell your body to the night ; Andromaque & Glenn   Jeu 24 Oct - 1:23

Chelsea, le 25 août 1924 à environs 21h30. Je marchais rapidement dans les rues insalubres du quartier, regardant partout autour de moi à la recherche d'un idice quelconque. Un indice qui m'indiquerait que j'étais au bon endroit. Finalement, je vis deux hommes sortir d'une haute bâtisse, l'air goguenard. C'était là, ou du moins, ça en avait tout l'air. Je m'approchais de la porte et y toquais. Un homme m'ouvrit, le regard méfiant. Il fallait que je me montre convaincant, et surtout pas que je perde la face. Finalement, ma tête blonde et mon sourire craintif le persuadent. Je savais que ces établissements n'aimaient pas les nouveaux clients, mais il fallait que j'y entre. A tout prix. J'avais un article sur la condition des prostituées à écrire et mettre le pied dans une maison close était essentielle. Derrière moi, la porte se referma. Désormais, plus question de faire marche arrière: il fallait que j'aille jusqu'au bout. Il n'était plus question que je me défile. Je me laissai guider jusqu'au vestibule où une domestique prit ma veste et mon chapeau, puis jusqu'à la salle principale. A peine entré, des effluves de parfums m'assaillirent ainsi que les couleurs des robes des filles autour de moi. Il y en a de toutes sortes: des brunes, des blondes, des rousses, des rondes, des minces, des grandes, des maigres, des gamines et des femmes mûres. Je m'immobilisai, soudain intimidé par ces sons et ces odeurs, ces gloussements autour de moi et ces regards que l'on me jetait. Les autres hommes semblaient moins hésitants, riant à gorge déployée, les mains sur les cuisses, dans les cheveux, autour des tailles de ces demoiselles. Je déglutis et m'avançai un peu. L'homme à mes côtés s'est retiré, me laissant à mon choix: quelle fille choisir ? Personne ne semblait vouloir m'en désigner une. Pourtant, cela aurait été bien plus simple. Devais je en choisir une qui me plaisait ? Pour ce que je comptais en faire, ce n'était pas nécessaire. Mais alors laquelle choisir ? Plusieurs étaient libres, assises sur des sofas, un éventail à la main, et me lançaient des regards félins. Toutes étaient désirables, mais aucune ne me convenait. Jusqu'à ce que mon regard se pose sur une créature, légèrement en retrait, affalée sur un fauteuil, le regard perdu dans le vague. Ses longs cheveux blonds dégringolaient en cascade sur ses épaules et surtout, elle ne me regardait pas. C'est sûrement ce détail qui me décida. J'inspirai un grand coup et me lançai. J'allais jusqu'à elle, sous le regard médusé des autres filles, et m'asseyais à ses côtés. Mon plans initial était de l'emmener dans une chambre et de la payer pour répondre à mes quelques questions, sans la toucher, et lui jurer de ne mentionner ni son nom, ni son lieu de travail. Assis à ses côtés, j'effleurai son épaule du bout du doigt, attendant qu'elle me témoigne un peu d'attention.
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AND ALL THAT JAZZ
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Statut : Amoureuse d'un mort, abusé par un menteur, mariée à la guerre.
Occupation : Gérante d'une maison close, Littlefinger way of life.
Gramophone : Fauve - Nuits Fauves
Doubles-comptes : Sexyest russian boy ever
MessageSujet: Re: you don't have to sell your body to the night ; Andromaque & Glenn   Mar 29 Oct - 21:09


Must've slipped right off your neck.
Glenn feat Andromaque.

 



Un et un font deux. Ou trois. Ou quatre. Je ne sais plus très bien. Deux et deux font cinq en tout cas. Ça je le sais. Le chiffre miroite dans mon esprit. Important. Je ne sais pas pourquoi. Pas encore. Je laisse mon corps s'enfoncer dans la matière malléable du sofa. Doux. Voluptueux. Je suis sur un nuage. Je ferme les yeux et je le sens. Je le sais. Je souris. Je suis peut être au paradis. Je suis peut être une déesse grecque. Athéna. Déesse de la guerre, de la sagesse. Je ne suis pas sage. Je marche, lentement, mes pieds nus appréciant le contact délicat avec l'eau condensés, navire céleste. Je marche sur les mers évaporées, les océans soumis aux rayons du soleil. Astre brûlant. Aussi salvateur que dévastateur. Un jour je demanderai à Zeus, un jour je lui demanderai de me laisser conduire le char du soleil.

Je rouvre les yeux. Ils s'agitent. Instruments de ma réussite. Troupeau effervescent. Devant mes yeux la ruche s'active. Chacun a son poste. Les filles sont prêtes, les hommes sont impatients. La nuit tombe, la véritable nuit, l'heure du souper est passée, les loupes sortent dans les rues. Quelques garçons déjà saouls font leur entrée, il est tôt pour être dans un tel état. Je les ai à l’œil, les jeunes sont toujours à surveiller avec les filles. Mais ceux là n'ont pas l'air bien méchants, éméchés tout au plus. J'observe la clientèle affluente, inventant un personnage, devinant leur vie. L'exercice n'est pas si ardu qu'il en a l'air, les hommes sont souvent semblables, il y a quelques catégories distinctes et tous y trouvent en général leur place. Le mafieux. Grand, qu'il soit du type armoire à glace ou tonneau à bière il se distingue par sa stature. Imposant, fière. Conquérant. Il sait quelle pute il veut. Il se croit en territoire conquis. Je souris, amusée. S'ils savaient. Celui là a l'air d'être plutôt du genre mari infidèle. Il a le dos légèrement voûté, le regard fuyant, pas besoin de se demander qui porte la culotte à la maison. Mariage arrangé. Monsieur ne croit pas en l'amour, il ne prête allégeance qu'au sexe. Beau, il est nouveau. Je ne l'ai jamais vu, ou peut être que si, je ne m'en souviens plus. J'ai les paupières lourdes. Baiseur compulsif, celui là a la descente rapide et le soldat continuellement au garde à vous. Pour peu qu'il sache se tenir, il sera toujours le bienvenu.

Je ferme à nouveau les yeux. Happée par une langueur délicieuse. Je me laisse couler dans un monde plus calme. Silence. Mon cerveau se ferme, il se refuse au moindre bruit. Je bascule, ma tête tourne. Je savoure. L'oubli. La béatitude. Je suis bien. Je suis seule. Je ne suis plus femme. Je ne suis plus qu'un esprit, libérée de la forme, libérée de la condition, libérée du sexe. Il m'avait libéré. Il y a longtemps. Il m'avait montré comment me dissocier de ce corps qui me dégoûtait, il avait rendu tout supportable. Mais c'était un homme. Un connard. Il m'avait libéré. Il m'avait mentit. Je détestais les menteurs. Je vois encore les flammes danser devant mes yeux, je vois la danse. Toujours pas le moindre son. Chant silencieux, transe discrète. Je respire à nouveau, mettant fin à une apnée involontaire. J'ouvre les yeux. Sonné pendant quelques secondes par le niveau sonore rétablit autour de moi. Les rires. Les cris. Les voix graves. Les chuchotements sales. Les chatoiement délicat de tissus. Les corps qui se heurtent.

Ces filles sont ma vie. Mon argent, ma reconversion. Je leur doit tout. Comme quoi même la plus faible des créatures peut servir. Comme quoi même les femmes peuvent-être utiles un jour. Que pourraient-elles faire de mieux de toutes manières ? Elles n'ont rien d'autre, rien d'autre que leur corps, elles ne sont rien de plus qu'une enveloppe charnelle. Insignifiante, soumise. Elles n'ont ni l'esprit ni la force. Seulement des formes. Envoûtantes. Puissantes. Leur seule arme. La seule chose qu'un homme n'aura jamais et désirera toute sa vie. La femme est absolue. Je la méprise. Elle est vaine et fade. Vouée à rester objet de désir. Désir qui me dégoûte, condition qui me révulse. Je ne suis plus femme. Je ne suis plus qu'un esprit. J'évite les miroir, j'évite de voir ce masque trop beau qui renferme mon âme, j'évite de me retrouver face à le créature que je suis, face à ce corps qui suscite les regards bestiaux des hommes. Je grimace. Un pic de douleur transperce mon être alors que je sens mon épaule exploser. Encore. Les os se briser, la chair voler en lambeau. Je pousse un cri silencieux. Muette de douleur. Comme la souffrance est arrivée elle disparaît. Just so you never forget. Comment pourrais-je oublier ? À la déflagration succède une légère caresse. Il me faut quelques secondes pour réaliser que la sensation est bien réelle, qu'une main effleure mon épaule. Qui est ce gamin ? Je le contemple. Puceau mal à l'aise. Jamais vu auparavant. Inconnu. Étrange. Qu'est ce qu'il peut bien me vouloir ? Pourquoi me touche-t-il ? Je n'attendais personne aujourd'hui pourtant. Je dépliai mes jambes pour me tenir droite, lui faisant face. Je suis Andromaque Pardaillant. C'est mon établissement. J'ouvre mes paupières autant que je le peux, dévoilant des yeux légèrement rougis. Bonsoir. Mr... ? Je le jaugeai en silence. Curieuse. Il était plutôt beau garçon. Il n'était pas de la mafia, ou alors c'était un nouveau peut être. Cigarette ? J'attrapai le paquet en attendant qu'il se présente. Décidée à obtenir son identité. Je portai la clope à mes lèvres à la recherche d'un briquet. Merde laissais-je échapper en français. Mes cheveux encadrant mon visage alors que je baissais la tête en quête de feu. Dans un mouvement brusque je reportai soudainement mon attention sur l'homme toujours assis à côté de moi. L'usage veut que vous me proposiez du feu il me semble my dear lâchais-je avec toute la condescendance dont j'étais capable.


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MessageSujet: Re: you don't have to sell your body to the night ; Andromaque & Glenn   Ven 8 Nov - 4:22

La créature à mes côtés sembla enfin remarquer ma présence. Elle tourna son visage d'ange vers moi et entrouvis les paupières. L'ange que je crus paercevoir dans la pénombre laissa bien vite place à une démone aux yeux rougis et à la crinière emmêlée. Mais quelque chose brillait dans ses yeux, quelque chose qui me disait qu'elle était plus qu'une prostituée sous l'emprise de drogues et d'une mélancolie sans nom. Elle se redressa, toujours silencieuse, mais sans lâcher mon regard. Je déglutis à nouveau, me demandant soudain ce que j'étais venue faire dans cette antre. Une part de moi se demandait même si j'allais en ressortir un jour. Cette lumière tamisée, ces odeurs suaves, ces rires en arrière fond donnaient à l'endroit une atmosphère mystique difficile à décrire. La blonde finit par parler. Elle demanda d'abord mon nom. Intimidé, je manquai de faillir à mon plan et lui dévoiler mon véritable nom. Heureusement je me repris à temps. Vous pouvez m'appeler Stuart, dis je en simulant un sourire chaleureux. Je n'avais aucune idée de l'attitude à adopter avec une prostituée. Fallait il que je me montre entreprenant et sûr de moi ? Ou bien timide et inquiet ? Alors qu'elle sortait une cigarette, je décidai d'opter pour la première option. Il est de notoriété publique que les femmes préfèrent les hommes qui ont confiance en eux, même celles que l'on paye. Elle m'en proposa une que je refusai poliment. Non merci, je ne fume pas. Elle se mit alors à chercher un briquet qu'elle n'avait visiblement pas, vu le juron qu'elle émit dans une langue qui me sembla être le français. Je mis la main dans la poche intérieure de mon veston et en sortis un. Je ne fumais pas mais ne sortais jamais sans mon briquet, offert par mon père quelques années plus tôt. Elle cherchait toujours lorsqu'elle m'incita à lui offrir du feu. Je souris, heureux d'avoir devancé sa demande, et avançai devant son visage le briquet allumé. Son ton était peu amical, ce qui m'étonna. Les femmes de son espèce n'étaient elles pas censées se montrer désirables ? Celle ci semblait différente des autres, c'était du moins mon impression. Quant aux autres, d'ailleurs, la plupart nous fixait avec obstination. J'en vins à me demander pourquoi j'étais l'objet de tant d'attention. Je n'avais rien fait pour, ça, c'était certain. Tandis que mon interlocutrice tirait quelques lattes sur sa cigarette finalement allumée, je la détaillais du regard. Elle avait l'air un peu plus âgée que les autres... Une femme d'expérience certainement. Elle était belle mais d'une beauté fatiguée, voire lasse. Je ne savais décidément pas comment je devais me conduire avec pareille femme pour parvenir à mon objectif. Mais il fallait que je me lance, et je décidai enfin de me jeter à l'eau. Dites, pourquoi est ce qu'elles nous regardent comme ça, les autres filles ? demandai-je doucement. Il me fallait engager la discussion, la mettre en confiance et puis, petit à petit, aborder le sujet qui m'intéressait véritablement: l'univers de la maison close, son fonctionnement, ses filles et ses petits secrets.
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