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 Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !

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AND ALL THAT JAZZ
Pseudo + Prénom : strawbale/Sarah
Missives : 72 Points : 22
Avatar : Katheryn Winnick Crédit : .
Âge : 28 ans
Statut : Amoureuse d'un mort, abusé par un menteur, mariée à la guerre.
Occupation : Gérante d'une maison close, Littlefinger way of life.
Gramophone : Fauve - Nuits Fauves
Doubles-comptes : Sexyest russian boy ever
MessageSujet: Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !   Dim 29 Sep - 11:47

Andromaque Faoiltiarna-Enat Pardaillant
« Comptez-vous vos soldats pour autant de héros ?  »

NOM : Andromaque, merci Racine je suppose. Pourquoi ? Parce que je suis belle ? Parce que je suis forte ? Parce que je suis seule ? Parce que je suis folle ?
Faoiltiarna-Enat. Irlandais. Je préfère nettement ces prénoms. "Seigneur des loups" et "feu". Prémonitoires ? Peut être. Ils sont beaux, ils sont forts et puissants. C'est l’Irlande.
Pardaillant. Un nom français, je l'aime parce qu'il vient de mon père et que j'ai aimé mon père, et parce que c'est la famille, que c'est ce qui nous reliera toujours.
DATE ET LIEU DE NAISSANCE : Le 1er avril 1896 à Paris
ÂGE : 28 ans
EMPLOI OU OCCUPATIONS : Gérante d'une maison close, ce qu'elle fait d'une main ferme et avec autant de subtilité que Littlefinger. Ses filles ne sont rien, ce sont des femmes, ce sont des corps, des enveloppes de chairs, le paroxysme de la faiblesse féminine, elles ne sont rien.
SITUATION FAMILIALE : Elle a retrouvé son frère et sa sœur à New York, pour ce qui est du reste elle suppose que ses parents sont toujours en Irlande, elle n'en sait rien, elle s'en fiche.
SITUATION AMOUREUSE : Amoureuse d'un mort, abusé par un menteur, marié à la guerre, quel qu'elle soit, elle est partout, toujours de toutes manières.
GROUPE : Blues
I. introduction

Les flammes dansent autour de toi. Tu regardes à travers le feu qui se reflète dans tes yeux. Tu approches doucement tes mains du brasier. Enat. Feu. Tu souris et fermes les yeux. Tu inspires. Les effluves d'herbe montent jusqu'à tes narines, se faufilent jusqu'à ton cerveau. Elles te détendent. Elles t'apaisent. Tu rouvres le yeux. Faoiltiarna. Seigneur des loups. Tu les entends. Au loin, dans la nuit, ils crient, ils t'appellent, tu souris. Tu te réchauffes, tu t'embrases. Aux cris se mêlent les chants, langoureux, répétitifs, envoûtants. La transe est là. Tu ouvres tes yeux. Tu le vois. Il est beau. Il te fait face, accroupi si près de toi, habillé comme un dieu, maquillé comme un sauvage, psalmodiant à la manière d'un sorcier, il t'envoûte et tu te laisses faire, et tu aimes ça. Ils tournent autour de toi, de vous. Les autres. Ils vous contemplent et vous accompagnent. Tu es belle. Les cernes creusent ton visage, mais tes lèvres sourient. Tu as trouvé la solution, ça ira mieux, ça va s'arranger. Tout disparaîtra, il ne restera plus que toi, plus que lui, plus que vous, plus que le feu et l'herbe. Les chants continuent. Il te tend le réceptacle de terre, la gamelle associée au rite. Tu la prends dans tes mains. Tu contemples son contenu, un morceau de chair rouge, sanguinolent. Dégoûtant. Tu sais ce que c'est, ça ne sens pas le bœuf, ça n'a pas l'air de l'agneau. Tu retiens un haut le cœur. Tu n'as pas le choix. C'est comme ça. De l'herbe. Toujours plus. Tu t'apaises. Tu ne sais plus où tu es. Morte peut être. Au paradis. Les voix sont lointaines, la nuit s'épaissit autour de toi, le feu grandit. Andromaque. Il ne reste plus que lui. Arrête de pleurer tes morts. Tu as peut être tout rêvé. Tu ris. Ce n'est peut être qu'un morceau de viande ordinaire en fin de compte, du cheval cru. Parce que si c'était de l'homme. Tu ris. C'est de l'homme, tu le sais. Mais c'est ridicule. Alors tu ris. Parce que ton esprit est trop haut, trop loin. Il te regarde, il sourit. Tu prends la chair entre tes doigts et y plantes tes dents. Le sang coule sur ton menton. Tu ris. Toujours. C'est bon. Tu t'en fiches. Tu ne sais pas, tu ne sais plus rien. Tu es une femme donc tu n'es rien.
Tu as passé l'initiation.

II. Andromaque

Andromaque est une femme libre, elle n'est esclave que de son propre esprit - Franco-irlandaise, elle constitue un mélange culturel à elle seule  - Grosse fumeuse elle a également besoin de son cannabis quotidien - Elle a déjà mangé de la viande humaine - Derrière son sourire et sa chevelure blonde se cache une guerrière violente, qui s'est battue pendant la révolution irlandaise dans laquelle elle était très activement impliquée - Elle est perdue, impulsive, instable, fragile et forte - Elle est paradoxale - Elle laisse souvent sa longue chevelure blonde détachée, s'habillant même parfois avec des pantalons, sans prendre la peine de se travestir pour autant - Pour ça et tant d'autre chose elle est terriblement scandaleuse - Elle est néanmoins brillante et très cultivée - Un des aspect les plus frappant de la femme qu'elle est devenue est sa profonde misogynie, elle méprise les femmes, elle méprise cette condition, les femmes sont faibles, les femmes ne sont rien - Elle n'a aucun scrupule à être stricte avec ses filles, qu'elle traite comme de la marchandise de bas étage - Elle a elle même été prostituée un temps par le gourou de la secte dont elle a fait partie - n'ayant jamais fait l'amour autrement que par prostitution, elle ne conçoit pas que l'acte sexuel puisse être associé à du plaisir - Elle est secrète et méfiante, mais elle reste rêveuse et s'il y a bien une chose qui reste intact dans son esprit c'est les histoires de son enfance et son envie de se battre, toujours - Elle a aimé une fois - Elle a cru aimer une deuxième fois - Elle a peur du noir et est fascinée par le feu - Elle est paranoïaque, vraiment - Elle a acquis des troubles de la concentration assez importants et peut être sujette à des absences allant jusqu’à quelques minutes - Elle ne croit plus en aucun dieu quel qu'il soit et hait toute forme de culte ou de religion. - Elle a une balle dans l'épaule droite qui lui fait encore aujourd'hui mal - Elle parle Français parfaitement, sans le moindre accent ainsi qu'Irlandais et quand elle parle anglais elle adopte un accent qui est un curieux mélange entre les deux. - Elle est froide et ne parle pas énormément - Elle adore la musique classique - Elle a conservé une grande aisance en société du fait de sa jeunesse en France. - Elle est rancunière et méfiante - C'est un nez, ce dont elle n'a pas le moins du monde conscience. - Elle ne sait pas lire l'anglais.
Ladies ans gentlemen, nous avons aujourd'hui le plaisir d'accueillir Andromaque Pardaillant ! Bonjour et bienvenue sur la radio AT&T's. Nous avons préparé quelques questions pour vous. Premièrement, tout le monde aimerait savoir ce que vous pensez des bars clandestins et du jazz, ne vous inquiétez pas, ça ne sortira pas d'ici !
« Je ne suis pas une grande amatrice de Jazz, ce n'est pas désagréable mais ce n'est pas le genre de musique que je préfère non plus. Cependant je ne dis pas qu'il ne donne pas un certain charme supplémentaire dans les bars clandestins où l'on l'apprécier au mieux. Les bars clandestins sont les temples de la débauches actuelles, nous sommes tous des débauchés. »
Oh, je vois... Ainsi, votre avis concernant la Prohibition...
« L'alcool est un mal certain, Dieu dit que c'est mal, mais Dieu se trompe souvent, il dit beaucoup de chose. Tant qu'on ne se met pas à interdire la cigarette ou la marijuana... »
Oh ! Dans ce cas, buvez-vous de l'alcool ?
« Oui. Comme tout le monde je suppose, mais je n'en abuse pas, je ne me saoul pas, mon organisme n'aime pas l'agressivité trop prononcée de l'éthanol, il n'accepte que quelques verres, pour apprécier le breuvage. Les cuites sont rares, et cependant inévitables sûrement. »
Personne ne vous juge, ne vous inquiétez pas. Et, dites-nous, New York, en un mot, c'est quoi pour vous ?
« Nouveau. Faux. Etrange. »
Comme je vous comprends ! Pourriez-vous donc nous donner votre point de vue sur l'époque que nous vivons ?
« Aussi merdique que la précédente. »
Et bien, je vous remercie pour cette interview plus que constructive, et vous souhaite un excellent moment à New York !
derrière l'écran

PSEUDO ET/OU PRÉNOM : Strawbale / Sarah
ÂGE : 17 ans.
DÉCOUVERTE DU FORUM ET AVIS SUR CELUI-CI : Ben toujours par Apo et Constance, même si pour le coup je me suis auto passé le mot :arrow:Sinon il est toujours aussi licorne licorne
PRÉSENCE : as much as I can
CONNAISSANCE ET AVIS SUR LES 1920's : J'ai lu les annexes et vu Gatsby (celui avec Redford) y a longtemps, mais j'aime bien et j'm'en sors héhéh
TA CHANSON FAVORITE : Toujours trop dur pour moi comme question youhou
AVATAR : Katheryn Winnick.
CODE DU RÈGLEMENT : validé par Maija.
PERSONNAGE INVENTÉ, SCÉNARIO : personnage inventé avec cogitation mutuelle.
JE SOUHAITE PARTICIPER AU SYSTÈME DE RP D’INTÉGRATION : non
UN DERNIER MOT : Medicin for goat.




Dernière édition par Andromaque F. Pardaillant le Sam 12 Oct - 16:11, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !   Dim 29 Sep - 11:47

histoire
« Le bonheur de l'impie est toujours agité, Il erre à la merci de sa propre inconstance.  »


« Elle flotte, elle hésite : en un mot, elle est femme.  »


« Je meurs si je vous perds ;
mais je meurs si j'attends.  »

Paris. Le premier avril. Ce n'est pas une blague, ou peut être que si. Peut être que tout ça n'est qu'une immense vanne douteuse, je ne suis peut être qu'une illusion, qu'un petit poisson qui n'a pas réussi à nager dans le grand bain. En tout cas c'est ce jour là que pour la première fois j'ai cherché de l'air, désespérément, pour remplir mes poumons. Je ne savais encore rien, je n'avais même pas encore de conscience d'après certains, je ne savais pas qui j'étais, je ne pensais pas et pourtant je savais déjà ça. La seule certitude qui ne s'efface pas. Jamais. De l'air. Il me fallait de l'air, alors je criais, alors je respirais, petite créature rougeâtre et braillante encore poisseuse de mon séjour prolongé en placenta. Je sais que je ne me souviens de rien, mais parfois j'ai l'impression que si, parfois quand mon esprit est totalement apaisé, au plus haut des cieux je me rappelle d'elle, de ses yeux, du sourire de celle qui m'a ouvert son utérus, et je l'imagine lui. Ce n'est pas vraisemblable, mais c'est sûrement une forme de vérité tout de même. Celle qui combat les hommes. Seigneur des loups. Feu. C'est moi. Je suis née, je suis faible, je ne suis rien et pourtant déjà si forte. Entre une mère irlandaise progressiste et un père français particulièrement ouvert. Je découvre le monde. Paris, la France, la douceur du français, la candeur des français et le charme des françaises. Ce pays est parfait. Les femmes sont belles, les hommes distingués, les bâtiments somptueux et la littérature délicieuse. C'est calme. Trop calme pour moi. Heureusement je ne suis pas seule j'ai Théophile. Lui aussi il est beau, avec ses cheveux roux, avec ses yeux rieurs quand il se penche au dessus de moi, lui qui tient seulement difficilement debout. Je l'aime déjà. Je ne sais toujours rien, je n'ai toujours pas de conscience. Mais je l'aime et je respire. Et puis vient Lysandre, alors que j'apprends à peine à me mouvoir dans la marée de l'humanité. Elle non plus n'aime pas le surplus de quiétude. Elle est comme moi. Elle est potelée, elle fait du bruit, elle est blonde, elle dort tout le temps. Un peu comme un chat, sans poil et sans moustache. C'est bizarre ce petit être, cette chose non identifiée, cette créature, mais je l'aime elle aussi. Je sais pas ce que c'est mais j'aime bien. Je commence à la voir, je commence à savoir. J'atteins une conscience. Je ne pense plus à respirer, plus à aimer, j'ai trop d'autres choses à prendre en compte désormais.

Je ne fais plus que sentir le monde j'y réfléchis, je l'analyse, je comprends que je suis moi, que Lysandre est ma sœur, Théo mon frère, et l'homme et la femme mon père et ma mère. Je n'ai pas une enfance terrible, je préfère que ce soit clair. Les premières années de ma vie ont été tout ce qu'il y a de plus épanoui et heureux. J'avais une famille, de l'amour. Mes parents étaient des gens extraordinaires, ma mère, expatriée de son Irlande adorée était une force de la nature, une femme impressionnante et d'une beauté incroyable, je ne sais pas comment mon père a fait pour la ramener ici, je ne sais pas ce qu'elle a vu en lui pour en arriver à se déracine mais ça devait valoir le coup. Mes parents s'aiment, mes parents ne se vouvoient pas, mes parents ne sont pas des parisiens niais. Nous ne le sommes pas non plus. Surtout Lysie et moi. On aime pas les robes, on aime pas les balles, on aime pas la couture et la broderie. Ma sœur et moi on aimait la boue, on aimait rire, on aimait courir, on aimait s'amuser. Jouer, toujours jouer. Le nouvel acquis de la vie. Respirer, aimer, jouer. Et faire sourire Lysandre, et embêter Théo, et scandaliser les voisins. Papa a dit que c'était pas bien, maman a froncé les sourcils, mais au fond on le sait, au fond ils s'en fichent. J'étais intenable, une pile en surchauffe, une batterie bipolaire. Passant de l'excitation extrême au calme absolu. Mais il suffisait que j'aperçoive la crinière blonde de ma cadette pour que je reparte au quart de tour. Les filles ça ne se bat pas, les filles doivent être sages, belles et se taire. Alors je ne veux pas être une fille. Je me bats avec ma sœur, je me couvre de boue, je ne suis pas sage, je n'aime pas ça, c'est seulement parfois pour faire plaisir à maman. Et je ne me tais pas, jamais, surtout pas quand je devrais. Mon père était un grand érudit, un lettré d'exception et très tôt il nous a communiqué sa passion, du savoir, de la science mais surtout de la littérature. C'est comme ça que j'ai découvert la France, vraiment, par les mots et c'est comme ça que je m'en souviens encore aujourd'hui. Andromaque. Racine. Théo s'est trouvé une nouvelle passion. Dieu. Pourquoi pas, c'est sûrement pas pire qu'autre chose. Qui plus est j'aime bien Dieu, il y a tout un tas d'histoires fascinantes sur lui et j'adore les histoires. Enfin, plus maintenant. Maintenant je sais, je sais que c'est mensonge, qu'on nous trompe, que le vieux bonhomme n'existe pas, que Théophile s'aveugle, qu'il adore du vent. A l'époque j'étais pieuse, un peu, ce qu'il fallait, je faisais ma prière tous les soirs, surtout pour faire plaisir à mon frère en réalité mais tout de même, chacun à ses raisons de discuter avec le père du Christ.

Il a fallut que je me calme. Ce n'était pas convenable, faire de la boxe avec Lysandre, faire de l'escrime, répondre avec insolence, sourire avec malice, laisser mes cheveux défaits, me crotter, jouer dans les rues, courir et avoir les joues rougies par l'effort. Ce n'était pas convenable. Ce n'était plus l'âge, j'avais eu mon enfance, il fallait grandir un peu. J'ai commencé à entrer dans la société, j'étais jeune, trop jeune mais ça ne faisait rien, j'étais grande, et j'étais jolie, ça suffisait. Je découvrit un peu le monde de la capital des mangeurs de grenouilles, accrochée au bras de Théophile, souriant, faisant bonne figure. Et quand je rentrais je retrouvais Lysie, je lui racontais tout, et alors je riais, je me battais avec elle, toujours. Je ne voulais pas me marier. Je ne voulais pas de cette vie là. Ma conscience prenait de l'ampleur alors que j'entrais dans l'adolescence. Respirer, aimer, jouer, être libre. Je ne voulais pas passer ma vie comme ça, aux côtés de cet homme, grand, gras, chauve, vieux. Il me donnait la nausée et pourtant je restais belle, souriante et en apparence soumise. J'étais femme. Pour ceux qui n'habitaient pas près de chez moi du moins. Ces derniers voyaient des aspects bien trop réels et indécents des jeunes filles Pardaillant. Je savais déjà que j'étais femme. Je ne voulais pas être femme, ça ne pouvait pas être une fin en soit. Et puis il y a eu l'année 1912. Salvatrice.



« L'amour n'est pas un feu qu'on renferme en une âme :
Tout nous trahit, la voix, le silence, les yeux ;
Et les feux mal couverts n'en éclatent que mieux.  »

Je ne sais pas ce qui est passé par la tête de ma mère. Revenir dans un pays où éclatait la guerre civile alors que d'autres tentaient de le fuir. Peut être que c'était trop, peut être que ça elle ne pouvait pas le supporter, je ne sais pas. Toujours est il qu'elle parvint à convaincre mon père, j'ignore également comment. Le patriarche Pardaillant nourrissait un amour sans borne pour sa France. C'est peut être ça qui les faisait tellement semblables, un attachement incroyable à leur racine. Peut être son âme romantique aspirant à la liberté et l'aventure l'a fait céder, ou bien est ce tout simplement parce qu'il aurait fait n'importe quoi pour la femme qui partageait sa vie. Comme il l'avait ramenée à Paris elle l'expatriait vers son Irlande. A 16 ans je quittais la France, en pleine adolescence j'abandonnais le faste et la délicatesse de la capitale, je laissais les leçons en tout genre, j'abandonnais la boue parisienne. Je partais, avec Lysande, loin d'un futur nauséeux, loin d'un calme étouffant. Je partais loin de la convention et de la distinction. Je laissai un mariage dont l'organisation avançait bien trop vite, je laissai Théophile aussi. Mon premier amour, l'homme de ma vie. Je le laissai, mais je le laissai à Dieu. J'avais Lysandre, tout irait bien. En plus il était moins drôle depuis qu'il se prenait aux jeux du monde, depuis qu'il se voulait le meilleur berger du seigneur, depuis qu'il découvrait réellement la vie à ce qu'il disait. J'avais Lysandre. Je n'avais besoin de rien de plus.

J'avais hâte, j'étais impatiente et heureuse, mais je n'avais pas réalisé, je n'avais pas réfléchis à ce qui m'attendait réellement là bas. L’Irlande. Elle était belle, elle sentait bon. Je suis tombée amoureuse à l'instant même où j'ai posé un pieds sur cette terre qui respire l’ancestrale. Je suis tombé amoureuse de cette langue, de ces gens, de ces paysages. Faoiltiarna-Enat. Ils prononçaient tout ça avec une telle facilité, une telle suavité. Je suis devenue le seigneur des loups. Je n'étais plus Andromaque. Celle qui combat les hommes était restée en France, avec Racine, Pyhrus et tout ce dont je ne voulais plus. Je découvrais la vie moi aussi, mais j'étais sûre qu'elle n'avait rien à voir avec ce que mon frère pensait naïvement trouver dans la morne capitale de l'hexagone. Respirer, aimer, jouer, être libre, vivre. On était pas là pour se croiser les doigts, on ne pouvait pas, je le voyais dans les yeux de ma mère, je le lisais dans les cheveux blancs apparaissant de mon père. Je la voyais, pour la première fois. Je la voyais vraiment. Je voyais non pas la mère mais la femme, la femme qui avait l'intention de se battre, la femme qui embrassait sa famille. Je me battrai. Je me suis battue. Maman a rapidement pris part à la révolution de façon très active et je ne tardais pas à lui emboîter le pas, au grand désespoir de mon père. Je rejoignais les ligues jeunes, je mettais pour la première fois en pratique tous les cours de boxe que j'avais eu dans ma vie, j'apprenais à me servir d'une arme, j'apprenais à être discrète. Je me battais. Je m'engageai, toujours plus, toujours plus violemment. Je défendais les mien, je défendais cette île que j'avais su mienne dès que j'avais humé son air, je défendais Ruth. Parce que je l'aimais. Parce qu'elle devait être protégée. Pas qu'elle en soit totalement incapable, elle prétendra d'ailleurs sûrement le contraire, mais c'était trop dangereux. J'avais vu des jeunes tués, exécutés, explosés, battus, je devais la préserver. Je savais qu'elle m'en voudrait, qu'elle me haïrait mais je la sauverais, je la sauverais d'eux, je la sauverais d'elle même. Je l'ai empêchée de prendre part à la bataille quand moi même je laissai s'épanouir une violence déplacée pour une femme. L’Irlande serait libre.

Le sang. La boue. La pluie. L'herbe. Vert, rouge et marron. Tout était repeint ainsi, de mon visage crasseux à mon corps couvert de cicatrices en passant par la campagne enflammée. Au milieu de tout ça, au milieu de la douleur et de la tristesse il y avait Lysandre. Son regard même rempli de reproches me réconfortait, par sa simple présence, chaque fois que je la voyais je savais que j'avais raison. Je ne lui demandais pas de comprendre. Je ne pense pas que j'aurais compris à sa place, non. Je ne lui demandais pas de comprendre. Elle ne me remercierait jamais pour ça, mais j'avais raison. Mère le savait, Père le savait. Elle était trop jeune. Et puis il y a eu lui. Eoin. Irlandais. Les cheveux aussi sombres que ses yeux profonds. Il était libre. Je le voyais, je le lisais, dès le premier regard. Il était une allégorie, la personnification de la révolution. Je le rencontrai dans une cave ce jour là, mes cheveux blonds, agités par la course qui m'avait mené jusqu'à ce repère, encadrant mon visage aux joues légèrement rosies par l'effort. Je le fixai. Hypnotisée et quand il parla j'oubliai tout. Tout ce que j'avais jamais su, cru. Orateur hors pair il aurait sans doute pu me convaincre de tout arrêter s'il l'avait voulu, mais il ne faisait qu'exalter ma foi, entretenir ma haine, attiser la soif de sang. Nous faisions les raids ensemble, souvent. Je l'ai aimé, lui, l’Irlande, la révolution, la liberté. J'avais trouvé en quoi croire, quelque chose de tellement mieux que le dieu que vénérait mon frère, ce frère absent quand il aurait du être à mes côtés. Théo n'est pas un guerrier. C'est un fait et il en faut qui prient notre seigneur. J'ai appris à aimer, vraiment, autrement que par le sang. Amour platonique adolescent entre un chef rebelle et une jeune fille inconvenante. Mais ici tout le monde s'en fiche, il est normal que je me batte comme les garçons, que je porte les armes comme les hommes. J'aurais donné ma vie pour lui, aussi niais et sensible que cela puisse paraître. Je croyais en lui, en la révolution, en la liberté. Jusqu'à ce jour là. Jusqu’à cet attentat, jusqu'à le voir au détour du couloir de cette demeure sinistre entre toutes, entre les mains d'un homme, jusqu'à ce que je vois successivement ses yeux rieurs et fier et le regard vide et sans appel de l'autre, jusqu'à ce que le coup parte, jusqu'à ce qu'il explose en partie, jusqu'à ce que la balle traverse son cœur, jusqu'à ce qu'elle vienne se ficher dans mon épaule. Je ployai. A genoux. Criant de tout l'air que mes poumons pouvaient expulser. Perdue par ce que mes yeux me disaient, désorientée par la douleur. Esclave de mon corps, prisonnière de mes sens. Ce n'était pas possible. Je restai prostrée pendant plusieurs minutes, plusieurs heures peut être. Immobile. Seule. Incapable de m'approcher de lui. Incapable de quoi que ce soit. Attendant qu'il se relève. Attendant qu'il vienne vers moi, qu'il prenne ma main pour me dire qu'il était tant d'y aller. Attendant que ses lèvres viennent saisir les miennes, ses lèvres chaudes, gorgées de vie. J'ai aimé la liberté. La liberté est morte.



« Il y a bien de la différence entre détruire le principal fondement d'une fable,
et en altérer quelques incidents.  »

Je posai furtivement mes lèvres sur celles bien trop pâle du corps désormais froid. Je contemplai ses yeux clos, son corps raide. Il restait beau. Il restait libre. Je m'écartai du cercueil, en bois simple, sans fioritures. Je m'éloignais, le pas rapide, passant à côté de Ruth sans la voir, fuyant les étreintes de ma mère. Je marchais de plus en plus vite, jusqu'à courir. Loin. Je ne savais pas où, je ne savais pas pourquoi. Loin. Je ne retenais pas des larmes qui de toutes manières ne couleraient pas, je retenais les hurlements. De douleur alors que mon épaule me donnait l'impression de se déchirer, de mon esprit alors qu'il m'avait été arraché. Respirer, aimer, jouer, être libre, vivre, se battre, aimer, courir, mourir.

Je ne savais pas. Je ne savais rien. J'étais né un premier avril, ma vie était sûrement une bonne blague en fin de compte. Je ne croyais plus en rien. Autrefois j'étais une fille un peu instable, assurément inconvenante, très cultivée. Seulement trop masculine, seulement trop libre. Mais j'avais trouvé la solution. C'était la guerre, depuis trois ans déjà. Auparavant je n'y avais pas prêté attention, je m'en fichais, j'étais entièrement dans la bataille qui était la nôtre, leur guerre à eux c'était pas la mienne. Ils se battaient pour la mort d'un architruc, un attentat qui avait déclenché la mise à feu et à sang de l'Europe, pendant ce temps ils pensaient qu'on allait se contenter d'un pseudo traiter, d'un semi arrangement. Non. L'Irlande serait libre. Cependant j'étais différente, j'avais changé. Je n'étais plus qu'un concentré de violence, un regard arrogant. J'avais perdu l'innocence de la jeunesse, j'avais perdu l'envie de rire. Je n'avais plus de but, plus rien. Même la révolution je m'en fichais, je ne me souciais plus de rien. Dieu n'existait pas, la liberté n'était qu'un mythe. Seigneur des Loups ma mère m'avait appelée. J'avais envie d'aller gueuler ma souffrance avec eux. Alors j'ai pensé pourquoi pas. Après tout ça serait bien. Je mourrais sûrement mais au moins on en aura fini avec ça. Chevelure partiellement amputé, poitrine camouflée. J'étais plutôt grande, ces dernières années m'avaient offerts des traits bien trop durs pour un visage féminin. J'aurais pu réussir, j'aurais du y arriver. Non. Trop simple. Mulan avait pu mais pas moi, moi ils l'avaient vu, ils l'avaient senti, j'y avais cru, ils s'étaient aveuglés mais trop rapidement ils avaient réalisé la vérité. Alors j'étais seule, alors j'étais vide, en vie.

Irlande. Toujours. Cette terre de liberté était désormais ma prison, alors que mes parents désespéraient, alors qu'ils ne savaient plus quoi faire pour moi, alors que je n'étais plus personne. Je lisais, je ne dormais plus, je ne souriais plus, je ne riais plus et ne me battais même plus. J'avais disparu. Je m'étais éteinte. Jusqu'à ce que je le croise. Murtagh. Jusqu'à ce que je tombe presque sur lui, jusqu'à ce qu'il vienne à moi, que je le frappe, qu'il me parle. Il était comme moi, il me comprenait, il ne me demandait pas d'aller mieux, il voyait la vérité, il voyait que je n'allais pas mal, que c'était juste moi, la nouvelle moi. Il n'essayait pas de me faire sourire, il ne se fatiguait pas à me faire rire. Il me racontait des histoires, merveilleuses, scandaleuses, il me redonnait la foi. Il m'apprenait la vérité, la réalité. Théophile se trompait de Dieu, grâce à Murtagh je me remplissais d'un nouveau savoir, de nouvelles croyances. Il réécrivait l'histoire, m'introduisait à ses divinités. Je n'acceptais bientôt plus de voir que lui, que de lui parler, je ne tolérais que sa présence, ses mots, ses mains douces, il ne me demandait rien, un peu d'argent de temps en temps, mais je n'en avais pas besoin de toute manière et il le méritait bien. Je suis même partie vivre avec lui, c'est à ce moment là qu'il me les a présentés, tous les autres, parce que nous n'étions pas seuls, je n'étais pas la première à qui il montrait le monde. Il avait même trouvé comment apaiser mon esprit, il me faisait sentir bien, tellement légère, tellement libre, je me sentais ouverte au monde. Retour de Karma. Je lui donnais de l'argent il me baptisa. Cérémonie enivrante. La fumée s'élevait avec mon esprit. Je souris enfin à nouveau. J’appartenais à nouveau à quelque chose. Je lui appartenais. Alors il m'offrait, à certains autres hommes, c'était pour les dieux qu'il disait. Si c'était eux qui le voulaient alors. Je me laissais faire, trop défoncée, trop perdue. Je n'aimais pas ça, ça faisait mal, c'était désagréable, humiliant. Je n'avais pas le choix, je n'avais plus le choix, je n'avais plus que cette communauté, et puis avec suffisamment d'herbe ce n'était pas trop dérangeant. Je l'aimais. Lui il ne me touchait pas, il m'avait ouvert les yeux, il m'avait sauvé.

Un an. J'ai passé un an au main de cet homme, au milieu de ces fous. J'ai tout fait. Cannibalisme, prostitution. Je n'en garde rien, rien excepté le cannabis, carburant de mon âme. Théophile est venu, il a tout arrêté, j'ai crié. Je l'ai frappé. Il m'a ramené à la maison, la guerre était finie qu'il disait. Quelle guerre ? J'en avais rien à faire de la guerre. Maman a pleuré. Papa m'a dévisagé. Maman a serré mon corps maigre et sale dans ses bras. J'ai crié encore. Je leur ai craché ma haine. Et je suis redevenue faible, esclave du manque, victime de mon cerveau aux capillaires sous alimentés. Théophile avait changé, un peu, il m'a amené dans un endroit bizarre, un maison isolée, fermée. J'étais seule. Seule avec lui. Il priait son dieu, j’adorais les miens. Et il m'a raconté, il m'a dit. Je ne l'ai pas cru. C'était impossible. Il a prononcé une fois seulement ces mots. Extorsion de fonds, endoctrinement, secte. Mensonge. Puis il m'a parlé, longtemps. Tous les jours. Parfois il me racontait des histoires, comme Murtagh. Mais je ne croyais plus. Je ne croyais plus rien. Ils mentaient tous, je le savais depuis le début, il n'y avait pas d'entité supérieure, aucune, de nulle sorte. J'ai pleuré. J'ai crié, j'ai frappé. Encore. Je lui ai tout dit. Tout raconté. J'ai réalisé. Il m'a remise au monde, conté la vie, la société, la réalité. ça je pouvais le croire, parce que c'était Théo, parce que je l'aimais, pas comme les autres, par le sang, je pouvais le sentir. Il m'a parlé de lui. Des hommes. Il m'a dit qu'il aimait les hommes, beaucoup. Moi je les aimais plus. Je comprenais pas comment un type bien comme lui pouvait les aimer. Il valait mieux. Mais les femmes sont pires. Les femmes sont faibles, les femmes sont belles. Baudelaire a raison, ce ne sont que des corps, des enveloppes de chair. Je hais les femmes. Je hais les corps, la faiblesse. Les femmes sont profondément inférieures. Il me suffit de repenser à moi, de penser à ces hommes désirant mon corps, obtenant ce qu'ils voulaient, il me suffisait de repenser à la guerre, pas de femme. Il avait peut être raison au final, il avait peut être bien choisi. Les hommes valent largement mieux que les femmes.



« Hé bien ! filles d'enfer, vos mains sont-elles prêtes ?
Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?  »

Ils avaient parlé longtemps, j'avais entendu les cris, j'avais entendu les négociations agitées, assise dans la pièce adjacente j'attendais. Il était entré. On partait. Théo et moi. On s'en allait. Je ne savais pas où, je ne savais pas pourquoi. On ne pouvait pas retourner en France, je n'avais rien à faire là bas, je ne le supporterais pas, je ne voulais plus jamais voir les françaises, je ne voulais pas côtoyer les français. Je ne supportais plus l'Irlande. Alors on partait. Bisous maman, au revoir papa. Je partais, sans rien, avec quelques vêtements que l’aîné Pardaillant avait achetés pour moi, avec la balle fichée dans mon épaule, pour toujours, la balle qui avait tué la liberté. Que l'Irlande soit libre ou pas je m'en fichais, je commençais à l'être.

New York. Je devais plisser les yeux, éblouie par la lumière, aveuglée pas la vie. Je sursautai au moindre bruit, je me méfiais de tout, de tous. Je cherchais désespérément des yeux les collines verdoyantes, les hôtels particuliers imposant. Je ne trouvais pas. Je n'avais plus de repères. Ce n'était ni l'Irlande ni la France. C'était le nouveau monde. Je recommençai. Poisson d'avril permanent. Avant je ne dormais pas, je revoyais ceux que j'avais tué, je revoyais les flammes. Jusqu'à New York, ici je retrouvais le sommeil. J'avais échangé mon vide contre de la détermination, je dissimulais ma violence derrière des sourires, je justifiais mes absences répétées par une froideur et un manque de loquacité. Je trouvais même rapidement comment me faire de l'argent. J'aurais pu faire un élevage bovin, monter un ranch, mais dans cette grande ville prétendument civilisée ce n'était pas ce qu'il y avait de plus facile. Heureusement il restait un autre type d'être vivant inférieur que je n'aurais aucun mal à pouvoir exploiter.

Je savais ce que je voulais faire, il ne me restait plus qu'à trouver comment et pour ça on suit  les conseils et contacts de Théo. Une maison close en crise, le patron est mort, les filles sont nombreuses, la mafia cherche quelqu'un pour la reprendre. Je suis là. Je la veux. J'ai l'argent. Il ne faut pas me demander comment mais je l'ai. Le problème c'est qu'elle aussi. Dufresne. La petite morveuse. C'est moi qui l'aurait. Elle n'en a pas besoin, moi si. Elle veut seulement le bâtiment pour faire je ne sais quoi, moi je veux le tout, c'est une femme, elle n'en a pas besoin, qu'est ce qu'elle ferait d'une telle propriété sans personne pour l'aider à la gérer. Rien. Je l'aurais. Je l'ai. Mais elle a une proposition. Pourquoi pas. Juste la cave ? Cette fille est bizarre, en plus d'être femme. Soit, prend la cave, fais-y ce que tu veux, vis-y même si tu veux.

Le business marche, les filles sont efficaces, elles sont bonnes, je m'en assure, je les gèrent, je les entraîne, heureusement j'ai assez de putains expérimentées pour éduquer les autres. La concurrence je m'en arrange, c'est pas ce dépressif de français qui va me poser des problèmes... Mais à New York il y a Lysandre. Elle m'en veut je le sais, mais je suis heureuse de la voir, ça ne sera plus jamais comme avant mais avec elle un peu, avec elle je recommence à me battre, je ris quelque fois, je redeviens Andromaque. Faoiltirana est trop compliqué pour les gens du coin de toutes manières. Je suis scandaleuse, je suis belle. Je hais les hommes et méprise les femmes.

Je devrais arriver à me faire à la vie d'ici. Je devrais arriver à me faire aux regards des hommes, aux jugements de tous, à la réalité. Ils sont là pour ça, Ruth et Théo, pour s'assurer que je suis normale, que je me comporte bien. Il est facile de se procurer de l'herbe ici, je m'échappe, j'éteins mon cerveau, je suis bien, je m'élève et je contemple le feu et la chair. Ces filles sont des poupées de chiffons mais c'est grâce à elle que je peux pallier au manque, la protection, c'est la seule chose qu'elles n'auront jamais de moi, personne ne fait du mal à mes filles, on n'abîme pas la marchandise.

Respirer. Fumer.





Dernière édition par Andromaque F. Pardaillant le Sam 12 Oct - 16:13, édité 19 fois
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MessageSujet: Re: Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !   Dim 29 Sep - 11:48

Ma licorne bril licorne.

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MessageSujet: Re: Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !   Dim 29 Sep - 11:53

MWAAAAAAH TU ES TROOOOOOOP BEEEEEEEELLE !!! respect rmgreen danse amen 

Allez va, tu es ma soeur préférée greeny 
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MessageSujet: Re: Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !   Dim 29 Sep - 11:55

Une Sarah. my god
BIENVENUE SUR ATJ. heart Bon courage pour ta fiche et si tu as la moindre question, n'hésite surtout pas à la poser : les boites mps que l'équipe administrative sont ouvertes. red heart
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MessageSujet: Re: Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !   Dim 29 Sep - 12:11

Bienvenue à toi jolie demoiselle bril
Courage pour ta fiche heart
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MessageSujet: Re: Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !   Dim 29 Sep - 12:15

SARAAAH un DC avec Winnick-Littlefinger. in love respect
Tu es aussi sexy qu'en russe creepy ! J'ai hâte de découvrir ce nouveau personnage, je te fais confiance pour qu'il soit tout aussi exceptionnel que le premier. youhou Bon courage pour ta fiche petite licorne. licorne

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MessageSujet: Re: Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !   Dim 29 Sep - 12:27

REBIENVENUE toi. bril J'ai hâte d'en savoir plus sur Andromaque. my god

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PRÉSENCE TRÈS RÉDUITE. and who are you, the proud lord said, that i must bow so low ? only a cat of a different coat, that's all the truth i know. in a coat of gold or a coat of red a lion still has claws, and mine are long and sharp, my lord, as long and sharp as yours. and so he spoke, and so he spoke, that lord of Castamere, but now the rains weep o'er his hall, with no one there to hear.
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Gramophone : London Grammar - Strong
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MessageSujet: Re: Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !   Dim 29 Sep - 12:54

MONDIEUMAISTUVEUXMAMORT my god 

T'as fait Andromaque putain. T'es trop faible :killernavet: . Mon dieu. T'es parfaite licorne . Pfouah. Oulalalah.

TU M'AS MEME PAS PREVENUE QUE TU LA FAISAIS LA. NON MAIS OH. C'EST QUOI C'BORDEL. fire 

Pour la peine je te souhaite pas Re-Bienvenue. Et t'as intérêt à vite répondre à Erthéa. Et à vite finir c'te fiche. Parce qu'Andromaque elle est trop cool. :lovenavet: 

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« vivre fait mourir. Soyons des licornes »


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MessageSujet: Re: Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !   Dim 29 Sep - 14:19

MERCI à TOUS bril

Louise >> LICOOOOOOOOOOORNE licorne 

Lysandre >> Normal, les Pardaillant c'est trop des sex-symboles héhé :lovenavet: baise

Sue >> Merci heart
Les Sarah c'est les meilleures héhé

Peter >> Merci :navet:

SARAH >> Ouiiii. Nan mais Winnick elle a trop la classe et Little Finger c'est trop un dieu héhé
Merci. J'espère qu'elle sera à la hauteur, mais normalement pour ce qui est de la partie creepy ça devrait le faire héhéh

Ev >> Merci :lovenavet:
J'espère qu'elle te plaira et puis t'as vu, j'ai eu pitié de vous cette fois, j'ai pas mis Faoiltiarna en prénom principal (a)

Apo >> excited licorne :navet: heart Je sais. héhé
T'étais pas co sur fb à ce moment là et puis Lysandre me poussait du mauvais côté de la force et puis voilà my god
J'essaie de faire Erthéa aujourd'hui mon chou bril Andromaque et Apo sont licornes. héhé licorne

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MessageSujet: Re: Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !   Dim 29 Sep - 14:23

Je comprends pas les gens qui veulent voir Littlefinger disparaître. Enfin il est détestable, mais ses échanges avec Varys, trop de perfection. my god Je te fais confiance. héhéh

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MessageSujet: Re: Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !   Dim 29 Sep - 14:30

Oui. Trop de perfection en lui my god J'aime les personnage détestable dans les séries de toutes manières héhéh
J'ai la pression maintenant héhé

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MessageSujet: Re: Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !   Dim 29 Sep - 14:36

Bon Dieu encore une fois je tombe au hasard sur des éléments de ta fiche qui font presque peur. mdl Mais bienvenue à toi, je sens encore le personnage de folie. excited heart PS: l'avatar est divin. lama
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MessageSujet: Re: Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !   Dim 29 Sep - 14:38

Le fait qu'Andromaque ait déjà été confrontée au cannibalisme ne doit pas te faire peur Judith greeny
MERCI heart

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MessageSujet: Re: Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !   Dim 29 Sep - 14:39

Est-ce qu'il y a corelation entre littlefinger et le fameux cannibalisme ? arrow T'as intérêt à représenter dignement ce pseudo. :GEU: 
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MessageSujet: Re: Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !   Dim 29 Sep - 14:46

D'une certaine façon peut être un peu arrow
J'vais essayer superman

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MessageSujet: Re: Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !   Dim 29 Sep - 21:34

Re-bienvenue ici léchouille 
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Âge : vingt-quatre ans.
Occupation : Bonne + Chanteuse dans un bar clandestin.
MessageSujet: Re: Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !   Lun 30 Sep - 18:19

(re)Bienvenuuuuuue :3

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Occupation : Gérante d'une maison close, Littlefinger way of life.
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MessageSujet: Re: Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !   Lun 30 Sep - 19:32

Merci à tous les deux heart

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MessageSujet: Re: Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !   Lun 30 Sep - 23:18

Re-bienvenue léchouille licorne 
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Âge : 26 ans
Statut : Tristement célibataire. La femme qu'elle aimait étant morte et le fiancé paravent également...
Occupation : Papillon de nuit ; journaliste de mode à ses heures perdues ; chroniqueuse radio sur son temps trop libre
Gramophone : What I wouldn't do - A Fine Frenzy
MessageSujet: Re: Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !   Mer 2 Oct - 8:48

Andromaaaaque bril Quel prénom absolument parfait *meurt d'éblouissement*
Rebienvenue avec ce personnage encore au top !

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Don't forget to smile
“I guess we all have reasons to be happy.”
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MessageSujet: Re: Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !   Mer 2 Oct - 12:48

Apparemment re-bienvenue !
Bon courage pour la suite de ta fiche ! Hâte de lire tout ça !
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MessageSujet: Re: Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !   Mer 2 Oct - 19:44

Merci beaucoup :lovenavet:
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MessageSujet: Re: Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !   Dim 6 Oct - 14:02

Bienvenue & bonne continuation pour ta fiche ^^
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MessageSujet: Re: Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !   Sam 12 Oct - 16:20

Merci bril
J'ai réussi à arriver au bout de ma fiche superman

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MessageSujet: Re: Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !   

 

Andromaque - What we do in life, echoes in eternity !

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