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 молитва (+) evistarkh.

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FONDA moonage daydream.
Pseudo + Prénom : ziggy stardust. / @girlcalledmercy / Clémence.
Missives : 2339 Points : 321
Avatar : kaya scodelario. Crédit : mad shout. + tumblr.
Âge : vingt-deux ans.
Statut : fiancée contre son gré à l'élu de son cœur, Gabriel, selon un arrangement conçu entre leurs pères respectifs quinze ans plus tôt.
Occupation : pianiste, violoniste, compositrice, rentière, apprend à gérer l'entreprise paternelle.
Gramophone : quicksand - david bowie.
Doubles-comptes : eponine m.-n. o'hare.
MessageSujet: молитва (+) evistarkh.   Dim 22 Sep - 20:10

aristarkh & evpraksiya
молитва - the prayer


Bienvenue dans le merveilleux sujet d'Evpraksiya-Honoria Kniaz qui va avoir l'honneur d'avoir comme partenaire Aristarkh N. Leonidov. Pour leur sujet, ils interdisent l'intervention d'un PNJ inoffensif qui pimenterait le rp et ils interdisent l'intervention de membres extérieurs qui passeraient par là. Ne sont-ce pas là des choix merveilleux ? L’histoire se déroule le 30 août à vingt-trois heures alors que la météo est celle d'une chaude nuit d'été. À présent, il est temps de laisser la parole au créateur du sujet : Eve détrône le pianiste du B-Flat pour un soir, profitant d'un nouveau public enthousiaste et alcoolisé, quand on l'interrompt d'une apostrophe tonitruante en russe. воссоединение.



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PRÉSENCE TRÈS RÉDUITE. and who are you, the proud lord said, that i must bow so low ? only a cat of a different coat, that's all the truth i know. in a coat of gold or a coat of red a lion still has claws, and mine are long and sharp, my lord, as long and sharp as yours. and so he spoke, and so he spoke, that lord of Castamere, but now the rains weep o'er his hall, with no one there to hear.
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AND ALL THAT JAZZ
Pseudo + Prénom : strawbale/Sarah
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Âge : 32 ans
Statut : Veuf, c'est ce qui arrive quand on règle son compte à sa chère et tendre. Désormais entre Charles et Apo il va falloir choisir sur quel pieds danser.



Occupation : Ancien membre de la mafia. Gérant d'un restaurant où je t'assure que tu ne veux pas aller et du bar clandestin dans son sous sol où tu rêves de pouvoir poser ton derrière fortuné.
Gramophone : Arctic Monkeys - Do I wanna know
Doubles-comptes : Littlefiger is a woman
MessageSujet: Re: молитва (+) evistarkh.   Ven 25 Oct - 19:35

Ce qui est créé par l’esprit est plus vivant que la matière.
Evistarkh

Agitation. Délicieuse agitation. Le va et vient est incessant. Les hommes entrent. Ils murmurent le mot de passe. La clé d'accès au temple de la débauche et de la vie. Un oasis dans le désert de la prohibition et du quotidien. Derrière le rideau rouge, épais, imposant. Ils se pressent. Le beau peuple de la ville. Les plus riches, les plus renommés, les plus influents. Les autres aussi. Tous ceux qui ont les moyens de se payer un verre dans un de ces endroits où l'alcool ne risque pas de manquer. Je n'ai pas besoin de les voir, je ne connais que trop bien la pièce qui se joue ici chaque soir. La même représentation, inlassablement. Inévitable et inchangée. Je n'ai pas besoin de voir les petites tables rondes éclairées par une lumière savamment tamisée, les hommes en costume trois pièces -noir et blanc pour les plus incertains, nœuds papillons pour les plus classiques, motif et matières élégantes pour les plus audacieux. Je n'ai pas besoin de voir les femmes en robes trop courtes, aux joues trop rougies, aux cheveux trop courts. Brillantes, riantes, dansantes. Je sens la fumée parvenir jusqu'à moi, l'épais nuage âcre venant se mêler à celui dégagé par mon propre cigare. Je n'ai pas besoin de sentir les haleines alcoolisées, j'entends les tintements de verres qu'on heurte avec chaleur. L'endroit est brûlant. Chacun s'affaire, comme il le doit, chacun a son rôle à jouer dans cette représentation là. J'entends le jazz, lancinant, envoûtant, doublé par la caresse des danseurs sur le sol. Barmen, cigarette-girls, serveurs, danseurs, musiciens, tous entrent dans le ballet nocturne de mon empire.

Ce soir on sert une nouvelle cuvée. On tente une révolution. Qui a dit que parce que l'alcool est illégal il doit être de basse qualité, tout juste bon à vous désinfecter l'organisme ? Pas de ça chez moi. Plus maintenant. J'ai le savoir faire, j'ai la française, belge, peut importe, cette petite européenne qui est débarquée sans aucune notion d'où se trouve sa place, qui a emmené avec elle une connaissance précieuse, une maîtrise de la boisson. Grâce à elle ils sont faits, tous, comme des rats. Ils ne peuvent échapper à la consommation. Ce liquide ambré qui se glisse dans leur verre n'est pas simplement de l'alcool, c'est du whisky, vivant, succulent, une merveille de saveur et d'odeur, aussi coloré que goûteux. Ils oublient l'éthanol, absorbés par le chatoiement de leurs papilles, prisonniers du plaisir de leurs sens, de leur esprit.

Seul. Je sirote un verre de scotch. Pas de la minable contrebande, pas la nouvelle cuvée de la maison non plus, de la qualité, ce qu'un homme comme moi peut s'offrir. Cigare aux lèvres, je règle quelques affaire administratives. Ennuyantes. Nécessaires. Mon regard est attiré par le tiroir de droite du large bureau en chêne massif. Comme toujours. Chaque nuit, chaque instant que je passe dans cette pièce. Je vois le revolver logé dans le compartiment en bois ouvragé, je peux presque le sentir. Je connais son poids, chacune de ses imperfections. J'ai envie de jouer. Toujours. Je sais que je ne peux pas, pas encore, plus tard peut être, si un adversaire se présente. Je sais que je peux encore me maîtriser, la nicotine et l'alcool sont encore là pour que je ne prenne pas  le risque de me mettre quelques grammes de plombs dans le crâne, ici dans ce bureau.

La porte s'ouvre. Je déteste être dérangé. Par qui que ce soit. Mais c'est le jeu je suppose, c'est ce qui se passe en général quand on détient un bar, surtout s'il est clandestin, surtout si on n'est pas n'importe qui. Je lève donc les yeux vers l'importun. Déjà agacé par ce dont il va m'entretenir. Quelqu'un s'est improvisé pianiste pour la soirée ? Je retiens mal un rictus amusé alors que je toise mon interlocuteur avec amusement. Un homme frêle, saoul qui vire mon musicien. Ne le pais-je donc pas assez pour qu'il puisse s'occuper de ce genre d'affaires sans m'importuner ? Manifestement pas. Je suis entouré d'incapables. Une chose est sûre mes employés ne sont pas sur qualifiés pour leur job. Je fais signe au mec de la sécurité de disposer. Je m'en occupe. Qu'il respire. Inutile.

Démarche assurée, lente, légèrement lourde. Rythmée par une musique qui m'est propre. Corps souple, danseur inconnu, homme puissant. Les regards dérivent sur moi. Quelques mouvements de têtes, échanges de politesses indispensables. Superflus. Petite estrade dans le coin gauche de la pièce. Long piano à queue noir. Lumière. Musique. Je m'approche. Ce pianiste est bon, ça me ferait presque mal au cœur de devoir m'en séparer. Non. Il n'est pas seulement bon, il semble familier, étrangement. Pas lui. Cette silhouette androgyne de gosse ne me dit rien. Ces doigts par contre. Cette aisance. La scène s'impose à mon esprit, semi oubliée, embrumée. Je ne sais si c'est la fumée présente ou le flou d'un souvenir lointain. Je revois un palais. Splendide, grandiose. Romanov, Saint-Pétersbourg. Il y a longtemps, très longtemps. À l'époque où j'étais encore le petite bâtard des maisons de passe de la Grande Russie, à l'époque où je dansais encore. À cette époque je l'ai entendue. J'en suis sûr. Je m'en rappelle maintenant, mais à l'époque ce doigté incroyable appartenait à une représentante du beau sexe, à une gamine de douze ans. Est ce que ça expliquerait l'allure définitivement si peu virile du garçon ? Deux verres vides gisent déjà sur le bois vernis. On ne pose rien sur un piano, surtout pas des verres de vodka. Russe. Bien entendu, c'est elle. Je suis en face d'elle. Seul le majestueux instrument nous sépare. Elle ne m'a pas vu. Elle ne voit rien, rien que les touches. Sa vision est en noir et blanc, en tons et demi-tons. Je perçois ses traits légèrement familiers, bien que largement oubliés. Tant pis. C'est elle je le sens, je le sais. Un sourire arrogant vient habiller mon visage, étirant mes lèvres en un rictus caractéristique. Il est formellement interdit de boire sur ce piano, пропускать. J'appuie sur le dernier mot, dans sa langue natale bien entendu, une langue fort peu parlée par ici, je n'ai pas l'intention d’éventer, son secret, pas encore, juste de lui signifier que je sais.


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    Le vin est semblable à l'homme : on ne saura jamais jusqu'à quel point on peut l'estimer et le mépriser, l'aimer et le haïr, ni de combien d'actions sublimes ou de forfaits monstrueux il est capable.♘  .ReedNight
     
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