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 Louise & Hortense ✘ Tell me more about you, my dear.

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MessageSujet: Louise & Hortense ✘ Tell me more about you, my dear.   Dim 22 Sep - 12:20

Louise & Hortense
Telle me more about you, my dear.


Bienvenue dans le merveilleux sujet de R. Hortense Johnson qui va avoir l'honneur d'avoir comme partenaire Louise V. Delancastre. Pour leur sujet, ils autorisent l'intervention d'un PNJ inoffensif qui pimenterait le rp et ils interdisent l'intervention de membres extérieurs qui passeraient par là. Ne sont-ce pas là des choix merveilleux ? L’histoire se déroule le Cinq Aout à 22h alors que la météo est favorable. À présent, il est temps de laisser la parole au créateur du sujet : Louise et Hortense se sont rencontrées il y a de cela trois jours au Palace Theatre et il ne leur fallut pas plus que quelques heures pour s'apprécier. À la suite d'une représentation de la talentueuse Delancastre à laquelle Hortense a assisté, la cadette Johnson est restée après la chute du rideau sur la scène pour discuter avec les acteurs. Drôle de manie que voilà, depuis qu'elle avait découvert les théâtre américains, elle ne pouvait se passer de rester même après les représentations. Quelques échanges avec la star du soir la firent se prendre d'affection pour cette grande dame et, d'un naturel déconcertant, elles décidèrent de se donner rendez-vous au Cotton Club trois jours après afin de discuter autour d'un bon verre et dans une ambiance conviviale..


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MessageSujet: Re: Louise & Hortense ✘ Tell me more about you, my dear.   Dim 22 Sep - 12:46

La ville était magnifique. De jour comme de nuit, j'avais l'impression que les architectes de la ville avaient saisi toutes les étoiles du ciel pour les y incruster dans les façades des bâtiments des rues principales. Quelle que soit la direction dans laquelle mes pieds me portent, je ne cesse de m'émerveiller devant un tel génie. L'Angleterre, en comparaison, a tout à envier au dynamisme ambiant de cette ville de lumière, terre promise pour les plus ambitions, berceau d'un rêve accessible pour les plus démunis. Quoiqu'il en soit, une fois la nuit tombée et les premières notes de jazz soufflées dans un instrument cuivré de l'époque, les différences sociales semblent s'estomper en pleine rue. Cela est certes bien différent à l'intérieur des établissements qui limitent les entrées et appliquent une ségrégation sans pareille. Je me surprends à sourire à un groupe de gens à la peau cuivrée qui, sans avoir besoin d'entrer dans les bars pour s'amuser, sont assis sur des tonneaux dans la rue et chantent en coeur un air entrainant. Quelques autres passants se sont arrêtés et entament une danse folle dans la rue. J'aurais aimé les rejoindre mais l'heure tourne et le rendez-vous que nous nous étions fixé Louise et moi était ma priorité ce soir là. Je passe tout de même quelques minutes à observer les talentueux chanteurs de rue le sourire aux lèvres, les mains accrochées à la pochette contenant les quelques sous dédiés à mes dépenses du soir, et je finis finalement par faire volte-face.

Les perles accrochées aux franges de ma robe satinée d'un blanc de nacre s'entrechoquent presque sans bruit. Il n'y avait pas à dire, les couturiers de l'époque étaient vraiment talentueux. Cette robe choisie le matin même en compagnie de la fiancée de mon frère me va à ravir. Ce qu'il y a de bon avec les années vingt, c'est cette émancipation de la femme et l'apogée du monde de la création. Je me serais bien arrêtée à un atelier de couture afin d'avoir une robe personnalisée selon mes désirs mais nous n'avions pas eu le temps. Je gardais cependant à l'esprit cette idée que je remettrai à un autre jour. Peut-être que Louise pourrait me conseiller à ce sujet ? Peut-être pourrions-nous parler perles, sequins, chapeaux. Je n'étais d'ailleurs pas sûre que ce chapeau épousant la forme de mon crâne et tombant bas sur mon front soit ce qu'il y ait de plus approprié. En dessous de ce dernier, j'avais attaché mes cheveux de sorte à ce qu'aucune longue mèche n'en sorte et on aurait presque pu croire que j'avais adopté la coupe carré de l'époque. Bien entendu, je tenais bien trop à mes cheveux pour les sacrifier et n'étais donc pas prête à les céder au premier coiffeur venu.

Les talons de mes chaussures claquaient sur les trottoirs jouxtant le lieu de notre rendez-vous du quartier de Harlem. Le club de luxe laissait le doux son de la musique s'échapper d'entre ses murs. Une mélopée languissante arrivait à mes oreilles et j'avais hâte d'y entrer. Depuis ma découverte des bars clandestins, de l'envers du décor de la ville et des clubs, je n'avais qu'une envie : y retourner. Ce fut trépignant d'impatience que j'observais quelques noirs fumer leurs cigarettes à l'entrée du club au sein duquel ils ne pouvaient entrer. Quelle injustice ... On m'avait dit qu'ils étaient pourtant de fabuleux danseurs et puisque je n'avais aucun à priori sur les gens de couleur de peau différente de la mienne, je fusillait du coin des yeux les gardiens limitant les entrées aux jeunes blancs venus festoyer. Un peu gênée, j'observais la pointe de mes chaussures en espérant que mon amie ne tarde pas.

« Une cigarette mademoiselle ? »

Mon visage s'élève en direction d'un charmant jeune homme ouvrant son paquet en ma direction. Je buvais peut-être mais la cigarette, je ne pouvais m'y résoudre. J'avais bien essayé pourtant mais la simple idée de sentir la fumée âcre de cet accessoire de mode s’infiltrer dans ma gorge puis dans mes poumons, brûlant tout sur son passage, eu raison de ma décision. D'un geste mesuré de la main, je repoussais délicatement le paquet.

« C'est bien aimable de votre part mais je ne puis accepter. »

Les hommes me rendaient parfois mal à l'aise. Dans ma petite vie tranquille, je n'avais pas l'habitude que l'on vienne me parler dans la rue alors imaginez ma surprise sur le moment. Qu'un inconnu s'approche ainsi et me propose de fumer, je n'avais jamais rien vu de tel mais ici, cela devait être une formalité. Comme les choses évoluent vite. Peut-être étais-je trop innocente pour croire que cet homme aurait pu s'intéresser à moi en tous les cas, j'adoptais une attitude frôlant la timidité et fixais de nouveau mes pieds. En temps normal, un, homme m'accompagnait toujours lorsque je sortais et il m'arrivait très rarement d'être seule, proie évidente, au milieu de la rue. Je croyais ne rien craindre à m'aventurer dehors à cette heure-ci mais ça c'est parce que j'ignorais encore toutes les mésaventures qui pourraient m'arriver.

« Dans ce cas, permettez moi d'insister en vous proposant un verre au Cotton Club. »

Je connaissais des hommes gentleman, bienveillants, avenants et séduisants mais jamais l'un d'entre eux m'avait proposé de boire un verre. J'avais l'impression de débarquer d'une autre planète. Chez nous, en Angleterre, les femmes ne buvaient pas. Peut-être étais-je restée ancrée dans les traditions d'antan mais en tout cas, le fait que les femmes commencent à avoir autant de droit que les hommes ici en Amérique, j'avais du mal à m'y faire. Je redressais de nouveau mon regard perdu vers lui, la bouche légèrement entrouverte sans savoir que dire et alors que j'émettais un « Je suis navrée ... » d'une petite voix, j'apercevais la silhouette familière de mon actrice préférée, la jeune et jolie Louise Delancastre qui arrivait vers moi.

« Louise ! »

Lâchais-je finalement soulagée en me tournant en sa direction. J'adressais un regard empli d'excuse à mon prétendant et lui glissais « comme j'allais vous le dire, je suis navrée mais j'attends quelqu'un, peut-être un autre soir ? » Louise était le petit plus qui me permis de retrouver mon aise et répondre convenablement à cet homme qui, en une légère courbette, m'adressa un sourire conquis et reparti en direction de l'entrée du club. Mes franges sautillaient autant que moi tandis que j'accueillais ma nouvelle amie comme elle le méritait, ne pouvant me départir de cette habitude de vouvoyer tout ce qui bouge.

« Je suis ravie de vous voir chère amie ! Le temps commençait à me paraître bien long sans votre présence en ce lieu surprenant. »
 

Louise & Hortense ✘ Tell me more about you, my dear.

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