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 alba ► there's love, and there's everything else (100%)

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MessageSujet: alba ► there's love, and there's everything else (100%)   Lun 16 Sep - 1:38

Alba M. Visconti
if god has plans for me i hope they ain't written in stone

NOM : Alba Maria Visconti
DATE ET LIEU DE NAISSANCE : Le 1er Janvier 1898, à Palerme.
ÂGE : Vingt-six hivers.
EMPLOI OU OCCUPATIONS : Serveuse, bonne, toute basse besogne qui lui permet de substituer à ses besoins, et peintre à ses heures perdues - un luxe qui devient rare.
SITUATION FAMILIALE : Mère d'un petit garçon de trois ans, Charlie, et d'une fille qu'elle a abandonnée à ses parents il y a des années, à la Nouvelle Orléans. Son frère aîné, Tancredi, est activement impliqué dans de sombres histoires mafieuses.  
SITUATION AMOUREUSE : Alba est célibataire depuis la naissance de Charlie, mais le souvenir de la passion romantique qui l'agitait autrefois s'estompe de plus en plus alors qu'elle est confrontée à la triste réalité de sa situation: mère-fille sans mari, femme définitivement perdue aux yeux des bien-pensants, esclave des temps modernes... Champagne ! Bien que l'envie de se défenestrer la séduit quelque fois, tout ceci ne l'empêche de céder à ses pulsions charnelles lorsqu'elle s'y autorise, presque à contrecœur. Après tout, se dit-elle, perdue pour perdue...
GROUPE : Classics ou Blues, j'imagine.
I. introduction


Sunrise.


"Garde les yeux fermés, Alba. Si tu triches, il n'y a pas de surprise." Je poussai un soupir las tandis que Tancredi me guidait à l'aveugle vers ce que je supposai être notre salon. Le shift que je venais d'effectuer au Café Maspero m'avait épuisée, je ne savais pas à quoi mon frère jouait et ma patience avait des limites. Nous étions installés à New York depuis seulement quelques mois, et je broyais encore du noir. La Nouvelle-Orléans me manquait, ainsi que nos parents. Le deuil de l'homme que j'avais perdu et de la fillette que j'avais abandonnée paraissait chaque jour plus oppressant et les nuits où Charlie et Giulia me visitaient en rêve, Tancredi peinait à me réconforter, dans le lit minuscule que nous partagions.  Et puis, malgré toute ma bonne volonté, je ne me sentais pas à ma place dans cette grande ville en effervescence pérpetuelle. Le soir, de ma fenêtre, j'observais avec envie ces hordes de femmes qu'on appelait les flappers – leurs cheveux courts, leurs lèvres rouges, leurs robes provocantes et leur assurance désinvolte. Pour résumer, je n'étais vraiment pas d'humeur à jouer. Tandis que mon frère me poussait à avancer, ma hanche heurta le coin du buffet et je retins un flot d'insultes. "Vraiment, Tancredi !" le rabrouai-je. "Tu vas finir par me blesser avec tes idioties, stronzzo." Ignorant l'injure, il me retint par les épaules pour m'immobiliser et retira ses mains de devant mes yeux. "Bon, alors tout ça pour... oh mon dieu, Tancredi." Dans un coin du salon se trouvait un chevalet flambant neuf, auprès duquel il avait déposé une dizaine de toiles vierges. Sur une table avoisinante étaient entreposés des tubes de peinture qui avait du lui coûter un bras, et une demi douzaine de pinceaux. Je luttai pour contenir les larmes qui menaçaient de me monter aux yeux. Tancredi se planta devant moi, le visage animé d'une excitation juvénile qui le métamorphosait entièrement. "Alors, tu es contente?" Je portai les mains à mes joues brûlantes et courut vers mon nouvel atelier, caressant fébrilement les poils des pinceaux, effleurant la toile rêche, aux anges. "Tu... je n'arrive pas à croire que tu... Tu as toujours dit que la peinture était une passion ridicule et tu..." Mon frère baissa les yeux vers ses chaussures flambant neuves, mal à l'aise. Il s'était toujours ouvertement moqué de ma fibre artistique et pourtant il venait de dépenser une fortune pour me faire plaisir. "C'est vrai, mais je veux vraiment que tu sois heureuse, Alba. Je sais que tu traverses une sale période, et que tu m'en veux d'être revenu à la place de ton... Irlandais." J'aurais pu nier, mais c'était inutile. Tancredi et moi avions toujours été francs l'un envers l'autre, et il ne faisait que dire la vérité. Il n'avait jamais aimé Charlie, de toute manière, et encore aujourd'hui il ne pouvait parler de lui sans mépris ostentatoire. "Alors oui, je ne comprends toujours pas pourquoi tu t'obstines avec tes maudits tableaux, mais je suis dit que si ça pouvait te faire retrouver le sourire, eh bien, t'offrir tout ce bazar était peut-être le moins que je puisse faire." Je laissai échapper un rire impulsif et ému, le premier depuis deux longs mois et le serrai dans mes bras avec toute la force dont j'étais capable. "Merci."

Sunset.

"Alba !" Jack, le patron du Maspero, me fit discrètement signe de le rejoindre en cuisine, avec son regard préoccupé des mauvais jours. Je me dépêchai de servir les cafés et boissons diverses dont mon plateau était chargé et me hâtai dans sa direction, agitée par une sale prémonition. "Ton frère est là. Il veux te voir." Évidemment. Je jetai un oeil vers la salle bondée et croisai fermement les bras sur ma poitrine. "Pas moi." Je n'avais vraiment pas besoin d'entendre ses divagations d'ivrogne, pas aujourd'hui. "Ecoute Alba," siffla le petit homme d'une voix étranglée. "Il va foutre le feu au café si tu continues de l'ignorer. Je ne vais pas fermer boutique à cause de vos histoires de frère et sœur tarés, alors tu vas me faire le plaisir de régler tes problèmes avec lui tout de suite!" Et Jack de s'éloigner en maugréant qu'il ne voulait pas d'ennuis avec ces saloperies de gangsters. Pas le choix, donc. Je méprisais cet homme faible et peureux, qui répandait allègrement de répugnantes rumeurs d'inceste à mon propos, et qui se jetait à plat ventre devant n'importe quel type en costume. Le fusillant du regard, je défis mon tablier et quittai la cuisine en trombe, par la porte de service qui donnait sur une impasse où m'attendait Tancredi. L'odeur d'alcool de contrebande qu'il dégageait me prit à la gorge, et lorsqu'il tendit les bras pour m'enlacer, j'eus un mouvement de recul instinctif qui le refroidit aussitôt. L'espace d'une seconde, je vis non pas le mafieux alcoolique que j'avais choisi de fuir, mais mon frère que j'aimais, blessé par mon rejet. Je ne l'avais pas vu depuis presque un an, mais si je m'autorisai quelque geste affectueux, je ne parviendrais plus à maintenir la distance vitale qui devait nous séparer, c'était une certitude. "Comment va, sorella? Tu ne veux plus me voir il paraît..." Je m'adossai au mur, droite comme un I, soutenant son regard vitreux. "Je me débrouille, comme tu vois" répondis-je en éludant la deuxième question. "Ton neveu est magnifique. C'est le garçon le plus gentil qui soit. Je peins. On a de quoi manger." Nous avions l'air de deux étrangers échangeant des banalités sur la météo. "Son père t'envoie une pension?" "Non, j'ai refusé toute aide de sa part." Tancredi laissa échapper un rire sans joie, et tituba légèrement. "Tu es stupide, Alba. Tu feras moins la fière quand tu joueras les putes pour nourrir ton gosse." Je l'aurais giflé si je ne le savais pas capable de me rendre mon coup. A la place, je redressai le menton et me campai devant lui, furieuse. "Stupide, peut être, fière, sûrement, appelle ça comme tu voudras. Je n'ai besoin ni de sa pitié de vieux con, ni de ton argent qui pue la mort. Si tu es venu pour m'insulter, tu peux aussi bien partir." Ma colère eut l'effet escompté, et Tancredi se tut, surpris. Puis soudain, ses yeux se firent suppliants, et ce fut avec une tristesse sincère qu'il tenta de me prendre la main. "Alba... pardon, je voudrais juste que tu reviennes vivre avec moi. Toi et moi, sorella, tu te rappelles - on était heureux, non?" En fin de compte, mon patron n'avait peut être pas tort. Tancredi me parlait comme à une amante. La peine m'envahit à mon tour, et je faillis répondre à son étreinte. Ne plus voir mon frère me coûtait, mais je ne pouvais plus cautionner ses crimes et le danger qu'il représentait pour moi et mon fils. Aussi, je me ressaisis et lui assénai avec toute la dureté dont j'étais capable que oui, nous étions heureux, jusqu'à ce que deux hommes armés me tirent du lit en pleine nuit et menacent de me tuer. "Les parents ont toujours fermé les yeux sur tes conneries, mais moi j'arrête les frais. Alors ne reviens plus. Laisse moi tranquille, une bonne fois pour toutes." Il recula, manqua de s'écrouler contre une poubelle et se rattrapa in extremis. "Je t'enverrai de l'argent." Et je n'en voudrais toujours pas. Sans un regard, je lui tournai le dos et regagnai l'arrière des cuisines, où je fus interceptée par les yeux sans âme de Jack, qui n'avait de toute évidence pas raté une miette de notre conversation. "Alors toi, ma grande, tu dégages dès ce soir. Je me trouverai une serveuse qui ne se fait pas sauter par son connard de mafieux de frère."

II. alba

Alba est extrêmement orgueilleuse, un trait de caractère à double tranchant – il lui permet de garder la tête haute dans la tourmente, mais de l'autre côté, elle sait qu'il suffirait qu'elle mette sa fierté de côté de temps à autre pour améliorer considérablement son quotidien. Mais puisqu'en plus d'être fière, elle est plus têtue qu'une «connerie de bourrique», pour citer son frère, voilà au moins une chose qui ne risque pas de changer. ◊ Parce qu'elle ne cède pas aux sirènes de la tendance flapper, par manque de moyen et aussi par pur désintérêt, les gens qui la rencontrent pensent souvent avoir affaire à une jeune femme austère et rétrograde – il n'en est rien.  Alba aime beaucoup rire, bien qu'elle en ait rarement l'occasion, et lorsqu'elle se sent en confiance, elle est capable de parler pendant des heures, au point que vous en veniez presque à regretter de lui avoir dit bonjour.  ◊ Elle avait une relation si fusionelle avec son criminel de frère que son ancien patron, qui n'avait pas inventé le fil à couper le beurre, leur a attribué une relation incestueuse avant de la mettre à la porte. ◊   Elle est folle de son fils, Charlie, et serait prête à  brûler vif quiconque toucherait à un seul de ses cheveux. Mais une fois tous les six mois, elle se force à le confier à des amies pour sortir danser, écouter du jazz, et se donner l'illusion de vivre la grande vie, même pour un soir. ◊ Bien qu'elle soit d'un naturel calme et posé, l'exubérance italienne qui coule dans ses veines se ressent dans ses gestes animés, le sourire rayonnant qu'elle arbore parfois, et les insultes folkloriques qu'elle laisse échapper quand on la prend pour une imbécile. ◊ Ne vous laissez pas aveugler par ses tenues un peu démodées et ses yeux sans fard, Alba est une femme à la sensualité discrète, mais qui vous submerge violemment lorsqu'elle la laisse s'exprimer. ◊ Elle fume depuis des années, et tient plutôt bien l'alcool ◊ Une fois, elle a cassé le nez d'un type qui insinuait avec un peu trop d'insistance qu'elle ferait bien de se mettre à poil dans son lit. Tancredi lui a appris comment donner un crochet du doigt qui envoie au tapis sans se casser le poignet au passage, et disons qu'elle est une élève appliquée ◊ Alba est une battante, dans la vie quoitidienne, mais aussi à grande échelle: elle est membre d'une organisation qui milite pour les droits des femmes et lutte tant bien que mal contre les inégalités sociales ◊ Elle adore le cinéma, et y emmène souvent Charlie ◊ Son anglais est teinté d'une pointe d'accent italien, ce que beaucoup trouvent, à les entendre, «absolument charmant» ◊ Lorsqu'elle trouve le temps, elle s'adonne à la peinture, ce qui l'apaise et lui permet de canaliser son trop plein d'émotions ◊ Depuis quelques temps, la solitude lui pèse – elle a donc le contact très facile, mais pour ce qui est des hommes, elle ne s'autorise que peu d'aventures. ◊ Essayez seulement de lui dire qu'elle pourrait vendre son gramophone pour acheter un kilo de steaks, vous serez bien reçu.◊ Bien qu'elle aie coupé les ponts avec Tancredi, elle craint encore que la Mafia ne remette la main sur elle s'il arrivait que son frère se retrouve une fois de plus dans la mouise.
Ladies ans gentlemen, nous avons aujourd'hui le plaisir d'accueillir Alba Visconti ! Bonjour et bienvenue sur la radio AT&T's. Nous avons préparé quelques questions pour vous. Premièrement, tout le monde aimerait savoir ce que vous pensez des bars clandestins et du jazz, ne vous inquiétez pas, ça ne sortira pas d'ici !
« Le jazz est l'opium du New Yorkais moderne - enfin, mon opium, du moins. Lorsque je suis suffisamment reposée pour tenir debout et que mes voisines s'occupent de Charlie, je me laisse happer par les lumières d'Harlem, et je passe la nuit à écouter les jazzmen. Je ne sais pas pourquoi, mais le jazz m'apaise, me touche, me... Pardon, c'est ridicule, je n'ai aucune envie de m'épancher. Les bars clandestins, vous disiez? Il m'arrive de m'y rendre, donc ce serait hypocrite de ma part de vous faire un sermon digne de Soeur Lavertu - après, je ne sais que trop le genre d'horreurs qui s'y trâment, j'en ai plus ou moins fait l'expérience grâce à mon frère.»
Oh, je vois... Ainsi, votre avis concernant la Prohibition...
« La Prohibition... j'en ris, quelques fois, parce que l'échec cuisant de son action a quelque chose de comique, vous ne trouvez pas? On interdit l'alcool, et New-York n'a jamais été aussi ivre... C'est dommage, parce que l'intention était plutôt louable, au départ. Si vous saviez le nombre d'amies qui se sont retrouvés à moitié estropiées et/ou au bord de la ruine à cause de leurs crétins de maris incapables de faire quoi que ce soit qui n'implique pas de vider une bouteille de whisky en s'en renversant la moitié sur la chemise...»
Oh ! Dans ce cas, buvez-vous de l'alcool ?
« Je suis une pécheresse, vous le sauriez si vous m'aviez connue à la Nouvelle Orléans. Oh, on le dit ici aussi, mais à voix basse, et avec un sourire affable. Donc oui, il m'arrive de boire, un petit whisky de temps en temps, quand c'est vraiment trop dur - un de mes nombreux vices. Et vous savez quoi? Je m'en moque, mais royalement. Croyez moi, quand on a été accusée d'inceste par son patron, on se fiche bien de passer pour une femme de mauvaise vie.»
Personne ne vous juge, ne vous inquiétez pas. Et, dites-nous, New York, en un mot, c'est quoi pour vous ?
« New York, c'est la ville du renouveau, ma seconde chance. On ne peut pas dire que je vive l'American Dream, finalement, mais je verrai toujours cette ville comme celle de ma renaissance. »
Comme je vous comprends ! Pourriez-vous donc nous donner votre point de vue sur l'époque que nous vivons ?
« Certains prétendent que nous vivons un âge d'or. C'est sûrement vrai pour quelques privilégiés, ceux qui ont le luxe de l'oisiveté ou ceux à qui le crime profitent. Personnellement, je ne pense pas qu'on soit si bien lotis que ça. On s'aveugle, on nous jette de la poudre aux yeux et on choisit de faire l'autruche en dansant le charleston.»
Et bien, je vous remercie pour cette interview plus que constructive, et vous souhaite un excellent moment à New York !
derrière l'écran

PSEUDO ET/OU PRÉNOM : The name is Trude. Hermintrude.
ÂGE : Indice n°1, il est compris entre 14 et 56. Indice n°2: bravo, j'ai 22 ans, n'oubliez pas votre encyclopédie Larousse.
DÉCOUVERTE DU FORUM ET AVIS SUR CELUI-CI : Il m'a séduite dans un bar enfumé qui s'appelait Topsite - drôle de nom pour un speakeasy - et je crois bien que je suis amoureuse.
PRÉSENCE : On va dire un petit 5/7 pour le moment.
CONNAISSANCE ET AVIS SUR LES 1920's : C'est une période qui me fascine, pour tout dire. Le jazz, les gangsters, la dépression, les flappers, les Fitzgerald et Hemingway, le sexisme, le racisme... Y'a de quoi faire. On le considère comme un âge d'or, alors qu'en réalité, on était bien loin du paradis, et c'est ce qui me plait.
TA CHANSON FAVORITE : C'EST LIMITE SADIQUE COMME QUESTION. Selon iTunes, il s'agirait de "The Meeting Place", des Last Shadow Puppets.
AVATAR : Aleksa Palladino.
CODE DU RÈGLEMENT : ok par Maija.
PERSONNAGE INVENTÉ, SCÉNARIO : C'est mon bébé à moi.
JE SOUHAITE PARTICIPER AU SYSTÈME DE RP D’INTÉGRATION : oui, je trouve le concept assez sympa.
UN DERNIER MOT : Et toi, Jean Pierre, c'est quoi ton dernier mot?




Dernière édition par Alba M. Visconti le Mer 18 Sep - 2:37, édité 13 fois
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MessageSujet: Re: alba ► there's love, and there's everything else (100%)   Lun 16 Sep - 1:39

histoire
There's so many wars we fought, there's so many things we're not ; but with what we have, I promise you that we're marching on.


histoire


«Tu sais, Alba, de nos jours être une femme, c’est pareil qu’être un chien. Et encore. Même un chien est plus libre» disait quelque fois ma mère avec amertume. «Au quotidien, tu es aussi insignifiante qu’un grain de sable. Mais ose seulement sortir des sentiers battus, ose commettre la moindre erreur, et voilà que le quartier, la ville, l’Eglise te foudroie de son courroux.» Je souriais malgré moi lorsqu’elle tentait de formuler ses phrases de façon élégante, dans son Anglais approximatif, mais toujours avec tendresse et respect. Elle reprenait, pleine d’une colère contenue qu’elle se gardait bien de dévoiler aux yeux de son mari. «Tu ne vas pas avoir une vie facile, cara mia. Mais écoute bien. Une femme, elle n’a pas grand-chose pour elle, mais pour survivre, il faut rester digne. Accepter de l’aide, d’accord. Supplier, jamais.» C’est là l’enseignement le plus précieux que ma mère ait pu me prodiguer. Des années plus tard, lorsque je dus faire face au scandale et aux perfidies, à la honte et à la désapprobation générale, je me rappelai ses paroles. Dignité, Alba. La tête haute, le regard fier. Ne leur donne pas le plaisir de te voir souffrir. Voilà pourquoi aujourd’hui, je brûle les enveloppes que Tancredi m’envoie, pourquoi j’ai refusé de me laisser entretenir par le père de mon enfant, me condamnant ainsi à une vie monotone et incertaine. Plutôt mourir de faim que de me mettre à genoux.

IN OUR FAMILY PORTRAIT

J'ai vu le jour dans une petite ville non loin de Palerme, au matin du 1er Janvier 1898. Selon ma mère qui était très pieuse et qui désirait une fille plus que tout, ma naissance à l’aube du vingtième siècle était un miracle que Dieu lui avait accordé dans sa grande mansuétude. J'étais promise à un bel avenir, elle en était certaine. Comme je me plais à le penser aujourd'hui avec ce sens de l'autodérision qui me prend parfois, il faut croire que Notre Seigneur trouvait lui aussi qu'après tout, les gens heureux n'ont pas d'histoire. En 1900, mes parents se sont lassés de la vie miséreuse qu’ils menaient, et puisque l’Italie ne semblait plus rien pouvoir leur offrir, ils décidèrent de tenter leur chance en Amérique, comme beaucoup avant eux. Nous débarquâmes donc à Ellis Island pour nous installer par la suite au sein de la communauté Italienne de la Nouvelle Orléans, chez des cousins qui travaillaient dans le textile. Mon enfance se déroula sans trop d’histoires. Notre situation était certes précaire – entassés à sept dans un petit appartement, mais nous mangions à notre faim et dans l’ensemble, nous étions heureux. Durant de longues années je vouai à Tancredi, de huit ans mon aîné, une admiration qui confinait à l’idolâtrie. J’enviais sa gouaille et sa débrouillardise, sa beauté et son insolence, moi qui avais toujours été une enfant douce et posée. Tancredi était celui qui avait toujours donné des sueurs froides à mes parents, lorsqu’il se battait avec les gosses du quartier ou chapardait dans les épiceries quand l’hiver était rude. Parfois, j'éprouvais à son égard une jalousie dévorante. Quoiqu'encore aveuglée par mes illusions de petite fille, je savais pertinemment que quoi qu'il arrive, sa vie serait plus palpitante et plus libre que la mienne. Lorsque j’eus douze ans, Tancredi se laissa bien volontairement happer par le monde de la nuit, du jeu et de l’alcool. Ce fut cette année qu’il se mit a nager en eaux troubles, en jouant les chauffeurs et les petites frappes pour le compte d’un proxénète local. Je l’ignorais à l’époque, bien sûr. Je ne voyais que les belles voitures qu’il conduisait, les costumes élégants qu’il portait, et les sublimes créatures bien peu vêtues qui se pendaient à son coup. Quand, par la fenêtre, ma mère observait Tancredi en leur compagnie, elle se signait précipitamment et gémissait faiblement. «Mais qu’est-ce que j’ai fait au ciel, qu’est-ce que j’ai bien pu faire pour mériter un si mauvais garçon…»

«Heureusement qu’Alba n’est pas comme son frère » radotait-on à longueur de journée, «elle est si tranquille, si calme ! Je te le dis, Valentina, tu as de la chance d’avoir une jolie petite fille comme ça, gentille comme tout.» Cette rengaine berça jusqu’à l’écœurement mon enfance et mon adolescence. Enfant, j’avais de grands rêves – explorer les cinq continents, vivre de grandes aventures, devenir peintre ou peut être actrice. Curieuse et discrète, j'observais tout en silence, et n'en pensait pas moins. Avec la naïveté propre aux petites filles férues de romans, je croyais qu’un destin exaltant était à portée de main, sans me douter le moins du monde qu’en tant que soit disant sexe faible, mes perspectives d’avenir seraient malheureusement très limitées. Pour quelque obscure raison, mon entourage n'avait jamais senti le feu qui brûlait en moi. Il avait toujours été là, ravivé par les passions réprimées qui m'agitaient en permanence, menaçant maintes fois de me consumer de l'intérieur. J'ai très tôt compris qu'impulsivité et caractère affirmé n'étaient pas les meilleurs amis d'une jeune fille d'origine modeste, et immigrant italienne qui plus est. J'appris donc rapidement à canaliser mes émotions, à les dissimuler et à les transformer en sentiments publiquements acceptables. Je masquai mes indignations et mes envies d'une voile de douceur pudique. Une lionne en cage, tapie dans l'obscurité, attendant désespérément le moment opportun pour s'échapper. A l'époque, je me taisais. A présent, je peins. C'est un moyen d'expression secrète comme un autre.

THIS IS A LOVE SONG

Le champagne coulait à flots, des ballons gorgés d’hélium rebondissaient ici et là, et je me laissai emporter un instant par l’euphorie de cette soirée du nouvel an 1915, grisée par l’effervescence ambiante. Je sentis les mains de Charlie enserrer ma taille, une invitation à la danse. Nous valsions, étroitement enlacés, et je riais, ivre de bonheur et d’amour. Je venais tout juste d’avoir dix-sept ans. Durant des mois, nous avons entretenu une liaison passionnée et contrariée par nos situations familiales respectives. Lui, du haut de ses vingt et un ans, suait sang et eau dans une usine crasseuse pour subvenir aux besoins de sa famille – quant à moi, si j’avais réussi à acquérir une sorte d’indépendance en devenant au pair, j’étais toujours étroitement surveillée par Tancredi qui, en bon Italien, supportait mal de voir un homme courtiser sa sœur. S’il avait su, pourtant, s’il avait su à quel point Charlie me rendait heureuse. Lentement mais sûrement, il me révéla à moi-même. Entre ses bras, je connus les délices de l’amour physique que ma mère m’avait toujours dépeint comme une triste mécanique vouée à la reproduction. Je découvris avec surprise des facettes de ma personnalité dont j’ignorais l’existence. L’Alba qui l’aimait était à la fois tendre et espiègle, intelligente et passionnée, forte et têtue. Charlie ne me rabrouait pas comme Tancredi lorsque j’osais élever la voix ou exprimer une opinion un peu trop personnelle ou différente de la sienne, au contraire. Il ne se moquait ni de mes peintures, ni de mes rêves qu'on disait irréalisables. Nous devions nous marier à l’automne, après avoir économisé pendant des mois, et enfin quitter cette ville corrompue et démoralisant qui nous minait un peu plus chaque jour. L'Histoire en décida autrement.

THE CHILDREN OF WAR

A quelques semaines d’intervalles, la guerre qui faisait rage en Europe et qui me paraissait si lointaine m’enleva les deux hommes de ma vie. Charlie s’enrôla par dévotion et sens patriotique, et Tancredi, pour échapper à la montagne de dettes qu’il avait accumulées auprès de divers mafiosi. «Je reviendrai vite» m’assurèrent-ils tous deux. «Je serais rentré d’ici quelques mois, je serai un héros et je pourrais enfin t’offrir le bonheur que tu mérites», avait ajouté l’un. «Si on vient me chercher, réponds que je suis mort, sorella» précisa l’autre. Et malgré mes supplications, ils s’envolèrent tous deux vers une boucherie dont aucun d’entre nous n’avait idée. D’abord Tancredi, puis Charlie. Durant de long mois, j’ai vécu dans l’angoisse permanente de ne jamais les voir revenir. Tous deux m’écrivaient plus ou moins régulièrement, sans que je puisse jamais leur répondre, me laissant dans un état de frustration intense. Peu après le départ de Charlie, je découvris que j’étais enceinte et laissai la panique me submerger. Ses lettres étaient toujours plus ou moins positives, il reviendrait bientôt, m’épouserait, m’offrirait le luxe d’une vie coulant comme un long fleuve tranquille. Neuf mois plus tard, j’accouchai d’une petite Giulia en parfaite santé. Avec sa naissance vinrent les commérages et les regards mauvais que je redoutais tant. En tant que mère célibataire, à un si jeune âge, je devins rapidement la brebis galeuse du quartier, et malgré le soutien de mes parents, j’avais du mal à garder la tête haute. Peu après, la nouvelle de l’armistice nous parvint, ainsi que celle du retour de Tancredi. La dernière lettre de Charlie m’était parvenue trois mois plutôt. Mes parents tentèrent par tous les moyens de me convaincre qu’il était mort, mais je refusai tout simplement d’envisager cette option. Sans décret officiel, sans cadavre devant mes yeux, je m’obstinais vainement à le croire vivant, caché quelque part, attendant une accalmie pour me revenir enfin. Cette attente obstinée dura presque un an, durant lequel je luttai pour élever ma fille tout en maudissant le Dieu qui avait choisi d’épargner mon frère, que je voyais enfin pour ce qu’il était vraiment, un escroc dur et veule, plutôt que mon amant, qui était si bon, si pur, si droit. L’espoir insensé que je chérissais jour et nuit fut finalement réduit à néant au fil des mois, par les bons soins de mon entourage inquiet. Je devais ouvrir les yeux et accepter que Charlie était assurément mort, gravement blessé, ou fou. Je réalisai alors que je l’avais perdu pour toujours, que nous ne marierions jamais, que je n’entendrais plus jamais le son de sa voix, que le bonheur que nous attendions avec tant d’impatience était devenu un rêve brisé. Folle de douleur, je pris la décision la plus atroce de ma vie, celle que je regretterai jusqu’au moment du jugement dernier. Un soir, je confiai Giulia à mes parents en lui promettant de venir la chercher dès que possible, et m’enfuis quelques heures plus tard pour New York en compagnie de Tancredi, rattrapé par les démons qu’il pensait avoir exorcisé en partant au front. Je ne l’ai jamais revue, et le souvenir de ses yeux bleus, confiants et si aimants, me hante encore aujourd’hui.

NEW YORK, NEW YORK

Une fois installée à New York, où mon frère avait des contacts, je tentai tant bien que mal de recoller les morceaux du grand bordel de ma vie, sans savoir si les dégâts seraient un jour réparables. Je partageais un appartement avec Tancredi, et peu à peu, nous avons retrouvé un spectre de l’amour fusionnel qui nous unissait au temps béni de notre enfance. Je n’ignorais rien de ses nouvelles activités –racket de commerçants et proxénétisme en association avec la Mafia, mais je fermais délibérément les yeux sur ses crimes, parce qu’il était mon frère, qu’il me maintenait la tête hors de l’eau, qu’il m’avait trouvé un travail, et surtout qu’il était tout ce qu’il me restait. Comme il le répétait souvent, «maintenant, c’est toi et moi, sorella». Dans les rues de Brooklyn, Tancredi était un criminel, odieux, violent, méprisable. Mais une fois qu’il retournait au sein des quatre murs entre lesquels nous vivions en autarcie, il était le frère que j’aimais et qui tentait de me faire retrouver le sourire que je pensais avoir perdu pour toujours. Et ainsi, au fil des années, je repris peu à peu les rênes de mon existence. Mon travail de serveuse au Café Maspero ne payait pas de mine, mais mon frère, qui rackettait et menaçait régulièrement le propriétaire, s’assurait que je reparte toujours avec la plus grosse partie des pourboires. Sans que le souvenir de Charlie et de son enfant que je n’avais pas eu le courage d’élever seule cessent de me hanter, je me remis à la peinture. Lentement, je réappris à rire et à vivre en m’accommodant de ma conscience lourde. Plusieurs hommes m’ont courtisée durant ces années, en vain – Tancredi terrifiait les plus persévérants que ma froideur n’avait pas découragés. Un homme, cependant, réussit à passer le barrage des frère et sœur Visconti. Dick O’Banon, tailleur relativement fortuné, marié, volage et content de lui. Il ne me plaisait pas vraiment et n’arriva à ses fins pour nulle autre raison que Tancredi se trouvait à Chicago et que la solitude m’avait rendue faible. Comme le hasard fait bien les choses, je me retrouvais encore une fois enceinte. Sûrement un signe de Dieu pour me faire comprendre une fois pour toutes que j’étais le type de brebis égarée qui ferait peut être mieux de se jeter d’une falaise, finalement.

SOMEBODY THAT I USED TO KNOW

Contre toute attente, et contre l’avis de Tancredi, je décidai de garder l’enfant. C’était là ma chance d’expier le lâche abandon de Giulia, et je ne me sentais pas la force de me séparer encore une fois du fruit de mes entrailles. Au fur et à mesure que mon ventre s’arrondissait, je sentis à nouveau les regards mauvais dans mon dos qui m’avaient poussés à commettre l’irréparable trois ans plus tôt, mais cette fois ci, je les ignorais superbement. Je continuais de refuser l’aide que me proposait O’Banon tandis qu’en parallèle, ma relation avec Tancredi se dégradait à nouveau. Et un soir, un incident y porta un coup fatal. Au beau milieu de la nuit, alors que mon frère s’imbibait d’alcool dans l'un de ces bars clandestins, deux hommes que je n’avais jamais vus firent irruption dans l’appartement. L’un d’eux était armé. Ils me tirèrent hors du lit, me braquèrent une arme contre la tempe. Voyant que j’étais seule et enceinte jusqu’aux yeux, peut-être mus par un sursaut d’honneur, ils se contentèrent de laisser un message : Tancredi leur devait de l’argent, et s’ils n’en voyaient pas la couleur, ils reviendraient peindre les murs de mon sang. Et ils s’en allèrent comme ils étaient venus, me laissant tremblante et terrorisée sur le sol de la chambre. Les mains crispées sur mon ventre, je réalisai ce que j’avais refusé d’admettre pendant des années – mon frère jouait un jeu dangereux dont je serais la victime un jour où l’autre. Difficile de continuer à ignorer la Mafia lorsqu’elle force la porte de votre chambre et menace de vous exécuter. A peine remise, je confrontai mon frère lorsqu’il revint au petit matin, ivre mort. Le ton monta, des insultes entrecoupées de pleurs et d’excuses immédiates fusèrent, et au bout de trois heures d’un vif échange, nous décidâmes d’un commun accord que pour ma sécurité et celle de mon enfant, il était vital de s’éloigner définitivement l’un de l’autre, quoi qu’il nous en coûte. Malgré les supplications de Tancredi, je résolus de quitter l’appartement le lendemain même et vécut chez une amie jusqu’à mon accouchement. Je donnai naissance à un petit garçon, que je baptisai Charlie en mémoire de celui qui aurait dû être son père. Peu après, O’Banon proposa de m’offrir un bel appartement à quelques pas de celui qu’il occupait avec sa femme, accompagné d’une rente mensuelle, afin d’offrir à Charlie une vie confortable. La perspective était tentante, mais ma fierté retrouvée eut le dessus : pas question de devenir une poule entretenue, enfermée dans une cage dorée, s’occupant du bâtard d’un riche homme marié qui viendrait déposer quelques billets et tirer un coup le dimanche. Depuis trois ans, je vis tant mal que bien, et je lutte pour joindre les deux bouts. Je travaille dans des bars, je fais des ménages, et accepte l’aide que l’on me propose sans jamais la quémander. Je fais fi des persiflages du voisinage et garde la tête haute, comme ma mère me l’a appris, quand les femmes mariées m’écrasent de leur mépris. Tancredi m’envoie de l’argent que je jette au feu, vient me voir de temps en temps, généralement ivre, toujours amer. Je prends sur moi et continue de le tenir éloigné de ma famille. Les temps sont durs, mais Charlie me comble bien plus qu’une belle maison ou qu’une belle robe. J’ai perdu l’amour de ma vie, mon premier enfant, mon frère. Mais je lutte jour après jour pour survire, sans laisser quiconque me rabaisser et sans jamais perdre l'espoir enfoui de voir des jours meilleurs.




Dernière édition par Alba M. Visconti le Mer 18 Sep - 2:28, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: alba ► there's love, and there's everything else (100%)   Lun 16 Sep - 1:55

Bienvenue ici belle demoiselle, j'adore la partie où tu parles de toi ça m'a fait rire XD courage pour ta fiche en tout cas *-* t'as bien fait de craquer !
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MessageSujet: Re: alba ► there's love, and there's everything else (100%)   Lun 16 Sep - 14:45

Bienvenue excited.

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MessageSujet: Re: alba ► there's love, and there's everything else (100%)   Lun 16 Sep - 16:01

ALEKSA. bril:excited:Mon Dieu, c'est tellement un bon choix. Et parfaitement adapté, cela va de soi. BIENVENUE parmi nous, et bon courage pour ta fiche ! Le petit aperçu de ton personnage est déjà très prometteur. :my god:N'hésite surtout pas si tu as des questions ! (Parce que bon, une fan de Boardwalk Empire... héhéh)
édit - oh et j'oubliais ! Alba c'est juste magnifique comme prénom.

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MessageSujet: Re: alba ► there's love, and there's everything else (100%)   Lun 16 Sep - 16:51

Oh un petit Charlie comme moi o/
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Âge : vingt-quatre ans.
Occupation : Bonne + Chanteuse dans un bar clandestin.
MessageSujet: Re: alba ► there's love, and there's everything else (100%)   Lun 16 Sep - 20:11

Bienvenuuue :3

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I can fly, my friends!
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MessageSujet: Re: alba ► there's love, and there's everything else (100%)   Lun 16 Sep - 21:25

Bienvenue léchouille 
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Âge : Une petite trentaine il pense.. Mais rien est vraiment sûr.
Statut : Il est persuadé qu'il a été marié, mais personne n'est venu le réclamer, il se considère donc comme célibataire, d'autant plus qu'il se souvient pas de sa femme.
Occupation : Gère une maison close glauque - ouvreur au théâtre
Gramophone : Je bois et puis je danse - Aline
Doubles-comptes : blonde hyperactive et violente pour vous servir.
MessageSujet: Re: alba ► there's love, and there's everything else (100%)   Lun 16 Sep - 21:35

Bienvenuuue j'adore le début de ta fiche !! respect (H) culcul 

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Âge : 22 ans.
Statut : célibataire, enfin il parait.
Occupation : costumière & danseuse dans de petits cabarets le soir venu.
Gramophone : your heart is as black as night - melody gardot.
MessageSujet: Re: alba ► there's love, and there's everything else (100%)   Lun 16 Sep - 21:48

Bienvenue sur ATJ. Je connaissais une Alba. héhéh Je te souhaite bon courage pour la suite de ta fiche, le début à l'air très prometteur et Aleksa... my god Si tu as besoin de quoi que ce soit n'hésite pas à faire appel à un membre du staff. heart

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Occupation : Papillon de nuit ; journaliste de mode à ses heures perdues ; chroniqueuse radio sur son temps trop libre
Gramophone : What I wouldn't do - A Fine Frenzy
MessageSujet: Re: alba ► there's love, and there's everything else (100%)   Lun 16 Sep - 22:18

Bienvenue, et bon courage pour la fin de ta fiche bril 

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MessageSujet: Re: alba ► there's love, and there's everything else (100%)   Mar 17 Sep - 2:11

Merci tout le monde heart quel accueil help 
Je suis contente de voir qu'Aleksa plaît ! JE VOIS QU'IL Y A DES FANS DE BOARDWALK EMPIRE PAR ICI, coucou, on sera vite copains face

Je devrais finir de compléter ma fiche d'ici demain ou après demain ❤je suis bien contente d'avoir laissé ce vilain forum me séduire héhéhé.
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MessageSujet: Re: alba ► there's love, and there's everything else (100%)   Mar 17 Sep - 14:46

Bienvenue sur ATJ. red heart
Bon courage pour ta fiche et si tu as des questions, n'hésite surtout. heart
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MessageSujet: Re: alba ► there's love, and there's everything else (100%)   Mar 17 Sep - 19:23

Merci beaucoup siffle 
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MessageSujet: Re: alba ► there's love, and there's everything else (100%)   Mar 17 Sep - 20:57

Bienvenue sur le fofo & Bon courage pour ta fiche ^^
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MessageSujet: Re: alba ► there's love, and there's everything else (100%)   Mar 17 Sep - 23:38

Merciiiiii heart je pense finir ma fiche ce soir youpi youpi danse 
(btw je voulais juste vous dire que j'adore votre modèle de fiche parce qu'elle est longue et que y'a plein de trucs à écrire et même que moi j'adore écrire des fiches donc vous me comblez plus qu'un poster géant de Steve Buscemi tout nu [berk] et voilà c'était la fin de 3615MALIFE à demain bisous)
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Statut : Veuf, c'est ce qui arrive quand on règle son compte à sa chère et tendre. Désormais entre Charles et Apo il va falloir choisir sur quel pieds danser.



Occupation : Ancien membre de la mafia. Gérant d'un restaurant où je t'assure que tu ne veux pas aller et du bar clandestin dans son sous sol où tu rêves de pouvoir poser ton derrière fortuné.
Gramophone : Arctic Monkeys - Do I wanna know
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MessageSujet: Re: alba ► there's love, and there's everything else (100%)   Mer 18 Sep - 18:38

BIENVENUE licorne

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MessageSujet: Re: alba ► there's love, and there's everything else (100%)   Ven 20 Sep - 12:17

Je suis en train de me créer un DC avec un personnage originaire de Palerme dont le père est impliqué (plus ou moins malgré lui dans la mafia italienne) il nous faudra absolument un lien ! :excited:J’ai l’impression d’assister à des scènes de Boardwalk en te lisant. :bril:L’histoire de ton personnage était passionnante à découvrir. Alba représente étonnamment bien la période historique et les déboires des membres de la mafia ou de ceux qui y sont d’une manière ou d’une autre liés. Concernant le groupe selon moi, elle correspond bien aux Blues. Bref, j’adore ce personnage et je te valide tout de suite (désolé pour le retard). heart

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MessageSujet: Re: alba ► there's love, and there's everything else (100%)   Ven 20 Sep - 12:23

félicitations !
validation

Tu viens d'être validé(e), félicitations ! Mais il te reste des choses à faire ! En effet, n'oublie pas de remplir tous les champs de ton profil (ou du moins le maximum), ainsi que le gif. Il est impératif que tu recenses ton avatar dans le bottin prévu à cet effet dans ce sujet. De même, il te faudra ouvrir une fiche de liens et rps, pour ce faire, rendez-vous ici. Construire des liens entre ton personnage et ceux d'autres membres constitue une étape primordiale pour t'intégrer au forum. Si les codes ne sont pas ton fort, tu trouveras dans ce même sujet une fiche prête à être utilisée. Tu peux également obtenir un rang, trouver un logement, ou si ce n'est pas déjà fait une profession originale à ton personnage. Il est conseillé de surveiller régulièrement les annonces, de ce côté afin de suivre les intrigues et évènements en cours et de participer pleinement à la vie du forum. Tu fais d'ailleurs partie d'un groupe, pour en savoir plus c'est . N'hésite pas à faire un tour dans le flood ou à venir papoter avec nous sur la chatbox, on est là pour se faire plaisir avant tout ! Et n'oublie pas de rp, bien entendu. Allez, file donc danser le Charleston !



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