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 clinton + he died every night to let her breathe.

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MessageSujet: clinton + he died every night to let her breathe.   Sam 14 Sep - 19:41

clinton stephen bertram rosenhart
Everybody has a secret world inside of them. All of the people of the world, I mean everybody. No matter how dull and boring they are on the outside, inside them they've all got unimaginable, magnificent, wonderful, stupid, amazing worlds. Not just one world. Hundreds of them. Thousands maybe.

NOM : Rosenhart. Il tient ce nom de famille de son père, Henrich. Il signifie la force de la rose en allemand - un nom de famille cucul au possible, donc. Clinton est le prénom que lui ont donné ses parents à sa naissance, comme pour l'américaniser ; Stephen est le prénom de son grand-père paternel et Bertram, celui de son grand-père maternel. On préfère généralement l'appeler Clint.
DATE DE LIEU DE NAISSANCE : Clinton est né à la Nouvelle-Orléans (Louisiane), un certain quinze mars.
ÂGE : Il est âgé de trente-cinq ans.
EMPLOI OU OCCUPATIONS : Clint est le teneur d'un speakeasy, un bar clandestin prétenduement reconverti à la vente de soda et de bière légère allemande le jour. Il a longtemps été bootlegger, un passeur d'alcool, mais quand il est arrivé à New York, il a fondé son petit bar entre Little Italy et Chinatown.
SITUATION FAMILIALE : Clinton a ses deux parents - Henrich et Ariane -, restés à la Nouvelle-Orléans, un frère et une soeur plus jeune - Erwin et Sally - à New York.
SITUATION AMOUREUSE : Clinton est prétendument engagé à une jeune femme à la Nouvelle-Orléans même s'il se considère libre comme l'air. Un peu trop volage pour s'établir, un peu trop romantique pour faire n'importe quoi, toutefois. Il a tout de même un petit penchant pour une de ses clientes récurrentes mais rien de bien officiel ou de concret.
GROUPE : music hall.
I. introduction

Les planches craquent sous ses pieds et Robbie grimace légèrement, se tendant imperceptiblement, s'attendant à entendre sa mère lui gueuler de redrescendre. Regard à droite, regard à gauche, en bas dans le couloir du premier étage - mais pas un chat ne miaule, pas un bruit ne résonne. Il continue sa fastidieuse ascension dans les combles et referme le grenier derrière lui. C'est son endroit intime, son endroit préféré sur terre. Il évite la poutre, esquive les planches les moins sûres et retrouve son petit coin de solitude avec une telle aisance qu'il pourrait faire le chemin en fermant les yeux. Il se laisse tomber à genou dans le rayon de soleil et ferme les yeux avec un sourire béat, ravi d'être enfin seul. Demain, il entre au lycée et il y a trois milliards de choses auxquelles il devrait s'inquiéter comme l'état de son cartable ou les boutons sur son nez ou son téléphone vraiment trop craignos - mais il n'y arrive pas. Robbie a toujours l'esprit ailleurs, décalé. C'est de famille, disent certains.
Il attire contre lui une énorme malle. Il a enfin réussi à l'ouvrir grâce à un tutoriel sur un internet et trois bonnes dizaines d'épingles. Il s'est refusé de demander à son père de l'aide - ici est son sanctuaire, le domaine de ses rêves et de sa solitude : personne d'autre que lui n'a le droit d'y pénétrer. Et puis, il n'aime pas demander - et surtout recevoir - de l'aide. Encore un trait héréditaire, d'après son paternel.
Avec une délectation enfantine, il ouvre la malle, s'attendant à y trouver des pièces incas d'une extrême valeur, un trésor de pirates appartennant à sa famille depuis des générations ou bien... en fait, il s'attendait à trouver plein de choses. Mais il n'ouvre la malle que sur une liasse de papier et de photos maintenue par un vieux cordon usé jusqu'à la lime, quelques chemises délavées et une paire de lunettes poussiéreuse.
Il grimace légèrement même si sa curiosité ne retombe pas. Les lunettes sont épaisses et ressemblent davantage à des loupes - toutefois, quand il enlève les siennes pour les enfiler, elles lui vont comme un gant. Il se met alors à chercher dans les papiers avec enthousiasme, le bruit des feuilles se froissant et la poussière se soulevant le détendant bien mieux que toutes les alternatives que sa mère peut lui proposer.
Les premières photos représentent un homme que Robbie a peu connu. C'est son grand-père, mort jeune. Un grand gaillard avec un sourire franc, des manières bourrues et gauches et une oreille en moins à cause de la guerre dirait-il. C'est lui qui est venu à Chicago et c'est lui qui a épousé sa grand-mère, avant d'avoir un enfant : la mère de Robbie. Les lunettes lui appartenaient. Le jeune homme caresse pensivement l'une des photos, où son grand-père sourit avec des compagnons à lui. Il a l'air heureux. Les gens ont toujours l'air heureux sur les photos.
Il continue de tripoter les papiers, détailler les photos, s'imprégner des mots parfois écrits à la va-vite - il a vite compris que c'était un recueil de correspondances, aka le truc le plus inutile du monde - avant de tomber dessus.

C'est une belle photo au teint presque sépia, très abîmée, froissée, grisâtre, poussiéreuse. Robbie souffle dessus lentement, presque avec délicatesse - autant que l'on peut souffler avec délicatesse - pour tenter d'en apercevoir plus. C'est un homme, il a la trentaine. Il a une houpette de cheveux bruns bien rangée, il est rasé de frais. Il a des yeux moqueurs, une moue narquoise, un nez rond qui lui donne presque un air amical, comique, familier. Robbie a lui aussi ce front au pli soucieux, ces cheveux légèrement bouclés qu'il s'efforce d'assouplir par tous les moyens. L'homme porte une très belle cravate et une belle chemise et une belle veste et un beau veston dont on ne devinerait jamais les couleurs à cause du noir et blanc. Il semble à l'aise, d'un caractère joueur gavé d'assurance et Robbie décide qu'il se serait bien entendu avec lui si ça avait été son voisin cool ou son prof d'anglais. Le garçon retourne lentement la photo, du bout des doigts pour ne rien abîmer.

Je trouve que c'est tout à fait ridicule et que j'ai l'air d'un parfait idiot sur cette photo ; mais elle est à vous, ma chère. Faites vos affaires perverses dessus si cela vous chante mais n'oubliez pas de me payer le chèque que je vous ferai parvenir, je n'ai ni le coeur ni l'argent à perdre dans plus de sottises.
La moue est pour vous, l'amour aussi.
Bien à vous,
C.

En dessous, une date, un nom, un aïeul. Robbie se souvient que c'est son arrière-grand-père, il ne sait plus trop ce qu'il faisait, ni pourquoi, ni comment - juste que c'est grâce à lui qu'ils sont tous là.
Clinton Rosenhart.

II. clinton

Clinton parle énormément pour ne rien dire. Il obéit aussi à la règle : si tu ne peux pas les éblouir avec ta connaissance, joue toi d'eux avec tes conneries. C'est un entourloupeur, un arnaqueur et un négocieur de première. Très beau parleur, aussi. Et trop bon menteur pour son propre bien. + Il est depuis longtemps en plein dans les affaires mafieuses italiennes. Ca a commencé dès qu'il a atteri à New York et depuis, les italiens lui collent au basque. Il leur doit une somme incomensurable d'argent suite à l'achat de son bar et c'est lui qui s'occupe de leur faire du fric avec la vente illégale d'alcool. + En parlant de ça, offrez un verre - même de son propre bar - à Clinton, et il vous adore. Alcoolique notoire, il boit et fume trop pour son propre bien : il est du genre à prendre la vie sans penser aux lendemains ou même à sa santé en général. + Il a tendance à passer d'amourette en amourette - pas vraiment de couchette en couchette - sauf quand il est vraiment ivre. + Il a l'alcool très philosophe et triste, soit dit en passant. Il pourrait vous discourir pendant un temps interminable à propos d'un sujet donné après cinq verres dans le pif. + Il parle allemand, français, anglais et a des notions d'italien. + C'est un joyeux luron, très pitre, prêt à faire des farces et des blagues en toute circonstances. On dirait un gamin de sept ans dans un corps de trente-cinq. + Il a toujours fait son effet chez les femmes avec une assurance à toute épreuve, des idiotes proférées aussi vites les unes que les autres et des promesses intenables sorties à tout bout de champs. + C'est étonamment un grand lecteur et si vous vous intéressez à l'alcool et à la littérature, vous vous en ferez un grand ami philosophe. + Il est nettement plus amer que l'on pourrait croire et cache une trop grande partie de tristesse dans son coeur. + C'est quelqu'un de très matériel qui achète beaucoup de choses pour rien, juste pour le plaisir d'avoir des possessions. + Il appelle tout le monde mon cher, chérie, ma chérie, très cher et tout le toutim et serait capable de vous pondre un surnom de merde en moins de deux rencontres, par automatisme. + C'est certainement le gars le plus irresponsable que vous ne rencontrerez jamais.
Ladies ans gentlemen, nous avons aujourd'hui le plaisir d'accueillir Clint Rosenhart ! Bonjour et bienvenue sur la radio AT&T's. Nous avons préparé quelques questions pour vous. Premièrement, tout le monde aimerait savoir ce que vous pensez des bars clandestins et du jazz, ne vous inquiétez pas, ça ne sortira pas d'ici !
« Les bars clandestins ? Le jazz ? Je suis le jazz, j'ai un bar clandestin et ça résume bien mon avis. Je déteste les bars clandestins parce que ça me fait de l'ombre, à moi et mon affaire - j'te jure, ça pullule de toutes parts la concurrence maintenant - même si bon, ça fait chaud au coeur de voir qu'on est pas seul contre cette idiote loi de mes deux. Et le jazz, ça me fait rêver, ça me fait danser, ça me fait tout tu sais. C'est comme si on me prenait les tripes et qu'on les secouait dans tous les sens. J'adore ça, tu vois ? »
Oh, je vois... Ainsi, votre avis concernant la Prohibition...
« Me lance même pas, mon gars, je déteste la prohibition. C'est le truc le plus horrible depuis la guerre, d'après moi. Voire pire. On sort d'une guerre, mon gars, il nous faut de l'alcool, des filles et de la musique - et on nous prive du premier. Je trouve ça archaïque et idiot et révoltant - n'est-ton pas dans le pays de la liberté ou j'sais pas quoi ? »
Oh ! Dans ce cas, buvez-vous de l'alcool ?
« T'as trouvé ça tout seul ? Evidemment que je bois de l'alcool. J'ai un peu bu avant de venir ici, d'ailleurs. M'en veux pas si j'dis n'importe quoi. J'adore l'alcool, j'ai limité été élevé à l'alcool. Chez moi, on dit pas "Clint a été fini à la pisse" mais "Clint a été fini au rhum." Le répète pas, hein. »
Personne ne vous juge, ne vous inquiétez pas. Et, dites-nous, New York, en un mot, c'est quoi pour vous ?
« New York, en un mot, c'est le fric. Le fric. LE FRIC. J'aime l'argent autant que l'alcool. NYC est ma nouvelle vie, mon nouveau destin qui s'écrit à chaque pas que je fais - tu sais, ces conneries là quoi. Bref. New York, c'est le fric, c'est la vie. Tu piges ? »
Comme je vous comprends ! Pourriez-vous donc nous donner votre point de vue sur l'époque que nous vivons ?
« AFFREUSE ÉPOQUE. Mais heureuse aussi. Y'a plus personne qui meurt pour des politicos véreux et tout le bordel. Mais affreuse parce que franchement, l'alcool à flots quand on veut, ça me manque. Genre vraiment. »
Et bien, je vous remercie pour cette interview plus que constructive, et vous souhaite un excellent moment à New York !
derrière l'écran

PSEUDO ET/OU PRÉNOM : sloth. sur bazzart, lola irl.
ÂGE : seize ans.
DÉCOUVERTE DU FORUM ET AVIS SUR CELUI-CI : une amie me l'a envoyé ; très complet et très beau, j'ai tout de suite accroché. contexte simple mais original, bref, tout ce que j'aime.
PRÉSENCE : je dirais 2/7 pour répondre aux rps - oui, c'est peu - mais pour les mps, liens et le reste, 5/7 au moins. j'ai des semaines très complètes et des week-end chargés... mais un bon téléphone donc je pourrai passer quand même vous embêter. face 
CONNAISSANCE ET AVIS SUR LES 1920's : j'ai vu beaucoup de films eukay. :arrow:sinon, eh bien, je dirai que c'est une sorte d'âge d'or pour l'amérique et que ça rend les rpgs city plus sympas - quand ils sont (bien) datés. à dire vrai, j'en sais pas grand chose mais je crois avoir capté l'atmophsère.
TA CHANSON FAVORITE : ouuuuh la question à trois milliards. :face:alors ce serai soit gotten de slash + adam levine, soit your bones de of monsters and men soit broken arrow de the script soit power de kanye west soit freedom de aretha franklin soit [TROIS HEURES PASSENT] bref, j'en ai trop. face
AVATAR : hugh dancy. héhéh 
CODE DU RÈGLEMENT : ok par Maija - Chicago pour le "All That Jazz". greeny
PERSONNAGE INVENTÉ, SCÉNARIO : personnage inventé.
JE SOUHAITE PARTICIPER AU SYSTÈME DE RP D’INTÉGRATION : oui, pourquoi pas ?
UN DERNIER MOT : POUTRE.




Dernière édition par Clint S. Rosenhart le Dim 15 Sep - 0:04, édité 21 fois
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MessageSujet: Re: clinton + he died every night to let her breathe.   Sam 14 Sep - 19:41

i got stuck
the marks humans leave are too often scars


histoire

Très chère mère,

Je suis désolé d'avoir pris tant de temps à répondre et je sais que c'est irresponsable et je sais que vous ne m'en voudrez pas plus de cinq minutes donc je me contenterai de m'excuser platement. J'aurais aimé pouvoir le faire de vive voix à notre prochaine rencontre – malheureusement, celle-ci sera lointaine et possiblement infaisable dans les mois à venir. Les évènements s'enchaînent et m'enchaînent à New York : il serait irresponsable de ma part de quitter la ville et j'en suis désolé. Dites bonjour à miss Catherine pour moi, voulez-vous, et pardonnez-moi de bon cœur.

Je me permets de vous adresser cette lettre guindée – je sais que vous les préférez – de peur que vous ne perdiez votre restant d'affection pour moi après plusieurs mois de silence. Comme vous avez pu vous en douter, de nombreuses choses sont arrivées et je ne saurais par où commencer précisément sans me tromper ou mélanger deux évènements. Cette ville est inépuisable. Oh, ne vous méprenez pas, je l'adore. Elle n'a pas cette atmosphère de la Nouvelle-Orléans et rien de semblable à ce que j'ai connu jusque là. Ca fait un peu plus de vingt ans maintenant que j'y habite et je ne cesse d'être surpris chaque jour de voir un homme danser dans la rue au son de l'instrument d'un autre ou bien de voir nègres et blancs se disputer un morceau de ces affreuses trompettes géantes. Toutefois, même si je me réveille chaque jour avec un sourire aux lèvres et un corps chaud dans les bras, vous me manquez atrocement. Vous n'êtes pas sans savoir que Sally refuse de m'adresser la parole depuis que je l'ai mise à la porte et que Erwin vire de plus en plus petite frappe avec ces foutus ritals. Je vous vois venir, mère, et inutile de me rappeler que c'est moi le premier qui suis allé à leur contact. Mais ce n'est pas moi, croyez-moi, qui ai poussé mon cher frère dans leurs griffes : j'ai tout fait pour essayer de l'en préserver. Je vous avais pourtant prévenue que New York n'est pas une ville pour les garçons ambitieux.

Comme vous vous en inquiétez dans vos dernières lettres, je vais bien. Les affaires vont bien. Tout va bien. Je ne peux vous promettre avec certitude des petits-enfants pour bientôt – vous en donnerais-je un jour ? – mais ne vous inquiétez pas, je m'y attelle et m'y essaye chaque soir. Toutefois, je ne crois pas que les belle-filles que j'ai à vous présenter vous conviendraient. En fait, je crois que rien ne vous conviendrait chez moi. Il faut dire que je ne me suis pas élevé socialement aussi haut que père en son temps ou bien autant que vous l'auriez souhaité pour votre descendance. Vous auriez préféré me voir avec un cabinet ou en train de faire une tournée de conférences ou bien meilleur soldat que je ne le serai jamais. Je serai toujours désolé de vous décevoir – mais toujours fier de faire quelque chose qui me plait. Ne m'en tenez pas rigueur, j'en supplie votre amour maternel. Sachez que j'aime mon métier et encore plus ses risques et que je n'aurais été bon à rien d'autre. Enfin ça, je crois que vous le saviez déjà.

J'ai été une telle déception ! J'aurais espéré que Erwin et Sally remonteraient le niveau et ce fut longtemps le cas. Malheureusement, la pente est si proche et si douce – Dieu, je m'en veux atrocement de les avoir laissés à leur compte dans telle vie, telle ville. J'ai une tendance maladive à la facilité, j'y consens. C'était plus simple de les laisser choir plutôt que de leur tendre la main pour les faire remonter. Je crois que je suis jaloux d'eux, chère mère, de leurs talents évidents à l'arithmétique et la grammaire là où je n'étais bon qu'au baseball et à l'école buissonnière. Je fais un bien piètre fils aîné, un bien piètre modèle. Et pourtant, ils ont fini comme moi : au fin fond du trou dans la ville qui ne dort jamais. Je crois que c'est de ma faute, je suis désolé.

Définitivement, j'implore votre pardon à chaque phrase. Je me fais bien minable. Ricanez-vous ? Souriez-vous tendrement en lisant mes mots maladroits ? Je crois que j'ai trop bu et je crois que j'ai beaucoup à me reprocher. Je crois aussi que vous l'avez compris. Je crois que les nuages ont une direction et que nos rêves vont quelque part et que les étoiles tombent quand elles sont fatiguées mais tout ce que je crois n'est pas vrai, n'est-ce pas ? Je vois des formes dans la fumée de ma cigarette, vous croyez que c'est l'avenir ? Et vous, que croyez-vous ? Certainement plus en moi, j'en suis certain.

Je repense à vous, je repense à moi et je soupire. Quelle vie ! Quelle déception ! Votre premier enfant, un tel gâchis, un empiètement sur l'espace, un gaspillage du précieux air de père. J'aurais aimé vous satisfaire tous les deux mais aussi les désirs de mon cœur et les demandes de la société – mais c'était impossible, même si des fois tout se rejoignaient en points fixes qui me faisaient atrocement peur. Je n'aurais pas dû sauter dans ce train de marchandises pour New York, nous le savons tout deux – mais aujourd'hui, je ne le regrette plus. C'est grâce à lui que j'ai rencontré Gianni et je ne serai jamais assez reconnaissant envers le ciel d'avoir fait se croiser nos routes. Que serais-je devenu, mère ? Serais-je resté trafiquant sans envergure tout ma vie ? Même dans ma vie la plus minable, je pense mériter quelques offres, quelques promotions, quelque mérite. Vous savez, on ne se fait une place dans un climat tendu comme peut l'être celui de New York si simplement. C'est à la sueur de mon front et aux cals de mes mains que je vis comme je vis et que je suis ce que je suis. Assez des reproches ! Assez des déceptions ! Soyez fière, bon sang, que vous faut-il de plus ?!

Pardon. Je ne voulais pas m'énerver. J'ai déjà trop écrit et je sais que vous haïssez les ratures. Pardon. Il n'y en aura plus, de rature et d'énervement. Les bulles d'alcool me montent dans la tête.

Vous croyez que c'est pour ça qu'ils l'ont interdit ? Parce que ça monte dans la tête et vous fait dire des stupidités à votre mère à quatre heures du matin, un dimanche, sur un vieux papier crasseux avec de l'encre vieille comme le monde ? C'est idiot. Je rêve de boire, boire, boire jusqu'à ce que tout se remplisse à l'intérieur de moi et explose et je rêve de me laisser traîner dans la rue, regarder les étoiles qui dansent et les lumières qui s'éteignent et les nuages qui passent. J'aimerais ouvrir ma porte à tout le monde et ne pas m'inquiéter de ce que je sers, comment je le sers, ne pas compter les sorties de secours et m'inquiéter dès que j'entends des piétinements dans la rue. J'aimerais tant de choses, mère. Votre amour par-dessus tout.

Je sais que vous aimez plus Erwin et que Sally a votre préférence. Je pense que vous vous projetez en elle et lui espérez tant de meilleures choses que celles auxquelles vous avez eu droit. Mais vous savez quoi ? Votre fille est une pute. Et votre fils, celui qui devait devenir avocat ? Il va aux putes, il les cherche, il les gère, il en fait Dieu sait quoi. Si votre vie n'est pas un désastre, votre descendance, oui. En fait, je suis persuadé que vous n'en n'aurez pas de plus pour rattraper le coup – ou juste une tripotée de bâtards de toutes les couleurs et toutes les origines qui, je l'espère, ne manqueront pas de réclamer leur part de l'héritage, leur terrain allemand et toutes leurs résidences européennes que vous chérissez tant. J'espère que vous vous arracherez les cheveux et maudirez votre propre sang sur votre lit de mort, en fait. J'espère plein de choses. Que l'alcool noie mes paroles et les entrave, que l'alcool noie mes démons et les fasse disparaître, que l'alcool efface tout et me fasse oublier.
J'espère trop de choses.

Votre théâtral fils auquel vous n'aurez plus besoin de répondre.
Clinton.




Dernière édition par Clint S. Rosenhart le Dim 15 Sep - 0:12, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: clinton + he died every night to let her breathe.   Sam 14 Sep - 19:44

Bienvenue excited

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⊹new york, new york

 
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MessageSujet: Re: clinton + he died every night to let her breathe.   Sam 14 Sep - 19:46

BIENVENUUUUUE ! danse

Bonne chance pour ta fiche !
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Statut : fiancée contre son gré à l'élu de son cœur, Gabriel, selon un arrangement conçu entre leurs pères respectifs quinze ans plus tôt.
Occupation : pianiste, violoniste, compositrice, rentière, apprend à gérer l'entreprise paternelle.
Gramophone : quicksand - david bowie.
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MessageSujet: Re: clinton + he died every night to let her breathe.   Sam 14 Sep - 19:47

HUGH. excited excited BIENVENUE beau gosse, et bon courage pour ta fiche. bril N'hésite surtout pas si tu as des questions !

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PRÉSENCE TRÈS RÉDUITE. and who are you, the proud lord said, that i must bow so low ? only a cat of a different coat, that's all the truth i know. in a coat of gold or a coat of red a lion still has claws, and mine are long and sharp, my lord, as long and sharp as yours. and so he spoke, and so he spoke, that lord of Castamere, but now the rains weep o'er his hall, with no one there to hear.
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Occupation : costumière & danseuse dans de petits cabarets le soir venu.
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MessageSujet: Re: clinton + he died every night to let her breathe.   Sam 14 Sep - 19:49

Bienvenue sur ATJ. bril excited Bon courage pour la réalisation de ta fiche et surtout si tu as des questions ou besoin de renseignements, n'hésite pas à faire appel à un membre du staff. heart

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if I let you hang around, I'm bound to lose my mind
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MessageSujet: Re: clinton + he died every night to let her breathe.   Sam 14 Sep - 20:10

HUGH + pseudo + trentenaire... Epouse-moi ? Bienvenue. lama tschk potté 
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MessageSujet: Re: clinton + he died every night to let her breathe.   Sam 14 Sep - 20:22

Bienvenue parmi nous, courage pour ta fiche *-*
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MessageSujet: Re: clinton + he died every night to let her breathe.   Sam 14 Sep - 20:56

HUGH excited my god et puis ton nom, il gère olala. bienvenue! bril
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MessageSujet: Re: clinton + he died every night to let her breathe.   Sam 14 Sep - 22:42

oh, merci à tous. youhou excited hinhin 
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MessageSujet: Re: clinton + he died every night to let her breathe.   Dim 15 Sep - 2:19

Bienvenue léchouille 
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Statut : Célibataire.
MessageSujet: Re: clinton + he died every night to let her breathe.   Dim 15 Sep - 10:57


Bienvenue sur ATJ & bon courage pour ta fiche de présentation. bril Si tu as des questions, n'hésites surtout pas à les poser, les boites mps de l'équipe administrative te sont ouvertes. heart
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Occupation : Ancien membre de la mafia. Gérant d'un restaurant où je t'assure que tu ne veux pas aller et du bar clandestin dans son sous sol où tu rêves de pouvoir poser ton derrière fortuné.
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MessageSujet: Re: clinton + he died every night to let her breathe.   Dim 15 Sep - 11:28

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MessageSujet: Re: clinton + he died every night to let her breathe.   Dim 15 Sep - 12:15

Ton intro est absolument géniale, j'aime l'idée de la prolepse. bril Et l'interview avec Clint, oh mon dieu. mdl Et j'ai falli verser une larme sur la lettre, c'est pas humain. On ressent toute sa colère, tous les effets de l'alcool, c'est incroyable. hm Bref, je suis sous le charme de ton écriture. Et en plus, il nous faut un lien, Eve et Clint s'entendraient définitivement bien.
Je te valide sans plus attendre, félicitations. yeah

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MessageSujet: Re: clinton + he died every night to let her breathe.   Dim 15 Sep - 12:15

félicitations !
validation

Tu viens d'être validé(e), félicitations ! Mais il te reste des choses à faire ! En effet, n'oublie pas de remplir tous les champs de ton profil (ou du moins le maximum), ainsi que le gif. Il est impératif que tu recenses ton avatar dans le bottin prévu à cet effet dans ce sujet. De même, il te faudra ouvrir une fiche de liens et rps, pour ce faire, rendez-vous ici. Construire des liens entre ton personnage et ceux d'autres membres constitue une étape primordiale pour t'intégrer au forum. Si les codes ne sont pas ton fort, tu trouveras dans ce même sujet une fiche prête à être utilisée. Tu peux également obtenir un rang, trouver un logement, ou si ce n'est pas déjà fait une profession originale à ton personnage. Il est conseillé de surveiller régulièrement les annonces, de ce côté afin de suivre les intrigues et évènements en cours et de participer pleinement à la vie du forum. Tu fais d'ailleurs partie d'un groupe, pour en savoir plus c'est . N'hésite pas à faire un tour dans le flood ou à venir papoter avec nous sur la chatbox, on est là pour se faire plaisir avant tout ! Et n'oublie pas de rp, bien entendu. Allez, file donc danser le Charleston !



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PRÉSENCE TRÈS RÉDUITE. and who are you, the proud lord said, that i must bow so low ? only a cat of a different coat, that's all the truth i know. in a coat of gold or a coat of red a lion still has claws, and mine are long and sharp, my lord, as long and sharp as yours. and so he spoke, and so he spoke, that lord of Castamere, but now the rains weep o'er his hall, with no one there to hear.
Voir le profil de l'utilisateur http://allthatjazz.forumactif.org/t75-eve-you-drive-like-a-demon-from-station-to-station
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Invité
MessageSujet: Re: clinton + he died every night to let her breathe.   Dim 15 Sep - 13:09

merci beaucoup à tous, vraiment. heart (purée vos choix d'avatars, je, je, je m'en remets pas. my god 

oh eve, je suis définitivement trop contente que ma fiche ait plu. potté heart (avec the rains of castamere dans ta signature, le lien était obligé anyway. héhéh )
merci pour la validation rapide ! excited 
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MessageSujet: Re: clinton + he died every night to let her breathe.   

 

clinton + he died every night to let her breathe.

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