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 JUDITH & GLADYS + keep buying stars.

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MessageSujet: JUDITH & GLADYS + keep buying stars.   Jeu 12 Sep - 22:58

judith & gladys
keep buying stars


Bienvenue dans le merveilleux sujet de Gladys Walden qui va avoir l'honneur d'avoir comme partenaire T. Judith Lefebvre. Pour leur sujet, ils autorisent l'intervention d'un PNJ inoffensif qui pimenterait le rp et ils interdisent l'intervention de membres extérieurs qui passeraient par là. Ne sont-ce pas là des choix merveilleux ? L’histoire se déroule le 8 septembre aux environs de 15h00 alors que la météo est bonne, mais froide. À présent, il est temps de laisser la parole au créateur du sujet : Gladys se rend au magasin de jouets avec sa fille, Liz, qui continue depuis plusieurs jours à parler sans arrêt de Judith, cette mystérieuse inconnue qui ressemble -d'après les dires de Liz- à Sophie, la poupée de la fillette. C'est au magasin en question que les deux Walden croisent le chemin de Judith....


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MessageSujet: Re: JUDITH & GLADYS + keep buying stars.   Jeu 12 Sep - 22:59

Judith & Gladys
❝ you're buying stars to shut out the light. ❞

« Maman, maman, s'il te plaiiiiit, allons-y aujourd'hui! Même Sophie veut y aller! » Gladys dut se mordre la langue pour garder son calme et éviter d'arracher la tête de cette maudite poupée. 1, 2, 3, 4, 5... Comptant dans sa tête en inspirant profondément, les yeux fermés, elle regretta d'avoir promis à sa fille plusieurs semaines plus tôt d'aller faire un tour à Lucky Toys, le grand magasin de jouets de New York et grande fascination de Liz, si cette dernière finissait son livre de français au lieu de faire des caprices. Cette fillette la rendait dingue, parfois; elle se souvenait de chaque détail, mot, remarque ou promesse que Gladys lui faisait, c'était d'un incroyable... Et madame Walden ne pouvait revenir en arrière. Elle avait donné sa parole. Liz était toujours d'humeur changeante, récemment : tantôt extrêmement active, tantôt enfermée dans son silence et ses jeux d'enfant de son âge, passant parfois par des caprices de moins en moins gérables. Et Gladys était quelque peu préoccupée; mais elle était incapable d'en parler à Christian, elle trop fière, lui trop absent. Soupirant, elle rouvrit les yeux, les baissant sur la petite tête bouclée de sa fille. « Très bien, mon amour. Va chercher ton manteau, zou. » Liz lui sauta dans les bras, hurlante de joie, et Gladys ne put s'empêcher de s'adoucir légèrement face à la spontanéité de sa petite. Dieu, qu'elle l'aimait. Soupirant encore, elle reposa et laissa filer Liz à contre-coeur, la regardant avec un léger sourire s'éloigner toute sautillante. Puis elle s'approcha du miroir à l'entrée, arrangeant ses cheveux sous son chapeau favori, et enfila son manteau au col en fourrure élégant qu'elle avait acheté avant l'été et qu'elle n'avait jamais eu l'occasion de porter. « Abby? », elle cria vers la cuisine en époussetant son col. « Je sors avec Liz! Si jamais tu es déjà partie avant que je rentre, on se voit demain. » Une affirmation hâtive vint de la pièce d'à côté, suivie d'un bruit de casserole. Retenant un rire, elle attrapa la main de Liz et sortit rapidement, saluant d'une main l'adorable bonne avant de fermer la porte derrière elle.

Arrivée devant le magasin de jouets, l'irritation de Gladys s'était calmée, annihilée par la bonne humeur contagieuse et précieuse de la fillette. S'accroupissant pour faire face à sa petite taille, elle pointa un doigt vers son petit visage, sérieuse. « Liz, comme je te le dis toujours, tu regardes mais tu ne touches rien, c'est bien compris? Si tu casses quelque chose, tu n'auras plus le droit de jouer avec Sophie pendant une semaine, jeune fille. » Liz acquiesça, sérieuse elle aussi, ses grands yeux bleus fixant sa mère d'un air préoccupé. Gladys lui sourit, puis pinça le petit nez de Liz et se releva, la poussant vers l'intérieur. Le magasin était décidément adorable, avec ses jouets scintillants et ses étagères bien arrangées, mais Gladys n'était pas extrêmement rassurée par l'endroit, ayant entendu de vagues rumeurs là-dessus. Tenant la main de Liz, distraitement, elle ne vit pas les regards pressants de sa fille de la lâcher. Ni ne vit les yeux de sa fille s'agrandir de stupeur, jusqu'à ce qu'elle lâche un cri de joie. « Madame Judith! »

Gladys se retourna immédiatement, en un geste brusque. Judith. Ce prénom, madame Walden le connaissait; ce prénom, Liz n'avait cessé de le répéter dernièrement. Elle ressemble à Sophie, maman. Judith, Judith, Judith... Gladys en entendait encore la voit de sa fille. Un frisson la parcourut, en voyant presque au ralenti Liz détacher sa petite main de la sienne avant de courir vers une jeune femme de l'autre côté du magasin. Un instant surprise, puis se reprenant aussitôt, Gladys lui courut après, inquiète. « Liz! Reviens ici immédiatement! » Elle observa la fillette se jeter dans les bras de cette femme, choquée. Qu'est-ce que...? Se rapprochant plus calmement, inspirant profondément, Gladys s'éclaircit la gorge, à un pas des deux filles. « Excusez-moi... » Ladite Judith se retourna, et un élancement étrange prit Gladys à la gorge. Jalousie? Peut-être. Judith était magnifique. D'une de ces beautés françaises qu'on voyait souvent au cinéma. La blonde détourna le regard du visage de Judith, lançant discrètement un regard menaçant à Liz; puis, légèrement suspicieuse, elle reposa les yeux sur la grande brune, se forçant à sourire. « Bonjour. Je ne crois pas qu'on se connaisse... Gladys Walden. Enchantée. » ... Ou pas tant que ça.
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MessageSujet: Re: JUDITH & GLADYS + keep buying stars.   Sam 14 Sep - 23:31



“Resentment is like drinking poison and waiting for the other person to die. ”

« Ne vous inquiétez pas, on va les réparer. » Judith se tenait dans l'entrée du réfectoire. Son visage était marqué d'une expression sérieuse et autoritaire. Une dizaine d'enfants étaient assis à l'interminable table qui pouvait contenir plus de trente pensionnaires. Ils observaient calmement la maîtresse de maison alors qu'on pouvait lire sur certains visages de la tristesse, de la peur parfois même une once de culpabilité. Ils savaient qu'ils avaient été réunis dans un but précis. La française tenait dans ses mains trois jouets en bois complètement désarticulés. Certains morceaux pendaient dans le vide, à peine retenus par la corde qui les liait entre eux auparavant. Elle jeta un regard circulaire à l'ensemble du groupe. Sa voix se fit alors plus austère presque moralisatrice. « Après j'aimerais connaître le ou les auteurs de ce désastre. Vous étiez tous dans la cour lorsque c'est arrivé et seulement un seul d'entre vous a eu le courage de venir me les apporter. » Elle avait eu la présence d'esprit de ne pas nommer la petite fille qui était venu rapporter les faits. Elle ne savait que trop le sort que les garnements réservaient aux mouchards, surtout dans une communauté aussi fermée que l'orphelinat. Les enfants se devaient solidarité et soutien entre eux contre l'autorité qu'elle représentait et ils n'appréciaient pas la délation même pour des bêtises aussi moindres. « Par chance, Lucky Toys est encore ouvert. Je vais devoir m'absenter pour aller donner les jouets à réparer. » Elle remarqua des yeux s'illuminer de soulagement à l'idée qu'ils n'allaient pas perdre à jamais leurs joujoux. D'autres demeuraient plus renfrognés et sans même savoir les coupables, elle soupçonnait déjà quelques têtes bien trop silencieuses pour ne pas paraître suspectes. « Cependant, vous resterez assis tous à cette table tant que les responsables ne viendront pas se dénoncer. Je n'accepterai aucun cafardage. Sachez que mon bureau est ouvert lorsque je serai rentrée. En attendant, méditez tous sur cet incident. » Sans plus de cérémonie, Judith tourna les talons et sortit du réfectoire. Elle donna ses consignes à deux nourrices, afin qu'elles surveillent de loin que personne ne ferait des émules en son absence. Sa décision paraissait peut-être injuste pour les innocents mais elle comptait sur la force des esprits immaculés pour rendre la raison aux petits chenapans. Elle se coiffa d'un petit béret bordeaux à voilette puis s'empara de son sac à main dans lequel elle avait glissé les objets du délit. Elle savait que Barbara, son frère ou bien même ses employés sauraient redonner une seconde vie aux jouets. Judith sortit finalement de l'orphelinat de Brooklyn puis héla une voiture taxi qui la mena à moindre coût au lower manhattan.

Judith s'engouffra dans le magasin de jouets, signalant sa présence du petit tintement du carillon de l'entrée. Elle resserra un peu plus son manteau autour de ses épaules. Ce début de septembre était plutôt frais et elle croyait parfois se souvenir que le climat était bien plus clément en France. L'air atlantique planait toujours sur New-York  et en résultait toujours cette petite brise permanente même lors des grosses chaleurs d'été. Sans attendre, quelqu'un vint l'accueillir au comptoir et la jeune femme lui présenta alors les bibelots cassés. Comme presque tous les jouets de l'orphelinat, ceux-ci avaient été achetés ici même. C'est pourquoi elle ne fut pas surprise quand l'artisan lui assura qu'il ne faudrait qu'une poignée de jour pour les remettre comme neuf. En ce qui la concernait, elle se moquait des rumeurs qui circulaient à propos des activités obscures de l'arrière-boutique puisqu'elle n'y croyait tout simplement pas. Elle avait entièrement confiance en Barbara qui était tout de même une de ses meilleures amis et en sa petite affaire. Tant qu'on pouvait lui fournir de quoi divertir ses bambins, elle n'avait cure de ce qui se tramait à l'ombre des étagères. Elle signait de sa main gauche un reçu qu'elle devrait présenter à sa prochaine visite quand une voix familière appela son nom. A peine eut-elle tourné la tête qu'elle vit Liz se précipiter dans ses bras. Elle eut tout juste le temps de s'accroupir pour recevoir la petite fille dans une étreinte complice. Elle se souvenait de leur rencontre fortuite, de la façon dont elle lui avait dit qu'elle ressemblait à sa poupée. C'était sans doute un des meilleurs compliments qu'on ait pu lui faire et régulièrement, la française se surprenait à repenser à cette merveilleuse gamine, éveillée et espiègle. Après avoir déposer un rapide baiser sur sa joue rose, elle lui fit encore remarquer ses mêmes manies. « Liz. Mais tu es encore seule dis-moi ! » Aussitôt une présence vint la contredire. Judith se retourna et fit face alors à la représentation même de la richesse et de l'élégance. Ses cheveux blonds étaient d'une brillance éclatant, ses reflets de blé laissait croire qu'elle en prenait grand soin à l'instar de ces actrices de cinéma toujours irréprochables. Elle put lire sur son visage une réserve plutôt méfiante, celle d'une mère qui avait trouvé sa fille auprès d'une inconnue. Poliment, la gouvernante se releva pour faire face à la mère qui se présenta aussitôt. La fameuse Gladys Walden... La femme qui avait su mettre la bague au doigt de Christian, celle qu'il chérissait et dont il faisait le bonheur chaque jour. Sans pouvoir l'expliquer, une pointe de jalousie vint serrer sa gorge. Serait-elle envieuse du quotidien de cette dame ? Néanmoins, elle afficha un visage courtois malgré un sourire retenu. « Enchantée. Excusez-moi, je m'appelle Judith Lefebvre. » Elle retira la main qu'elle avait posée sur l'épaule de Liz comme si elle craignait qu'on ne le lui reproche. Que dire ? Pourquoi n'avait-elle envie de faire la connaissance de la mère de son adorable amie ? « Excusez Liz, je crois qu'elle s'est un peu laissée emportée par la joie. Nous nous sommes déjà rencontrées à Central Park. »
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JUDITH & GLADYS + keep buying stars.

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