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 La blonde, la brune et le cabaret || Thelma&June

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AND ALL THAT JAZZ
Pseudo + Prénom : Fiordiligi / Elise
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Statut : Tristement célibataire. La femme qu'elle aimait étant morte et le fiancé paravent également...
Occupation : Papillon de nuit ; journaliste de mode à ses heures perdues ; chroniqueuse radio sur son temps trop libre
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MessageSujet: La blonde, la brune et le cabaret || Thelma&June   Jeu 5 Sep - 18:17

Thelma & June
La blonde, la brune et le cabaret


Bienvenue dans le merveilleux sujet de June V. Wentworth qui va avoir l'honneur d'avoir comme partenaire Thelma D. Smith-Powell. Pour leur sujet, ils autorisent l'intervention d'un PNJ inoffensif qui pimenterait le rp et ils autorisent l'intervention de membres extérieurs qui passeraient par là. Ne sont-ce pas là des choix merveilleux ? L’histoire se déroule le 26 août 1924 à 22h alors que la météo est agréablement fraîche. À présent, il est temps de laisser la parole au créateur du sujet : Une blonde, une brune. Deux amies et une drôle d’idée… Ce soir, Thelma et June ont en tête de sortir incognito. Mais avant toute chose, place aux préparatifs de rigueur.



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MessageSujet: Re: La blonde, la brune et le cabaret || Thelma&June   Jeu 5 Sep - 18:20

Aujourd’hui encore les quelques domestiques avaient été congédiés pour la soirée. Ainsi June pouvait profiter à souhait d’un appartement complètement vide. Plutôt que de maudire cette solitude qui la journée l’aurait ennuyé à mourir, elle savait le soir jouir de quelques instants de silence, ayant en tête la perspective d’une agréable et mouvementée soirée à venir.
Des fenêtres grandes ouvertes s’engouffrait le vent frais de cette estivale soirée. La chaleur moite et étouffante de l’après-midi avait à présent laissé place à un air doux en enfin respirable. D’un air absent June fixait la fumée qui s’échappait de ses lèvres entrouvertes pour aller se perdre dans le ciel new-yorkais. Bien qu’on n’aperçut aucun nuage il était impossible d’apercevoir la lune qui était partie se nicher derrière un immeuble trop haut. Pour autant l’avenue était assez éclairée pour que, du haut de dixième étage, la jeune femme puisse observer passants et voitures. En supposant alors qu’elle ait daigné baisser les yeux. Chose qu’elle ne fit pas, trop absorbée par son flot de pensées distantes. Quand elle eut fini cette cigarette qui, sans qu’elle ne le sache bien sûr, empoisonnait consciencieusement ses poumons, June se contenta de l’écraser sur le rebord de fenêtre contre lequel elle était accoudée puis laissa tomber le mégot le long de la façade de façon à ce qu’il aille s’écraser sur le sol goudronné, quelques dizaines de mètres plus bas.

L’étrange cri qui s’éleva dans son dos la ramena alors à une réalité qui lui avait, une fois n’était pas coutume, complètement échappé. Comme souvent, Don Alfonso, cet immense perroquet au plumage bleu nuit, réclamait une attention que June s’empressa d’aller lui donner, puisqu’il ne semblait pas emballé à l’idée de bouger de son perchoir pour aller de lui-même trouver de la compagnie. Non. Il avait compris qu’il valait mieux en réclamer. Ainsi, June se planta devant le volatile pour enchaîner une multitude de grimaces qui, semaines après semaines, intriguaient toujours autant l’oiseau. Comme s’il se rendait compte du manque cruel de maturité de la Wentworth et s’interrogeait sur le son possible caractère pathologique.
Encore une fois, ce fut un élément extérieur qui vint l’interrompre. Le tintement de l’ascenseur indiquait en effet que quelqu’un venait d’arriver. Sachant pertinemment qu’il ne s’agissait ni de la reine d’Angleterre, ni de ses parents, June ne fila pas se glisser à la hâte dans une tenue plus décente mais noua  simplement autour de sa taille son court kimono de soie afin de cacher les sous-vêtements qui la séparaient de la nudité. Longs cheveux bruns encore détachés, pas même habillée, cela faisait à peine quelques minutes qu’elle était sortie du bain. Et la ponctualité ne faisant pas partie de ses qualités, elle ne s’était pas pressée. Ce fut donc peu présentable –du moins selon ce qu’on considérait comme étant une norme sociale- qu’elle ouvrit la porte qui menait au hall d’entrée pour y passer la tête. Ses yeux se posèrent alors sur Thelma et son visage s’illumina d’un sourire radieux.

« Entre, entre » Sans s’embarrasser de plus de politesse, elle invita d’un geste de la main la jolie blonde à la rejoindre dans l’immense salon. « Et fais comme chez toi. »Précision sans doute inutile, car à toujours être accueillie les bras ouverts Thelma devait savoir qu’elle était ici plus que bienvenue. Et qu’en ce sens June ne lui reprocherait jamais de s’être affalée dans le canapé ou d’avoir laissé traîner ses affaires sur un fauteuil quelconque. « Bien sûr je ne suis pas encore prête » Un léger rire s’échappa de sa bouche, bien consciente que cela n’avait pas un caractère inhabituel.  « Mais nous ne sommes pas pressées, n’est-ce pas ? » Après tout il était encore tôt. Et maintenant qu’elle était là Thelma n’avait pas le choix. Il lui faudrait attendre June à moins qu’elle ne veuille faire demi-tour et rentrer chez elle. Mais les minutes qui s’annonçaient ne présageaient pas d’un ennui mortel. Au contraire, lorsque les deux jeunes femmes se trouvaient dans la même pièce il semblait à June que le temps se dotait alors de la capacité à s’arrêtait, tant elles pouvaient avoir d’intéressantes conversations. « Oh, j’en oublie mes manières. » Elle leva les yeux au ciel en jugeant qu’elle se comportait en une hôtesse pitoyable. « Je t’offre quelque chose à boire ? Tiens, goûte donc cela, c’est excellent. »

Sans laisser à Thelma le temps de protester, June attrapa la carafe posée sur la table basse afin d’y verser le contenu rougeâtre dans un verre qu’elle tendit à celle qui venait d’arriver. Il s’agissait d’un mélange entre divers fruits pressés, le tout coupé d’une pointe de rhum. Un vrai délice. Si bien que la jeune femme ne résista pas à la tentation de s’en servir également un demi-verre.

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