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 Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !

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AND ALL THAT JAZZ
Missives : 1180 Points : 369
Avatar : James Mc Avoy Crédit : © Blondie
Âge : Une petite trentaine il pense.. Mais rien est vraiment sûr.
Statut : Il est persuadé qu'il a été marié, mais personne n'est venu le réclamer, il se considère donc comme célibataire, d'autant plus qu'il se souvient pas de sa femme.
Occupation : Gère une maison close glauque - ouvreur au théâtre
Gramophone : Je bois et puis je danse - Aline
Doubles-comptes : blonde hyperactive et violente pour vous servir.
MessageSujet: Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !   Dim 1 Sep - 16:01

Charles Edgard Duval
Je suis comme le roi d'un pays pluvieux,
Riche, mais impuissant, jeune et pourtant très vieux,

NOM : Duval depuis son réveil. Delancastre avant cela, mais encore faudrait-il qu'il le sache.
DATE DE LIEU DE NAISSANCE :Il n'en a aucune idée. Il s'est réveillé un 7 Novembre 1917, et fête ça depuis mentalement comme son anniversaire. Charles Delancastre lui est né le 28 Février 1896 à Paris.
ÂGE : Il n'en sait fictrement rien, il pense avoir une petite trentaine... Il ne pouvait pas être si jeune que ça lorsqu'il s'est engagé dans la guerre... Ou peut être que si. Charles Delancastre à 28 ans
EMPLOI OU OCCUPATIONS : Ancien militaire, ouvreur de théâtre, gérant sans le sous d'une maison close clandestine plutôt glauque.
SITUATION FAMILIALE : Fils unique il suppose il en sait rien en faite, il cherche même plus, ses parents sont peut être décédé... Mais Charles Delancastre à une petite soeur.
SITUATION AMOUREUSE : Célibataire par la force des choses, mais fou amoureux d'une actrice de Broadway. Il se doute que Charles Delancastre était marié à une très riche Aristocrate Russe, mais depuis qu'elle lui à valu un allez simple pour le Goulag il ne veut plus entendre parler d'elle.
GROUPE : Blues
I. introduction

BANG.
Noir.
Une douleur lancinante. Une balle. Un pauvre bout de déraille brûlant. Une jambe qui fléchie. Un bruit de fracture. Un homme qui tombe. Un hurlement qui s'étouffe dans la rage.
BAM.
Noir.
Air putride. Bombe chimique. Une gorge qui s'étrangle. Des yeux qui brûle. Un esprit qui s'enfume. Une mai vaillante qui ramène dans un mouvement de désespoir son masque à son visage. Une faible respiration pour survivre. Des mouvements douloureux pour s'échapper. Pour aller s'endormir plus loin. Combien de temps avant que le masque ne devienne inutile ? Que le gaz prennent notre cerveau comme une citadelle vaincue ? Combien de temps avant que...
Noir.
Définitif.
Noir.
Noir.
Noir.
Blanc.
Bruyant.
- Привет вы находитесь в военной больнице Москвы. Из того что вы помните вас.
Noir.
De rien.
Plus rien.
Noir.
- Из ничего
Noir.

II. Charles


Jambe droite raide + Résidus d'une balle qu'il s'est pris sur le front Russe à l'aube de 1917 + La balle est toujours dans sa rotule et le fait souffrir le martyr lors de ses nuits d'insomnie + L'alcool facile + La cigarette au petit déjeuner + La corde pour le final + Désabusé + Rêveur + Poète + Suicidaire + Il est accroc depuis son réveil à la Roulette-Russe et s'amuse à dire à qui veut qu'il ne peut pas perdre + Il est persuadé que la mort ne veut pas de lui + Glauque + Décalé + Furieux + Amoureux + Homophobe + C'est réveillé le 7 Novembre 1917 à Moscou, en fin de soirée, sans ce douter que Lénine avait pris la place de Nikolaï II un peu plus tôt dans la journée + N'a plus aucun souvenir précédent son "accident" sur le front Soviétique + Parle couramment le Russe et le Français + N'a aucune idée de comment il en est venu à connaître les deux langues et pourquoi, alors qu'il a l'air d'être Français, il est en Russie + Il est persuadé de s'appeler Charles, c'est la seule certitude qu'il a dans sa vie + Mais ne supporte pas qu'on l'appelle de la sorte + Il préfère Edgard, Ed, ou encore Ned + Il a l'impression de se trahir lorsqu'on l'appelle Charles, et de se tuer encore et encore + Il est insomniaque + A chaque fois qu'il s'endors sobre il a l'impression de suffoquer et de s'asphyxier sous l'action des bombes chimiques + C'est donc son excuse pour beaucoup trop boire + Il n'a pas un sous en poche, jamais + Il a très souvent un air morose, dépressif, et perdu + Sauf lorsqu'il cherche de l'argent pour payer sa boisson et là il se révèle brillant, beau parleur, drôle + Il est amoureux d'une actrice de Broadway qu'il a vu sur une affiche + Il a passé un an à creuser un tunnel pour arriver dans le théâtre ou elle jouait et pouvoir la jouer tous les soirs + Le jour ou il a réussit il s'est rendu compte qu'elle jouait en réalité dans le théâtre d'à coté + Il a réussit à se faire embaucher comme ouvreur dans le théâtre + A un accent Français lorsqu'il parle Russe + Mais lorsqu'il parle Anglais, étrangement il a un accent Russe à couper le couteau + Il danse extrêmement bien malgré sa raideur à la jambe + Chante comme un canard en revanche + Mais sait très bien siffler + Si personne ne le voit et qu'il se met à siffler, on pourrait aisément le confondre avec un piaf... Ce qui ne sert à rien + Idéaliste et complètement désillusionné, il a perdu ses rêves d'enfant en même temps que sa mémoire et ne sait plus quoi faire de sa vie + Il est persuadé d'avoir été quelqu'un de bien, et d'avoir voulu être quelqu'un de bien, mais ne sait pas trop ou c'est parti + Il est persuadé que le monde est pourri et ne peux être sauvé et que par conséquent il n'y a rien qu'il puisse faire + Souvent il est submergé par cette conscience minable et commet de grosse connerie + Il possède une maison close, mais n'en retire presque aucun argent + Stupidement lorsque ses "filles" lui rapporte leur gagne pain il est noyé de culpabilité et leur reverse presque la totalité de la somme + Somme qu'elle ne peuvent pas vraiment utiliser ne parlant pas toujours anglais +
Ladies ans gentlemen, nous avons aujourd'hui le plaisir d'accueillir Charles Duval ! Bonjour et bienvenue sur la radio AT&T's. Nous avons préparé quelques questions pour vous. Premièrement, tout le monde aimerait savoir ce que vous pensez des bars clandestins et du jazz, ne vous inquiétez pas, ça ne sortira pas d'ici !
« Disons que je dois ma vie à ces bars... Je ne crois pas être un Vampire, mais ça fait bien trop longtemps que j'ai appris à vivre la nuit. Question de pratique il me semble. »
Oh, je vois... Ainsi, votre avis concernant la Prohibition...
« Eh il y a rien de plus con ! J'veux dire on a jamais empêcher personne de boire et de foutre sa vie en l'air, la seul différence c'est que maintenant on le fait dans le noir, loin des yeux de tout le monde.  »
Oh ! Dans ce cas, buvez-vous de l'alcool ?
« Beaucoup diront que j'en bois trop... Mais je me souviens de quelques unes de mes années sobres comme une débauche bien plus violente et douloureuse que celle que je vis, trop alcoolisée, aujourd'hui. »
Personne ne vous juge, ne vous inquiétez pas. Et, dites-nous, New York, en un mot, c'est quoi pour vous ?
« Ville - Je suis désolé... il est tôt pour moi... Il ne faut pas me posé des questions aussi pointues.  »
Comme je vous comprends ! Pourriez-vous donc nous donner votre point de vue sur l'époque que nous vivons ?
« Mieux que la précédente... Enfin quoique... Je n'en sais trop rien... Je ne me souviens pas de la précédente... Si ça se trouve quand on sera dans la prochaine je ne me souviendrais plus de celle-ci... Ou je serais mort... Oui... Je serais mort.  »
Et bien, je vous remercie pour cette interview plus que constructive, et vous souhaite un excellent moment à New York !
derrière l'écran

PSEUDO ET/OU PRÉNOM :Twisted Sunshine / Margaux
ÂGE : 20 ans, un jour 21. ^^
DÉCOUVERTE DU FORUM ET AVIS SUR CELUI-CI : C'est Arik qui m'a pervertie, et Appollonie qui m'a collé James sur le dos... Et puis il est tellement beau et parfait que je ne pouvais pas résister
PRÉSENCE : Souvent je penses, trop peut être, je ne sais pas.
CONNAISSANCE ET AVIS SUR LES 1920's : Pas grand chose, assez vague, des souvenirs, mais ça me fascine.
TA CHANSON FAVORITE : Ou je ne sais pas. Il y en a trop que j'aime, ça change tout le temps, je me noie dans une chanson et passe à la suivante. Je suis plus littérature et Baudelairienne comme fille, au cas ou ça ne se remarquera pas (a)
AVATAR :James Mc Avoy
CODE DU RÈGLEMENT : ok par Maija.
PERSONNAGE INVENTÉ, SCÉNARIO : c'est un scénario officieux, très très inventé quand même roll 
JE SOUHAITE PARTICIPER AU SYSTÈME DE RP D’INTÉGRATION : oui - non
UN DERNIER MOT : le forum à l'air tellement fou happy 




Dernière édition par Charles E. Duval le Jeu 28 Aoû - 16:26, édité 11 fois
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Âge : Une petite trentaine il pense.. Mais rien est vraiment sûr.
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MessageSujet: Re: Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !   Dim 1 Sep - 16:01

Charles Hyppolite Delancastre
Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !


Chapitre I

Ange plein de gaité, connaissez-vous l'angoisse,
la honte, les remords, les sanglots, les ennuis.
Et les vagues de terreurs de ces affreuses nuits
Qui compriment le coeur comme un papier qu'on froisse ?
Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse ?
La nuit tous les chats sont gris, et à seize ans Charles était de ses hommes, ses adolescents, à qui toutes les filles sourient. Garçon brillant, et plutôt érudit, qui parlait deux langues, et citait Baudelaire sans ses conversations les plus courantes. Il avait un visage doux et charmant, et un regard bleu brûlant qui leur faisait perdre leur contenance. Il était toujours propre sur lui, et bien habillé à la mode aristocrate Parisienne, avait de très bonnes manières, et plaisait aux mères ce qui lui permettait de s'introduire auprès de toutes les filles de bonne famille, comme de mauvaise s'il le souhaitait. Finalement Charles était un garçon en or et tout ce qu'on pouvait trouver de mieux sur le marché. Le seul, et unique problème étant que s'il appâtait bien les filles et appréciait grandement leur compagnie, il se fichait éperdument de leur jolie minois, et de leurs formes ravageuses. Non à seize ans, comme à quatorze ou à douze peut être, et puis après aussi, Charles n'avait bêtement que d'yeux pour les faibles courbes masculines. Il déglutissait lorsqu'un de ses Dandys curieux et bien habillé posait son regard sur son air d'enfant sage. Il avait mis du temps à comprendre, mais à seize ans, il savait, il n'était pas normal, il était même un espèce de monstre de foire, l'un de ceux à qui tout sourit, mais qu'aucune caresse féminine ne parvenait à exciter. Il tremblait devant ses homologues masculins, avait les mains humides, et peinait à se concentrer sur leur regard. Il était ignoble et monstrueux. Ignoble, monstrueux, et seul. Enfin jusqu'à ce qu'il le rencontre. Lui. Théophile De Bokay. Un peu plus vieux, issus d'une famille de grenouille de bénitier comme on en faisait beaucoup à l'époque, et servant de messe avec cela. Mais surtout, et par dessus tout, Théophile était un menteur compulsif qui vivait parfaitement bien dans son péché originel, et qui après avoir remarqué aisément les regards avides de Charles durant les offices, prit un malin plaisir à amener Charles dans sa débauche, et à lui faire goûter le délice de ses lèvres, de sa chair. En quelques semaines, quelques mois, Charles s'était complètement perdu contre les muscles de Théophile, frémissant au son de sa voix sûre et posée, se confiant dans sa discrétion parfaite. Contre lui il ne saisissait plus son anormalité, son horreur. Contre lui rien ne comptait.

Enfin jusqu'à ce jour. Ce fameux jour. Ou plutôt cette nuit. Cette nuit, ou comme toutes les autres, tous les chats son gris, et qu'à Charles, toutes les filles sourient. Cette nuit, ou plutôt cette soirée ou répondant doucement à leur sourire, Charles tenait fermement dans l'ombre la main de Théophile. Cette soirée, ou contre un mur, loin des lampadaires, et loin des bars, loin de chez Charles et des quartiers habituels Théophile avait plaqué Charles contre un mur pour l'embrasser. L'embrasser encore et encore, comme ils avaient l'habitude de le faire. Une carriole passa, éclairant un coup les amoureux qui s'en fichait bien, personne ici ne pouvait les reconnaître. Enfin c'est ce qu'ils pensait, la carriole passa, et ils s'éloignèrent pour reprendre leur souffle, quand Charles croisa un regard choqué dans l'ombre. Il n'avait aucune idée de ce qu'elle foutait là, de comment elle était arrivée ici, de si elle le suivait depuis longtemps, de ce qu'elle pourrait en penser, mais Louise était là. Sa petite soeur, à douze ans, avait largement brûlé le couvre feux familliale - autant que lui d'ailleurs - pour venir voir son grand frère... Embrasser un homme. Il avait envie de vomir. Il repoussa violemment Théophile et partit en courant, titubant, rejoindre sa soeur, incapable d'émettre le moindre contact physique avec elle. Se fut elle donc qui attrapa en premier sa main pour la serrer dans la sienne, scellant ainsi leur pacte. Non seulement elle ne dirait jamais rien. Mais en plus, elle ne le regarderait jamais avec un air de dégout, et lui apporterait toujours autant d'amour et d'admiration. Qu'il aime un homme, une femme, ou même un chimpanzé avait-elle rajouté. Mais il l'avait rapidement rassuré là dessus, la ramenant dans son lit. Et si après ce soir là, l'amitié entre Louise et Charles n'en fut que plus forte, Charles ne revit jamais Théophile, restant éloigné à la messe et ne posant plus son regard sur lui, trop terrifier d'y trouver de la colère, ou quoique ce soit d'autre.


Chapitre II

Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine,
les poings crispés dans l'ombre et les larmes de fiel,
Quand la vengeance bat son infernal rappel,
Et de nos facultés se fait le capitaine ?
Ange plein de bonté, connaissez-vous a haine ?

Les jours avaient passés depuis la rupture muette de Charles et Théophile. Et depuis qu'ils ne se cotoyaient plus, Charles se sentait plus seul que jamais, vibrant sous les accents de Baudelaire, cherchant dans sa misère à égaler son homonyme dans des vers brûlant. Mais Baudelaire aimait les femmes, Jeanne Duval rendait ses rimes sublimes, Appollonie Sabatier caressait les césures de toute sa perfection, et Marie Daubrun encensait chacune de ses strophes. Lui avec son Théophile et tous les autres qui avaient défilés ensuite, sans prénom, puis sans visage, que pouvait-il sublimer ? Il n'avait à écrire que le dégoût, l'horreur, et la maladresse. Il pouvait faire couler l'encre sur la haine de sois-même, la haine des autres. Les semaines avaient passées et Charles ne s'était plus adonné à l'amour. S'il traînait dans les bars le soirs, à la recherche de quelques têtes que Théophile avait marqué comme homosexuel, c'était juste pour s'amuser, pour se détendre, et pour s'oublier, s'enfoncer encore plus dans son abomination puisqu'il ne savait pas s'en relever. Louise avait beau être derrière lui, et essayer de le soutenir sans un mot, sans ne rien souffler des habitudes désastreuses de son frère, il s'enfonçait tout seul, et sans Théophile pour le garder sur une ligne à peu près droite, il partait littéralement à la dérive. Eventuellement il pourrait vous citer Edouard, Pierre, Wolfgang... Mais ils n'étaient que la partie immergée de l'iceberg de sa débauche.

Et le drame qui couvait depuis ses seize ans, et qui devait arriver, arriva. Si avec Théophile, il vivait dans un semblant de discrétion, au fur à mesure du temps et des conquêtes Charles baissait sa garde, et faisait de moins en moins attention. Il ne prenait plus la peine de traverser Paris pour se balader à la nuit tombée avec ses amants, faisait des fugues de moins en moins discrète, et lorsque - par chance - ses parents sortaient pour la soirée, il n'hésitait pas à ramener des hommes chez lui, et à profiter d'un peu plus de confort. Mais Charles ne calculait plus l'heure, et dans les bras de certain garçon il s'oubliait complètement. Et parfois Louise avait la gentillesse de venir frapper doucement contre sa porte pour prévenir du retour des parents. Mais ce fameux soir, elle devait dormir, la bien heureuse, la trop gentille. Elle n'avait pas entendu les parents rentrer. Elle n'avait pas entendu les ébats de son grand frère. Mais ses parents, eux, ne les avaient pas loupé, les bruits étrange, monstrueux, et déplacé. Madame avait criée, pleurée, s'était évanouie. Monsieur avait hurlé, frappé, injurié. Charles avait encaissé, faiblement, les larmes aux yeux, l'âme en berne, le coeur affolé et perturbé. Et étrangement la sentence qu'il avait penser voir venir n'était jamais venu. Il n'avait pas été jeté dehors, déshérité et sans rien. Non. Ca avait été pire. Pire que tout. En moins d'un mois tout était arrangé. Dès que Charles aurait dix huit ans il partirait en Russie, à Moscou, et épouserait une très riche aristocrate Russe de la cours de Nikolaï II. Charles parlait le Russe, ça ne serait pas un problème. Il ne serait plus sous les yeux choqués et dégoutés de ses parents, et marié, il ne saurait leur faire honte, et avait intérêt à leur ramener des petits enfants. Des petits enfants... Là il voulait vomir. Mourir aussi.


Chapitre III

Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres,
Qui, le long des grands murs d l'hospice blafard,
Comme des exilés, s'en vont d'un pied traînard,
Cherchant le soleil rare et remuant les lèvres ?
Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres ?

La suite de sa vie avait prévu d’être catastrophique. Arraché à son cocon Parisien de dandysme et d’aventure, éloigné brutalement de sa petite soeur, son petit bijou, la seule qui ne le jugeait pas, il n’avait plus rien à espérer des jours qui lui resteraient. Jours qui lui semblaient trop nombreux. Le mariage se passa dans une intimité désagréable. Charles Delancastre épousa Roksana sans même la regarder. Il jura en russe des mots qu’il ne pensait même pas. La première fois qu’il lui adressa la parole et qu’il posa ainsi ses yeux sur elle fut le jour de leur emménagement ensemble, une fois que toute la famille de sa femme avait enfin quitté les lieux, fermant la porte derrière eux, les laissant avec la seule consigne de faire des petits enfants. Charles avait relever le regard gêné vers son épouse qu’il ne comptait de toute façon pas toucher. Il la salua faiblement, remarquant qu’elle était jeune, plus jeune que lui certainement. Elle le salua en retour, laissant place à un blanc désagréable et gênant. Charles fit une moue dépité, mis les mains dans ses poches, et tourna les talons. Les quelques mois qu’il passa en la compagnie de sa femme ne furent qu’une longue dépression. Il aurait pu l’apprécier, après tout, elle aussi n’était qu’une victime de la volonté de ses parents, piégée trop jeune dans un mariage ridicule, avec un homme qui ne souhaitait même pas poser les yeux sur elle, et pourtant elle était loin d’être moche. Oui, ils auraient pu partager de nombreuses conversations, se plaindre ensemble de leur malheur, et jouer ensemble les petits couples parfaits pendant qu’elle découvrirait la vie, et que lui découvrirait dans l’ombre la population homosexuelle de Moscou. Mais la vérité était que l’épisode avec ses parents l’avaient sévèrement refroidis, et qu’il saisissait pleinement l’horreur de toute ses actions. Il se détestait, et la détestait aussi. Parce qu’elle représentait son erreur, ou plutôt ses conséquences, parce qu’elle représentait sa faiblesse, sa lacune, son incapacité flagrante à être attiré par une femme, et à pouvoir leur faire plaisir. Il n’avait même pas envie d’essayer. Etre ici, avec sa femme, le privait de sa soeur. Et il la détestera pour ça. 

Malheureusement pour beaucoup, heureusement pour lui, l’attendu arriva, un anarchiste Serbe plomba la cervelle d’un Archiduc Autrichien à Sarajevo, et l’Europe s’enflamma sous les bannières de la guerre. Charles, qui en sa qualité de ressortissant Français en Russie, aurait potentiellement pu éviter de se joindre à l’armée russe, éviter de se joindre à l’armée Française. Enfin, il aurait pu rester, en bon trouillard, coincé dans son trou de l’aristocratie, à profiter des coktails et des soirées mondaines, pendant que les petits paysans russes se faisaient tuer sur le champ de bataille. Mais prisonnier à 18 ans dans un mariage sans amour et complètement aveugle de l’autre, la guerre était pour lui l’occasion en or de s’échapper de cette situation désastreuse, et de pourquoi pas réduire son espérance de vie de manière drastique tout en évitant le suicide qui ne serait qu’un péché de plus à ajouter à sa longue liste. En sa qualité de ressortissant Français, et d’époux d’aristocrate, il gagna vite, sans expérience, un rang de lieutenant. Il fallait dire, que son russe, quoique teinté d’un fort accent, était impeccable, et qu’au milieu des hommes, il se sentait tout à fait à son avantage. Il n’avait aucune idée de comment pouvait être vu l’homosexualité au milieu de l’armée, mais rapidement, les conditions difficiles de la guerre, et les morts à la pelle, lui prouvèrent que personne ne regardait ce qu’il faisait dans son temps libre, et que chacun était trop occupé à se regarder le nombril. Mieux que ça. Beaucoup de soldat, trop en manque, et qui ne pourraient probablement pas côtoyer de femme avant des mois, trouvaient dans une sorte d’homosexualité, un confort inavoué. Cependant, étrangement, Charles n’en profita pas pour reprendre ses bonnes vieilles habitudes post Théophile, et pour être vulgaire, ne s’enfila pas la moitié de son régiment. Charles fit mieux, beaucoup mieux. Au détour de son régiment, son accent Français heurta les oreilles d’un Russe plus vieux, extrêmement bien bâtit, ayant un accent aussi ravageur que sa stature. Charles ne mit pas longtemps à ne plus pouvoir le lâcher des yeux, ne pouvant s’empêcher de dessiner mentalement chacun de ses muscles qui se dessinait sous son uniforme sale et mal repassé. Le tout aurait pu resté à l’état de fantasme, et il aurait pu simplement faire couler de l’encre sur ses traits forts, à la lumière blafarde de la bougie. Mais par delà des cours de Français distribué adroitement, à travers une passion commune et flamboyante pour la plume de Baudelaire, Charles nourrit en Arik un fantasme dévorant. Son coeur, qui ne s’était plus épanché depuis le désastre de Théophile, trouvait un confort beaucoup plus sain au milieu du chaos, enlacé contre Arik. Rapidement, le russe avait pris totalement possession des muscles du Français, de son palpitant, de son esprit, si bien que s’il était persuadé de ne jamais pouvoir oublier le prénom d’Arik -  il peinait toujours à prononcer le prénom du russe en entier, qui quoique très jolie, sonnait étrangement à ses oreilles - il en oubliait trop souvent sa présence sur le champ de bataille. Peut être est-ce pour ça, qu’un beau jour, alors que son régiment s’était séparer de celui d’Arik pour faire une percée, il se prit une balle. Une balle bien placé, qui épargnant tous les muscles de la jambe vint pourtant se ficher profondément dans sa rotule, faisant presque exploser l’os à l’intérieur de son genoux. Il s’effondra sous le choc, entreprenant difficilement de ramper, hésitant à se reposer là, pour l’éternité, ou simplement le temps que ça se tasse. Si ce n’était pour l’arrivée d’une bombe chimique, il y avait fort à parier que Charles n’aurait jamais bougé, peut être aurait-il attendu qu’Arik le retrouve, allongé là, en faisant le mort. Ou alors il serait mort, purement et simplement. Mais ajustant péniblement son masque à gaz, il essaya de s’éloigner de la scène de guerre, inhalant par malheur des gaz qui lui entamerait les voix respiratoires, puis le cerveau, le versant dans l’inconscient, lui arrachant ses souvenirs, probablement avant même que les infirmières de guerre ne le trouve, piétiné, roulé dans la boue, à peine vivant. 

Chapitre IV

Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides,
Et la peur de vieillir, et ce hideux tourment
De lire la secrète horreur du dévouement
Dans des yeux où longtemps burent nos yeux avides,
Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides ?

Ange plein de bonheur, de joie et de lumières,
David mourant aurait demandé la santé
Aux émanations de ton corps enchanté;
Mais de toi je n'implore, ange, que tes prière,
Ange plein de bonheur, de joie et de lumières !

Mais ses derniers vers n'auront jamais de consonance dans la vie de Charles Delancastre. Puisqu'il est mort, oublié de tous, sans un mot. Oublié de lui même principalement, et que de tout ce que je vous ai dit, il ne se souvient de rien. De rien si ce n'est de Baudelaire, de sa plume magnifique, de son amour pour Jeanne Duval.  




Charles Edgard Duval
Tout cela ne vaut pas le poison qui découle
De tes yeux, de tes yeux verts,


Chapitre I

La sottise, l'erreur, le péché, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine.
Heureusement, ou malheureusement, Charles a finit par se réveiller. D’un coma vaseux de quelques mois. Mois suffisant au médecin à faire tout leur possible pour réparer son genoux. Tout leur possible étant de lui coller une vieille attelle en fer pour essayer de fixer les os de la rotule, laissant la balle à l’intérieur, ne pouvant l’enlever sans risquer d’exploser définitivement l’os. C’est donc avec un genou raide et une mémoire absente que Charles se réveilla. Il ouvrit les yeux comme après un lendemain de cuite et pris peur en voyant le visage de l’infirmière qui en plus d’être moche était probablement vieille fille, et semblait craquer pour lui. Il prit peur devant tant d’ardeur, lui qui ne comprenait plus rien à ce qui lui arrivait. On lui demanda bien rapidement de décliner son identité. Il grimaça. Noir. Il essaya de rassembler ses esprits, de se souvenir de quelque chose, n’importe quoi. Noir. Il se rendormit aussi tôt, terrassé par le choc. Il était vide. Sa nuit ne fut pas aussi paisible et longue que la précédente. Il s’agita de rêve et de fièvre. On le crut sur le seuil de la mort, bon pour la morgue. Et il se réveilla. A nouveau. Le 7 Novembre 1917, Nikolaï II et les Romanov était mort, ou pas loin de l’être, et Lénine dirigeait la Russie. Et lui ? Lui s’appelait Charles. Charles... Baudelaire ? Non trop gros... Pas possible... Quel parent aurait osé l’appeler Charles si son nom était Baudelaire... Et puis est-ce que Baudelaire avait eu des descendants ? Sa mémoire vacillante avait peu d’indice pour retrouver son identité. La certitude de s’appeler Charles. Un nom qui sonnait au fond de ses tripes. Et d’avoir un rapport avec Charles Baudelaire... Enfin il supposait, il avait vu le portrait de l’homme dans tout ses rêves, suivit d’illustration grotesque de chacun de ses poèmes... C’était un signe. Charles. Charles... Charles Duval. Oui. Jeanne Duval. Charles Duval. C’était d’une logique imparable. Il aimait bien Duval. Duval était belle. Il pourrait l’être. Mais Charles. Ce Charles qui ne savait plus ce qu’il avait à faire, qui il était. Ce Charles qui n’avait personne pour le chercher une fois qu’on le croyait mort. Charles avait-il des amis, une amante ? Une femme ? Quel âge Charles avait-il ? Etait-il sensé continuer encore longtemps de parler de lui à la troisième personne ? Ou était-il lui même ? Charles ? Trop de question. Pas de réponse, et une migraine carabinée qui lui lacérait le crâne. Et puis cette grosse et moche infirmière russe, qui de sa voix rocailleuse lui demandait sans cesse son identité. Il n’aimait plus Charles. Il ne pouvait pas s’appeler Charles. Il ne connaissait pas Charles. Enfin si c’était lui. Mais peut être pas. Ce n’était pas juste. Ca sonnait trop juste. Et lui était un faux. «Charles Edgard Duval» prononça-t-il le plus clairement, avec un accent qu’il crut reconnaître Français. Tient... Il était encore capable de reconnaître quelque chose ? Il reconnaissait le russe qu’on lui disait, et le parlait visiblement. Le comprenait tout du moins... Peut être pouvait-il essayer de le parler. «Вызовите меня Edgard» Et bien il y arrivait... Surprenant... Et en Français ? «Appelez-moi Edgard» Splendide. La grosse infirmière fut surprise par l’emplois d’une nouvelle langue, qu’elle ne vit pas d’un très bon oeil. Mais elle ne pouvait pas être plus surprise que Charles ne l’était. Ne comprenant pas ce qu’il foutait là, et pourquoi il n’était pas avec ses ressortissants... Car s’il parlait visiblement le russe pour une obscure raison, il ne l’était pas. Son nom criait la France. Son accent aussi. Il était un nouveau né de je ne sais quel âge, projeter au milieu de la naissance du communisme russe, avec sa gueule de Français, son subit amour pour la Vodka, et l’envie de se laisser crever dans le caniveau. Caniveau qui était le seul à bien vouloir l’accueillir puisqu’il n’avait bien sûr aucune idée de ou pouvait se trouver son domicile, si encore il en avait un.


Chapitre II

Nos péchés son têtus, nos repentirs sont lâches ;
Nous nous faisons payer grassement nos aveux,
Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,
Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.
De nouveau sur pied, et presque en bon état, il demanda fin novembre à repartir sur le front. Il se savait Soldat. Il l’avait deviné. Il ne voyait pas ce qu’il pouvait avoir d’autre à faire. L’armée russe s'amenuisait et se fatiguait de devoir jouer sur deux fronts en même temps, celui de la guerre civile, et celui de la grande guerre, et accepta l’engagement du freluquet boiteux qu’il était. Mais l’engagement ne fut pas long, puisque en accord avec les promesses de Lénine lors de son coup d’Etat, L’armistice fut prononcée en décembre, se finalisant en Mars, signant ainsi des pertes territoriales dont Charles n’avait que faire, et qui le privait de la seule chose qu’il savait faire, ou avait à faire. De plus cette armistice pitoyable le privait du gite et du couvert. Il subit ainsi, à coup de Vodka, et de squatte plus ou moins douteux, l’hivers Moscovite glaciale. Et au bout de quelques semaines à s’imaginer mourir lentement de froid, il pensa qu’il serait probablement plus judicieux d’employer une nouvelle tactique pour subsister. Si tenté qu’il en est envie. Rare souvenir qui semblait lui rester de son passé comme Charles je ne sais quoi, la Roulette Russe. Il se douta que cette manie stupide et dangereuse devait lui venir de la guerre, et de ses camarades Russes sur le Front. Elle lui avait d’ailleurs été rappelée par les autres camarades qu’il avait côtoyé pendant les deux dernières semaines de guerre. Il enchaîna donc les paris stupides avec de pauvres gueux Russes que la vie n’avaient pas gâtés et qui voulait bien jouer à la Roulette Russe contre une nuit dans leur piaule. Les plus intelligents laissaient Charles jouer seul, et s’il ne se prenait pas de balle, il pouvait dormir chez eux. Certains autres moins fins, jouait contre lui, une sorte de duel. Duel qui se finissait donc toujours de la même façon - sinon je ne raconterais plus l’histoire - le pauvre gueux avec une balle dans la tête, et Charles dans leur pieux à se demander si c’était franchement moral toutes ses conneries. Heureusement pour lui, malheureusement pour beaucoup, le régime de Lénine ne satisfaisait pas tout le monde, et la guerre civile faisait toujours rage bien que l’armistice ait été signé, de la même manière que la guerre mondiale faisait toujours rages à leurs portes... Ainsi dès 1918, Lénine déclara le communisme de guerre, et fonda l’armée rouge. Charles ne mit pas longtemps à réfléchir, et sans entendre le rouge, ou quelconque autre sous-entendu qui se cachait derrière ce mot, il s’engagea, gagnant à nouveau gite et couvert. Il ne fit pas attention aux dizaines d’anarchistes, révolutionnaires, blancs qu’il faisait prisonnier et envoyait je ne sais ou. Et au final il ne l’aurait probablement jamais su. Jamais du le savoir. Enfin si seulement il n’était pas tombé cette nuit là, alors qu’il était en vadrouille, sur un gros Russe, tendant vers la vieillesse, à l’allure bourgeoise malgré l’époque qui nécessitait de planquer tout attribut de richesse et d’appartenance à l’ancienne aristocratie. Persuadé d’avoir affaire à un «blanc» il s’avança, tenant en joug son adversaire. Adversaire qui hurla tout une flopée d’insulte en Russe, avant de lui lancer une bouteille de Vodka de très bonne qualité sur le torse. La bouteille se fracassa d’abord sur son arme levé avant d’éclabousser sur lui et de lui faire perdre sa contenance. L’adversaire en profita pour lui sauter à la gorge et pour lui hurler dessus de plus belle.  «Проклятый сын- в - закон дерьма! Я всегда жду их моих внуков... Что вы сделали из моего сына дочери шлюхи? Вы будете лучше заставлять умирать в войне.» Pour des raisons de non tolérance de la vulgarité nous ne traduiront pas ce que l’adversaire vient de dire. Charles resta interdit. Quelqu’un le reconnaissait. Clairement pas de la meilleur des manières c’était évident. Mais quelqu’un le reconnaissait. Il n’était plus qu’un trou vide au milieu d’une page. Il était... Un gendre que son beau-père étranglait au milieu d’une ruelle. Un homme marié qui avait visiblement perdu sa femme quelque part dans l’histoire... Au fond il se fichait bien de sa femme, de son beau-père, de l’armée rouge, de la Russie, de Lénine, des rouges, des blancs... Ils pouvaient être prune ou caca doigt s’ils le souhaitaient, il s’en tamponnait, on l’avait reconnu. Une question bien placée et il était quelqu’un. Un vrai quelqu’un. Bêtement il enlaça son beau-père furieux. C’est bien évidement ce moment que choisirent ses camarades de l’armée rouge pour surgir dans la ruelle. On ne lui laissa pas le temps de parler. Il était prit en flagrant délit de trahison, entrain de pactiser avec l’ennemi. Les deux hommes furent arrêté, et envoyé là ou lui même avait envoyé des dizaines et des dizaines de personne. Un camp de travail. Un camp qu’on surnommerait bientôt le Goulag, lorsque Staline aura pris le pouvoir.


Chapitre III

Ainsi qu'un débauché pauvre qui baise et mange
le sein martyrisé d'une antique catin,
Nous volons au passage un plaisir clandestin
Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.
D’un point de vue technique, le Goulag c’était le pied. Enfin l’avant Goulag... Puisque d’un point de vue purement historique le Goulag ne viendrait que plus tard, mais pour des raisons purement pratique, et pour mieux marquer l’imaginaire commun, j’emploierais ce mot pour parler du camp de concentration soviétique (Концлагерь). Charles avait le gite et le couvert - à croire qu’il n’y avait que ça pour l’intéresser. Il travaillait toute la journée, et n’avait pour ainsi dire, clairement pas le temps de penser. Ce qui l’arrangeait pas mal, étant donné qu’il n’avait rien en tête, et que comme son beau-père avait trouver le moyen de se faire sauter la cervelle lors de son incarcération, il n’avait plus personne pour combler le vide qu’il avait en lui et qui perforait ses entrailles. Les années passèrent. Et Charles commença à s’ennuyer des camps... Parce que le gite et le couvert c’était bien sympa, mais les conditions de vie était trop mauvaise pour sa santé déclinante, et son genoux le faisait souffrir le martyr. De plus, sans accès à l’alcool, il ne parvenait pas à dormir, rendant ses journées de plus en plus dure. Et pour couronner le tout, il ne fallait pas oublier qu’il n’était qu’un pauvre ressortissant français, qui se fichait complètement du gouvernement de Lénine, du communisme, ou du royalisme, et qui à présent, avait qu’une seule envie, rentrer chez lui. Peut importe ou ce trouvait chez lui. Il était clair que ce n’était pas ici.

Pendant l’été 1922, il profita du surpeuplement du Goulag, et du déplacement des détenues les moins dangereux, dont lui, vers une île plus au Nord pour se faire la malle en toute discrétion. Ne venez pas lui demander comment il s’y est prit, la cuite qu’il s’est prise en gagnant à la roulette Russe contre un barman Allemand, causa un énième trou noir dans son cerveau déjà bien vidé. Il continua à traverser l’Europe, risquant de se faire sauter la cervelle pour l’amusement, ou simplement pour gagner, le gite, le couvert, un peu d’argent, ou une bonne rasade. En Décembre 1922, il était au Havre, ivre mort, à fricoter avec un fabriquant de faux papier pour obtenir une carte d’identité avec la seule identité qu’il s’était trouvé, Charles Edgard Duval. Identité qui n’existait clairement pas sur les registres Français... Mais puisqu’il n’avait pas mieux, il lui fallait bien des papiers pour pouvoir bouger en toute liberté, sans risquer de se retrouver je ne sais ou... Ou pire... être renvoyé au Goulag... Avec un peu de jugeote il aurait pu se rendre compte que tous les pays Européen, après le risque de révolution mondiale de 1919, avait une peur bleue du communisme, et ne se risquerait pas à approcher la Russie de près ou de loin... Surtout pas pour leur rendre un prisonnier visiblement français, amnésique, et stupide. Ne trouvant rien pour lui en France, rien si ce n’est des déceptions, et la marque cuisante de son oublie d’identité, il parvint à s’embarquer dans le premier bateau en partance pour le nouveau monde. Un peu plus d’une semaine de croisière, ou Charles se découvrit bien évidement le mal de mer. A moins que ça ne soit l’alcool ingéré qui se rebelle contre son estomac. Quoiqu’il en soit Charles arriva à New York la veille de la Saint Sylvestre 1922, avec une tripotée de jeunes filles de toutes langues et toutes confessions qui avaient claqué leurs dernières économies dans le voyage pour tenter leur vie dans le nouveau monde, et que Charles avait su appâter. Après un passage à Ellis Island, ou les médecins s’attardèrent sur son genoux, il gagna l’île de Manhattan, retrouvant celle qu’il appellerait bien vite «ses filles».  

Chapitre IV

Serré, fourmillant, comme un million d'helminthes
Dans nos cerveaux ribote un peuple de Démons,
Et, quand nous respirons, la Mort dans nos poumons
Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.

Arriver à Manhattan, Charles chercha dans un premier temps à faire les choses biens... A faire un emprunt, et à s’acheter, ou louer un chez lui, à se trouver un métier correct, et à vivre une vie que tout le monde lui envierait. Bien sûr c’était un bon plan. Puisqu’il était personne, il pouvait être tout le monde, et se faire la vie qu’il voulait. Mais il tomba sur un banquier véreux, qui lui vola probablement la maigre somme qu’il avait avancé pour faire un près. N’étant pas un assassin, mais étant tout de même furieux, il retrouva l’homme, et lui lança, l’un de ses fameux duels, une Roulette Russe, art dans lequel il était passé maître, il était d’ailleurs persuadé que s’il était passé en Espagne avec ce jeu, on l’aurait surnommé El Suicidares... Ou un truc du genre... Enfin peut être pas, mais c’est comme ça que le voyait toujours les gens à qui il proposait ce genre de duel. Cela faisait toujours rire ses adversaires, mais Charles haussait toujours les épaules. C’était peut être parce qu’il n’avait rien à perdre qu’il gagnait toujours. Ou alors il trichait... Quoiqu’il en soit, le banquier finit avec une balle dans la tête, et Charles désigné étrangement comme unique légataire testamentaire du bonhomme, dans une lettre de suicide, se trouva ainsi une maison, pas trop dégueulasse qu’il vendrait bientôt au pris fort, et en cash, préférant s’acheter une maison qui ne payait pas de mine et ou il invita «ses filles» à venir crécher... Il leur demanda honnêtement qu’est ce en quoi elles étaient bonnes, et puisqu’elles cherchaient toutes à être danseuse de cabaret, il leur expliqua calmement, en citant Baudelaire ce qui adoucissait les moeurs, que pour être danseuse, il fallait d’abord bien savoir exciter les hommes, et qu’afin de bien les exciter, il fallait d’abord être prostituée, et tester son pouvoir d’attraction, tout en gagnant de l’argent. Quoiqu’il en soit, il parvint à les embobinés puisqu’elles commencèrent toute à travailler pour lui sans trop bronché, développant en lui des relan de culpabilité qu’il gérait en créant malgré lui la première association - c’est à dire en ne faisant aucun bénéfice. Sa maison close était minable, mais ses filles étaient sublimes. Et lui... Il était... Mémorablement pitoyable. Quand il ne restait pas dans son bureau à boire et à écrire, il sortait dans les bars clandestins, faisait la tournée de Broadway, soit-disant pour se renseigner pour ses filles. Mais bientôt, il en oublia de se renseigner et s’arrêta sur un jolie minois qui faisait l’affiche d’un théâtre. Louise Delancastre. Il resta bloqué sur ce visage pur, et ses traits d’ange, et passa la soirée à attendre qu’elle sorte du théâtre et à la suivre dans les rues de New York, tombant brutalement amoureux de chacun de ses faits et gestes. La suite tout le monde la connait, elle a déjà été évoquée plus tôt. Il chercha pas tous les moyens à venir voir son spectacle, essaya tout d’abord une solution aussi stupide qu’inutile avant de se faire engager comme ouvreur dans son théâtre. Il lui avait à peine adressé trois mots, mais il était fou d’elle, de ses danses, de sa voix, de sa beauté, de sa pureté. Dans toute sa dépression il avait trouvé sa Jeanne Duval, son Appollonie Sabatier, sa Marie Daubrun. Bientôt il serait un poète. Poète maudit. Et comblé.




Dernière édition par Charles E. Duval le Lun 2 Sep - 23:46, édité 24 fois
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MessageSujet: Re: Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !   Dim 1 Sep - 16:10

bienvenuuuuuuuue bril
McAvoy est un très bon choix! si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas à demander heart
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MessageSujet: Re: Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !   Dim 1 Sep - 16:16

Pfoulalah. Duval + Apollonie + Charles + Ton titre, Baudelaire envahit ATJ héhéh 

T'as pris James en plus. Mon dieu. Trop de ship en moi je te jure bril Charles, c'est le meilleur héhé

On aura un lien de fou, pas moyen bril 

BONNE CHANCE POUR TA FICHE.

Ah.

Et Bienvenue, au passage chevalier 

Trois fois en une journée que mon pouvoir de licorne fait effet, je vais plus me sentir hm

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MessageSujet: Re: Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !   Dim 1 Sep - 16:19

MCAVOY excited je te mangerais, toi. en plus... yo fuck 

hâte d'en savoir plus sur votre inscription groupée boo et bienvenue!
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MessageSujet: Re: Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !   Dim 1 Sep - 16:33

Ouais, je plussoie tous les gens là-haut nan mais c'est quoi autant de sexytude. excited
Bienvenue à toi j'ai hâte de voir ce que vous nous avez réservé. hinhin heart
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MessageSujet: Re: Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !   Dim 1 Sep - 16:43

AHah vous êtes tous franchement pas mal aussi !! bril Merci beaucoup pour l'accueil !! youhou 


Puis Appollonie !!! tu es une Licorne détestable !! je ne pouvais pas résister, à James, au Jaz, au année 20, à Baudelaire, et à tout !!! Bref Charles va êtres amoureux de ton prénom (a)

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MessageSujet: Re: Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !   Dim 1 Sep - 16:45

MCAVOY. excited my god Son accent écossais = la mort. BIENVENUE officiellement donc ! J'ai hâte de voir ce que vous nous réservez, et j'approuve toutes les références à Baudelaire. bril Bon courage pour ta fiche, et n'hésite pas si tu as des questions. heart

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MessageSujet: Re: Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !   Dim 1 Sep - 17:42

Evpraksiya - Dis moi que ton prénom à un diminutif, sinon c'est duuur ! :GEU: Mais beau !
Je ne peux que plussoyer le potentiel sexy de l'accent de James. De toute façon James. James. shocked 

J'espère que nos histoires conviendront ! léchouille 

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MessageSujet: Re: Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !   Dim 1 Sep - 17:44

Tu peux dire Eve ou Ev'. mdl Mais il est pas dur, une fois qu'on l'a compris. boude

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Occupation : Ancien membre de la mafia. Gérant d'un restaurant où je t'assure que tu ne veux pas aller et du bar clandestin dans son sous sol où tu rêves de pouvoir poser ton derrière fortuné.
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MessageSujet: Re: Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !   Dim 1 Sep - 18:31

MON AMOUR DE MA VIE Fuck 

Je t'aime d'avoir céder, je sais je suis le mal héhé

T'es trop beau et puis j'adore le début de ta fiche, genre ce mec a trop la classe. Charles est parfait bril(J'te refile toujours mes scénarios officieux en fait mdl)

Baudelaire c'est la vie de toutes manière amen 

Bref.

Bon courage pour ta fiche et BIENVENUE graow 


Dernière édition par Aristarkh N. Leonidov le Dim 1 Sep - 18:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !   Dim 1 Sep - 18:32

Bienvenue parmis nous et bon courage pour ta fiche câlin.
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MessageSujet: Re: Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !   Dim 1 Sep - 18:36

TSSS J'TE CONNAIS PAS, J'TAI JAMAIS VU, jamais baisé JAMAIS AIMÉ.
C'est faux, j'ai un alibi, j'étais au cinéma. :GEU: 

Contente que ça te plaise, j'ai encore presque rien écrit cela dit 8D Je vais essayer de pas en faire trop un suicidaire clin d\'oeil 

Ahahah Eve c'est pas mal pour le début. Charles à beau parler couramment le Russe, vos prénom c'est ce qui l'ennuie le plus. (a)

Merci Thelma Tu as vu j'ai ramené avec moi une Louise héhé *SBAFF
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MessageSujet: Re: Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !   Dim 1 Sep - 19:37

potté 

Nan mais il a le spleen, c'est normal arrow
Il a une maison close en plus help 

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MessageSujet: Re: Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !   Dim 1 Sep - 20:03

Kiddiing je t'aiiime. Ai aimé. Ai tout oublié mais quand même.

Le spleen c'est lui mouahah.

Hehe oui... je savais que ca plairait a Arik. (A) ca fera des retrouvailles ^^

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MessageSujet: Re: Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !   Dim 1 Sep - 20:09

Bienvenue bril 
J'ai hâte de lire la suite de ta fiche :)
J'ai bien aimé le détail sur son don pour siffler comme un piaf mdl 
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MessageSujet: Re: Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !   Dim 1 Sep - 21:23

Alyson ** Tamsin est tellement jolie et drôle dans St Trinians **

Héhé oui je sentait que c'était très important comme détail. :GEU: 

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MessageSujet: Re: Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !   Dim 1 Sep - 23:55

BIENVENUE. (je suis à la ramasse, mais je me rattrape greeny )
Je te félicite d'avoir cédé à la tentation de nous rejoindre. (a) Si tu as besoin de quoi que ce soit, me demande pas parce que je suis pas là. greeny Plus sérieusement bon courage pour la suite de ta fiche. heart

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MessageSujet: Re: Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !   Lun 2 Sep - 0:04

GINTA !!! bril 

A la ramasse, à la ramasse, je me suis inscrit qu'aujourd'hui hein youhou 

merci beaucoup en tout cas. Je n'hésiterais pas ! héhé 

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MessageSujet: Re: Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !   Lun 2 Sep - 0:11

Nope pas Ginta, try again (même si je dois admettre qu'elle lui ressemble sur mon avatar haha). Bon ça va je suis rassurée je tiens encore la réputation. héhéh arrow

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MessageSujet: Re: Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !   Lun 2 Sep - 0:15

Je sais même pas pourquoi j'ai dit Ginta (peut être parce que j'ai vu des photos d'elle tout à l'heure xD) je sais très bien que c'est Jessica, sans oublié que c'est marqué dans ton profil... So... regard en coin 
Ca indique vraiment qu'il faut que j'aille me coucher... roll Et que je ferais mieux de relire tout ce que j'ai écris demain. mdr!
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MessageSujet: Re: Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !   Mar 3 Sep - 0:11

Oui je me suis amusée à traduire les bouts en russe. greeny Mon dieu, ce personnage écorché vif qui cite du Baudelaire à tout bout de champ. my god C'est génial de lire vos fiches à la suite et de découvrir les liens entre vos personnages et tout ce qu'ils peuvent avoir en commun. J'ai adoré ta fiche, l'histoire de Charles, la manière dont tu as exploité le contexte historique. bril Je n'ai rien à dire si ce n'est bravo et merci de faire débarquer des personnages pareils sur ATJ. (et les retrouvailles avec son beau-père mdr! ) Je te valide tout de suite !

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MessageSujet: Re: Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !   Mar 3 Sep - 0:13

félicitations !
validation

Tu viens d'être validé(e), félicitations ! Mais il te reste des choses à faire ! En effet, n'oublie pas de remplir tous les champs de ton profil (ou du moins le maximum), ainsi que le gif. Il est impératif que tu recenses ton avatar dans le bottin prévu à cet effet dans ce sujet. De même, il te faudra ouvrir une fiche de liens et rps, pour ce faire, rendez-vous ici. Construire des liens entre ton personnage et ceux d'autres membres constitue une étape primordiale pour t'intégrer au forum. Si les codes ne sont pas ton fort, tu trouveras dans ce même sujet une fiche prête à être utilisée. Tu peux également obtenir un rang, trouver un logement, ou si ce n'est pas déjà fait une profession originale à ton personnage. Il est conseillé de surveiller régulièrement les annonces, de ce côté afin de suivre les intrigues et évènements en cours et de participer pleinement à la vie du forum. Tu fais d'ailleurs partie d'un groupe, pour en savoir plus c'est . N'hésite pas à faire un tour dans le flood ou à venir papoter avec nous sur la chatbox, on est là pour se faire plaisir avant tout ! Et n'oublie pas de rp, bien entendu. Allez, file donc danser le Charleston !



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MessageSujet: Re: Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !   Mar 3 Sep - 0:16

Merci bril J'dois dire que je me suis rarement autant amusé à écrire une fiche, et que je suis réellement fan du contexte historique, et que bref tout est parfait amen 
Mais vous devez vous en doutez, sinon on ne serait pas venu en si grand nombre ! yeah 

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MessageSujet: Re: Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !   

 

Charles + Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !

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