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 Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.

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AND ALL THAT JAZZ
Pseudo + Prénom : strawbale/Sarah
Missives : 442 Points : 98
Avatar : Michael Fassbender Crédit : JAN (avatar)
Âge : 32 ans
Statut : Veuf, c'est ce qui arrive quand on règle son compte à sa chère et tendre. Désormais entre Charles et Apo il va falloir choisir sur quel pieds danser.



Occupation : Ancien membre de la mafia. Gérant d'un restaurant où je t'assure que tu ne veux pas aller et du bar clandestin dans son sous sol où tu rêves de pouvoir poser ton derrière fortuné.
Gramophone : Arctic Monkeys - Do I wanna know
Doubles-comptes : Littlefiger is a woman
MessageSujet: Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.   Mer 28 Aoû - 0:27

Aristarkh "Arik" Nikolaevitch Leonidov
"Si le vin disparaissait de la production humaine, il se ferait dans la santé et dans l'intelligence un vide, une absence plus affreuse que tous les excès dont on le rend coupable."

NOM : Aristarkh "Arik" Nikolaevitch Leonidov. A croire que ma mère avait finalement assez d'humour pour prénommer son fils sans père "fils du meilleur".
DATE DE LIEU DE NAISSANCE : 1 mai 1896, dans une maison close de Petrodvorets, "Versailles Russe" près de St Pétersbourg.
ÂGE : 32 ans
EMPLOI OU OCCUPATIONS : Ancien membre de la mafia plus ou moins retiré, Propriétaire et gérant du B-flat. Officiellement un restaurant, officieusement le septième ciel.
SITUATION FAMILIALE : Sans père. Pas orphelin mais bâtard, il n'a aucune idée de ce que sa mère est devenue depuis qu'il est parti, morte sûrement. Son père quant à lui n'a pas du résister aux révolution russes, il ne valait pas être Romanov en ce temps là.
SITUATION AMOUREUSE : Veuf après un mois de mariage et une balle dans la poitrine.
GROUPE : Music Hall
I. introduction

1. 2. 3. 4.
Bouge. Saute. Secoue toi. Remue tes bras. Étire ta nuque. Cligne des yeux, réhydrate tes muqueuses. Échauffe toi. Respire. Regarde les. Hoche la tête. Inspire. Expire. Retiens ta respiration et avance. Arrête. Plisse pas la paupière. Ouvre tes yeux. Regarde les. Défis les. Ressens les. Ils te regardent. Fixe les. Attends. Écoute. 5. 6. 7. 8. Ferme les yeux. Danse. Tu connais les pas depuis hier. C'est suffisant, largement. Oublie ton genou. Entrechat. Oublie tes ampoules. Nicolas II. Romanov. Saint-Pétersbourg. Sissone. Tout ce que tu n'es pas. Contemple. L’inaccessible. L'amour. Jeté. Regarde, c'est une famille. Pense pas à ta mère. Tu crois qu'elle pense à toi en ce moment ? Tends plus ton bras. Écoute pas tes pieds. Ressens la musique. Arabesque. C'est ça des dames. Piqué. C'est ça des hommes. Salto. Non. Regarde bien. C'est pas eux les vrais hommes, eux c'est juste des nobles. Imprègne toi de ces murs en carton doré. Des tissus aux murs. Des odeurs pâles. Pense au Bordel. Touche le parfum capitonné. Hume les jupons rafistolés. Entends les visages fardés. Vois les souffles rauques. Trouble toi. Chute sans tomber. Vie. Danse. Fouettés. Fouettés. Fouettés. Fouettés.

Tu ne sais rien. Tu ne ressens rien. Tu ne connais que les femmes. Tu ne connais pas encore Charles. Tu ne dégages rien. Salue. Retire toi. Imprime les dans ton esprit. Regarde cette gamine aux cheveux de feu. Oublie les. Disparais.

Ferme les yeux. Inspire. Naîs.

Glissade. Piqué attitude. Pas de bourré en tournant. Relevé en quatrième. Pirouette en dehors posé derrière. Brisé. Pirouette en dedans. Brisé, Pirouette en dedans. Glissade. Tour attitude. Tour attitude. Tour attitude. Pas de valse en tournant. Piqué Arabesque. Pirouette en dehors posé derrière.
1. 2. 3. 4.

II. Aristarkh

Fils illégitime d'un cousin au second degré de Nicolas II et d'une prostituée il a grandit dans les bordels des alentours de St Pétersbourg - Il a développé une fascination pour le corps féminin -Il est curieux - Il est possessif - Engagé à 22 ans dans la grande guerre il en ressort traumatisé, ayant déserté en 1917, au début des révolutions russes, profitant de la pagaille général pour se faire oublier - Il est partit pour les États-Unis dans l'espoir de reprendre sa carrière de danseur - Il est allergique à la Vodka et ne consomme d'ailleurs pas énormément des autres alcools - Il fume beaucoup trop, mais après tout il paraît que c'est bon pour la santé - Il est insomniaque - A chaque fois qu'il tue quelqu'un il en vomit et ne dort pas pendant les 72h qui suivent (ce depuis qu'il a assassiné sa propre femme de sang froid) - Il n'hésite cependant pas à mettre fin à une vie quand cela s'impose - Il a l'apparence d'un gros dur et est très impressionnant - Il a passé 4 ans dans la mafia en tant que membre véritablement très actif, ce qui lui permet d'avoir aujourd'hui des contacts qui lui assurent une totale impunité dans son business - Il reste un mafieux, on échappe pas à ce genre de chose, il rend service au réseau mais est relativement retiré tout de même - Il est drôle, si on apprécie le sarcasme et le cynisme - Il aime les femmes et pourquoi pas les hommes - Il est passionné de danse, de jardinage et de poésie - Mais ça vous ne le saurez jamais - Baudelaire est son maître à penser - Il est impulsif et sanguin - Il a peur du sang - Il est de mauvaise fois et mauvais joueur - Il est protecteur et menteur - Il est ambiguë et charmeur - Il est séduisant et dangereux, fou et cultivé - Il est insensibilisé de l'épaule droite - Il a appris à lire et parler français pendant la guerre - Il a appris l'anglais en débarquant dans le nouveau monde et conserve un accent plutôt séduisant - Il peut se montrer d'une froideur déconcertante - Arik est une personne très sensible, il se laisse atteindre par tout ce qui l'entoure, il fut un temps où il se laissait submerger par les émotions, par cette instabilité des sentiments qui le caractérise, résultat d'un parcours toujours flou et au but en éternel changement. Cependant aujourd'hui, il parvient à se contrôler, à prendre davantage de distance bien que l'indifférence demeure une notion pour lui totalement abstraite - De cette instabilité émotionnelle, de cet affrontement perpétuel entre un trentenaire ambitieux et désabusé et une âme malmené et incomplète, découle une incroyable sensibilité artistique que personne ne lui soupçonnerait - Il ne se fait plus appeler Arik, mais se présente désormais sous son prénom complet qui pour un homme de sa stature trempant dans la mafia en jette plus, même s'il est surtout connu par son nom de famille - Il réalise toujours ses exécutions avec un pistolet à barillet, qui n'est pas entièrement chargé - Pendant la guerre il a développé une addiction qu'il n'admet pas à la roulette russe.
Ladies ans gentlemen, nous avons aujourd'hui le plaisir d'accueillir Aristarkh Leonidov ! Bonjour et bienvenue sur la radio AT&T's. Nous avons préparé quelques questions pour vous. Premièrement, tout le monde aimerait savoir ce que vous pensez des bars clandestins et du jazz, ne vous inquiétez pas, ça ne sortira pas d'ici !
« J'aime le Jazz, c'est une musique que j'ai découvert il y a quelques années, c'est très particulier et les vibrations sont d'une profondeur captivante. On dit qu'il n'y a pas de meilleur endroit pour apprécier le Jazz qu'un bar clandestin justement. [sourit] Enfin c'est ce qui se raconte, je pense que dans son bain ce n'est pas mal non plus. Cependant, cette musique inhabituelle et presque animal n'est elle pas faite pour une "clandestinité" pour une effervescence dangereuse ? Vous devriez passer au B-Flat un de ces jours, mon bar clandestin, vous pourriez voir par vous même, et puis j'y ferais peut être même jouer du Jazz pour vous. »
Oh, je vois... Ainsi, votre avis concernant la Prohibition...
« [rire] Je ne pense pas que ce soit la meilleure décision qui ait été prise, l'interdiction n'a jamais empêché personne de faire quoi que ce soit, elle entraîne juste le passage de légal à illégal d'une activité qui reste inchangé. »
Oh ! Dans ce cas, buvez-vous de l'alcool ?
« Je suis allergique à a Vodka. »
Personne ne vous juge, ne vous inquiétez pas. Et, dites-nous, New York, en un mot, c'est quoi pour vous ?
« Polymorphe. »
Comme je vous comprends ! Pourriez-vous donc nous donner votre point de vue sur l'époque que nous vivons ?
« Pas pire qu'une autre, mieux que la précédente certainement. »
Et bien, je vous remercie pour cette interview plus que constructive, et vous souhaite un excellent moment à New York !
derrière l'écran

PSEUDO ET/OU PRÉNOM : Strawbale/Sarah
ÂGE : 17 ans
DÉCOUVERTE DU FORUM ET AVIS SUR CELUI-CI : Par Apolline et Constance, elles m'en avaient déjà parlé y a un moment et puis j'ai eu une idée de perso et là je savais que c'était mort face Je le trouve super moche et il a l'air nul c'est pour ça que je me suis inscrite heart
PRÉSENCE : As much as possible héhéh
CONNAISSANCE ET AVIS SUR LES 1920's : J'ai pas une connaissance très poussée de cette période mais je pense avoir le minimum syndicale au compteur quand même, et c'est juste tellement la classe, ça plus le Jazz. bril
TA CHANSON FAVORITE : Euh... J'ai jamais su répondre à ce genre de question, maus aujourd'hui j'avais en tête : Oops I did it again, l'original, celle de Max Raabe. héhé
AVATAR : Michael Fassbender
CODE DU RÈGLEMENT : OK par Eve.
PERSONNAGE INVENTÉ, SCÉNARIO : inventé
JE SOUHAITE PARTICIPER AU SYSTÈME DE RP D’INTÉGRATION : non
UN DERNIER MOT : Mutipass.




Dernière édition par Aristarkh N. Leonidov le Dim 1 Sep - 1:07, édité 18 fois
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Occupation : Ancien membre de la mafia. Gérant d'un restaurant où je t'assure que tu ne veux pas aller et du bar clandestin dans son sous sol où tu rêves de pouvoir poser ton derrière fortuné.
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MessageSujet: Re: Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.   Mer 28 Aoû - 0:27

histoire
« Le goût frénétique de l'homme pour toutes les substances saines ou dangereuses, qui exaltent sa personnalité, témoigne de sa grandeur. Il aspire toujours à réchauffer ses espérances et à s'élever vers l'infini.  »


histoire


Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage,
Traversé çà et là par de brillants soleils;
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu'il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.

Bâtard. C'est comme ça qu'ils m'ont toujours appelé. Bâtard. Particule indélébile qui suivait toujours le "Arik" de rigueur. Bâtard. Au sens littéral, à la base de l'étymologie. Garçon sans père, avec un patronyme incertain pouvant faire référence à la moitié des hommes de Russie, affublé d'un nom de famille n'appartenant à personne, pas à son géniteur en tout cas, celui d'un grand-père, d'un voisin, d'une collègue, du mac. Désormais le sien. Dans la vie ce n'est pas le mérite qui prime, chacun le sait. Enfant non reconnu, garçon non désiré, héritier anonyme je grandis dans les bordels de la grande Russie. Entouré de jambes, de jupes, et de bâtards, au sens dérivé du mot. J'obtenais un câlin d'une telle entre deux clients, un sourire d'une autre, un baiser de ma mère quand elle n'était pas affairée à sa besogne. Créature frêle et chouchouté je me faisais ma place entre les cris et les rires, collant mon front à la fenêtre, fuyant le grand vilain monsieur à qui tout le monde obéissait ici, volant du pain, explorant le bâtiment. J'attendais, je passais mon temps à attendre. Je devais sortir d'ici, il fallait que j'échappe à cette fragrance persistante de parfum et de luxure, à l'enivrante effervescence d'un amour bon marché, distribué de bon cœur à qui peut allonger la monnaie. Je ne supportais pas ce regard désolé que celle qui m'avait enfanté portait sur moi. Moi le pauvre gosse, l'accident royal, le Leonidov. Je ne supportais pas ces regards moqueur alors que dans leurs gorges suaves résonnait ce sobriquet qui franchissait leurs lèvres fatiguées et usées, immanquablement, à chaque fois qu'elles me parlaient.

Il fallait trouver un moyen, sortir s'aérer les poumon et les capillaires, revigorer les sens et la chair. Je suis sorti. De plus en plus souvent, de plus en plus longtemps. Marchant, âmes errantes à travers les hivers paralysant et les étés brumeux, courant, électron libre à la recherche d'une borne positive à laquelle m'ancrer, fuyant ma source, mon générateur nuisible. J'ai commencé à faire de la danse, j'ai lu de la poésie, seule forme d'écrit que j'ai jamais toléré, seul sport que j'ai jamais ressentit. Je suis devenu bon, très bon. J'avais enfin une occasion de briller, une raison d'arrêter de courir, un endroit où guider mes pas. Ils ne m'appelaient plus bâtard, je n'étais plus qu'Arik, j'étais un danseur, j'étais parmi les autres. Je faisais partie de quelque chose, d'un nouvel ensemble. Je m'extirpais peu à peu de la bâtisse moite où résonnaient les souffles courts de corps en plein combat. La danse était mon exutoire, une substitution pour la famille que je n'avais jamais eu. Bien sûr ma mère était physiquement là pour moi, une ou deux fois par jours mais elle ne m'apportait rien, elle ne m'avait pas plus désiré que celui qui l'avait engrossé et je ne représentais pas assez d'intérêt pour que son amour pour moi dépasse celui qui survient automatiquement lorsque la larve que vous avez porté dans votre propre organisme voit la lumière. Elle m'aimait, mais ça s'arrêtait là.

Elle me laissait danser, elle ne s'en souciait pas, elle pensait que ce serait une simple lubie passagère, une obsession éphémère. Elle faisait ce qu'il fallait pour se maintenir en vie, je n'avais qu'à faire de même, du haut de mes dix ans j'étais un homme, je pouvais bien me débrouiller un peu, elle n'avait pas que ça à faire que de m'avoir dans les pattes, la maison ne faisait pas encore des prestations aussi juvéniles. Alors j'ai dansé, pendant les dix années qui ont suivit, j'ai lu de la poésie russe et j'ai dansé. A n'en plus sentir mes pieds, à mêler mon sang aux planches de bois, à ne plus être capable de trouver une seule parcelle de mon corps qui ne soit pas douloureuse, à en tomber,  le souffle court, les joues rougies, le front brûlant et l'esprit engourdi. J'ai dansé. J'ai atteint la souplesse, la force, la puissance et la grâce. J'aurais pu continuer pour toujours. Je voguais de compagnies en compagnies, de spectacle en spectacles, là où on avait besoin de moi j'auditionnais et je dansais. Je vivais au jour le jour, je travaillais un peu partout, cireur de chaussure, portier, commis, valet, jardinier. J'étais danseur. Ça aurait du suffire.

Et puis j'ai eu 22 ans, et puis il y a eu l'année 1914. Ma mère ne m'avait jamais parlé de mon père et puis quand elle a appris que je m'engageais, que je partais, que je m'échappais enfin elle a eu un regain de culpabilité ou d'un sentiment quelconque. Le paternel s'extirpait des oubliettes. Leonidov en lieu et place de Romanov. Premier né au sang teinté de bleu, résultat de 9 mois de maturation dans un bordel des alentours de Saint-Pétersbourg après la visite d'un illustre homme. Ma mère était une femme magnifique, elle ne méritait pas moins qu'un cousin, de quelque degré qu'il fut, du Tsar - à l'époque encore simple héritier. Je suis un bâtard au sang noble, la belle affaire. Je réalise alors que j'ai peut être vu mon géniteur, un an plus tôt. J'ai été engagé au pieds levé par une compagnie de danse pour remplacer un malade, j'ai dansé au palais, à Saint-Pétersbourg, devant la cour, devant mon cousin éloigné, Nicolas II, devant ma famille. Je revois leurs visages. Je hais mon père, plus encore, pour ce qu'il n'a jamais fait pour moi, pour cet amour qu'ils dégageaient tous, pour cette unité, cette magnificence, pour ce qu'il est et ce que je ne serai jamais.


Voilà que j'ai touché l'automne des idées,
Et qu'il faut employer la pelle et les râteaux
Pour rassembler à neuf les terres inondées,
Où l'eau creuse des trous grands comme des tombeaux.

Engagez vous qu'ils disaient. 22 ans, danseur et sans emploi fixe, fils illégitime, enfant de maison close, plus habitué à la paternité d'un mac et à la présence de femmes de joies qu'à celle d'un père ou de jeunes filles de bonnes familles, dépucelé par une collègue de sa mère et amoureux de la poésie. Bien entendu je me suis engagé. Il y a plusieurs raisons qui peuvent pousser quelqu'un à ce choix, le patriotisme, la stupidité, l'obligation. Techniquement on était tous obligé, il faut se battre pour mère Russie. Elle nous a nourrit de ses terres, de ses jambes de slaves à la portée de tous, de ces chèvres immaculées, de sa Vodka aux vertus apaisantes et désinfectantes, nous lui devions bien ça. Elle méritait qu'on s'écroule sur son sol, elle méritait qu'on verse notre sang, qu'on lui sacrifie notre souffle teinté d'éthanol et nos corps poisseux de transpiration et neige mêlées, ultime sacrifice à une nation qui en valait la peine. Moi je voulais juste montrer ce que je valais, lever un étendard tâché de pourpre, tuer des ennemis, prouver que j'étais un homme. La guerre est le meilleur moyen que les jeunes gens aient jamais trouvé de faire leur preuve. Prouver qu'on en a, prouver que la jeunesse peut défendre le pays, prouver qu'on mérite d'avoir une femme, de fonder une famille. C'est quoi une famille d'abord ?

J'avais jamais manié une arme de ma vie, j'avais jamais fait preuve de violence, j'étais pas du genre à me battre, les rares fois où ça m'était arrivé c'était pour me défendre et c'était pas dans le cocon sulfureux dans lequel je dormais que j'allais me faire attaquer, ou seulement à coup de jupons. Je me retrouvais avec tous ces autres jeunes gens innocents, assoiffés de sang ou empestant leur propre urine, résultat inévitable d'une peur panique combiné à un mauvais contrôle de leur vessie. La peur. Elle était palpable, un son, une odeur, un frisson qui vous parcourait l'échine et vous paralysait l'esprit. J'avais peur. Affublé de mon uniforme terne, et de mon casque trop grand déviant invariablement d'un côté où de l'autre de mon crâne, navire au rythme chaloupé, seul protection contre un séjour à ciel ouvert qui serait fatal. Je sentais la peur se glisser sous ma veste mal taillée et caresser dans un souffle insidieux mes chevilles découvertes par un pantalon trop court et des chaussettes de seconde main. C'est ça la guerre. La peur. La peur et la mort. Une alternance déroutante entre silences assourdissants et cris étouffés. Les bombardements, les hurlements, les corps entassés en colline rougeoyantes, collants et méconnaissables, sacrifiés oubliés, martyrs d'une cause à laquelle même Dieu ne semble pas vouloir prendre part. "Arik" Je me retourne. J'ouvre les yeux, je me redresse, carcasse sinon sans vie du moins sans âme. "Tu viens, Platon te défis." Je souris. Un sourire vide, le sourire du vainqueur, je sais que je vais gagner. J'enjambe le cadavre de mon ancien compagnon de piaule, mort cette nuit, une attaque vers quatre heure, enfin je crois en réalité je n'ai aucune notion du temps, je ne sais pas quand nous sommes, je ne sais pas depuis combien de temps je suis suis ici, la fumée permanente rend même difficile de discerner le jour de la nuit. Il a eu de la chance, on devrait tous mourir ainsi. J'avance dans la terre, m'embourbant davantage dans une crasse que l'on de remarque même plus, seconde peau qui n'est pas encore prête de subir sa mue. Je pénètre dans la salle, si on peut qualifier cela de tel, disons, l'amas de poutres et de pierres qui s'y apparente. Ils sont une dizaine. "Platon". Je le salue par un hochement de tête, politesse qu'il me rend. Je le laisse commencer. Il n'y a qu'une balle dans le barillet, le jeu peut durer un petit moment. Jamais trop longtemps cependant. Je sens l'adrénaline monter en moi, la libération, la plénitude, l'exaltation. Il me tend l'arme, je fais à mon tour tourner le barillet et plaque le canon contre ma tempe, on ne fait pas les choses à moitié ici, si ce n'est pas ce canon qui nous enflamme le cerveau ce sera celui des Allemands demain. J'enclenche la détente. Arrêt cardiaque d'une seconde, décharge de félicité. Opium psychologique. Il a moins de chance sur la tentative suivante, et je quitte la pièce plongée dans le silence pour fumer une clope.

La guerre c'est ça aussi, la roulette russe. L'impression que c'est nous qui avons le contrôle sur la mort, l'illusion que nous sommes encore vivant, l'abjuration de la peur l'espace d'un instant. Je ne sais pas si je suis fou, je ne suis plus moi, je sursaute pour un rien et vois la mort partout, mais en vérité je crois que c'est parce que c'est le cas, parce qu'elle m'entoure, m'encercle et me met à terre. La guerre c'est ça et c'est Charles. Charles Delancastre et Baudelaire. Qu'est ce qu'un français faisait sur le front soviétique je ne l'ai jamais su, je m'en fichais, mais ce Charles était différend, il était fort et beau. Il m'a appris le français lui qui maîtrisait parfaitement la langue russe. Il m'a appris Baudelaire. Il a changé mon existence, rallumé mon âme, incendié mes tripes et bouleversé mon cœur. Je ne sais de quel Charles c'était le fait. L'union de la présence et des écrits. Probablement. Sûrement. Ils m'ont portés. J'ai aimé Charles. Charles est mort. Il m'a laissé. Seul. Mon frère. Mon amour. Il m'a laissé. Vide et éteint. J'ai attendu, trois jours sans dormir, j'ai espéré. Il n'est jamais revenu. Il était mort. Abandonné. J'étouffais. Seul. Dans la crasse. Aveuglé. Cerné par la mort. Je ne voyais plus rien. Le monde était en noir et blanc, taché ça et là de boue et de sang.

Et j'ai survécu, j'ai survécu jusqu'en 1917, jusqu'à la débandade, jusqu'aux débuts des troubles et j'en ai profité. Je suis parti. J'ai déserté. Mais est ce vraiment déserter après trois ans ? Alors que le peuple ne veut plus de la guerre et ne désire que la tête de son tsar, mon cousin d'une certaine façon il me semble ? J'ai simplement anticipé le mouvement.


Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve
Trouveront dans ce sol lavé comme une grève
Le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?

Déserteur. Voilà ce que j'étais désormais. Quoiqu'il en soit la Russie était désormais retirée de la guerre. Mon cousin avait perdu la tête. Je crois que personne n'en avait rien à faire de ce que j'étais devenu. Charles était mort. Ma mère nous enterrerait tous. Désormais tout irait bien. J'avais un plan. Je sortirais d'ici. J'avais quitté mon cocon familial. Je n'étais pas pour autant retourné à la maison. C'est pas comme si ma mère attendait mon retour de toute manière. Elle ne voulait rien de moi, je n'étais pas sensé revenir, je ne reviendrais pas. Je réalisais que les corps de mon enfance allaient me manquer. Un peu. J'étais déterminé à quitter non seulement ce qui avait été ma vie mais aussi la terre où j'étais né. Je contemplais le corps sans vie qui gisait désormais en face de moi. Son visage désormais figé collé contre le bois vieillit de la table, un mince filet de sang glissant le long de sa tempe. Désolé mec, c'était toi ou moi. Je me levai avec lenteur, sans précipitation. Souriant, et satisfait. La mort n'est jamais une bonne chose, elle est putride et vicieuse, définitive et anarchiste. La mort est nihiliste. Je fermais les yeux brièvement. Chassant de mon esprit des souvenirs parasites d'une période qui ne s'enterrait pas aussi facilement qu'une tranchée. Passant de l'autre côté de la table, je me penchai par dessus mon adversaire vaincu, une victime parmi d'autre d'un jeu qui pouvait vous coûter la vie, et récupérai un billet pour un voyage en bateau. Plus petit que le Titanic, plus sûr. Plus que son séjour sur terre c'était un avenir que cet homme m'avait offert. Morceau de paperasse salvateur, futur imprimé sur papier glacé. Je récupérais l'arme au canon encore chaud. Encore trois balles. Ça peut toujours servir, je crois. Je mis les deux objets dans ma poche. Oh mon dieu. Mon cœur venait de rater un battement. Mon corps entier s'était mue en un spasme de surprise et de peur panique. Ce n'est rien, juste un verre qui tombe. Respire. Tout va bien. J'allais bien. J'irais bien. L’Amérique m'attendait.

"American Dream", qu'ils appellent ça. C'était merveilleux. J'avais quitté ma piaule minable, oublié les soirées dans la cale, les bagarres d'ivrognes, les poux et les parasites. Je ne savais plus rien. Mon monde était effondré, bouleversé, renversé parce que mes yeux voyaient. Ellis Island. New York. Le nouveau monde. J'apercevais ma vie. J'étais prêt, prêt à naître, à nouveau, pour de bon. Sans comprendre par où j'étais passé, combien de temps s'était écoulé je me retrouvais dans la rue. Mes semelles entrant en contact avec le sol américain. Je levai la tête, pour la première fois dans ma courte existence j'observais le monde. Un sac à dos me servant d'unique bagage j'avançais, marchant à pas mesurés, assurés par une délicieuse ignorance des lieux. Je baissai les yeux sur mes membres supérieurs, jetant un nouveau coup d’œil au coupon que je tenais entre mes doigts. Broadway. Un jeune homme souriant m'avait donné ce tract, un feuille blanchâtre, une écriture ronde et confiante. Une adresse. Broadway. Je n'avais aucune idée de ce que c'était mais je le saurais. Un premier papier m'avait mené ici, je suivrais le deuxième. Aventurier en terre inconnu je suivais la piste, me laissais guider dans cette chasse au trésor grandeur nature.

Broadway. C'était plus qu'une adresse. C'était mon destin. La danse. Une scène. La vie en communauté. En soit j'avais l'habitude, mais maintenant il s'agissait d'hommes. C'était différent. J'avais parfois un peu du mal à gérer la pression. Tous ces gens je les connaissais pas mais je faisais avec. Parce que ça en valait le coup. Tel un souffle nouveau le music hall m'avait ramené d'entre les morts. En partie, il avait terminé la tâche commencée par Baudelaire. J'arrivais à noyer les visages, à immobiliser les flashs. Je découvrais une nouvelle forme d'art. Mes aptitudes se mettaient au service d'un dessein nouveau. J'étais danseur dans des comédies musicales, régulièrement. J'étais renommé, un peu. Je me faufilais, subtile reptile, je me frayais une place dans le milieu. J'avais du travail, je voyais du monde. Je régalais mes oreilles de jazz, je découvrais le monde, les afro-américains et leur voix grave et leur regard pénétrant. Je vivais dans un établissement qui ne comportait presque que des appartements  de danseurs ou chanteurs. J'étendais mon art. Je goûtais le goût sucré de l'oubli et du renouveau. Je ne faisais plus que ce pour quoi j'étais fait. Ça et quelques jeux, pour arrondir les fins de moi. Néanmoins ces activités n'étaient pas au goût des gens pour lesquels j'ai pu travailler. Ça a duré presque un ans. Et puis j'ai joué une fois de trop, gagné une fois de trop. C'est sa responsabilité, pas la mienne, j'aurais pu être à sa place, je sais ce que je risque, c'est pour ça que je le fais. Les jeux de hasard qui peuvent vous coûter la vie ne sont pas véritablement bien vu par là bas. Comme elle m'avait accueillit, libéré dans le monde, Broadway me fermait ses portes. A jamais.

L'illusion s'étiolait. J'avais franchi les murs et les rues désormais familières. Le temple s'effondrait. La musique s'était arrêtée, j'errais dans une ville nouvelle. Le mirage se dissipait. Je découvrais New-York, la véritable. Je découvrais les rues grouillante de monde. Je découvrais le ciel gris et les bâtiments aux normes discutables. Je découvrais la pauvreté, l'envers du décor. Les paillettes qui jusqu'à présent obscurcissaient ma vue s'étaient envolées dans un souffle, me laissant contempler le beau peuple de cette ville. La populace aux rêves brisés. New York n'est pas mieux qu'ailleurs. Elle est sûrement pire. Je retrouve la crasse, je retrouve les bordels, je retrouve la course au temps, je retrouve les cris et les pleurs. Je retrouve ma vie. Sans la candeur. Sans l'innocence de l'enfance. Sans le parfum qui vous réchauffe le cœur. New York me dégoûte et les gens me font peur. Je reprends des vieilles habitudes jusqu'ici mises en veilleuses. Je bosse où je peux, je dors où l'on veut bien de moi. Je n'ai pas véritablement d'affaires, je n'ai pas d'argent. Je ne possède qu'un sac, du matériel de danse et un revolver. L'histoire se répète. Inlassablement, sans nous demander notre avis. Les gens décèdent les guerres reviennent, immanquablement. La paix était là, elle s’affaiblirait peu à peu alors que la misère nous survivrait à tous. Les hommes semblaient avoir cessé de se faire sauter la cervelle. Mais pour combien de temps ? Dans dix, vingt, trente ans une nouvelle guerre mondiale, comme ils appelaient, ça éclateraient. L'humanité survivrait. Sûrement. Les hommes mourraient. Assurément. Je posai ma tasse sur la table alors que je finissais l'infusion sensé me calmer, me détendre. C'est ce que le vieux fou chez qui je logeai depuis deux jours avaient dit. Je ne savais pas d'où il venait mais avant lui je n'avais encore jamais vu d'homme avec une peau aussi semblable au caramel, des rides aussi profondes, un regard aussi sage et des dents aussi contrastées entre un blanc éclatant et un or éblouissant. Il me sourit. Il pouvait avoir cinquante ans comme cent dix. Il ne me faisait pas peur lui. Il ne dormait pas non plus la nuit. Je l'aimais bien. Il n'était rien que je connaisse, rien que j'ai déjà vu. Je ne connaissais même pas son nom. C'était inutile. Charles l'aurait bien aimé j'en suis sûr.

New York ne m'avait cependant pas encore tout montré, cet endroit semblait être une palette aux nuances de couleurs inépuisables et infinies. J'avais vu le véritable visage de ce qu'on nous vendait comme le rêve américain, j'avais arpenté toutes les avenues, la nuit, le jour, aiguisant ma paranoïa naissante, obligeant ma tension à ralentir la cadence. Mais si tu veux survivre à New York il faut s'immiscer à l'intérieur, par le bon angle. Il faut intégrer la pourriture, se mêler à elle afin de contrôler soit même l'emprise qu'elle pourra avoir pour toi. Mon deuxième Broadway m'ouvrait les bras, la mafia New Yorkaise. Je n'avais jamais eu la chance de me frotter à celle qui rôdait dans les ruelles soviétiques mais je mis les pieds en plein dans celle du nouveau continent. Je n'avais plus rien à perdre. Je me faisais ma place. Je cessais de me faire appeler Arik, employant désormais mon prénom complet. J'étais russe, j'avais un revolver sur moi, j'avais un nom imprononçable, des démons pleins les yeux, et uns musculature fortement développée. Je suppose que je collais au profil. J'avais gravit les échelons, uns à uns, faisant ce qu'on me disait. Je n'en étais pas toujours fier mais je me disais que ça devait en valoir le coup et surtout je savais qu'il était trop tard. On ne ressort pas de la mafia à moins d'être mort. J'arrivais à la fin de mon initiation, j'avais commis quelques larcins, menacé une douzaine de personne, brûlées trois maisons et puis il y a eu Olivia.

- O douleur! ô douleur! Le Temps mange la vie,
Et l'obscur Ennemi qui nous ronge le cœur
Du sang que nous perdons croît et se fortifie !

Olivia. J'étais dans le milieu plus ou moins recommandable qui semblait être ma nouvelle vocation depuis environ six mois. Je m'y habituais bien. Je n'avais pas de grands scrupules à faire ce que je faisais.  Ce n'est pas que ça ne m’atteignais pas. Je le ressentais. Je ressentais tout. Plus fort, plus longtemps, plus tôt. Ce que je voyais dans les yeux des gens se répercutait dans mon corps. La peur. La douleur. Je captais tout, j'étais une éponge. Un fragile édifice qui tentait tant bien que mal de consolider les remparts qui le séparait de la cruauté du monde extérieur. Je combattais le mal par le mal. Je souffrais. Je m’endurcissais. Olivia était belle. Non. Olivia était sublime. Je ne connaissais pas Olivia. Je n'en avais pas besoin. Elle serait ma femme, on n'a pas besoin de connaître ce genre de personne à ce que je sache. Je n'avais pas choisi Olivia. On me l'avait présentée un jour. Un soir, je rentrais d'une journée assez intéressante, j'avais fait couler un petit commerce et j'avais été plutôt efficace, évitant une  trop forte violence. J'allumai ma clope. Intoxiquant mes poumons, désinfectant mon esprit. "Leonidov". Je me retournai. "Bob". Je balançai ma cigarette d'un geste désinvolte, soufflant les dernières trace de la fumée salvatrice, répandant les cendres sur  le sol froid. Je détaillai le jeune femme qui l'accompagnait alors que Bob me la présentait. Je n'écoutais pas vraiment. Olivia. Une italienne, la fille d'un homme puissant, d'un nouvel arrivant, une pointure du secteur. Alliance d'influence. Union des branche d'une profession. Je hochai la tête. Ainsi soit-il.

J'avais les mains moites. Je fermai les yeux, pas trop longtemps, suffisamment cependant, que je puisse me calmer, que je puisse stopper le flot qui se déversait en moi. Je serrai nerveusement le revolver entre mes doigts, mon revolver. Nous étions mariés depuis un mois. Nous nous connaissions depuis un mois et deux jours. Je ne l'aimais pas, pas encore, pas vraiment. Je tenais à elle. Un peu. Je crois. Non. Il ne fallait pas. Il fallait la haïr. Ce serait plus facile. Vraiment ? Comme ils nous avaient unis ils nous séparaient. Promesse de condoléances sur l'autel. Le paternel italien n'était plus dans les bons papiers du grand manitou. Dommage pour lui, triste pour sa fille. Je n'ose pas la regarder dans les yeux. Pourtant il le faut. Elle le sait. Elle me fixe. Elle me défit du regard, de ce regard fier. Je sais qu'elle ne dira rien, elle ne me demandera rien, elle ne me suppliera pas et ça ne facilite pas les choses. Elle n'est plus utile. Elle fait partie des dommages collatéraux et puis il faut que le petit russe prouve son engagement. Il faut qu'il se salisse un peu les mains s'il veut vraiment être un frère parmi les siens. Je n'ai pas le choix. Je ne pense plus. C'est une danse, une nouvelle chorégraphie, rien de plus. Je respire. Je relève mes pupilles vers elle, fondant dans les sienne. Je n'hésite plus. Je sais que je le ferrais. Je le lis dans ses prunelles. Ce n'est même pas de la haine. C'est doux, affreusement doux. Une larme roule sur sa joue. Je lève le bras. Je vise. Je n'ai pas le droit à l'erreur, il faut s'appliquer, ne pas manquer, je veux qu'elle meure sur le coup, qu'elle ne souffre pas. Pas de roulette russe ce soir. Le revolver est plein, pour la première fois, c'est étrange, ça en modifie le poids, ça me déstabilise, je sais qu'il n'y a pas de jeu. Ce n'est pas un jeu. Elle passe de l'autre côté dans tous les cas. Je ne détourne pas le regard. Je positionne mon doigt sur la gâchette. "Je t'aime Aris..." Corps sans vie étendue sur le sol, elle semble continuer de me contempler. Une balle unique parfaitement placée dans la poitrine et plus aucun souffle ne franchira ses lèvres. C'est trop, trop pour moi. Je ne peux pas garder tout ça. Malaise post mortem. J'agrippe le lavabo le plus proche, l'homme qui me fait face dans la glace est perdu, il est blanc comme la craie et ses yeux brillent d'une flamme éteinte. Mes entrailles m'échappent, par spasmes libérateur, je me vide de la pourriture de ce monde. Je vomis sans dignité ni retenu ce mal que le monde a placé en moi. Je ne dors pas les soixante-douze heures qui suivent. J'ai perdu Charles. J'ai assassiné Olivia. Ce délai sans sommeil n'y changera rien. Je suis veuf. Je suis un membre à part entière de la mafia.

On prend le moule. On devient ce que l'on voit, ce que l'on sent. J'ai passé quatre années à plein temps dans la mafia. J'ai continué à escalader la pyramide de la réussite dans cet étrange pays. J'ai payé de la vie de cette femme, cette inconnue qui partageait mon lit, ma protection. Un salut éternel. Je suis un membre influent, un parrain du business. Je continue de tuer. Il le faut. Je continue de rendre. Il le faut. Je ne dors toujours pas. Je n'y suis jamais vraiment parvenu. Arik a définitivement disparu, je l'ai tué et enterré. Il ne reste plus que Leonidov. Le fils de personne. J'ai enfouie le garçon rêveur des maisons de joies de la grande Russie. Je lis Baudelaire, comme une bible, une rédemption pour mon âme éprouvée. Et un jour on devient le moule. Un jour on fait partie de ceux dont tout le monde connaît le nom. On devient intouchable, inatteignable. Je n'ai plus rien à voir avec le garçon écorché qui est arrivé sur le sol américain il  y quelques années. Je suis de ceux qui se font cirer les pompes désormais, par des gamins qui ressemblent bien trop à ce que j'étais. La danse n'était qu'une illusion, la danse ne pouvait plus rien pour moi, elle avait échoué à tenter de sauver le millions de pièces qui constituaient mon cortex cérébral. New York n'était pas une terre paradisiaque, c'était une arène romaine, un lieu de lutte sans merci. Darwin avait pris des exemples animaux mais il aurait très bien pu se baser sur cet endroit. Tu t'adaptes ou tu disparais. J'avais choisit de m'adapter. Je l'avais tellement bien fait qu'ils ne voyaient plus la différence. J'étais parmi eux, je me fondais. J'étais devenu une figure importante. J'étais la mafia.

J'avais été un homme très actif pendant quatre ans, passant d'homme de main à chef de branche de plus en plus étendu. C'était mon quotidien, mon gagne pain. Je n'ai plus de problème. J'ai des vêtements coûteux, un maison immense, tout. J'ai tout ce que je veux. La mafia crée de l'argent, du business. Je ne veux pas finir là dedans cependant. J'arrive sur la trentaine, ce n'est plus pour moi, c'est un travail de petit jeunot qui ne peut rien faire d'autre de sa vie. Je suis un extraterrestre dans le milieu. Débarqué de nul part, passé inconnu, efficacité et dévotion reconnue. Je me retire. Je ne quitte pas la mafia. On ne quitte pas la mafia. C'est à la vie à la mort. Je le sais. J'en suis, pour toujours. J'achète un restaurant, minable délabré, on m'a dit que ça en été un, je l'ai cru parce qu'il y avait des reliquats de tables dans certains coin. Je vais monter mon business. Ce qui m'intéresse ce n'est pas la devanture pathétique de l'établissement à l’abandon, c'est le sous sol, immense, parfait. Je vois déjà ce qui y sera. La prohibition n'est rien d'autre qu'un moyen de faire encore plus d'argent. Les bars clandestins vont de paire avec la mafia, quand je vous disais que je ne me mets pas réellement au vert. L'interdiction de l'alcool ne me déstabilise pas plus que ça, j'ai quitté la Russie quand ce genre de régime y était de mise. Je fais jouer mes contacts, je retape rapidement la pièce principale, je déblais, je nettoie, j'aménage, je rends crédible, je fais un restaurant, mais un restaurant qui reste ce qu'il y a de moins tentant. Ce n'est pas là que vont mes investissements, ils vont à ce qui se trouve derrière l'immense rideau de velours rouge qui ferme l'établissement. Un bar clandestin. Sublime. Quelques tables, un bar imposant, un cadre chaleureux et fleurant bon l'éthanol et la chair. Lieu de tous les vices aménagé dans ce sens, temple de la perversion et de l'excès. J'engage du personnel. En quelques mois l'affaire et réglé et le B-Flat ouvre. Réservé à une clientèle tirée sur le volet, à des initiés, un cercle qui s'élargit, un cercle sécurisé. J'ai un carnet d'adresse diablement long, la ville est délicatement nichée dans ma poche. Je les contemple, artisans de ma réussite, preuve de mon succès, clients de mon enrichissement. Je souris alors qu'ils sirotent toutes ces boissons qui vous brûlent la gorge, se noyant dans un nuage épais de fumée odorante et de femmes bien trop peu habillées. Ils s'affairent savourent leur argent pendant que le bâtard russe se moque d'eux, plus puissant que la plupart, influent dans son costume trois pièces.

J'avais déjà tenu deux années. J'étais fier. Triomphant. Ce n'était pas la guerre qu'il me fallait. Ce n'était pas Broadway. Ce n'était pas la mafia. C'était ça. Mais c'était les magouilles avec les parrains de l'ordre qui me l'avaient permis. Ma clientèle s'était étendue. Chaque soir le bar était plein et l'alcool coulait à flot pour les notables de la ville, hommes politiques, représentants de l'ordre ou de la loi, vieux amis, artistes. Bien entendu je rendais toujours des services au réseau et je ne disais pas non à un ou deux meurtres de temps à autre, à des menaces ou une liquidation judiciaire. Je continuais de détruire des gens mais je ne faisais plus que cela. Assis à mon bureau je me délectais de ce morceau d'empire. Dangereux et attirant. "Leonidov". Je fermais les yeux. Apollonie Dufresne. Cette fille était un cas. Je devais lui reconnaître une détermination certaine puisqu'elle avait harcelé ma secrétaire pendant trois mois avant de finalement débarquer ici, dans ce même bureau, à la place précise qu'elle occupait en cette seconde. Je l'avais laissée parler, elle parlait toujours beaucoup. Elle m'avait expliqué que je devais la prendre, que Cook, son patron décédé que je connaissais, me l'aurait conseillé. Elle était amusante, elle avait l'air un peu moins sotte que les autres. Je savais que ce n'était pas une qualité pour une représentante du sexe faible, surtout aussi jolie qu'elle mais je m'en fichais. Je l'avais prise. Une cigarette girl de plus, mais différente. Je l'avais tout de suite vu, j'attendais plus d'elle, elle devait me divertir, elle m'attirait. J'avais une fascination pour toutes les belles femmes mais son innocence et la perfection de son visage m'intriguaient. Je relevais la tête vers elle et masquait mon agacement d'être dérangé. Surtout par elle. "Apollonie, encore." Je l'invitais à s'approcher un peu, maintenant qu'elle était là autant qu'elle m'explique la raison de sa visite et surtout qu'elle se rende utile. "Approchez vous mon petit et ayez l'amabilité d'allumer mon cigare". Lui dis-je en sortant le dit objet plein de tabac et le portant à mes lèvres. Je humais la fumée alors qu'elle prenait la parole. Je faillit m'étouffer alors qu'elle m'attaquait sans détour sur la qualité de ma bière. Quelle impertinente. Je l'écoutais. J'aimais bien la laisser parler. Je tirais sur mon cigare d'un air absent, je ne la regardais pas, je la laissais s'énerver dans le vide. "Tu as un échantillon ?". demandai-je, lui coupant net la parole dans son long discours sur la qualité du brassage. J'y connaissais rien là dedans moi, elle allait pas commencer à me prendre la tête. "Bien entendu". Je n'en attendais pas moins d'elle. La pauvre fille était totalement mono obsessionnelle. Je goûtai le breuvage ambré. Merde. Pour de la bière c'était plutôt assez bon, assez fort aussi. Je savais que ça marcherais, elle connaissait son job, je connaissais le mien. Je la laissais poiroter pendant quelques instants. Lentement je me levai de mon bureau. Elle allait faire de la bière pour moi, elle m'ouvrait une nouvelle porte, j'avais tout, il ne me manquait plus que ça, une qualité supérieure, j'étais le roi, je deviendrais empereur. J'écrasai mon cigare puis passant à côté d'elle je lui lâchai au creux de l'oreille. "Dufresne, promotion", avant de sortir, la laissant seul, un sourire en coin sur le visage. Elle me serait peut être utile en fin de compte. Il me suffirait de lui faire comprendre clairement qui est le patron ici, mais je ne doutais pas de sa capacité à le comprendre, comme tous les autres avant elle.

Toutes les citations de cette fiche sont de C. Baudelaire.




Dernière édition par Aristarkh N. Leonidov le Dim 1 Sep - 0:19, édité 21 fois
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MessageSujet: Re: Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.   Mer 28 Aoû - 0:32

O.M.G OMG OMG OMG OMG OMG OMG. bave bave bave bave bave bave
J'adore parce que ton avatar donne des envies de viol puis quand on regarde ton statut dans ton profil, bizarremment moins. arrow Ce personnage promet, purée. excited J'ai hâte de voir ce qu'il en retourne. greeny 
PS: Bienvenue. heart 
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MessageSujet: Re: Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.   Mer 28 Aoû - 0:33

Oh mon dieu le profil oui. mdl Heu bonjour et bienvenue. Prière de ne pas tous nous trucider. greeny Bon courage pour ta fiche et si tu as des questions n'hésite pas !

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Occupation : Ancien membre de la mafia. Gérant d'un restaurant où je t'assure que tu ne veux pas aller et du bar clandestin dans son sous sol où tu rêves de pouvoir poser ton derrière fortuné.
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MessageSujet: Re: Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.   Mer 28 Aoû - 0:44

Nan mais en vrai c'est un type bien face 
Merci en tout cas à toutes les deux heart  vous êtes pas mal non plus héhéh 
J'hésiterai pas pour les questions, d'ailleurs j'en ai déjà une alors je te mp :GEU:

ps : Je m'en remets toujours pas, vos smileys sont classés par COULEUR excited
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MessageSujet: Re: Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.   Mer 28 Aoû - 1:19

J'ai répondu à ton mp Sarah. greeny heart

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MessageSujet: Re: Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.   Mer 28 Aoû - 1:35

Merci Sarah. héhéh heart 

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MessageSujet: Re: Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.   Mer 28 Aoû - 8:08

BIENFNUE BÔ GOFFE :GEU: 

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MessageSujet: Re: Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.   Mer 28 Aoû - 9:28

C'est vrai que le statut est légèrement inquiétant gros yeux 

En tout cas bienvenue et bon courage pour la suite de te fiche ^^
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MessageSujet: Re: Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.   Mer 28 Aoû - 9:55

Oh. My. God. Michael. shocked
Welcoome graow !
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MessageSujet: Re: Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.   Mer 28 Aoû - 11:06

Un russe (je crois) avec Fassy, han oui. excited
BIENVENUE sur ATJ, et bon courage pour ta fiche ! Réserve-moi un lien. my god

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PRÉSENCE TRÈS RÉDUITE. and who are you, the proud lord said, that i must bow so low ? only a cat of a different coat, that's all the truth i know. in a coat of gold or a coat of red a lion still has claws, and mine are long and sharp, my lord, as long and sharp as yours. and so he spoke, and so he spoke, that lord of Castamere, but now the rains weep o'er his hall, with no one there to hear.
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MessageSujet: Re: Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.   Mer 28 Aoû - 12:13

Ben... Joseph... Les deux hommes de ma vie potté Merci à vous graow 
Trop de sexyness en un seul endroit hm

Alyson >> si ça peut te rassurer il en est pas spécialement fier face MERCI bril

Evpraksiya (oui oui je suis une warrior je l'écris en entier) >> Je sais pas ce qui a trahi son origine hm
Merci heart Et avec plaisir, nous sommes connectés nominalement parlant héhéh

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MessageSujet: Re: Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.   Mer 28 Aoû - 12:29

OH . MY . GOD . excited
rien qu'à lire ton profil et les quelques infos que tu as donné, le personnage promet beaucoup. ( il fait un peu peur aussi, j'avoue rmgreen )
Bref, bienvenue parmi nous et si tu as besoin, n'hésite pas surtout bril
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MessageSujet: Re: Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.   Mer 28 Aoû - 14:17

C'est bien le but héhéh
Merci bril
Ton avatar est sublime léchouille 

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MessageSujet: Re: Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.   Mer 28 Aoû - 14:20

Bienvenue sur ATJ. heart
Bon courage pour ta fiche de présentation et si tu as besoin d'aide, n'hésite surtout pas. bril
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MessageSujet: Re: Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.   Mer 28 Aoû - 16:12

Merci heart

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    Le vin est semblable à l'homme : on ne saura jamais jusqu'à quel point on peut l'estimer et le mépriser, l'aimer et le haïr, ni de combien d'actions sublimes ou de forfaits monstrueux il est capable.♘  .ReedNight
     
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MessageSujet: Re: Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.   Mer 28 Aoû - 19:05

Quel personnage ! Comme j'ai hâte de lire la suite de ton histoire bril
Et accessoirement bienvenue greeny

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MessageSujet: Re: Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.   Jeu 29 Aoû - 22:52

Merci beaucoup bril

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    Le vin est semblable à l'homme : on ne saura jamais jusqu'à quel point on peut l'estimer et le mépriser, l'aimer et le haïr, ni de combien d'actions sublimes ou de forfaits monstrueux il est capable.♘  .ReedNight
     
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MessageSujet: Re: Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.   Ven 30 Aoû - 1:43

Bienvenue à toi bel homme dangereux. (H) 
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MessageSujet: Re: Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.   Ven 30 Aoû - 23:01

Bienvenue parmis nous et bon courage pour ta fiche câlin.
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MessageSujet: Re: Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.   Dim 1 Sep - 0:26

Merci à vous deux excited

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MessageSujet: Re: Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.   Dim 1 Sep - 17:23

Désolée du délai, j'ai dû payer une visite imprévue à mes grands-parents entre-temps. potté Donc, cette fiche. my god Ton personnage est à la fois original, poétique, attachant, répugnant... C'est incroyable. Ton écriture est également superbe, c'était un véritable plaisir de te lire. Je ne me suis pas arrêtée un instant. Bref, je suis amoureuse et j'exige un lien (oui, j'ai déjà une idée). my god
Et, Liloo Dallas multipass. rmgreen

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PRÉSENCE TRÈS RÉDUITE. and who are you, the proud lord said, that i must bow so low ? only a cat of a different coat, that's all the truth i know. in a coat of gold or a coat of red a lion still has claws, and mine are long and sharp, my lord, as long and sharp as yours. and so he spoke, and so he spoke, that lord of Castamere, but now the rains weep o'er his hall, with no one there to hear.
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MessageSujet: Re: Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.   Dim 1 Sep - 17:23

félicitations !
validation

Tu viens d'être validé(e), félicitations ! Mais il te reste des choses à faire ! En effet, n'oublie pas de remplir tous les champs de ton profil (ou du moins le maximum), ainsi que le gif. Il est impératif que tu recenses ton avatar dans le bottin prévu à cet effet dans ce sujet. De même, il te faudra ouvrir une fiche de liens et rps, pour ce faire, rendez-vous ici. Construire des liens entre ton personnage et ceux d'autres membres constitue une étape primordiale pour t'intégrer au forum. Si les codes ne sont pas ton fort, tu trouveras dans ce même sujet une fiche prête à être utilisée. Tu peux également obtenir un rang, trouver un logement, ou si ce n'est pas déjà fait une profession originale à ton personnage. Il est conseillé de surveiller régulièrement les annonces, de ce côté afin de suivre les intrigues et évènements en cours et de participer pleinement à la vie du forum. Tu fais d'ailleurs partie d'un groupe, pour en savoir plus c'est . N'hésite pas à faire un tour dans le flood ou à venir papoter avec nous sur la chatbox, on est là pour se faire plaisir avant tout ! Et n'oublie pas de rp, bien entendu. Allez, file donc danser le Charleston !



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MessageSujet: Re: Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.   Dim 1 Sep - 18:42

Nan mais on a vu pire comme délai hein mdl
Oh. Merci beaucoup. C'est trop gentil et ça me fait trop plaisir bril Et puis c'était le but qu'Arik soit trop ambiguë et tout alors c'est parfait si ça a fonctionné. potté 
Bien sûr que je veux un lien et si t'as une idée c'est encore plus mieux héhé
Voui. excited

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MessageSujet: Re: Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.   

 

Aristarkh - Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à ses semblables.

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