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 JUDITH △ hiding to live, praying to hope

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MessageSujet: JUDITH △ hiding to live, praying to hope   Lun 19 Aoû - 16:35

Tsiporah Judith Lefebvre
many nights we've prayed with no proof anyone could hear

NOM : Lefebvre. Un vieux nom français qu'elle a hérité de son père.
DATE DE LIEU DE NAISSANCE : Elle est née le 31 octobre 1896 dans la belle capitale de Paris, en France.
ÂGE : 28 ans.
EMPLOI OU OCCUPATIONS : Elle s'occupe des enfants dans le plus grand orphelinat de New York. Elle veille à leur bonheur, leur développement. Elle est souvent amenée à rencontrer beaucoup d'américains (commerçants, personnes politiques) pour subvenir aux besoins de l'établissement. Elle a également une formation d'infirmière et intervient parfois lorsqu'on le lui demande. Mais sa priorité reste avant tout s'occuper des autres.
SITUATION FAMILIALE : Elle a du laisser derrière elle mère et frères en France à son plus grand désespoir. Son père a mystérieusement disparu il y a plus de trois ans, laissant deviner un acte criminel.
SITUATION AMOUREUSE : Elle est célibataire et vit seule à New York.
GROUPE : gospel.
I. introduction

Très chère Tsiporah,
Que le temps est long sans toi. Ici, Paris toujours brille. Les rues chantent, elles dansent et jamais ne s'éteigne. C'est peut-être ça qu'on appelle les années folles... La guerre est derrière nous, je prie tous les jours pour que jamais vous ne la supportiez à nouveau. Jacob et Ezra vont bien. Ils espèrent te rejoindre tu sais, rejoindre la si belle Amérique tu nous décris. Moi je gère les affaires familiales. Ils semblent tous si riches, si enjoués, on ne manque pas de clientèle. Je n'ai jamais été douée pour compter mais tes frères sont là pour m'épauler. Je n'ai aucune nouvelle de votre père, chère Tsiporah. Je ne sais pas ce qu'ils ont fait de lui, Dieu ne m'envoie aucune réponse. Serait-ce lui qui nous l'a pris à jamais ? Nous poursuivons nos recherches, hélas, personne ici ne parle tu sais. Les voisins ne voient rien, n'entendent rien. Ils ont peur d'eux, de leurs idéaux, de leur pouvoir. Des rumeurs nous parviennent de l'est mais elles sont tues, personne veut replonger dans cette horreur... Oh je t'aime tant ma fille, j'aimerais voir ces étoiles dans tes yeux lorsque tu t'occupes de ces enfants. Tu sembles si épanouie, je suis fière de ce que tu es devenue. Ne culpabilise pas d'être partie, d'avoir fui. C'est probablement la meilleure décision que j'ai jamais pris : celui de t'avoir épargné tout ça ma fille. Sois fière de ton nom, d'où tu viens, de tes croyances. N'oublie pas de prier Dieu, c'est ainsi que nous sommes toujours ensemble ma fille. On parle d'un certain Hemingway. C'est un artiste, un écrivain qui vient tout droit de ton Amérique. L'as-tu déjà lu ? M'en diras-tu quelques mots ? La vie est dure, Tsiporah. J'ai peur pour notre avenir, qu'allons-nous devenir ? Tout semble facile en Amérique, je t'enverrai un de tes frères. Ils ont aussi le droit à ça.
Que Dieu te garde, ma chérie.
Ta mère.


II. Judith

Elle est d'une nature très sociale. Très avenante, elle aime porter son attention sur les autres, et ainsi éviter qu'on ne s'intéresse trop à elle. ▲ Paradoxalement, elle se fit énormément à son instinct. Si elle a des doutes sur quelqu'un alors la jeune femme peut se montrer terriblement froide. ▲ Elle parle anglais avec un léger accent français. Elle parle évidemment le français et l'hébreu. ▲ Tsiporah, la femme enfouie au fond d'elle, est une grande férue de danse. Elle aime souvent se laisser porter par les rythmes d'une musique et fait profiter ses orphelins d'une radio tout au long de la journée. ▲ A son arrivée à l'orphelinat, elle a fait l'acquisition d'un berger allemand. Nommé Oliver, il garde l'établissement. Elle ne le quitte presque jamais, elle se sent rassurée par cette bête. ▲ Elle prend soin de ses cheveux, un héritage qu'elle bénit. Elle les relève souvent en chignon négligé, en haute queue de cheval ou les laisse en cascade le long de ses épaules. C'est un atout dont elle a conscience. ▲ Elle ne mâche pas ses mots. C'est du à son enfance passée avec deux garçons. ▲ Elle a un pêché mignon pour le café, les pâtisseries américaines et les spectacles sur scène. ▲ En revanche, elle déteste la cigarette. ▲ Elle ne supporte pas le sexisme des hommes mais préfère placidement prouver par A + B son utilité dans la société plutôt que de s'en indigner publiquement. ▲ Elle prie tous les soirs à l'abri des regards. ▲ Si elle est très patiente avec les enfants, elle est intolérante envers elle-même. Souvent elle s'est pris une crise de nerfs seule, renversant tout sur son passage.▲ Elle n'est jamais allée au cinéma et rêve de faire un tour en voiture. ▲ Elle ne porte presque que des robes fluides près du corps, lacées à la taille d'une ceinture fine. Sa couleur préférée est le bleu dans toutes ses nuances.
Ladies ans gentlemen, nous avons aujourd'hui le plaisir d'accueillir Judith Lefebvre ! Bonjour et bienvenue sur la radio AT&T's. Nous avons préparé quelques questions pour vous. Premièrement, tout le monde aimerait savoir ce que vous pensez des bars clandestins et du jazz, ne vous inquiétez pas, ça ne sortira pas d'ici !
« Je dois dire que j'avais un certain a priori sur ces bars clandestins. Je suis française, nous n'avons pas besoin de nous cacher pour faire la fête là-bas ! Seulement j'ai saisi l'occasion d'y mettre les pieds une seule fois et je dois dire que ça n'était pas aussi glauque et angoissant que je ne l'aurais cru. J'ai réellement apprécié l'ambiance bien que je doute que contourner les lois soit le meilleur pour leur réputation. Le jazz, j'en raffole, ce sont des sons inédits et avant-gardistes qui plaisent déjà à l'Europe. L'Amérique renferme vraiment de véritables talents. »
Oh, je vois... Ainsi, votre avis concernant la Prohibition...
« Elle m'importe peu. A dire vrai, interdire ou non la vente et la consommation de certains alcools forts n'empêchera pas l'Amérique de continuer à tourner. Nous savons tous que des marchés noirs s'organisent tout autour de ce business et c'est bien ça qui m'effraie davantage. Les règles apportent souvent son lot de désobéissance... »
Oh ! Dans ce cas, buvez-vous de l'alcool ?
« Je ne suis pas une grande consommatrice d'alcool. Bien que j'apprécie un verre de temps à autre, je tiens piètrement l'ivresse. Puis j'ai des enfants sous ma responsabilité, j'aimerais autant éviter d'arriver dans un tel état. »
Personne ne vous juge, ne vous inquiétez pas. Et, dites-nous, New York, en un mot, c'est quoi pour vous ?
« New York, c'était avant tout le moyen pour moi d'échapper à la France. J'espérais des regards nouveaux sur ma foi, sur ma personne. New York c'est une ville pleine de paillettes, qui vous laisse rêver à de plus grands destins. Mais j'y suis depuis plus de trois ans à présent et au quotidien, j'affronte les tableaux plus noirs de cette ville grandiose. New York, c'est avant tout des apparences rondement menées... »
Comme je vous comprends ! Pourriez-vous donc nous donner votre point de vue sur l'époque que nous vivons ?
« Pour être franche ? Je la répugne. J'ai du quitter famille et terre natale parce que certaines âmes tordues et criminelles estiment détenir les idées du futur. Si le futur et l'époque dans laquelle nous vivons, c'est persécuter sournoisement des personnes pour ce qu'elles sont, alors je ne suis pas née dans la bonne époque. Le passé a prouvé que les hommes peuvent se faire la guerre, l'avenir ne me rassure guère. »
Et bien, je vous remercie pour cette interview plus que constructive, et vous souhaite un excellent moment à New York !
derrière l'écran

PSEUDO ET/OU PRÉNOM : Dandan, Sonia.
ÂGE : 21 ans.
DÉCOUVERTE DU FORUM ET AVIS SUR CELUI-CI : Je connaissais déjà sa première version puisque j'y jouais Jake Gyllenhaal en italien pas net. *PAN* Quand j'ai vu que ce forum réouvrait, je n'ai pas pu résister. léchouille 
PRÉSENCE : Assez régulière, environ 5/7.
CONNAISSANCE ET AVIS SUR LES 1920's : Que les connaissances des cours de ma jeunesse ainsi que des recherches plus ou moins approfondies. J'adore cette époque pardi. fire 
TA CHANSON FAVORITE : ohlala, je ne peux pas, j'en ai tellement. En ce moment ça serait des chansons rétro, histoire de se fondre dans l'ambiance.
AVATAR : Kate goddess Beckinsale.
CODE DU RÈGLEMENT : ok par Maija.
PERSONNAGE INVENTÉ, SCÉNARIO : personnage inventé.
UN DERNIER MOT : J'accepte les demandes en mariage par écrit. heart 




Dernière édition par T. Judith Lefebvre le Sam 24 Aoû - 18:32, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: JUDITH △ hiding to live, praying to hope   Lun 19 Aoû - 16:36

histoire
citation


histoire ou test rp

Paris, 1913.

« Voyez Mademoiselle Lefebvre, l'essentiel est de ne pas manquer la veine. Une fois que c'est terminé, vous faites pression pendant quelques minutes puis bandez le bras du patient. N'oubliez jamais de consigner chacun de vos faits et gestes. » Il reposa la seringue dans un réceptacle en acier avant d'illustrer ses propos. Le médecin continuait de parler d'une manière sereine tout en auscultant les patients du dispensaire avec attention. Depuis le début de la matinée, l'adolescente de dix-sept ans suivait sagement son formateur, épiant chacun de ses faits et gestes. Pour l'occasion, on lui avait fait grâce d'une tenue d'infirmière. Ses cheveux relevés en un chignon strict étaient abrités par un petit chapeau de coton blanc, assorti à sa robe immaculée. Elle buvait les paroles du médecin et offrait un sourire à chacun des malades qu'ils visitaient. « Voyez, nous séparons les grands souffrants des blessures plus superficielles. Ne négligez jamais ce rideau. » La jeune fille considérait cette journée comme un tournant décisif dans sa vie. Son père, Jean Lefebvre, lui avait trouvé un établissement qui recrutait et ainsi elle s'était vu accorder l'apprentissage de ce métier qu'elle briguait tant. Son père était un éminent mécanicien des quartiers populaires de Paris. La boutique était tenue de génération en génération, de père en fils. Roues de vélos, de fiacre ou de voitures, aucune mécanique ne résistait aux mains habiles du chef de famille. Il s'était rapidement forgé une réputation si bien qu'une poignée de personnages riches venaient jusqu'à son atelier pour voir leurs biens réparés. C'était un homme bon et altruiste qui ne rêvait que le meilleur pour sa famille. « Mais dites-moi, quel est votre prénom, jeune fille ? » Le pas de la concernée ralentit pour devenir plus hésitant, moins enthousiaste. Cette crainte qui naissait au fond d'elle chaque fois qu'elle devait décliner son identité n'était pas nouvelle. Sa mère, Gabrielle, en connaissait quelque chose. Petite-fille d'immigrés de l'est, elle avait connu elle aussi cette sensation durant toute sa vie. De confession juive, ses ancêtres avaient subi les vagues d'antijudaïsme du XIXè siècle. Ils avaient du fuir leur Russie natale pour rejoindre la France où les opinions semblaient plus pacifiques malgré quelques préjugés populaires. Gabrielle était donc née en France sous les yeux méfiants de ses voisins. Elle était une pauvre blanchisseuse qui essayait de se faire disparaître aux yeux du monde. L'affaire Dreyfus avait échauffé certains esprits, empiré l'intolérance à l'égard de ses croyances et c'était lors d'une agression verbale à l'encontre de Gabrielle que Jean croisa pour la première fois son regard. Il l'avait courageusement défendue et contre toute attente s'était marié avec elle. Ils s'aimaient tellement et la réputation irréprochable des Lefebvre aidant, plus personne ne s'attaqua volontairement à Gabrielle et sa famille.Néanmoins, elle gardait toujours ses souvenirs amers de sa jeunesse et de l'hostilité à l'égard de sa personne. « Tsiporah. » La réponse fut brève, presque murmurée comme si l'adolescente ne craignait des représailles. Elle, l’aînée, ainsi que les deux fils suivants Jacob et Ezra avaient été élevés dans la religion de leur mère bien qu'elle leur apprit à rester discrets et à modérer leur foi. Le médecin qu'elle suivait à la trace stoppa net sa marche. Elle dut en faire de même sous peine de le bousculer. Son cœur battait la chamade. Allait-il la renvoyer chez elle, la traiter d'incapable ? Il se tourna lentement vers elle puis dit sur le même ton que précédemment : « Et bien Tsiporah, lorsque vous avez fini vos visites, merci de vous laver les mains. Peu de personnes ne croient encore en la vertu de l'hygiène des médecins mais personnellement, j'ai foi en son avenir. » Il fut alors interpellé par une de ses employées. Quelqu'un l'attendait à son bureau et le docteur lui signala qu'il allait la rejoindre bientôt. « Bien M. Abramowitch. » C'est alors que le médecin adressa un sourire énigmatique mais équivoque à Tsiporah avant de tourner les talons. Aussitôt, la jeune fille retrouva le sourire. La métaphore était délicieusement réconfortante.

Camp de réfugiés, 1915.

« Vous allez vous en sortir monsieur. Dans quelques semaines, vous gambaderez de nouveau. » Tsiporah adressa un sourire rassurant au paysan allongé dans le lit de fortune. Ce dernier avait un bandage encore immaculé à la jambe puisque l'infirmière venait de le changer. Il avait été apporté en urgence dans ce camp de réfugiés, à une dizaine de kilomètres de Paris, après avoir reçu des éclats durant l'explosion d'une bombe près de son exploitation fermière. Après que le médecin ait vérifié que son pronostic vital n'était pas engagé, il avait soigneusement retiré les débris de la plaie avec l'aide de Tsiporah. Depuis elle s'occupait de lui, changeait son pansement tous les jours avant de s'éclipser vers d'autres lits. La guerre avait éclaté il y a déjà de ça un an. En période de menace nazi importante, les hôpitaux et dispensaires étaient pleins à craquer si bien qu'on avait du implanter plusieurs camps dans la banlieue de la capitale. Des hangars, des domaines avaient été réquisitionnés, du personnel engagé dans l'espoir d'aider au mieux les victimes de cette horreur européenne. La jeune femme, âgée alors de dix-neuf années, remplissait son devoir avec application. Elle était une main fort utile, formée par l'un des plus éminents médecins de Paris. Lorsque les urgences se faisaient plus rares, elle réconfortait les blessés. Elle leur faisait la lecture, leur faisait écouter des morceaux de musique sur un vieux gramophone. Elle leur souriait toujours, plaisantait avec eux et ne rejetait jamais méchamment les rares avances maladroites qu'on pouvait lui faire. Mais là où elle se sentait le mieux, c'était encore auprès des enfants. Sa mère lui avait toujours répété qu'elle avait un don avec eux et ça n'était pas surprenant de la voir s'agenouiller près d'une petite fille présente depuis une semaine, retrouvée seule sur une route étroite. « Alors Maddy, qu'as-tu pensé du livre que je t'ai prêté ? » Les yeux noisette de Tsiporah pétillaient de malice pour instaurer avec la petite fille une certaine complicité. Alors qu'elle l'écoutait attentivement raconter l'histoire du bouquin, une énorme explosion extérieure ébranla les murs du hangar dans un bruit assourdissant. La jeune femme eut le réflexe d'attirer la fille dans ses bras, protégeant sa tête d'une éventuelle menace qui n'était pourtant pas là. Aussitôt, ce fut la ritournelle habituelle qui reprit : les hurlements de peur, les sifflements des armes à feu, des cris agonisants lointains. De toute évidence, une bataille se jouait non loin du camp et l'infirmière savait que bientôt on ramènerait des blessés et des morts à leurs portes. En toute hâte, elle remit Maddy sur son lit tout en lui demandant de lire le prochain chapitre du livre. Des appels à l'aide retentirent à l'autre bout du hangar et Tsiporah distingua enfin des soldats visiblement étrangers pénétrer en trombe. « Help ! » Des anglais. Médecins et infirmières se précipitèrent tous vers eux pour inspecter les premiers blessés. Les gémissements de douleur s'accumulaient au fur et à mesure que les soldats amenaient leurs frères d'armes touchés. Dans la panique, le personnel s'organisa comme il put pour trouver une place à chacun et s'occuper des moins-mourants. Certains corps arrivaient déjà inanimés et on était alors obligés de leur demander de les laisser dehors au privilège des vivants. Bien qu'elle ne perdait pas ses moyens, les mains de la jeune femme étaient tremblantes. Une mèche de cheveux s'était échappée de son chignon et virevoltait au fil de ses mouvements hâtifs. Elle aidait certains hommes à porter les blessés jusqu'à une couche de libre, elle devait parfois demander aux patients rétablis d'aller plus loin afin d'allonger à leur place des personnes à qui parfois il manquait un membre. Pendant un long moment qu'elle était incapable d'estimer, Tsiporah se rendit aussi utile qu'elle le pouvait. Son tablier autrefois blanc comme la neige était tâché d'un sang qui n'était pas le sien. Sans défaillir, elle aidait à recoudre, faisait des transfusions inopinées, jugulait des hémorragies en attendant l'intervention du médecin.
Le calme du début d'après-midi n'était plus et à la fin de la journée elle se sentait épuisée. Elle prit le temps d'aller se rincer le visage, en profitant pour rafraîchir ses idées. C'est alors qu'on l'appela au lit d'un soldat anglais. « Il a été touché d'une balle à l'épaule. Nous avons du la ressortir mais elle n'a presque rien endommagé. Tu surveilleras son état cette nuit pour ne pas craindre l'infection. Tu changeras son pansement chaque matin ainsi que celui de son voisin. Tu fais un bon boulot, Tsiporah. » Elle parvint alors près de son malade. Il était encore dans son uniforme militaire qu'on reconnaissait aisément britannique. On avait du découper sa manche pour accéder à la plaie, à présent nettoyée mais encore visible. Son regard glissa jusqu'au visage du jeune homme. Il était terreux, mal rasé et portait des signes de fatigue. Pourtant, il était difficile de passer à côté de son charme anglais. Ses yeux était d'un clair limpide et sa mâchoire imposante mais finement dessinée. Même dans la souffrance, il était très séduisant. Retrouvant contenance, elle s'approcha de lui. Elle baragouinait quelques mots d'anglais appris sur le tas et lui demanda alors son nom pour pouvoir mettre une identité sur son cas. « Christian. » « C'est un très beau nom. » Fit-elle remarquer avec un faible sourire. A l'aide d'un crayon, elle gribouilla son nom sur la feuille qui répertoriait toutes les informations le concernant. Elle saisit une petite boite en fer qui contenait tout pour lui faire son pansement. En silence, elle nettoya la plaie avec une délicatesse inouïe avant de soulever lentement son bras pour enrouler le bandage autour de son épaule. Étrangement, elle gardait le silence et on pouvait remarquer des joues légèrement rosies sur son visage de porcelaine. Tsiporah ne se sentait pas à son avantage et pourtant c'était bien la dernière des pensées qui auraient du lui traverser l'esprit en de telles circonstances. Elle reposa lentement son bras, laissant sa main sur son avant-bras. « Heu... Vous avez besoin de quelque chose ? » Elle avait du se contenter du français puisqu'elle n'avait pas le vocabulaire nécessaire. Le soldat sembla réfléchir c'est pourquoi elle supposa qu'il n'avait pas compris ce qu'elle disait. Elle se leva calmement puis après un dernier regard furtif sur son visage d'apollon, elle se résolut à partir. C'est alors qu'il leva la voix, pointée d'un fort accent britannique. « Restez avec moi. » Son cœur ne fit qu'un bond dans sa poitrine tandis qu'elle faisait volte-face. Il parlait donc français ? Heureusement qu'elle ne s'était pas naturellement laissé aller à le complimenter à voix haute, elle s'en serait senti terriblement embarrassée. D'un pas hésitant, elle revint à lui. Un sourire sincère s'était affiché sur son visage, un sourire qu'elle réservait à tous les malheureux présents ici pour les faire oublier un peu l'horreur dans laquelle ils baignaient. A peine fut-elle assise qu'il lui demanda d'où elle venait. « Paris, la capitale. Êtes-vous déjà allé à Paris ? C'est merveilleusement français. » Elle avait appris à dénicher toutes sortes de sujets de discussion, à faire travailler les souvenirs et l'imagination de ses interlocuteurs pour qu'ils occultent leur présent douloureux. C'est alors qu'ils discutèrent pendant plus d'une heure. Une heure durant laquelle Tsiporah buvait chaque parole du beau soldat américain et répliquait avec quelques-unes de ses propres anecdotes. Une fois même, elle avait laissé échapper un rire spontané qui avait éveillé la curiosité des autres l'ombre d'un instant. L'homme était intéressant et même dans la difficulté, il ne faiblissait jamais. C'était un homme fort, un soldat exemplaire qui semblait fier de sa patrie et de ce qu'elle accomplissait pour la France. Elle retourna à son chevet tous les jours, régulièrement jusqu'à ce que sa convalescence ne soit terminée. Durant les dernières soirées, ils passaient des heures à échanger, parfois difficilement, jusque tard dans la nuit. Chaque fois qu'elle changeait son bandage, elle se perdait dans ses yeux d'azur et n'attendait que de l'entendre parler avec son délicieux accent. Puis ce matin-là, le régiment de Christian dut reprendre la route pour être rapatrié dans leur pays natal. Alors que les soldats rétablis récoltaient leurs affaires, recueillant quelques objets personnels de leurs équipiers décédés, Tsiporah revint une ultime fois dire adieu au soldat qui était responsable de son premier émoi affectif. Depuis qu'elle le connaissait, elle avait prié chaque soir Dieu d'épargner cet homme durant la guerre. Aux portes du camp, elle chercha Christian du regard. Il se tenait droit et fier en compagnie des autres, peut-être avait-il un grade importante ? Il était bien bâti, musclé et très grand. Ils marchèrent tous les deux une poignée de minutes pour se dire au revoir. Alors qu'il la remerciait d'avoir pris soin de lui, elle posa une main mélancolique sur son bras. Puis sans lui demander son avis, elle saisit son poignet valide. Elle sortit alors de sa poche son bracelet tressé d'un cuir bleu qu'elle portait d'ordinaire tous les jours depuis près de dix ans. Elle l'avait fait elle-même et symbolisait sa propre personnalité, son histoire à elle. Elle noua autour de son poignet le bracelet qui était tout juste assez grand. Elle laissa ses doigts traîner sur sa peau avant de finalement poser une main sur sa joue barbue. Tsiporah déposa un doux baiser d'adieu puis décida que ses derniers mots pour cette homme seraient murmurés : « Prenez soin de vous, Christian. » L'infirmière se recula puis lui tourna le dos avant de trottiner jusqu'à l'intérieur du camp, sans se retourner. Ses boucles brunes balançaient dans son dos au rythme de sa course et ce fut la dernière vision qu'on eut d'elle.

Ellis Island, 1921.

Tsiporah attendait son tour depuis déjà plus de cinq heures. Elle avait accosté à Ellis Island après des journées entières de bateau et la fatigue se lisait aisément sur son visage. Elle avait refusé de céder à la tentation de s'asseoir sur une chaise et de s'endormir. Elle était prête à attendre toute la nuit debout pourvu qu'on lui accorde le droit de rejoindre New York. Elle serrait fermement dans ses mains son gros sac de tissu dans lequel était réuni toute sa vie. Le reste elle l'avait laissé à Paris, de l'autre côté de l'Atlantique. Cette pensée seule suffit à lui serrer le cœur et à ajouter un peu plus sur la rancœur qui pesait déjà sur ses épaules. Elle n'avait pas souhaité ça, elle aurait voulu rester auprès des siens, continuer à exercer son métier auprès d'une population qu'elle connaissait et qu'elle appréciait. Mais sa mère l'avait poussée à partir, l'avait instamment supplié de refaire sa vie ailleurs parce qu'elle avait toujours cru en elle. La raison qui avait motivé Gabrielle a abandonné sa fille au rêve américain était triste et angoissant. Tsiporah s'en souvenait comme si c'était hier.
FLASHBACK
Gabrielle entra en trombe dans la chambre de sa fille, le souffle court, les yeux ruisselants de larmes. Après s'être assurée qu'elles étaient seules dans la pièce, elle s'effondra aux pieds de sa fille et éclata en sanglots. « Il a disparu. Ils l'ont pris ! C'est ma faute ! » Elle parvenait à peine à articuler tant elle était secouée de spasmes. Elle s'accrochait au jupon de Tsiporah qui se laissa tomber doucement à la hauteur de sa mère. Elle écarta ses cheveux de son visage pour essayer d'apaiser sa mère : « Qu'est-ce que tu racontes ? » Elle ne comprenait pas. De qui parlait-elle ? Affolée, elle s'imaginait déjà le pire. Qui avait disparu ? Jacob ? Ezra ? « Ton père... » Elle leva ses yeux clairs vers ceux de sa fille, la mine effondrée. « Je pensais qu'il travaillait toute la nuit sur un fiacre qu'on lui avait confié. Il n'est pas venu se coucher... Je suis allée le voir ce matin et il n'est pas là. Il n'est plus là, plus aucune trace de lui. Je suis certain qu'ils l'ont pris, qu'ils l'ont puni pour ses erreurs. Oh je m'en veux. » Il n'en fallait pas plus pour que Tsiporah comprenne de quel crime sa mère se sentait responsable. Mais elle était persuadée que tout ça n'était qu'un malentendu, qu'il y avait des raisons concrètes et moins hostiles à l'absence de son père. Sans un mot, elle enveloppa le corps mince de sa mère dans ses bras et la consola jusqu'à ce que ses larmes ne sèchent. Des semaines passèrent et Jean Lefebvre ne réapparut pas. L’aîné des deux garçons avait repris le flambeau à l'atelier pour ne laisser planer aucun doute mais les rumeurs circulaient déjà. Certains soutenaient la pauvre mère de famille, d'autres derrière des sourires chuchotaient que peut-être avait-il été enlevé pour avoir épousé une juive et fait honte à sa culture, à son pays. Inquiète, Tsiporah trouvait refuge dans la prière. Parfois elle répondait avec véhémence aux rares critiques qui osaient sortir de la bouche de certains et n'hésitait pas à mettre la main à la pâte pour faire tourner l'affaire qui nourrissait les bouches des Lefebvre. Puis un soir, sa mère se glissa à nouveau dans sa chambre. Elle ne laissa pas plus longtemps le mystère et annonça, des trémolos dans la voix : « Fuis Tsiporah. Je ne supporterai pas qu'on m'enlève mes enfants. Tu mérites un meilleur avenir que celui-ci, rempli de questions et de crainte. Je veux que tu partes en Amérique. Je te donnerai quelques-uns de nos économies pour que tu aies un bon départ. On dit que là-bas tout le monde réussit, qu'on vit heureux. Dès demain, tu prendras la mer. »
FIN DU FLASHBACK
La voilà qui avançait jusqu'à un petit bureau duquel dépassait difficilement la silhouette maigre d'un homme. Il tendit la main sans un mot et Tsiporah y déposa ses papiers d'identité ainsi que son ticket maritime. Après un bref examen visuel, l'homme releva la tête vers elle puis lui posa les questions habituelles. « C'est quoi votre métier ?  Nous avons besoin de citoyens actifs et efficaces. » Déterminée, la jeune femme répondit du tac au tac : « Je suis infirmière, j'ai déjà beaucoup d'expérience. » L'inspecteur marmonna quelque chose d'inaudible avant d'ajouter, d'une voix monocorde. « Vos économies s'élèvent à quel montant ? » Il était très désagréable et Tsiporah réprimait à grande peine l'envie de lui donner un coup de sac dans la figure pour le réveiller. Les récents événements avaient assombri le caractère avenant de la jeune femme, déjà mis à rude épreuve. Elle était nerveuse, nerveuse de ne pas passer cette première épreuve. « Bien assez pour vivre par moi-même. » Poursuivit-elle sur un ton légèrement moins poli. Elle dut finalement révéler le montant exact de ce qu'elle conservait dans son porte-monnaie avant qu'enfin l'homme ne se décide à lui rendre ses papiers. « Très bien. Passez l'examen médical pour finaliser votre acceptation. » Docilement, Tsiporah rejoignit de nouveaux rangs pour qu'on vérifie son état de santé. Elle eut affaire à une infirmière plutôt rondelette et agréablement sympathique. Elle lui racontait quelques histoires drôles qui lui étaient arrivés durant son travail à Ellis Island, comment l'île avait servi de refuge aux soldats américains durant la première guerre mondiale. Cette dame apaisa les tensions de Tsiporah et lorsqu'elle tamponna enfin son dossier d'un énorme tampon vert, la fille Lefebvre s'autorisa enfin un sourire de soulagement. Elle s'apprêtait à partir pour le prochain bateau qui l'amènerait sur la terre promise quand la dame posa sa main sur la sienne avant de chuchoter d'une voix malicieuse. « Si je puis me permettre jeune fille, rayez votre prénom de votre vie. Changez-le. Il vous handicapera trop avec d'éventuels esprits trop fermés. » La fierté de Tsiporah en prit un coup mais elle dut se rendre à l'évidence. La dame quarantenaire était bien plus expérimentée qu'elle et elle était la première femme américaine à l'aider. « Vous vous appelez comment, madame ? » « Judith. » L'infirmière resta interdite un instant avant de comprendre les intentions de feu Tsiporah. Elle céda à un petit rire complice puis lui chuchota tout en libérant son poignet : « Oh ! J'ai toujours su que ce prénom était fait pour une jeune femme forte. Bienvenue à New-York. »




Dernière édition par T. Judith Lefebvre le Sam 24 Aoû - 19:03, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: JUDITH △ hiding to live, praying to hope   Lun 19 Aoû - 16:40

(re)BIENVENUE alors. bril Il me semble même qu'on avait un lien avec ton ancien personnage ! En tous cas, j'ai hâte de voir que tu nous réserves cette fois-ci. heart Bon courage pour ta fiche, et n'hésite pas si tu as des questions !

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MessageSujet: Re: JUDITH △ hiding to live, praying to hope   Lun 19 Aoû - 16:45

AAAAAAAAH KATE BECKINSAAAAAAAAALE bave 
AAAAAAAAH MON PETIT ITALIEN graow 
AAAAAAAAH TROP D'EMOTION ouin 

Bienvenue à toi !

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MessageSujet: Re: JUDITH △ hiding to live, praying to hope   Lun 19 Aoû - 17:02

LE RETOUR DE L'ITALIEN AU FÉMININ. fire  (moi aussi je fais des rimes arrow)
Bienvenue sur le tout nouveau ATJ. Bon courage pour la rédaction de ta fiche et si tu as besoin de quoi que ce soit appelle-nous au secours. bril

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MessageSujet: Re: JUDITH △ hiding to live, praying to hope   Lun 19 Aoû - 17:02

Bienvenue sur ATJ. heart
Un ancien membre. bril
Bon courage pour ta fiche en tout et si tu as des questions, n'hésite pas ! red heart
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MessageSujet: Re: JUDITH △ hiding to live, praying to hope   Lun 19 Aoû - 17:25

dandaaaaaaaaaaaaan. tu étais sur SLIH bril rappelle moi ton personnage que tu avais? *__* je sais que tu y étais et active en plus haha.
Bref, bienvenue par iciiii bril bril
Kate Benckinsale est parfaite! bonne chance pour ta fiche!!
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MessageSujet: Re: JUDITH △ hiding to live, praying to hope   Lun 19 Aoû - 17:37

Evpraksiya (et sans regarder, tu m'kiffes ? hinhin ), oui oui je me souviens de ton personnage. Ca fait plaisir de vous revoir avec les mêmes persos. Merci de ton accueil et pas de souci, je viendrai vous embêter. D'ailleurs, sitôt validée, je vous harcelerai pour un orphelinat sur ATJ. :arrow:Merci encore. heartGabriel, HAAAAAAAAAAAAAAAA. OUI CA FAIT TROP PLAISIR DE VOUS REVOIR ICI. Ca m'avait manqué l'ambiance, l'activité, la beauté des 20's. bril Maïja, je suis en admiration devant tes rimes. *PAN* Merci c'est mon premier personnage féminin, alors j'ai la pression. mdl J'espère être à la hauteur. heartSue, merci infiniment, oui je suis revenue. :arrow:J'adore ton avatar. pervers Berenice, j'attendais que tu me reconnaisses, babe. J'étais Lawrence, je suis inoubliable je sais *PAN* Merci pour l'accueil, je suis contente que Kate vous plaise. potté
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MessageSujet: Re: JUDITH △ hiding to live, praying to hope   Lun 19 Aoû - 17:41

OUI JE TE KIFFE, JE T'AIME, TOUT CE QUE TU VEUX. Personne n'y arrive. potté Tu es quelqu'un d'exception, voilà.

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PRÉSENCE TRÈS RÉDUITE. and who are you, the proud lord said, that i must bow so low ? only a cat of a different coat, that's all the truth i know. in a coat of gold or a coat of red a lion still has claws, and mine are long and sharp, my lord, as long and sharp as yours. and so he spoke, and so he spoke, that lord of Castamere, but now the rains weep o'er his hall, with no one there to hear.
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MessageSujet: Re: JUDITH △ hiding to live, praying to hope   Lun 19 Aoû - 17:43

LAWRENCE. bhéwiiiiiiiiiii j'suis bête bril bril
Bref, contente de trouver ici *o*
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MessageSujet: Re: JUDITH △ hiding to live, praying to hope   Lun 19 Aoû - 18:25

Évidemment que tu es inoubliable. héhéh  Ça fait trop plaisir de revoir nos vieux navets tout fripés. greeny

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MessageSujet: Re: JUDITH △ hiding to live, praying to hope   Lun 19 Aoû - 18:46

Kate est superbe potté  bon courage pour ta fiche heart 
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MessageSujet: Re: JUDITH △ hiding to live, praying to hope   Lun 19 Aoû - 20:11

Bienvenue ici belle demoiselle !
J'adore l'avatar red heart 
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MessageSujet: Re: JUDITH △ hiding to live, praying to hope   Lun 19 Aoû - 20:27

Evpraksiya, oh wi dis-le moi encore. heartBérénice, je ne peux t'en vouloir. léchouille Maïja, ça a du bon parfois les petits navets fripés. siffle Joseph, merci pour ton accueil. Tu travailles dans un orphelinat, je crois que nous allons être collègues. danse in love 2 Edmund, ohlala merci. (a) Ca me fait plaisir qu'elle soit bien accueillie. Je te retourne le compliment. hinhin 
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MessageSujet: Re: JUDITH △ hiding to live, praying to hope   Mar 20 Aoû - 11:14

Bienvenuuuuue :D

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MessageSujet: Re: JUDITH △ hiding to live, praying to hope   Sam 24 Aoû - 19:02

Edwige, la femme de ma vie, Gemma, mon actrice favorite. in love 2 graow Il nous faudra un lien d'urgence. heart Merci pour ton accueil. danse 
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MessageSujet: Re: JUDITH △ hiding to live, praying to hope   Sam 24 Aoû - 19:39

J'ai adoré ta fiche. bril  Quelle bonne idée d'incarner un personnage de confession juive à l'époque, même si ça a un petit côté tragique avec la Seconde Guerre Mondiale qui se profile. Fais-moi le plaisir de rapatrier la famille au États-Unis s'il te plait. potté  J'ai adoré la manière dont tu faisais référence au judaïsme en t'appuyant sur des événements historiques majeurs à l'image de l'affaire Dreyfus. Et ce premier chapitre avec le médecin était parfait. Ta fiche est un savant mélange d'originalité et de juste ce qu'il faut de cliché.
Je te valide donc avec grand plaisir. heart

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Dernière édition par S. Maija Pavlov le Dim 25 Aoû - 19:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: JUDITH △ hiding to live, praying to hope   Sam 24 Aoû - 19:40

félicitations !
validation

Tu viens d'être validé(e), félicitations ! Mais il te reste des choses à faire ! En effet, n'oublie pas de remplir tous les champs de ton profil (ou du moins le maximum), ainsi que le gif. Il est impératif que tu recenses ton avatar dans le bottin prévu à cet effet dans ce sujet. De même, il te faudra ouvrir une fiche de liens et rps, pour ce faire, rendez-vous ici. Construire des liens entre ton personnage et ceux d'autres membres constitue une étape primordiale pour t'intégrer au forum. Si les codes ne sont pas ton fort, tu trouveras dans ce même sujet une fiche prête à être utilisée. Tu peux également obtenir un rang, trouver un logement, ou si ce n'est pas déjà fait une profession originale à ton personnage. Il est conseillé de surveiller régulièrement les annonces, de ce côté afin de suivre les intrigues et évènements en cours et de participer pleinement à la vie du forum. Tu fais d'ailleurs partie d'un groupe, pour en savoir plus c'est . N'hésite pas à faire un tour dans le flood ou à venir papoter avec nous sur la chatbox, on est là pour se faire plaisir avant tout ! Et n'oublie pas de rp, bien entendu. Allez, file donc danser le Charleston !



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MessageSujet: Re: JUDITH △ hiding to live, praying to hope   Sam 24 Aoû - 20:13

Oh je suis super contente que ça t'ait plu. heart Oui j'ai du faire appel à quelques clichés puisque je ne suis pas experte en judaïsme mais je suis contente que ça ne soit pas trop voyant. potté Je compte ramener un petit frère au moins, dès que possible. arrow  Merci beaucoup Maijachérie. (a) lechouille
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MessageSujet: Re: JUDITH △ hiding to live, praying to hope   Sam 24 Aoû - 22:50

Je n'y connais pas grand chose non plus donc je serais bien incapable de te juger en tout cas bravo. bril

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MessageSujet: Re: JUDITH △ hiding to live, praying to hope   

 

JUDITH △ hiding to live, praying to hope

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