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 TAH. ◣ he keeps me warm.

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MessageSujet: TAH. ◣ he keeps me warm.   Dim 18 Aoû - 18:46

timothy a. hawthorne
soyons confronté à l'importance de se taire.

NOM : Timothy Andrew Hawthorne. À cette époque, les parents se faisaient presque compétition. Celui qui donnait le plus de prénoms à leur enfant gagnait. Heureusement que moi, ça s'est terminé seulement après deux. Ma mère m'a déjà raconté que Timothy venait de mon arrière grand-père du côté maternel et Andrew, c'était simplement pour faire joli; prénom que ma mère affectionnait énormément.
DATE DE LIEU DE NAISSANCE : Je suis né en Pennsylvanie, le 23 mai 1902.
ÂGE : 22 ans, simplement. Vingt-deux ans que je vis sur ce territoire, sur cette terre, sur ce monde… En suis-je heureux ? Honnêtement, je me sens déjà si vieux et pourtant je suis encore si jeune… Il y a tant de chose que j'aimerais faire et pourtant j'ai l'impression que tout passe si vite sans que j'ai eu le moyen de dire le moindre mot…
EMPLOI OU OCCUPATIONS : Je suis serveur dans un dancing très chic de la fifth avenue. Ne me demandez pas comment j'ai fait pour y avoir accès, c'est une histoire sans queue ni tête. Sinon, je rêve de strass et de paillettes… Aussi absurde que cela puisse paraître.
SITUATION FAMILIALE : Les Hawthorne sont une grande famille de Pennsylvanie, alors je ne suis pas seul au monde. Père, mère et de nombreux frères ainsi que des soeurs. La grande famille typique pour faire rouler l'économie rurale, vous voyez.
SITUATION AMOUREUSE : Pour ce qui est des amours, je n'ai rien à dire. Du moins, je ne peux rien dire.
GROUPE : Blues ascendant Jazz. C'est une situation un peu ambiguë puisque je ne suis pas réellement quelqu'un qui a les blues et qui est constamment triste. Je ne suis pas non plus pauvre… Du moins, pas en apparence, mais en profondeur oui. Je ne peux en dire plus, cher. Mais vous comprendrez bien un jour.
I. introduction

– Entre et ferme la porte.
Je m'exécute sans dire un mot. Je m'engorge dans cet appartement qui m'était devenu familier avec le temps. Il me regarde, m'observe. Je l'observe et le regarde. C'était devenu comme une routine qu'on n'oublie jamais plus. Il s'approcha de moi, jusqu'à être tout près. Ses lèvres frôlèrent les miennes, ses bras enlacèrent mes hanches et nos âmes ne firent plus qu'une. Je l'aime. Je l'aime bien plus qu'il n'est permit d'aimer, mais ça c'est moi qui est prêt à en subir les conséquences. Si nous tombons, je tomberai de bien moins haut que lui, c'est définitif. Il a bien plus d'obligations, de responsabilités et d'importance que moi alors si ce genre de chose venait à être su, je sais qu'il en souffrira bien plus. Malgré tout, je continu de lui dire que je serai toujours là, quoi qu'il arrive. Que les gens le sachent ou pas, ça m'est complètement égal. En autant qu'il y ait toujours nos lèvres, ses bras autour de mes hanches et nos âmes qui ne forment plus qu'une seule.

II. timothy andrew

- Agréable à côtoyer - Souriant - Généreux de son temps et du peu qu'il possède - Ouvert d'esprit face à toutes les possibilités qui s'offrent à lui - Homosexuel affirmé, mais fermé face à la société - Athée et refuse d'aller à l'Église depuis ses dix ans. - Aime la comédie, faire de l'acting. - Voudrait être sous les projecteurs. - Voudrait changer le monde. - Aime faire plaisir aux gens. - Amoureux d'un homme marié - En liaison caché avec ce même homme marié - Crèche dans l'appartement de son amant - Voudrait l'exclusivité, chose qui n'arrivera jamais. - N'aime pas les gens de la Haute, sauf lui bien sûr. - A déjà craché dans une consommation d'un riche dirigeant de l'État, dans son dos bien sûr. - N'aime pas dépendre de quelqu'un, bien qu'il dépende malgré lui d'une seule personne. - Se dit indépendant et autonome. - A peur du noir, donc aime dormir avec les rideaux ouverts. - Susceptible et parfois irritable, mais très rarement bête et arrogant. -
Ladies ans gentlemen, nous avons aujourd'hui le plaisir d'accueillir Timothy Hawthorne ! Bonjour et bienvenue sur la radio AT&T's. Nous avons préparé quelques questions pour vous. Premièrement, tout le monde aimerait savoir ce que vous pensez des bars clandestins et du jazz, ne vous inquiétez pas, ça ne sortira pas d'ici !
« J'adore le Jazz, pour le peu que j'ai pu en voir. La musique, les danses, les instruments. Ah ! C'est tellement merveilleux à regarder. C'est ce genre de chose qui me rappelle à quel point j'ai envie d'être sur scène… Pour ce qui est des bars clandestins, dois-je vraiment me prononcer ? Je suis un peu contradictoire étant donné que je travail dans un dancing totalement légal, mais que j'aime bien aller dans ce qu'on appelle les speakeasys pour boire quelque chose de fort… »
Oh, je vois... Ainsi, votre avis concernant la Prohibition...
« Je suis pour. Je suis contre. Je suis mitigé. Est-ce que mon avis à propos de ce sujet changera vraiment quelque chose à ma vie ? Que je sois pour ou contre, la chose est déjà établie et ce n'est pas la simple parole d'un jeune homme sans emploi fixe qui changera la donne. Je me plis aux règles, alors j'assume. »
Oh ! Dans ce cas, buvez-vous de l'alcool ?
« Comme la majorité des New Yorkais, oui. Un verre de temps en temps ou une bouteille directement à la main, tout dépend des circonstances et de mon humeur. Avec le temps, j'ai perdu un peu le sens rare qu'avait l'alcool. Avant je prenais le temps de la déguster, maintenant c'est devenu comme une sorte d'échappatoire. Je ne suis pas alcoolique, je vous en supplie n'allez pas croire ça, mais qui n'a jamais bu jusqu'au fond de la bouteille pour se réveiller dans le fond d'une voiture le lendemain ? »
Personne ne vous juge, ne vous inquiétez pas. Et, dites-nous, New York, en un mot, c'est quoi pour vous ?
« Rêve. La ville de rêve, tout simplement… À New York, on pourrait croire que tout est possible. Du moins, c'est ce que j'ai cru en arrivant… Tout est possible, oui, mais seulement pour ceux qui on lest moyens. Étant donné que je n'ai pas les vrais moyens, alors je me dois de travailler d'arrache-pied jusqu'à ce que je sois capable de me faire un vrai nom. Bref, New York restera toujours la ville des rêves pour moi.»
Comme je vous comprends ! Pourriez-vous donc nous donner votre point de vue sur l'époque que nous vivons ?
« En toute honnêteté, qu'on soit en dix neuf cent ou en l'an quatorze avant Jesus-Christ, cela ne change rien à ma vie. Je pense que les gens manquent de tolérance, un point c'est tout. Aujourd'hui peut-être plus qu'avant, c'est certain… Les gens ont tendance à être méfiant face à bien trop de chose et je ne pense pas que ça apporte du bien… Prohibition, classe aisée mieux vue que la classe populaire, pointage de doigt à la moindre différence… C'est partout pareil, peu importe l'époque. »
Et bien, je vous remercie pour cette interview plus que constructive, et vous souhaite un excellent moment à New York !
derrière l'écran

PSEUDO ET/OU PRÉNOM : Charney/Rose.
ÂGE : 21 ans.
DÉCOUVERTE DU FORUM ET AVIS SUR CELUI-CI : Je l'ai découvert lors de la première version et je le trouvais magnifique. Là, c'est le même sentiment qui m'habite en voyant la deuxième version !
PRÉSENCE : Les weekends surtout et le soir, de temps en temps.
CONNAISSANCE ET AVIS SUR LES 1920's : J'en connais très peu, mais cela ne m'a pas empêché d'être sur la V1...
TA CHANSON FAVORITE : En ce moment, j'adore « She Keeps Me Warm » de Mary Lambert...
AVATAR : Chris Colfer.
CODE DU RÈGLEMENT : ok by gabe
PERSONNAGE INVENTÉ, SCÉNARIO : Personnage inventé.
UN DERNIER MOT : JE VOUS AIME.




Dernière édition par Timothy A. Hawthorne le Dim 18 Aoû - 19:10, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: TAH. ◣ he keeps me warm.   Dim 18 Aoû - 18:46

histoire
je m'avouerai vaincu que lorsqu'ils m'auront arrêté parce que je t'aurai trop aimé


histoire

Mon histoire est marqué par trois grands événements. Eux, lui et finalement moi. Eux représente toute cette famille qui a été indigne de moi. Le moment où je suis partie de la maison familial fut sans doute l'évènement qui marqua mon jeune âge, mais ce ne fut pas le plus triste, au contraire. Lui… Ah, lui. Sans doute l'homme de ma vie, aussi étrange que cela puisse paraître. Bien des gens sont contre cette forme d'amour, mais heureusement que lui et moi n'étions pas de ce même avis. Grâce à lui, j'ai connu les meilleurs jours de ma vie et sans doute réaliserais-je mes rêves. Finalement, le moi représente un peu la façon dont tout se transforma dans ma vision des choses. C'est la partie un peu plus égoïste de ma vie… Vous comprendrez en temps et lieu, ne vous inquiétez pas.


“ Aimer pour être mieux aimé ,,


Repas de famille pour célébrer le trentième anniversaire de mariage de mes parents. Restaurant très chic de New York. Ma première fois à New York. Lui. Là-bas. À sa table. Moi. Ici-même. À ma table. Frères, soeurs. Père, mère. Rire, sourires, phrases, mots. Moi. Lui. Lui. Moi. Un sourire vers moi. Un clin d'oeil. Un frisson. Une étincelle. Je me lève. Il se lève. Je vais vers les toilettes. Il me suit, discrètement. Je lui souris. Je l'observe. Il me sourit. Il me regarde. Il s'avance. Je ne m'éloigne pas. Caresse. Tendres caresses. Baisés. Tendre baisés…

Sa joue tiède que je caressais du revers de la main. Ses yeux verts perdus dans les miens. Mon front contre le sien. Son bras autour de ma taille. Nos jambes entremêlés. Sous les draps, rien que lui et moi. C'est pour lui que j'ai tout quitté. Bien que je n'avais pas grand chose là où j'étais, quand même a-t-il fallu que je prennes mes bagages et que je dise au revoir à mes parents, mes frères et mes soeurs. Il a été la bouée de sauvetage que j'avais attendu depuis ma tendre enfance, mon génie magique qui, sans même que je l'ai demandé, avait exaucé bon nombre de mes voeux dont le premier était d'être aimé. Ce fut instantané entre lui et moi. Le coup de foudre, paraitrait-il. Celui qu'on se plait à décrire dans les grands films à l'eau de rose… Ce fut notre coup de foudre. Le vrai, sans doute, mais celui qu'on ne devra jamais faire voir. Celui qu'on devra s'efforcer de cacher. Qu'est-ce que les gens diraient s'ils sauraient ? Je me ferais sans doute incarcérer, mais lui… Peut-être se ferait-il battre ? Peut-être se ferait-il chasser ? Je n'ose même pas y penser. Je caressa sa douce joue du bout des doigts, le regardant droit dans les yeux avec tant d'instance, comme si le moment présent ne serait pas suffisant pour le reste de notre vie. Un an. Un an que nous vivons ainsi, caché, dissimulé, silencieux. Il m'a tant offert et je lui en serait toujours reconnaissant, mais parfois je me demande qu'est-ce qui m'arriverait s'il fallait que cette si belle histoire touche à sa fin ? Après cette rencontre, au restaurant, on s'était échangé nos noms, nos prénoms et il m'avait inscrit sur un bout de papier que je garderai sans doute toute ma vie son adresse. Le lendemain, je me souviens être allé le rejoindre dans un petit café sur la Fifth Avenue. Je n'avais pas le moindre sous pour payer ma consommation alors il s'était offert si gentiment. On avait parlé comme on se parle entre meilleurs amis. Je lui avais raconté la majorité de mon histoire et il m'avait fait part des grandes lignes de la sienne. Bien évidemment, là n'était pas question de lui et moi ou du tout que nous souhaitions déjà formé. L'étincelle se faisait sentir en moi et je pouvais voir à la façon dont il me regardait à quel point il souhaitait aussi bien que moi que notre histoire d'un soir devienne quelque chose de plus respectable. Je n'avais que vingt et un an. L'âge à laquelle on devient légalement majeur et l'âge à laquelle on se doit de songer fortement à notre avenir en tant que futur père de famille et agriculteur. Mes parents avaient déjà songés à tout ça, eux. Ils feraient comme ils ont fait pour mes plus grandes soeurs et mes plus grands frères. Les Hawthorne sont comme ça, que voulez-vous. Ils en ont déjà mariés beaucoup avant moi et j'aurais sans doute été confronté à faire la même chose, si cela n'avait pas été de Gale et de mon envie irrésistible de partir vers de nouveau horizon. Nous avions donc passé la majeure partie de notre après-midi à parler en buvant une tasse de café d'excellent calibre. Je me souviendrai toujours de son sourire, de ses yeux si expressifs à mon égard… L'intérêt qu'il me portait me faisait sentir déjà si important... Malheureusement pour moi, ce petit voyage ne durera que quelques jours. Il fallait donc que je retourne dans ma Pennsylvanie natale dans la petite maison fermière qui abritait des nôtres depuis des générations. Le jour de mon départ, Gale était venu me saluer, donnant la main à mon père, ma mère et chacun des membres de ma famille. Il me fit un grand sourire et une fraction de seconde avant que je partes, il glissa un mot dans ma main. Je serra le petit bout de papier comme s'il s'agissait du plus beau présent qu'on pouvait m'offrir. Et nous repartirent... À ce moment présent de ma vie, je me souviens avoir pensé à deux choses. Mon retour imminent à New York pour revoir cet homme et ma futur carrière de chanteur et de danseur dans ce cabaret qu'on avait vu, lui et moi, pendant que nous faisions notre grande marche la même après-midi que lorsque nous avions but cette grande tasse de café.  

“ Partir pour laisser vivre ,,


Une valise. Un mot prononcé. Une insulte lancé, une réprimande murmurée. Eux, face à moi. Moi, face à eux. Un faible sourire de ma part. Une moue de la leur. Incompréhension de leur part, encore et toujours. Moi, souhaitant vivre mes rêves. Eux, souhaitant voir les leurs se réaliser. Pouvais-je les blâmer ? Non. Pouvais-je refuser de prétendre être ce que je ne suis pas ? Oui. Un dernier sourire. Un dernier mot prononcé. Un signe de main. Une valise. La mienne. Contenant presque rien. Son adresse en main... L'essentiel. Le souvenir de ses baisés. Tendres baisés. J'allais le rejoindre.

Il me regardait encore droit dans les yeux, l'air un peu soucieux du détail. Il ne devait pas rester avec moi très longtemps, on le savait tous les deux. Il avait de vraies obligations, après tout. Une femme au foyer depuis très peu, un bureau à s'occuper et des rencontres importantes à tenir. Nous le savions aussi bien l'un que l'autre et ça faisait parti, en quelque sorte, de l'entente que nous avions tenu depuis qu'il était maintenant marié. Il se leva du lit et je ne tardais pas à le suivre. J'essayais de contenir ma peine de devoir lui dire au revoir pour la nuit qui commençait à voiler New York. Il se rhabilla en vitesse, je lui refis son noeud papillon, on s'embrassa une fois. Puis deux. Puis trois. Et il quitta l'appartement. Me retrouvant seul au milieu de ces meubles qui ne m'appartenaient pas, je me sentis si soudainement seul. Sa peau délicate sous mes doigts me manquait. Ses douces lèvres contre les miennes me manquait. Ses paroles. Ses phrases. Ses mots. Ses murmures. Il me manquait déjà. Je pris une grande inspiration, décidant d'aller me recoucher dans ce lit bien trop grand pour moi. Un an, maintenant. Un an que j'avais quitté mes parents, mes frères, mes soeurs. Abandonnant tout derrière moi. Je me souviens comme si c'était hier du regard remplis de tant de haine que mon père m'avait lancé, ne comprenant pas du tout pour quelles raisons je souhaitais partir m'installer à New York. C'était inconcevable pour lui que quelqu'un de la famille parte loin des terres, comme ça. Seulement, il fallait être réaliste. Ce n'est pas en restant à labourer des champs que je finirai pas me faire découvrir par les grands noms de ce monde. Je ne cessais plus de relire le mot qu'il m'avait glissé entre les doigts lors de ma première visite à la grosse pomme. « Ne perds jamais tes rêves de vue. Si tu désirs être plus près de cette étoile qui n'attends que toi, je serai toujours là. » Je relisais ces quelques mots formant ainsi une phrase qui prenait tout son sens. Je souhaitais plus que tout m'établir à New York et je ne pourrai qu'être choyé de pouvoir le compter parmi les gens qui m'aurait aidé à réaliser ce rêve. C'est donc en décembre, la neige par dessus les genoux, que je quitta le foyer familial sous les regards accusateurs de mon père et les critiques de ma mère. Bien que depuis très jeune, je leur avais toujours dit qu'un jour je finirais par partir pour pouvoir voler de mes propres ailes et faire de mon nom le plus connu d'entre tous, ils ne comprenaient pas et n'approuvaient pas ma décision. Je respectais leur inconfort et leur réprobation, mais cela n'allait pas m'arrêter. Si je ne partais pas en décembre, je n'aurais jamais pus partir étant donné qu'ils prévoyaient déjà tous de me marier aussitôt la neige fondue. Je devais partir, c'était officiel. Il m'attendrait. Il serait là pour moi… J'avais donc fait mes valises très rapidement, prenant le peu dont je disposais et j'avais prit une navette jusqu'à New York. Regardant le plafond de ce grand appartement, les pensées un peu perdues, je secoua la tête légèrement, histoire de penser à autre chose. Un an déjà et je ne cessais d'y penser. Comme quoi ce genre de chose restera toujours gravé dans ma mémoire. Je me leva, allant vers la grande cuisine pour prendre un verre d'eau. Je regarda autour de moi… Qu'elle chance que j'avais d'être ici, avec lui. Même si c'était une relation cachée, secrète et dissimulée.

“ Savourer pour ne pas regretter ,,


Lui. Moi. Nous. Notre amour. Notre cachète. Nos lèvres, nos corps, nos âmes, nos êtres. Lui. Moi. Nous. Un tout. Je l'aime. Il m'aime. Nous nous aimons... Est-ce que je le mérite ? Me mérite-t-il ? Notre amour mérite-il de vivre ? J'y crois. Il y crois. Nous y croyons. Mais malgré notre bonne volonté, il faut toujours se cacher. Il faut se cacher, il faut se dissimuler... Mais jamais je n'abandonnerai.

Cet appartement si grand pour moi. Trop grand pour moi seul, mais si parfait quand nous ne sommes que deux. Le verre entre les doigts, j'observais avec attention le portrait qui était posé sur la table, un peu à l'écart. Lui. Elle. Eux. Ensemble. Lorsque mes parents m'avaient exposé à cette idée de mariage arrangé, j'avais tout de suite bronché. Pas seulement parce que je savais qu'en quelque part il y avait Gale qui m'attendait, mais aussi parce que je savais que je n'aimerai jamais les femmes comme je devrais les aimer. Pourquoi voudrais-je m'emprisonner dans un mariage qui ne me met pas en valeur et qui enferme ma liberté ? J'étais parti pour ces raisons. Aussi pour être plus près de cette étoile qui n'attends que moi, mais ça ce n'est que secondaire. Lui, au contraire de moi, il n'avait pas cette chance. Il n'avait pas la chance de pouvoir laisser tout derrière lui aussi facilement. Il avait des obligations, des devoirs… Chose que moi je n'ai jamais eu. Quoi qu'il en soit, malgré cet engagement qu'il avait envers une autre depuis maintenant quelques semaines, je savais qu'il n'y avait que moi dans sa vie. La bague que je portais à l'annulaire de la main gauche en était un signe. On avait échangé cet anneau il n'y a pas très longtemps. Identique à son alliance, celle qui la relie réellement à cette femme. Seulement, il n'y a que nous deux qui sachons que ce n'est plus la même bague et que celle qui porte est celle qui la relie à moi, celui qu'il aime vraiment. Je marcha lentement vers ce portrait. Pourquoi était-il sur cette table, au fait ? Je le pris entre les doigts de ma main libre et le porta un peu plus près de mes yeux. Faux sourires, bien évidemment. Autant sur son visage à elle que sur le sien. Je plaça le cadre sur une armoire, bien haut, histoire qu'il ne me gêne plus. Je n'aimais pas trop me dire que je suis l'amant caché d'un autre homme. Un jour peut-être aurais-je l'exclusivité ? Je termina le verre d'eau, le posa sur la table et retourna vers la chambre. Le jour de mon arrivé, je me souviens avoir été cogné à cette porte. Celle de cet appartement. Celui où il passait le clair de son temps, alternant entre la maison de ses parents et son bureau. Il m'avait sourit comme on ne m'avait jamais sourit et il m'avait fait entré dans ce lieu si chaleureux, si riche. En même temps, je compris qu'il me faisait aussi entrer dans sa vie. Il m'ouvrait la porte de son appartement autant qu'il m'offrait la clef de son coeur. Je crèches donc dans ce grand logement depuis décembre dernier. J'y suis à mon aise, je le confesse, bien que la majorité des meubles et des effets qui y sont ne soient pas à moi. J'ai quand même un endroit où loger et ça ne me coûte pas un sous. Il m'offrait tout. Tout ce dont je pouvais rêver. Il m'amenait voir les plus beaux endroits de l'État, il me faisait visiter les grands musées, il me faisait savourer les meilleurs vins, il me faisait même aller au cabaret et au théâtre. Au départ, j'étais un peu mal à l'aise face à toute cette générosité, mais très vite je compris qu'il s'agissait là de la seule façon dont il pouvait compenser le manque qu'il causait. J'étais à lui, mais en même temps je ne l'étais pas complètement. Il ne pouvait pas me donner la chose la plus importante, la chose dont je voulais réellement et la chose dont on avait tant envie, autant lui que moi. Alors il me couvrait de cadeau, de baisés, de caresse et d'amour… Et à toutes les fois j'acceptais ses cadeaux. Ce n'est que tout récemment que j'ai décidé d'appliquer pour ce poste de serveur au cabaret très réputé de la Fifth Avenue. Je n'eus aucune difficulté à être embauché puisqu'il m'avait prêté son nom comme référence, bien qu'il ne soit pas très chaud à l'idée que j'ai ce job. Il se demande pourquoi j'ai souhaité travailler, puisque je n'ai besoin d'aucun sous pour vivre étant donné qu'il pait tout pour moi. Je lui répondis que c'était seulement par principe. Je n'ai jamais aimé dépendre de personne et même si là je lui donne l'impression d'être pour le fait de dépendre de lui, je ne le suis pas entièrement. J'aime avoir mon mot à dire, mon importance et faire valoir qui je suis. J'ai donc obtenu cet emploi depuis environ trois semaines et jusqu'à présent, je m'en sors très, très bien. Ça m'occupe et ça me fait voir du monde différent… Après tout, je suis censé être l'amant caché, pas l'homme ermite qui ne sort jamais de chez lui. (Ou de chez son amant, nuance.) Me recouchant dans le lit, par manque de courage, je replongea mon regard dans le beige uni du plafond.  Dieu que je l'aimais. Dieu que je l'aime. Et Dieu que je l'aimerai toujours. Il m'aime. Je l'aime. On s'aime. Mais pourquoi faut-il que les gens soient si fermés d'esprit face à toutes les autres formes d'amour qui n'impliquent pas un homme et une femme respectivement ? Pourquoi faut-il toujours qu'on dénonce la différence ? Ce genre de chose me met dans un état plus que désagréable et ça me rend tellement mal. Il le sait, il le voit. Mais lui, autant que moi, ne peut rien faire. On se contente de quelques sorties en tant qu'amis et de quelques soirées partagé ensemble dans le creux de l'intimité. Je n'ai pas à m'en plaindre, mais si ça pouvait être autrement, dans le meilleur des mondes, je ne dirais sûrement pas non. Je l'aime. Je l'aime et il m'aime. Mais Dieu que j'aimerais que ce soit autrement…

“ Tes rêves deviendront les miens ,,


Un air. Une mélodie. Une chanson. Des paroles. Des mouvements. Mon corps en mouvement. Le sien, immobile. Il me regarde. Je le regarde. Il m'applaudit. Je souris. C'est le seul qui croit en moi. C'est le seul qui voit le talent en moi. Je souris. Il me regarde. Il m'applaudit, je le salue.

Gale est le seul qui croit en moi, en mes rêves et en mes passions. C'est le seul qui m'écoute avec tant d'attention, tant d'intérêts et tant d'amour. Jamais je n'aurai pu espérer autant de support de quelqu'un. Ce n'est sans doute pas mes parents qui m'auraient offert tant. Me relevant encore une fois du lit, j'alla vers la petite table basse en bois massif où était posé un tourne-disque et je regarda avec attention la collection qu'il possédait. Je n'avais jamais vu autant de disque, autant d'album, autant de morceau. Je connaissais la musique et les arts depuis que j'étais tout jeune puisque ma mère ne cessait de me dire à quel point c'était beau et magnifique que d'entendre ces douces mélodies. C'est un peu contradictoire puisque maintenant elle me renierait sans doute sachant que je souhaite être un homme de scène. Je pris une grande inspiration, comme j'avais pris l'habitude de le faire pour bien oxygéner mes poumons, et je mis en marche l'engin qui se mit à cracher du son à travers toute la grande pièce. Je me mis à danser sur le rythme lent, mais continu de cette chanson. J'avais a apprit à danser en regardant les images qui circulait dans le petit village où j'avais droit d'aller une fois par semaine avec mes amis. Eux trouvaient les accoutrements et les positions un peu farfelus, voire même irrationnel, tandis que moi je pouvais déjà voir toute la beauté qui s'en dégageait. Personne de mon coin n'a jamais rien compris à cet art et j'ai vraiment l'impression que Gale est le premier qui voit en moi tout le potentiel que j'ai pour ce domaine. Grâce à lui, je suis un peu plus près de mon rêve et qui sait… Peut-être qu'un jour je danserai sur la scène de Broadway ? En attendant, je me résignais à danser sur le plancher de mon/son/notre appartement en attendant que mon chiffre de travail commence...




Dernière édition par Timothy A. Hawthorne le Dim 18 Aoû - 19:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: TAH. ◣ he keeps me warm.   Dim 18 Aoû - 18:49

CHRIS. bave
Bienvenue sur ATJ. heart & bon courage pour terminer ta fiche de présentation. Si tu as des questions, n'hésite pas. bril
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Statut : fiancée contre son gré à l'élu de son cœur, Gabriel, selon un arrangement conçu entre leurs pères respectifs quinze ans plus tôt.
Occupation : pianiste, violoniste, compositrice, rentière, apprend à gérer l'entreprise paternelle.
Gramophone : quicksand - david bowie.
Doubles-comptes : eponine m.-n. o'hare.
MessageSujet: Re: TAH. ◣ he keeps me warm.   Dim 18 Aoû - 18:51

BIENVENUE Rose, ou re-bienvenue. bril J'ai hâte de voir ce que nous réserve ce nouveau personnage ! Bon courage pour la rédaction et, as always, n'hésite pas si tu as des questions. heart

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PRÉSENCE TRÈS RÉDUITE. and who are you, the proud lord said, that i must bow so low ? only a cat of a different coat, that's all the truth i know. in a coat of gold or a coat of red a lion still has claws, and mine are long and sharp, my lord, as long and sharp as yours. and so he spoke, and so he spoke, that lord of Castamere, but now the rains weep o'er his hall, with no one there to hear.
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FONDA ⚡ you ain't seen nothing yet.
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Occupation : costumière & danseuse dans de petits cabarets le soir venu.
Gramophone : your heart is as black as night - melody gardot.
MessageSujet: Re: TAH. ◣ he keeps me warm.   Dim 18 Aoû - 18:52

Welcome sur ATJ version 2 Rose. excited Tu as besoin que je cherche voir si on encore la fiche d'Andrew ou tu repars à zéro ?

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MessageSujet: Re: TAH. ◣ he keeps me warm.   Dim 18 Aoû - 19:01

Merci à vous trois, charmantes demoiselles ! graou Oh et Eve, je vais encore devoir me pratiquer à savoir comment écrire ton pseudo en entier sans faute. dead Et merci Maya l'abeille, ça va être bon. Je l'avais gardé dans mes fichiers, celle-là. pervers 
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MessageSujet: Re: TAH. ◣ he keeps me warm.   Dim 18 Aoû - 20:13

Re-bienvenue parmi nous câlin 

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MessageSujet: Re: TAH. ◣ he keeps me warm.   Dim 18 Aoû - 20:13

Wouah je crois que c'est la première fois que je vois Chris Colfer sur un forum :). Puis franchement ton histoire est juste superbe . Bienvenuuuue à toi :3

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MessageSujet: Re: TAH. ◣ he keeps me warm.   Dim 18 Aoû - 21:57

bienvenuuuuuuuuuuue *o*
si tu as besoin n'hésite pas surtout !!
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MessageSujet: Re: TAH. ◣ he keeps me warm.   Dim 18 Aoû - 22:34

GABOUBICHOU ! respect potté Ça fait plaisir de te revoir !
Et merci à vous deux, jolies demoiselles ! happy 
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Avatar : kaya scodelario. Crédit : mad shout. + tumblr.
Âge : vingt-deux ans.
Statut : fiancée contre son gré à l'élu de son cœur, Gabriel, selon un arrangement conçu entre leurs pères respectifs quinze ans plus tôt.
Occupation : pianiste, violoniste, compositrice, rentière, apprend à gérer l'entreprise paternelle.
Gramophone : quicksand - david bowie.
Doubles-comptes : eponine m.-n. o'hare.
MessageSujet: Re: TAH. ◣ he keeps me warm.   Lun 19 Aoû - 0:00

Je m'excuse du retard, j'ai dû partir précipitamment et je viens de renter !
Quelle surprise de retrouver Andrew. bril Je suppose que tout fera un scénario de Gale ?
Tout est parfait, je te valide donc avec grand plaisir ! Il nous faudra un lien cette fois-ci. heart Simplement, une petite remarque : je note que tu conjugue les verbes au passé simple à la première personne comme "je marcha", quand il s'agit en fait de "marchai". Ce sont des petites fautes comme celles-ci qui peuvent troubler la lecture, et c'est dommage, car tu as une plume très appréciable !

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PRÉSENCE TRÈS RÉDUITE. and who are you, the proud lord said, that i must bow so low ? only a cat of a different coat, that's all the truth i know. in a coat of gold or a coat of red a lion still has claws, and mine are long and sharp, my lord, as long and sharp as yours. and so he spoke, and so he spoke, that lord of Castamere, but now the rains weep o'er his hall, with no one there to hear.
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FONDA moonage daydream.
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MessageSujet: Re: TAH. ◣ he keeps me warm.   Lun 19 Aoû - 0:00

félicitations !
validation

Tu viens d'être validé(e), félicitations ! Mais il te reste des choses à faire ! En effet, n'oublie pas de remplir tous les champs de ton profil (ou du moins le maximum), ainsi que le gif. Il est impératif que tu recenses ton avatar dans le bottin prévu à cet effet dans ce sujet. De même, il te faudra ouvrir une fiche de liens et rps, pour ce faire, rendez-vous ici. Construire des liens entre ton personnage et ceux d'autres membres constitue une étape primordiale pour t'intégrer au forum. Si les codes ne sont pas ton fort, tu trouveras dans ce même sujet une fiche prête à être utilisée. Tu peux également obtenir un rang, trouver un logement, ou si ce n'est pas déjà fait une profession originale à ton personnage. Il est conseillé de surveiller régulièrement les annonces, de ce côté afin de suivre les intrigues et évènements en cours et de participer pleinement à la vie du forum. Tu fais d'ailleurs partie d'un groupe, pour en savoir plus c'est . N'hésite pas à faire un tour dans le flood ou à venir papoter avec nous sur la chatbox, on est là pour se faire plaisir avant tout ! Et n'oublie pas de rp, bien entendu. Allez, file donc danser le Charleston !



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MessageSujet: Re: TAH. ◣ he keeps me warm.   Lun 19 Aoû - 0:36

Merci, belle Eve. léchouille 
Et je dois admettre que oui, j'ai beaucoup de difficulté avec les différents temps de verbe. Surtout ceux qu'on utilise plus rarement. Et oui, je vais probablement faire un scénario pour Gale. heart Qui sait, peut-être que Charlee va venir me rejoindre à nouveau...
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MessageSujet: Re: TAH. ◣ he keeps me warm.   

 

TAH. ◣ he keeps me warm.

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